Bataille de waterloo

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Kenny
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Bataille de waterloo

Message par Kenny » 08 avr. 2012, 19:02

Superbe analyse!!
(c'est pas de moi)

Tout est confusion dans cette histoire... On l'appelle Bataille de Waterloo, mais elle ne se déroula pas à Waterloo, ce sont les vainqueurs anglais qui ont imposé ce nom. Les Allemands l'avaient appelée bataille de la Belle-Alliance, et les Français bataille de Mont-Saint-Jean. Trois appellations différentes pour une même bataille, et c'est la plus fausse des trois qui s'impose !

Dans un monde qui a changé, nous n'avons plus de raisons de lire la bataille de Waterloo à travers la vision déformante des historiens d'une autre époque. Pour tirer les enseignements que cet événement doit nous livrer, nous devons oublier les conclusions imposées par des successions de livres dont le but était d'établir une vérité qui flattait les préjugés de leurs lecteurs ; nous devons remonter aux sources, et voir si une partie des mystères qui enveloppent la bataille peuvent être dissipés par une approche nouvelle.

En privilégiant les documents rédigés pendant et après la bataille, je suis arrivé à des conclusions surprenantes : Napoléon et ses généraux se sont trompés en lisant la carte, ils ont cru que l'armée anglaise se trouvait dans le hameau de Mont-Saint-Jean, alors qu'elle était établie mille mètres en avant de celui-ci. En ce qui concerne Hougoumont, ils n'ont pas pris conscience de l'existence d'un. ensemble fortifié derrière le bois. Les troupes françaises se sont lancées en aveugles sur un terrain mal perçu par leurs chefs. En fait, Français et Anglais n'ont pas mené la même bataille.
Napoléon est passé maître dans l’art d’être plus fort que son adversaire sur le terrain de la rencontre. Au cours de la bataille, il accentue encore cet avantage. Tandis que se déroulent les péripéties tragiques du combat sur l’ensemble du front, opposant aux appels parfois pressants de ses maréchaux la sérénité d’un esprit sûr de ses conceptions, il scrute le dispositif adverse, en discerne les faiblesses et détermine l’objectif le plus favorable à l’attaque. Sentant en fin la désorganisation poindre chez l’ennemi, qui s’est prématurément usé, il précipite, au point choisi, la masse de ses réserves. L’apparition soudaine de ces forces, auxquelles l’ennemi ne peut plus rien opposer, constitue ce qu’il appelle l’événement, qui fixe le sort de la bataille. (Maréchal Pétain, 1931.)

A Waterloo, c'est le 6e corps (général Mouton, comte de Lobau) qui devait constituer la masse de réserve stratégique.
Sa position réelle sur l'échiquier éclaire la pensée véritable de l'Empereur, et n'est donc nullement un point de détail. Son déplacement dans les récits successifs de l'Empereur nous livre l'analyse que Napoléon fait de ses erreurs, erreurs qu'il ne peut avouer et qu'il fait endosser à ses lieutenants.

S'il est vrai que le 6e corps ne se trouvait pas à la place admise par tous les historiens de la bataille, il s'ensuit automatiquement que toute l'histoire de la campagne de 1815 est à refaire.

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