LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 13 mai 2018, 13:40

Septembre 1944

Rien n'arrête de Hauteclocque. Le Picard se rue en avant et libère presque toute l'Alsace dans la foulée de sa percée belfortoise, contraignant ainsi les Allemands à abandonner leurs lignes de défense vosgiennes. Le serment d'El-Agheila est honoré. Se rappelant la victoire de 1675 qui donna l'Alsace à la France, c'est le char Turckheim qui sera en tête du défilé de la victoire dans les rues de Strasbourg, juste devant son propre véhicule de commandant. Cependant, la position du Picard est précaire logistiquement tandis qu'Hitler jure de détruire la 2ème DB et prépare une contre-attaque sur Strasbourg. De Hauteclocque annoncera dans un message qu'il rédigera lui-même la Libération de la ville au gouvernement.

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Mais, comme nous le savons, le Führer ne prépare pas qu'une contre-attaque en Alsace…

Il faut d'ailleurs faire au plus vite pour écraser le Reich car, déjà, les premiers V2 commencent à pleuvoir sur Paris !

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Suite à leur défaite dans les Mariannes et au débarquement américain à Peleliu (où ont lieu de terribles combats), les Amiraux japonais et leur chef, l'Amiral Toyoda, n'ont plus aucun doute sur le prochain objectif des Américains. Les Philippines et le plus glorieux prisonnier du monde, Douglas Mc Arthur. Quant aux Américains, toujours dans l'idée de préparer le terrain à leur assaut sur les Philippines, lancent un assaut aérien dévastateur avec leur aviation embarquée sur les installations nippones des Philippines bien sûr, mais également de Formose et d'Okinawa.

En Nouvelle Bretagne, la progression alliée continue, isolant chaque jour un peu plus la garnison japonaise de Rabaul. Notons que cette garnison, affamée, en est réduite à pratiquer le cannibalisme sur les travailleurs coréens et les Indigènes !

En Laponie, l'Armée allemande pratique la politique de la terre brûlée dans sa retraite vers la Norvège (durant laquelle elle et harcelée par les Finlandais). Ainsi, Rovaniemi est détruite ainsi que plusieurs villages ! Plus au sud, Hitler tente de saisir plusieurs îles du Golfe de Finlande via un coup de main. C'est un échec cuisant, des centaines d'Allemands sont fait prisonniers par leurs anciens partenaires.

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Message par Napoléon III » 15 mai 2018, 12:02

Octobre 1944

L'aube. Les opérateurs radar alliés en Belgique et dans le nord de la France sont surpris de voir soudain apparaître sur leurs écrans une masse en provenance de l'est. Si tous pensent au retour d'un énième raid nocturne britannique sur le Reich, la plupart prennent la peine de contacter l'état-major. Cependant, quelques-uns, inconscient des risques, certains qu'il s'agit d'Anglais, ne donnent pas l'alerte… Ailleurs, les sirènes hurlent.

La Luftwaffe attaque en force !

Escortés par les premiers Me-262, les bombardiers et les chasseurs s'en prennent aux pistes alliés afin d'obtenir pour un temps la supériorité aérienne sur les Ardennes !

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C'est l'Opération Bodenplatte au cours de laquelle des centaines d'appareils alliés sont abattus.

Bodenplatte a pour but de préparer le terrain à un assaut majeur du IIIème Reich à l'ouest.

Le dirigeant nazi ayant, en effet, regroupé ses Panzers, a déclenché « Garde sur le Rhin », la contre-attaque de son Armée dans les Ardennes. Elle est si puissante qu'elle entraîne une débâcle digne des pires heures de Mai 1940 côté allié ! L'objectif allemand est de rééditer l'exploit de 1940 en encerclant les force alliées en Belgique et aux Pays-Bas pour gagner assez de temps pour permettre la mise en ligne des fameuses « Armes miracles » dont le Me-262 et les V1, V2 ne furent que les prémices. Hitler a pris un énorme risque, comme à son habitude, en massant l'essentiel de la Panzerwaffe dans la région (facilitant la progression soviétique à l'est notamment…).

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Les fantassins alliés sont non seulement attaqués de face par des Allemands largement supérieurs en nombre mais également sur leurs arrières, les Parachutistes allemands étant de nouveau utilisés dans leur véritable emploi. Ces derniers s'emparent des principaux carrefours et de plusieurs dépôts d'essence américains (qui serviront à abreuver les redoutable Tigres royaux).

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1 semaine après le déclenchement de l'opération, les Allemands sont de nouveau sur la Meuse mais ils n'iront pas plus loin. Ceux-ci sont en effet stoppés par l'association d'une pénurie d'essence et du raidissement de la résistance alliée. Cette fois, contrairement à 1940, ce sont les Allemands qui finiront écrasés sous les bombes de l'aviation de leurs ennemis, qui après une série de furieux combats, a repris le dessus sur son homologue allemande.

Pire pour les Nazis, Patton a confié le front de Metz aux Français de la Seconde Armée de Delestraint et déclenche le lendemain sa ruée vers le nord pour couper les Panzers de leurs arrières.

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Son objectif ? Une petite ville dont les Allemands se sont emparés sans combats. Bastogne…

O'Connor, soucieux de se racheter de l'échec de Market Garden, lance ses propres chars vers le même objectif mais cette fois, depuis le nord. Le but étant de prendre en tenaille les Panzers du IIIème Reich bloqués sur la Meuse.

Mais Hitler n'a pas tout misé sur « Garde sur le Rhin ». Il déclenche également « Vent du nord » en direction de Strasbourg. En dépit des ordres de retraite d'Eisenhower, échaudé par la déroute alliée dans les Ardennes, de Hauteclocque, soutenu par Mandel, reste sur place et repousse l'assaut nazi.

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De Gaulle aura ses mots envers les décisions stratégiques d'Hitler.

« Hitler n'est pas seulement un monstre, il est aussi un imbécile. N'ayant de Bismarck que la brutalité politique, il n'en a absolument pas la clairvoyance dans ce domaine. Par sa haine démesurée du Judaïsme, il préfère attaquer à l'Ouest en y regroupant ses dernière forces que de tout faire pour bloquer Staline à l'Est. Les Russes seront les premiers à Berlin ! »

Staline, de son côté, n'en attendait bien évidemment pas tant ! Le Tyran rouge, lance l'Opération Kościuszko contre le cœur de la Pologne. Les Allemands du Général Georg-Hans Reinhardt n'ont bien évidemment pas les moyens de stopper la ruée rouge sur la Pologne.

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L'AK décide de montrer sa présence en lançant une série d'attaques d'ampleur limitée contre les troupes allemandes en retraite, mais de garder cachée la majeure partie de sa force. En Pologne, on connaît très bien Staline…

Après avoir rapidement chassé les Allemands du désormais défunt Gouvernement général, le corps de bataille soviétique oblique brusquement vers le Nord, en direction du Corridor et de Gdansk/Dantzig ! Le Groupe d'Armée Nord et la Prusse orientale sont isolées !

Qu'à cela ne tienne, Hitler mobilise sa Flotte. Tandis que d'Hambourg partent des renforts et du ravitaillement, de Königsberg repartent les Prussiens, évacués vers le cœur du Reich…

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À peine la Prusse orientale et les États baltes coupés du reste du Reich que Staline déclenche contre le groupe d'Armée du Nord l'Opération Kalinine qui se transforme rapidement en un immense succès. Narva, la ville symbole, tombe aux mains des Soviétiques presque sans combats. Notons que Vlassov, comme n'importe quel Général soviétique ordinaire, rétabli l'ordre rouge en Estonie...

Plus au sud, la Slovaquie se soulève contre l'occupation allemande et le gouvernement Tiso. Ses partisans, quoi que Slovaques, souhaitent rétablir la Tchécoslovaquie et sont proches de l'URSS politiquement. Sur ordre de Staline, d'importantes forces soviétiques soutiennent les insurgés. La majeure partie de la Slovaquie est reprise. Benes, voyant une partie de son pays libérée, quitte Londres avec son gouvernement pour Kosice. Notons que la Ruthénie subcarpatique est quant à elle rattachée à la RSS d'Ukraine…

Dans leur marche victorieuse à travers la Pologne martyre, les Soviétiques découvrent toute l'horreur et la barbarie du Régime nazi. En effet, Auschwitz est libéré par les troupes de Staline, confirmant ce que les Alliés savaient déjà (notamment grâce aux informations transmises par le Pasteur Bonhoeffer et par la Résistance polonaise). L'existence de camps de la mort dans lequel les Nazis exterminaient les Juifs !

Pendant ce temps, Goebbels fait sortir sur tous les écrans du Reich son dernier film de propagande, « Le sac du Palatinat ». Le ministre de la propagande du IIIème Reich veut en effet provoquer un sursaut patriotique en montrant aux Allemands ce qui arriverait si les Français entraient en Allemagne. Notons que Louvois est présenté comme Franc-Maçon dans le film tandis que l'Armée de Louis XIV est montrée comme utilisant des Tirailleurs sénégalais (joués par des prisonniers de guerre africains), dans une volonté manifeste de provoquer la terreur au sein du peuple allemand en réutilisant le thème de la « Honte noire »... Au passage, Goebbels a mobilisé un nombre important de soldats du Front pour servir de figurants dans « Le sac du Palatinat » à l'heure où il vide les bureaux de leurs fonctionnaires pour combler les trous béants dans les divisions de la Heer !

En Amérique, le président Roosevelt est très préoccupé. Pas seulement par sa propre réélection (la campagne bat son plein) mais aussi par les rapports faisant état de négociations secrètes en Suisse entre Européens et Japonais ! Malgré sa maladie et sa faiblesse qui grandit de jour en jour, il décide de convoquer les ambassadeurs britanniques et français pour demander des explications et, surtout, pour leur rappeler qui est le patron et que le Japon sera puni pour Pearl Harbor !

Malgré son amitié envers lui, Roosevelt eut un entretien orageux avec Paul Reynaud dans ce sens, au cours duquel il rappela que jamais l'Amérique, elle, n'aurait entreprise la moindre négociation avec un partenaire de l'Allemagne hitlérienne, quelque fusse les circonstances, qu'il ne fallait pas provoquer Staline, dont l'Armée avait anéantie à elle seule 80 % de la Werhmacht et qu'au contraire, il valait mieux voir avec lui pour en obtenir des concessions concernant la tenue d’élections libres en Europe orientale.

Paul Reynaud subit la tempête sans broncher et ses talents d'avocat parviennent à calmer le Président américain.

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Du soir, Reynaud envoie le code secret « Il fera bientôt nuit à Tokyo » à Georges Mandel pour signifier que les États-Unis sont opposés à tout compromis avec l'Empire du Soleil levant et que sans capitulation de la part des Japonais, leur pays sera voué à la destruction totale…

Mais l'ancien Président du conseil sait que tous les Américains ne partagent pas l'enthousiasme pro-soviétique de Franklin Roosevelt. Henry Wallace, son Vice-Président, a ainsi été écarté au profit de l'inconnu Harry Truman, moins Stalinobéât.

Pendant ce temps, les Américains débarquent dans les Philippines et, plus précisément, sur l'île de Leyte. Cette île a été choisie car elle est l'une des plus grandes de l'archipel. De plus, elle présentait de nombreuses plages qui rendaient le terrain adapté pour un assaut amphibie. Les routes du détroit de San Juanico, reliant Leyte à Samar, étaient en outre adaptées pour des opérations de blindés et d'infanterie. La prise de Leyte permettrait à l'United States Army Air Forces d'installer des bases d'où l'ensemble de l'archipel pourrait être bombardé. De nombreuses opérations de guérilla avaient en outre été menées à Leyte par la résistance philippine, ce qui laissait augurer d'un bon soutien de la population locale.

L'Amiral Toyoda, commandant de la Flotte japonaise, avait expliqué au Haut commandement naval japonais que la perte des Philippines signifierait la fin de la guerre, le Japon étant dès lors isolé de ses ressources en pétrole.

Mais les Japonais ne cherchent même plus à obtenir une victoire totale mais seulement à infliger des pertes telles aux Américains que ces derniers accepteraient de s’asseoir à la table des négociations et de signer avec le Japon une paix proche de ce que Tokyo négocie depuis plusieurs mois avec Paris et Londres.

Toyoda a donc conçu dans ce but le « Sho Ichigo sakusen », le Plan de la victoire. Un nom ronflant pour un Empire moribond...

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Tandis que ce qui reste de la force aéronavale japonaise devra attirer à elle la fureur de l'armada US, la force cuirassée nippone devra foncer vers la Flotte d'invasion et l'anéantir à grands coups de canon. Plan risqué pour ne pas dire suicidaire…

Or, l'océan est à ce point couvert par les sous-marins alliés qu'à peine sortie de mer intérieure, la force aéronavale de l'Empire du Japon est détecté et est harcelé par les sous-marins.

Malheureusement pour les Nippons, les Cuirassés partis des Indes orientales, sont également très vite repérés… Ce diable d'Halsey scinde alors sa force en deux. Il lance la majeure partie de la puissante IIIème Flotte contre l'armada japonaise qu'il pense être la force principale de l'ennemi mais laisse une partie de ses Cuirassés couvrir les principaux détroits séparant les îles de l'archipel philippin.

Toyoda fait contre mauvaise fortune bon cœur de Samouraï et décide d'ordonner à Kurita et Nishimura de continuer leur marche en avant, et ce en dépit du harcèlement continuel de leurs Flottes par les sous-marins alliés.

Que ce soit dans le détroit de San Bernardino ou dans celui de Surigao, les Américains exploitent la géographie des lieux et l'étroitesse des détroits pour barrer le T aux Cuirassés nippons.

Cependant, les monstres japonais, le Musashi et le Yamato sont si puissants qu'ils parviennent à passer et, cette fois, ce sont les Cuirassés américains qui sont pris par le flanc !

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Alors qu'au loin apparaît la Flotte de débarquement alliée, l'objectif à détruire, Kurita prend la décision surprenante d'engager les Cuirassés américains, laissant ainsi la VIIème Flotte s'enfuir !

Au sud, Nishimura, dont les vaisseaux sont beaucoup plus anciens, est balayé par les Américains. Une fois ce dernier écrasé, les Cuirassé vainqueurs se ruent au nord pour affronter les Super-cuirassés japonais qui finiront pas plier sous le poids du nombre. Leurs épaves gisent encore au fond de la Mer des Philippines.

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Notons qu'en dépit de sa retraite, la VIIème Flotte a lancé ses courageux pilotes à l'assaut des monstres de Hito Hito. Certes, équipés de Bombes explosives (inefficaces contre les blindages), leurs intrépides assauts n'en ont pas moins déstabilisés les Japonais.

Bien plus au nord, Halsey continue à traquer comme un fou furieux la Flotte de diversion d'Ozawa. Et pourtant… Ce sont les Japonais qui attaquent les premiers. Le raid est cependant massacré sans casse pour les vaisseaux US. Halsey lance alors sa propre offensive qui balaye les Cuirassés Porte-avions et expédie au fond de la mer le plus gros porte-avion de l'époque, le monstrueux Shinano !

Halsey crie victoire et s'exclame. « Messieurs, n'ai-je pas tenu parole ? ». L'instant suivant, une série d'explosions anéantissent le Douglas Mac Arthur ! Un sous-marin japonais, le I-58, est parvenu à s'infiltrer au sein de la Flotte et à exécuter le Porte-avion américain ! Notons que le I-58 sera détruit lors de la contre-attaque des destroyers américains.

Mais là n'est que la première mort du Général américain… En effet, il est exécuté 3 jours plus tard par décapitation par ses geôliers japonais, ulcérés par la déroute de leur Flotte.

L'Amérique crie vengeance. Yamashita et Higashikuni sont effondrés. Ils comprennent déjà les conséquences de la cruauté de leurs soldats...

Pendant ce temps, la VIIème Flotte n'est revenue à proximité de Leyte que pour y subir un nouveau cauchemar… Le « Vent divin » !

Les attaques suicides japonaises !

En dépit du travail encore une fois formidable des pilotes de la Flotte, rejoint par ceux d'Halsey, plusieurs unités nippones sont parvenues à passer le rideau de feu et à se précipiter sur des Porte-avions d'escorte US !

Plusieurs sont fortement endommagés, certains mêmes coulés !

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Conscient de leur débâcle, les militaires nippons commencent à transformer ce qui était l'acte désespéré d'un officier détruit par la défaite en véritable stratégie militaire !

Plus à l'ouest, les Britanniques reprennent pied en Birmanie. Leur axe de progression logique consiste à permettre la réouverture de la Route de Birmanie en vue de remettre en marche le robinet ravitaillant les Chinois.

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Message par Napoléon III » 17 juin 2018, 18:56

Novembre 1944

Aux États-Unis, Franklin Roosevelt emporte l’élection présidentielle face au Républicain Thomas Dewey.

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Dans les Ardennes, Patton et O'Connor font leur jonction à Bastogne. L'intrépide américain n'écoute pas son chef qui lui intime de se contenter d'encercler les Allemands, le temps que l'aviation n'anéantisse les unités allemands encerclés, et lance ses Boys à l'assaut des Allemands isolés du Reich. Certes, les pertes sont lourdes pour les Alliés, mais l'Armée du Reich ne se remettra plus de ce désastre.

Alors que ce qui reste de la force blindée allemande est engluée dans les Ardennes, Staline déclenche la seconde phase de Vistule/Oder qui doit conduire l'Armée rouge aux portes de Berlin ! La concentration de matériel est formidable côté soviétique et est un immense succès qui les permet de se ruer sans difficultés en direction de la capitale du Reich dans laquelle Hitler se replie en urgence, espérant que sa présence galvanisera les derniers défenseurs du Nazisme. Las, les Soviétiques atteignent l'Oder. Cependant, Staline, devenu prudent, et l'URSS faisant face à des difficultés logistiques ordonne de stopper la marche sur Berlin et d'attaquer la Poméranie et la Silésie afin de protéger les flancs de son Armée rouge non sans que plusieurs têtes de pont n'ai été installé sur la rive occidentale du fleuve.

En Hongrie, offensive conjointe des Soviétiques et des Roumains en direction de Debrecen. La ville est prise par l'Armée rouge après de furieux combats. Staline met en place dans la cité un Gouvernement provisoire qui proclame la « République démocratique de Hongrie ». Cependant, la plupart des soldats hongrois restent fidèles au gouvernement fasciste de Szalasi , installé par Hitler à la tête du pays. Notons que c'est au cours de cette offensive que les Hongrois sont chassés d'Arad, ville célèbre pour avoir vu être célébré en son sein la « Cérémonie de renaissance de la Grande Hongrie ». Fort de ce succès, l'Armée rouge se dirige vers Budapest...

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Plus au nord sur la Front de l'Est, l'Armée Rouge s'empare de Riga. Des centaines de milliers d'Allemands et de collaborateurs baltes se retranchent en Courlande. En Prusse, le territoire sous contrôle allemand s'amenuise de jour en jour tandis qu'une contre-attaque désespérée du Reich pour rétablir le lien avec le Groupe d'Armée du Nord échoue, du fait de l'absence de moyens. Là, pire qu'ailleurs, et cela est encore possible, les dirigeants nazis font preuve de leur bassesse. En effet, le Gauleiter de Konigsberg, Erich Koch, a fui, abandonnant la population à son sort peu enviable. On n'a d'ailleurs cessé de recenser les cas de morts par suicide dans la population allemande tandis que l'Armée rouge multiplie ses exactions, Staline voulant offrir un exutoire à ses hommes et provoquer la terreur, son arme favorite, chez ses ennemis. La conquête de la Prusse orientale, dont le transfert à la Pologne est déjà acté en secret, porte le nom d'Opération Jagiellonowie, Jagellon en Français, du nom de la dynastie lituanienne qui régna sur la Pologne et dont le membre le plus illustre, Ladislas II, mit fin aux prétention des Teutoniques et vassalisa la Prusse. D'ailleurs, l'Armée polonaise aux ordres de Staline, rejointe par certains éléments de l'AK, participe à la bataille.

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En Norvège, les bombardements alliés en général, et les bombes perforantes Tallboy en particulier, ont finalement raison du Cuirassé allemand Tirpitz.

Dans le Pacifique commencent les bombardements du Japon par les B-29 partis des Îles Mariannes. Notons que seulement 4 bombardiers US participant au premier raid sont abattus par les Japonais en dépit d'une chasse impressionnante ! Côté japonais, l'armée impériale lance ses premiers ballons incendiaires vers l'Amérique. Cette prouesse est permise par le fait que les Japonais ont une connaissance extrêmement poussée des vents de la haute atmosphère ce qui permet aux ballons de pouvoir atteindre les côtes américaines. Dans le même temps, les combats, très rudes, se poursuivent aux Philippines.

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En Indochine, l'invasion des Philippines donne du baume au cœur des résistants et inquiète les Japonais. Yuichi Tsuchihashi, fraîchement nommé commandant de la 38ème Armée qui occupe la région, décide de déclencher une vaste offensive contre les troupes de Salan qui, voyant la défaite du Japon se rapprocher de plus en plus, entreprennent des actions chaque jour plus audacieuses. Les Japonais mettent de côté pour l'opération les troupes des Collaborateurs locaux, auxquels ils ne font plus confiance.

À Tokyo, le Premier ministre Naruhiko Higashikuni a un entretien avec son neveu, l'Empereur Hiro-Hito, suite au premier raid américain sur le Japon (si on excepte l'attaque audacieuse de Doolittle en 1942).

Higashikuni supplie son neveu d'accepter les termes de la Déclaration du Caire mais ce dernier tergiverse, craignant de perdre son trône du fait du déshonneur de la défaite. De plus, il explique que les Américains voudront certainement se venger de lui et des dirigeants japonais (donc d'Higashikuni…) pour Pearl Harbor et, plus récemment, l'exécution de Mc Arthur.

Le Premier Ministre rétorque que les conditions de paix seront bien pires si on attend encore quelques mois, que le redressement d'un pays détruit par les futurs raids US seraient bien plus compliqué et, enfin, que les Soviétiques risques d'occuper le nord du Japon si la guerre se prolonge et ce, sans compter que l'horreur de la guerre touchera pour la première fois le sol sacré du Japon lorsque débutera l'inéluctable invasion américaine !

« Certes, comparativement à l'offre des Européens, nous perdrons nos îles du Pacifique, mais l'intégrité du VRAI Japon sera préservée. De plus, l'Empire pourra maintenir son rang de Puissance mondiale au sein de la grande coalition anti-soviétique à venir ! » Conclue le Premier Ministre.

L'Empereur réfléchit quelques instants puis dit.

« J'entends bien, mais ne craignez-vous pas la réaction de l'Armée ? »

Hiro-Hito craint donc de subir le même sort que le défunt Amiral Yamamoto.

« La purge consécutive à « l'exécution » du « Maudit » nous a permit de nous débarrasser des éléments les plus extrémistes et déloyaux de l'Armée. Une simple déclaration de votre part, à condition d'y mettre les formes bien sûr, suffira, Votre Majesté. »

« D'accord, mais que faire face à l'esprit de vengeance des Américains consécutif à la mise à mort de leur Général ? »

« Châtions les coupables, Votre Majesté. Cela devrait favorablement impressionner les Américains, du moins, les plus ouverts d'entre eux, et les Européens nous ont certifiés qu'il y en avait un certain nombre. »

« Très bien Monsieur le Premier Ministre, je pense que cette décision est la plus sage à prendre. Prenons immédiatement contact avec nos représentants à Berne pour informer les Alliés de nos intentions. Quant à vous, je vous charge de tenir une conférence de Presse durant laquelle une question « arrangée » vous permettra de glisser subtilement notre intention d'accepter la Déclaration du Caire afin de leur confirmer nos intentions. Quant à ces maudits officiers qui m'ont discrédités, leur tête ne tiendra plus longtemps sur leurs épaules... ».

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Message par Napoléon III » 24 juin 2018, 18:33

Décembre 1944

Alors que l'Armée allemande est rejetée bien au-delà de sa position de départ dans les Ardennes, prélude à la déroute finale du Nazisme et à la bataille d'Allemagne, Georges Mandel, accompagné inévitablement par le charismatique Général, effectue une visite diplomatique au gouvernement belge. Celle-ci s'avère triomphale mais l'accueil des bruxellois n'est rien comparé à celui que fait Liège aux 2 Français ! Tandis que Spaak parle « Confédération européenne » avec Mandel. « Monsieur le Président, si vous faîtes l'Europe maintenant, vous ferez l'Europe française ! » dit le Ministre des affaires étrangères belge au Président du Conseil français, le Bourgmestre de Liège va plus loin 2 jours plus tard en demandant en privé à de Gaulle le rattachement de la Wallonie à la France ! À cette demande, le Général répond « Tout ce que vous demande la France, Monsieur le Bourgmestre, c'est d'être à jamais ses plus fidèles alliés et amis ! ».

Les Alliés, et plus particulièrement les troupes de Patton, parviennent enfin à chasser définitivement les Allemands du territoire français en expulsant l'Armée du Reich du département de la Moselle, qu'elle occupait encore, libérant Metz au passage où Mandel fera une entrée triomphale.

Tandis que les Anglo-Américains développent leur offensive en direction de la rive gauche du Rhin, la 1èreArmée française, renforcée par la Seconde Armée française composée comme on le sait d'anciens FFI mais dont les effectifs ont également été gonflés grâce à un afflux massif de volontaires, traverse le Rhin en force (comme Napoléon en 1805) et envahie le Bade et le Wurtemberg.

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Partout, la société édifiée par les Nazis s'effondre comme un château de cartes, en dépit des actions brutales de ceux-ci pour conserver le pouvoir et maintenir le « moral » de la population et de la résistance de quelques fanatiques. Hitler, furieux, limoge Model et le remplace par Kesselring, rappelé d'Italie pour commander à l'Ouest. En effet, le Führer surestime les compétences du Général d'aviation qui bloque les Alliés depuis des mois en Italie et l'imagine capable d'une telle performance face aux Alliés de l'ouest. Ce dernier, bien évidemment, n'a plus les moyens d'empêcher l'invasion de l'Allemagne par les Occidentaux et ses succès italiens, s'ils sont partiellement dû à son talent, sont aussi le fait que le front italien est considéré comme secondaire par les Alliés… Il est remplacé en Italie par von Vietinghoff.

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Kesselring

À l'Est, Konigsberg capitule tandis que Breslau est totalement isolé. La bataille de Breslau sera un des combats les plus durs de la guerre.

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Troupes allemandes à Breslau

Plus au sud, l'Armée rouge lance son assaut sur Budapest, tenue par les Croix-fléchées et une garnison allemande.

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En Indochine, la 38ème Armée lancent son attaque contre les hommes de Salan et se met à quadriller le pays. Certes des revers locaux sont infligés à la Résistance, plusieurs bases sont de même abandonnées, mais les pertes sont assez importantes pour les Nippons et la cause de la liberté finit par en ressortir renforcée. Notons l'aide massive apportée à la Résistance franco-indochinoise par les Américains.

Tandis que son Armée peine face à des Résistants en guenilles, Higashikuni tient une conférence de Presse à Tokyo, qui commence à craquer sous les bombes américaines.

À une question portant sur l'ultimatum Franco-Britannique ordonnant au Japon de se plier à la Déclaration du Caire, le Premier Ministre répond par le terme « Mokusatsu ». Compris par les militaires nippons comme un refus méprisant de se plier à l'ultimatum, les Alliés, informés par les représentants japonais à Berne, y voit là le « Oui » tant attendu concernant le fait que le Japon capitulerait dans les 2 semaines. Restait la déclaration impériale annonçant la situation au peuple japonais.

Dans le même temps, les officiers ayant ordonnés la mort de Mc Arthur étaient au fer dans un navire de transport en route vers le Japon pour y être jugés.

Le 22 Décembre, l'Empereur lit sur Radio-Tokyo une allocution appelant à la cessation des hostilités.

« ... Bien que chacun ait fourni ses meilleurs efforts – en dépit des vaillants combats menés par nos forces militaires et navales, de la diligence et de l'assiduité de nos serviteurs et dévouement de nos cent millions de sujets – la guerre a suivi son cours, mais pas nécessairement à l'avantage du Japon, tandis que les tendances générales prévalant dans le monde se sont toutes retournées contre ses intérêts.

En outre, l'ennemi a mis en œuvre une force aérienne d'une capacité de destruction incalculable et qui décime, au cours de raids d'une extrême cruauté, bien des vies innocentes. Si nous continuions à combattre, cela entraînerait l'effondrement et l'anéantissement de la nation japonaise.

Cela étant, comment pouvons-nous sauver les multitudes de nos sujets ? Comment expier nous-mêmes devant les esprits de nos ancêtres impériaux ? C'est la raison pour laquelle nous avons donné l'ordre d'accepter les termes de la Déclaration commune des Puissances.

Les maux et les douleurs auxquels notre nation sera soumise à l'avenir vont certainement être immenses. Nous sommes pleinement conscients des sentiments les plus profonds de vous tous, nos sujets.

Cependant, c'est en conformité avec les décrets du temps et du sort que nous avons résolu d'ouvrir la voie à une ère de paix grandiose pour toutes les générations à venir en endurant ce qui ne saurait être enduré et en supportant l'insupportable. »

À l'annonce de la capitulation, si aucune tentative de Coup d’État n'est sérieusement envisagée, les militaires les plus jusqu'au boutiste ayant été exécutés en 1943, on recense une multitude de cas de suicides au sein des forces armées nippones tandis que certains militaires nippons décident de poursuivre quand même les hostilités, ne les cessant qu'après un sévère rappel à l'ordre de Tokyo.

Et ne parlons pas des « soldats fantômes » que l'on ne retrouvera que bien des années plus tard…

Le 26 Décembre 1944 se tient une entrevue secrète entre le Général Tsuchihashi, qui commande les troupes japonaises en Indochine comme on le sait, et Hô Chi Minh ! L'officier nippon informe le vietnamien que c'est à sa milice que se rendront ses forces et qu'elles lui céderont ses armes ! Hô ne se fait pas prier et double les Résistants français en occupant les grandes villes du Vietnam. Le Communiste proclame la « République démocratique du Vietnam » à Hué, la capitale impériale occupée par ses hommes le 28. Notons que les troupes du gouvernement collaborateur rallient Hô...

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Commence alors, dans tout le Vietnam, le drame des « Vêpres indochinoises », en fait, vietnamiennes seulement. Soucieux de rendre le retour de la France impossible, le Viet-Minh attaque les Résistants français tandis que ses troupes massacrent les civils français détenus dans des camps depuis 1941-1942 !

C'est avec une horreur facile à deviner que Salan, entré en triomphateur à Vientiane, apprend le carnage. En effet, tandis que le Laos et le Cambodge font un accueil grandiose à leurs résistants, le Vietnam trahit la cause commune !

Les événements sont presque similaires en Indonésie. Les Japonais livrent leur matériel aux hommes de Sukarno qui se tiennent prêt à recevoir à grands coups de canon les Néerlandais dès que ceux-ci enverront un corps expéditionnaire et décident de montrer les dents aux Australiens et aux Britanniques, afin que ceux-ci ne se fassent pas les agents du retour de l'autorité coloniale dans l'archipel. Curtin, le Premier Ministre australien convint Churchill de négocier avec l'Indonésien.

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Sukarno

D'autant que les Britanniques font face à une situation très proche en Birmanie. Aug San ne promettant de ne déposer les armes qu'en cas d'autonomie immédiate suivie d'une indépendance dans les 3 ans !
L'Asie prend feu…

Pendant ce temps, les Américains, pragmatiques (et c'est peu dire), tout en préparant leur débarquement au Japon, négocient le transfert des « chercheurs » de la redoutable Unité 731 vers l'Amérique avec le gouvernement impérial.

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Shirō Ishii

Pendant ce temps, les dirigeants collaborateurs les plus en danger sont soit en route, soit déjà arrivés au Japon. En effet, tandis que le Chef du gouvernement collaborateur chinois sait qu'il est condamné s'il reste dans son pays, d'autres, comme Bose ou Pu-Yi, sont également rapatriés au Japon, le premier n'ayant plus aucune base territoriale sur laquelle s'appuyer tandis que le second verra bientôt son Empire réintégré à la Chine de Tchang. La situation est par contre beaucoup plus terrible pour les Collaborateurs de plus bas niveau, qui doivent souvent se débrouiller par eux-même pour fuir ou se cacher afin d'échapper à la juste revanche de leurs compatriotes opprimés.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 26 juin 2018, 13:39

Janvier 1945

Alors qu'à l'ouest de l'Allemagne, les Anglo-Américains franchissent en masse le Rhin, prenant en tenaille les importantes mais démoralisées troupes allemands défendant la Ruhr, au sud du Reich mourant, c'est la ruée française sur la Bavière et, au-delà, l'Autriche. De Hauteclocque et la 2ème Division blindée se ruent sur le « Nid d'aigle » du Führer et s'en empare sans combat. Le glorieux Picard aimerait ensuite foncer sur Berlin mais Mandel lui donne l'ordre, tout comme Eisenhower, son supérieur direct, de continuer à marcher sur l'Autriche, à la fureur du général français et de son grand ami, Patton. Malheureusement, des vétérans français se battant parfois depuis la première campagne de France en 1940 tombent sous les balles d'embusqués allemands fanatisés.

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En dépit du fait que son Empire de 1000 ans craque de toute part, Hitler n'en oublie pas moins ses ennemis. L'Amiral Canaris, l'ancien chef de l'Abwehr, le Général Oster, son ancien adjoint et le pasteur Bonhoeffer, antinazi notoire qui a transmis des preuves du Génocide juif aux Français, sont pendus sur ses ordres après une parodie de procès…

À l'Est, en Poméranie, Kolberg, connue pour avoir résisté héroïquement à Napoléon en 1807, et désormais défendue par… la Division SS Charlemagne, tombe aux mains des Soviétiques. Immédiatement, les Polonais y reproduisent la cérémonie du « Mariage de la Pologne et de la mer ».

Visite triomphale de Churchill à Paris. Celui-ci remonte les Champs-Élysées aux côtés de Georges Mandel.

Mais Mandel est préoccupé. Le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté n'a en effet pas très envie d'envoyer ses troupes au Vietnam pour y désarmer les Japonais, conscient que cela entraînerait une guerre avec le Viet-Minh, guerre dans laquelle il n'aurait rien à gagner et cela suffit pour un Britannique pour en rester à l'écart, et ce, même pour un Britannique comme Churchill…

Ainsi, alors que l'Armée britannique reprend pied à Rangoon, en Malaisie et au nord de Bornéo, elle évite soigneusement l'Indochine...

Pire, Roosevelt se venge de ses « arrogants de Frenchies » qui ont osé presque lui imposer un compromis avec le Japon impérial en nommant un « Commissaire spécial » auprès d'Hô Chi Minh !!! Un certain Archimedes Patti. Un membre de l'OSS, chaud partisan d'Hô, en qui il voit rien moins qu'un nouveau Georges Washington...

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Reste la carte chinoise, mais elle est à double tranchant. En effet, Tchang qui vient de se réinstaller à Nankin pourrait certes envoyer un Corps expéditionnaire au Vietnam, mais rien ne dit qu'il ne finirait pas par vouloir le conserver. Pire, les soldats chinois les plus proches sont ceux du Seigneur de la guerre Long Yun qui est donc encore plus imprévisible que son « Président ».

De toute façon, les Chinois ont rapidement d'autres chats à fouetter. En effet, s'inspirant de l'action de Tsuchihashi au Vietnam, le commandant en chef de la redoutable Armée du Guandong basée au Mandchoukouo, Otozō Yamada, désireux de rallumer les feux de la guerre civile chinoise, laisse Mao doubler Tchang et occuper l'ex-Empire de Pu-Yi, lui fournissant au passage un important matériel. Déjà stratège brillant, voilà maintenant le Communiste à la tête d'une troupe non seulement très motivée, mais désormais bien équipée. En effet, Tchang a trop tergiversé et son vaste programme de réformes sociales n'est toujours pas publiée là où Mao promet « 3 vrais repas par jour » aux paysans chinois.

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Or, chaque jour passé renforce la mainmise des Communistes sur le Vietnam.

Reste le courageux Salan et les héroïques cambodgiens et laotiens. Bien que la guerre ne soit pas terminée, Mandel nomme son ami Maréchal de France et le place à la tête de « L'Armée d'Extrême-Orient », en fait de la Résistance renforcée des troupes françaises qui avaient pu fuir en Chine en 1942.

C'est alors que le Président du Conseil prend une de ses décisions qui change la face du Monde d'une manière presque aussi considérable que le fit Paul Reynaud le 16 Juin 1940…

Georges Mandel accorde par décret l'indépendance complète au Royaume du Laos, au Royaume du Cambodge et à… l'Empire du Vietnam ! Dans les heures qui suivent, c'est un Bao Daï dont l'émotion est nettement perceptible qui s'adresse à son peuple à la radio. Au delà de célébrer l'indépendance, l'Empereur du Vietnam, désormais indépendant, appelle la France à l'aide et demande « aux citoyens vietnamiens » d’accueillir l'Armée française à bras ouverts.

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Hô fera punir de mort quiconque célébrera l'indépendance de l'Empire ou transmettra l'appel de Bao Daï.

Mais comme le dira de Gaulle, dont l'intelligence politique prend le pas sur le principe sentimental du maintien de l'intégrité de l'Empire colonial, « le Président du Conseil a fait à Hô Chi Minh la pire chose que la France, en l'état actuel des choses, pouvait lui faire. Offrir sûrement à l'Indochine, et au Vietnam en particulier, tout ce que les Communistes ne pouvaient que lui promettre. »

Mais comme en 1940, la flamme de la Résistance vietnamienne s'allume et ne s'éteindra plus. Rapidement, les groupes opposés à Hô, qu'ils soient Chrétiens, Vietnamiens pro-Français, anti-communistes et même métis, tous victimes de la brutalité des Communistes, prennent contact avec Salan qui a l’intelligence de faire couvrir par ses troupes la frontière occidentale du Vietnam, pour éviter des incursions Viet-Minh, sans pour autant la franchir.

Pour le moment…

C'est à Vientiane que s'installent Bao Daï et Vinh San. Le Maréchal de France a l'intelligence de ne pas marcher sur les plates bandes du fraîchement indépendant Laos et c'est bien le Roi Sisavang Vong qui accueille et installe l'Empereur et son Premier Ministre dans un palais de la capitale, et non l'officier français.

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Quant au Cambodge, le héros de 1940, le Monarque Sisowath Monireth, y fait un retour triomphal. Certes, le Roi aimerait lancer de suite la tâche primordiale de modernisation de son pays, mais il sait que la priorité est la création d'une « Armée royale cambodgienne ». Or, ce ne sont pas les volontaires qui manquent, simplement les armes…

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 08 juil. 2018, 22:57

Février 1945

Soucieux d’appliquer le principal point de son programme qui est tout bonnement le rétablissement de la démocratie en France, le gouvernement Mandel organise des élections générales pour renouveler l’ensemble des Corps élus de l’État. Si ces élections sont seulement interdites aux anciennes forces de la Collaboration, on distingue 3 principales forces. À savoir, le Mouvement républicain populaire qui regroupe l’Alliance démocratique, le Parti démocrate populaire, le PSF et les débris des formations de droite anéanties par la collaboration d'une partie de leurs cadres à l'instar de la Fédération républicaine. Il coalise les forces de droite qui ont rallié Alger ou résisté donc. Les meneurs du MRP sont Mandel, Maurice Schumann et le Colonel de la Rocque. La seconde force est le Front républicain. Il regroupe la SFIO et le Parti radical. Il est dirigé par Blum (qui prendra la tête du gouvernement si le Front républicain l’emporte) et Daladier. Enfin la troisième force est représenté par les Communistes qui ont résisté bien après les deux autres forces. Ces derniers, qui n'ont aucune vergognes, n'hésite pas à se présenter sous l'étiquette de leur principal mouvement de résistance. Front national...

A l’issue du scrutin, si des indépendants sont élus, c’est bien ces 3 forces qui se partagent la part du lion mais sans majorité claire ce qui oblige à une coalition. Cependant, si le gouvernement de la République française a des membres communistes en son sein depuis Octobre 1941, il est inutile de préciser que la méfiance vis à vis des Communistes, ou plutôt des Frontistes, est de mises au sein des autres coalitions. En effet, elles n'ont pas oubliées qu’elles ont été pendant près d’un an les seules à avoir résisté à l’Allemagne et à Pétain. Pire, leurs membres voient avec horreur la mainmise de Staline sur l’Europe de l’est. C’est donc tout naturellement que le Front républicain et le MRP s’entendent pour former un nouveau gouvernement afin de faire barrage aux Communistes. Mais quelle personnalité peut à la fois se considérer comme apolitique tout en rassemblant dans une large mesure les Français ?

C'est dans cette perspective que Mandel et Blum se mettent d'accord sur le nom de Charles de Gaulle.

Blum et Maurice Schumann (Le Colonel étant jugé comme allant effrayer la gauche) deviennent Vice-président du Conseil. Au poste de Ministre de la guerre, le Général nomme Raoul Salan, rappelé du Laos. Salan prépara bientôt activement sa revanche et celle de la France contre le Viet-Minh en fournissant à de Lattre, son successeur à la tête de l'Armée d'Extrême-Orient, les moyens d'écraser Hô.

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Que devient donc Mandel ? Il est tout simplement élu Président de la République française après la démission d’Albert Lebrun, soucieux de laisser une place d’honneur au héros de la nation française.

Notons que de la Rocque aura ses mots fameux et terribles envers l'Allemagne dans une entrevue accordé au quotidien « Le Figaro ».

À une question concernant la situation militaire, il répondit.

« Il paraîtrait que l'Allemagne perd la guerre. Il me semble que c'est effectivement le cas. J'ai vu les images de ces flots de réfugiés pitoyables venus de Prusse et des provinces orientales du Reich. Jamais spectacle aussi beau ne fut offert à mes yeux. Vous allez me dire qu'il y a la Libération de Paris. Certes, mais Paris, c'est notre liberté. La Prusse, c'est leur destruction, leur débâcle, leur écrasement ! Sedan, les 2 Sedan, sont effectivement sur le point d'être vengés. Les cortèges de fuyards, des ces Prussiens hier si arrogants, aujourd'hui si pathétiques, est la plus belle revanche accordé à nos pious-pious de 1870, 1914 et 1940 ! La cruauté de Bismarck a donc trouvé ici sa punition, que dis-je, son juste châtiment ! L'Allemagne est au bord du gouffre. Poussons là !"

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Peu de temps après les élection générales françaises, à Yalta, en Crimée (en RSS de Russie donc) se tient une conférence historique. La volonté farouche de De Gaulle de limiter l'influence de Staline en Europe de l'Est est manifeste.

Pourtant, Staline a un « gage » qui lui permet de faire pression sur son homologue français…

Le million et demi de prisonniers français détenus en Pologne et en Allemagne orientale !

Le dictateur de l'URSS pourrait retarder leur libération, voire pire, si le Général se montre trop ferme, surtout avec un Roosevelt malade et complètement aveugle face au Soviétique.

Mais le nouveau Président du Conseil de la République française joue finement son jeu. S'il est prêt à montrer les crocs quand il s'agit de la Pologne, il se rapproche de Staline quand celui-ci propose le démantèlement économique et politique de l'Allemagne. Mieux, il se déclare secrètement prêt à accepter la Ligne Oder-Neisse comme frontière orientale de la nouvelle Allemagne et la ligne Curzon comme frontière polono-soviétique. En échange, De Gaulle obtient du dictateur soviétique la promesse de l'inclusion de membres du gouvernement polonais en exil à Paris au sein du gouvernement pro-soviétique (qui administre déjà de facto le pays) et la formation d'une « coalition ». Secrètement, le dirigeant français demande aux membres du gouvernement Sikorski de refuser l'offre, se doutant du piège mais Mikołajczyk, un de ses membres les plus éminents, accepte l'offre ! Ce dernier devient Vice-président du gouvernement polonais qui siège à Varsovie tandis que celui en poste à Paris continue de fonctionner en exil.

Lors de ces mêmes échanges secrets, Charles de Gaulle accepte de faire pression sur ses Alliés pour que les prisonniers de guerre soviétiques qui seraient du côté occidentale de l'Europe à la fin de la guerre reviennent rapidement en URSS. En échange, Staline n'offre que de vagues garanties concernant leur sécurité et accepte de faire du transport vers leur pays dans de bonnes conditions des prisonniers français.

Pour les zones d'occupation, la France reçoit la rive gauche du Rhin, le Bade et le Wurtemberg. Paris abandonne cependant son projet de faire participer la Belgique à la Commission interalliée d'occupation de l'Allemagne tout en laissant l'armée belge installer des bases le long d'une bande de territoires située du côté allemand de sa frontière.

Les accords conclus à l'issue des rencontres prévoient :

- Des élections libres dans les États européens libérés, les quatre alliés s'engageant à « constituer des autorités gouvernementales provisoires largement représentatives de tous les éléments démocratiques des populations et qui s'engageront à établir, dès que possible, par des élections libres, des gouvernements qui soient l'expression de la volonté des peuples ».

- L'organisation en avril 1945 de la conférence de San Francisco.

- La destruction du militarisme allemand et du nazisme.

- La division de l'Allemagne en quatre zones occupées par les quatre vainqueurs : États-Unis, URSS, Royaume-Uni et France.

- Déplacement de la Pologne vers l'ouest : elle cède des territoires à l'URSS et reçoit en compensation des territoires enlevés à l'Allemagne.

- L'établissement de la frontière soviéto-polonaise sur la ligne Curzon.

- La réorganisation du Comité de Lublin en vue d'intégrer des personnalités du gouvernement polonais en exil à Paris.

- Quelques modalités concernent le fonctionnement de l'ONU, dont la création a été décidée en 1944 à la conférence de Dumbarton Oaks : le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité jouera pour tous les cas sauf pour les questions de procédure ; l’URSS demande autant de sièges qu'elle compte de provinces et de régions (soit 16), mais en obtient « seulement » trois (Russie, Ukraine, Biélorussie) ; les Nations unies auront un droit de regard sur l'organisation de l'Europe.

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En ce mois de Février 1945, Staline déclenche son assaut final sur la capitale du Führer.

Le maréchal Joukov donne son ordre de bataille :

« L'ennemi doit être écrasé sur la route la plus courte qui mène à Berlin. Vous devez vous emparez de la capitale de l'Allemagne fasciste et hisser le drapeau de la victoire au-dessus de la ville ! »

En dépit d'une ligne de fortifications bien pensée autour de Seelow, rien n'arrête l'Armée rouge. Le fanatisme des SS et autres Jeunesse hitlérienne, des enfants de 14 ans qui n'ont connus que le Nazisme, ne peut rien contre la puissance de feu des troupes soviétiques.

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Après l'effondrement du Front de Seelow, Hitler envisage de se replier en direction du nord de l'Allemagne, pour y poursuivre la « lutte ». Cette proposition est vivement rejetée par Goebbels qui convint Hitler de rester à Berlin, car dit-il, « Le Führer ne doit pas mourir dans une station balnéaire. »

Les combats dans les ruines de Berlin sont meurtriers. Les derniers défenseurs du Bunker d'Hitler et du Reichstag sera un conglomérat de traîtres venus de toute l'Europe. Dans ce maelstrom de criminels, on compte les derniers survivants de la Division Charlemagne, composée des traîtres FSL qui ont jurés fidélité à l'Hitlérisme.

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La désorganisation et la folie sont telles côté allemand qu'au cours de la bataille, les Soviétiques prennent d'assaut un cinéma et se battent dans une salle obscure dans laquelle on diffusait encore « Le sac du Palatinat »...

Ainsi, en dépit de la résistance désespérée de la garnison de la Capitale du Reich, Berlin tombe aux mains des Soviétiques. Hitler se suicide (ainsi que Goebbels, devenu Chancelier du Reich, qui a tenté en vain de négocier une paix séparée avec les Soviétiques !) mais son successeur à la Présidence, l'Amiral Donitz (qui a déclaré à la radio « mon devoir est de sauver le peuple allemand de la destruction des Bolcheviques »), décide de continuer la guerre le temps qu'un maximum de troupes puissent se rendre aux Occidentaux et que ces derniers puissent avance le plus rapidement possible vers l'est. Staline est furieux et menace les Occidentaux de « mesures de rétorsion » s'ils acceptent de négocier séparément avec les « autorités » de Donitz. Roosevelt, Churchill et De Gaulle le rassurent sur ce point. D'ailleurs, n'ont-ils pas fait cesser la marche en avant de leurs propres forces en direction de la capitale du Reich allemand ? C'est ainsi que les troupes alliées font leur jonction avec les Russes sur l'Elbe.

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À certains de ses ministres qui le poussaient à demander aux Alliés la ruée sur Berlin, afin que la victoire finale revienne aux Occidentaux, Mandel (encore Président du Conseil à la veille des élections) donne cette réponse.

« Messieurs, c'est l'honneur qui vous pousse à demander cela. Moi, ce qui me pousse à renoncer à Berlin, c'est l'avenir.

En 1940, Weygand était prêt à sacrifier la France en poussant le gouvernement à un Armistice purement politique pour sauver l'honneur de l'Armée. C'est pour sauver notre avenir que nous nous sommes exilés !
Si nous prenons Berlin, non seulement Staline ne nous le pardonnera jamais, mais l'Allemagne amputée de ses provinces orientales sera entièrement aux mains des Alliés occidentaux et deviendra un partenaire de l'Occident.

Pour faire face à Staline, nous serons contraint d'accepter, suite aux « amicales pressions » de nos partenaires, son réarmement. Cela est contraire à nos intérêts et donc à notre avenir.

Staline à Berlin, l'Allemagne sera coupée en deux.

Cette situation est déjà plus conforme aux intérêts de la France.

Au pire, nous aurons une Allemagne encore plus affaiblie et constituée de 2 entités rivales.

Au mieux, nous la pousserons à la neutralité dans cette « Quasi-guerre ». Elle sera isolée et sans armée.
La France sera dès lors en tête de file des puissances européennes car, comme vous l'avez tous compris, l'Angleterre tourne le dos au continent pour se tourner vers la puissante Amérique.

Car voilà ses véritables intérêts.

Comme me l'a dit M. Spaak, « si vous faîtes l'Europe maintenant, vous ferez l'Europe française. ».
Messieurs, nous avons l'occasion de rayonner du Cap nord à la Sicile (car oui, l'Italie sera notre alliée dans la nouvelle Europe que nous allons bâtir). De Brest aux palais de Vienne (si De Hauteclocque maintient son allure actuelle, ce dont je ne doute pas).

Dans l'entre-deux-guerres, nous avons échoués à bâtir une Europe française avec nos frères d'Europe de l'est. Ils sont aujourd'hui perdus pour toujours pour la France.

(De Gaulle a un léger rictus, lui croit en la chute irrémédiable de l'Empire soviétique)

Messieurs, tâchons de réussir à unir autour de nous la partie occidentale du continent ! »

Notons ce trait d'humour devenu célèbre au sein d'un peuple allemand qui n'avait plus que ça pour oublier où les Nazis l'avaient conduits.

À des soldats construisant une barricade à Berlin, une civile rétorque que les Russes vont mettre 1 heure et 5 minutes à la défaire. Demandant pourquoi, le soldat se voit répondre que les Russes vont la détruire en 5 minutes après avoir était pliés de rire pendant 1 heure en la voyant.

Staline propose de négocier le sort définitif de l'Allemagne dans une conférence qui devra se tenir à Potsdam et d'y partager le défunt Reich sur les bases des décisions prises à Yalta.

En Autriche, Vienne est capturée par l'Armée française tandis que Karl Renner proclame pour la seconde fois (après 1918) la République autrichienne. Les avants gardes françaises font jonction avec les Soviétiques à la frontière austro-hongroise. Pour éviter que l'Autriche subisse une occupation quadripartite, et donc éviter d'en laisser un morceau à Staline, il lui faut un gouvernement digne de ce nom, une autorité morale, qui doit de plus être assurément anti-bolchévique. Or, Renner ne répond absolument pas à ce dernier critère. C'est alors que Paul Reynaud propose un nom, celui d'une personne correspondant à ces critères et qui, en plus, a le mérite d'être Francophile.

Otto de Habsbourg-Lorraine.

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Ainsi, la France, contrairement à la tradition monarchique depuis François Ier (sauf pour la période située entre la guerre de Sept ans et la Révolution française bien sûr), contrairement à Clemenceau, le maître à penser du Président Mandel, va désormais soutenir les Habsbourg en leur redonnant leur trône ! Mandel, craignant une sorte de délire « Charles-Quintois » chez le Habsbourg, insistera pour que le titre du souverain restauré soit celui « d'Archiduc » et non « d'Empereur ». C'est 1918 à l'envers !

Plus au nord, voulant par là punir Benes qui s'est volontairement livré à Staline, les Alliés font en sorte de ne franchir nulle part la frontière Tchécoslovaque.

Au cours de leur marche en avant à travers la Bavière en direction de l'Autriche, les soldats français libèrent Dachau et diverses autres structures de morts bâties par les criminels nazis. Toute l'horreur et la barbarie dont sont capables les Allemands sautent au visage des courageux soldats de la République qui n'en avaient donc vu que les prémices en France avec ce flot de villages détruits et de civils massacrés dans la Vallée du Rhône, les destructions de Lyon et de Tulle etc. Ce n'est qu'avec peine que de Hauteclocque se retient de faire passer par les armes les gardiens des camps libérés qui ont l'outrecuidance de s'être déguisés en détenus pour échapper à la juste revanche des Alliés !

En Italie, les Partisans, quoi que retardés par la résistance des troupes allemandes en Croatie (alors que de leur côté, les troupes allemandes en Italie ont jetées leurs armes conformément aux ordres de Doenitz) n'en franchissent pas moins l'ancienne frontière italo-yougoslave en plusieurs points et proclament l'annexion des villages ainsi occupés à la Yougoslavie. Le lendemain de la capitulation allemande, des troupes alliées débarquent à Fiume, considérée comme cité italienne.

On aurait pu croire que l'opposition du Général à Staline aurait au moins satisfait le dirigeant anglais. Mais Churchill est mécontent contre la France et l'a fait savoir à De Gaulle à Yalta. Accorder l'indépendance aux 3 nations de la défunte Indochine accentue en effet la pression des indépendantistes des colonies britanniques sur Londres.

« Nous allons devoir vous imiter » Conclue le « Prime Minister ».

Première cible, et cette accession au statut de Dominion est cependant assez facile à accorder car le pays sera verrouillé par un dirigeant qui aurait facilement ses accès dans les meilleurs salons londoniens… Le Sarawak. En effet, c'est une dynastie britannique, surnommée les « Rajas blancs », qui règne sur le pays. Churchill fait rapidement voter par le Parlement britannique l'abandon du protectorat sur le Royaume et lui cède même la pointe nord de Bornéo. Churchill est conforté dans ce choix par le retour triomphale du « Raja blanc » à Kuching, sa capitale.

Au Laos, Salan et bientôt de Lattre, n'auront pas à affronter que la crise vietnamienne. En effet, ce diable de Phibun est toujours au pouvoir à Bangkok et n'a toujours pas évacué les régions laotiennes et cambodgiennes annexés par son Armée ! Pire, s'appuyant sur les unités de l'Armée japonaise encore présente dans l'ex-Siam, il a fait prendre d'assaut l'Assemblée nationale qui avait voté la défiance contre lui puis a fait purger l'Armée de ses opposants. Étant aux premières loges de l'incendie de l'Orient, il sait que les Occidentaux oublieront bien vite son alliance avec Tokyo au profit de son anti-communisme et, sûr de sa force, il abolit la monarchie. Néanmoins, la Thaïlande ne portera pas le titre d’État thaï, dans le plus pur style fasciste, mais bien celui de République, il faut quand même s'adapter à l'ère du temps…

Ce mois de Février 1945 voit également le débarquement des forces d'occupation américaines au Japon impérial ainsi qu'en Corée où Yo Unhyŏng a proclamé, à l'annonce de la capitulation japonaise, la « République populaire coréenne ». Jeté en prison par les Japonais, il y est maintenu à l'arrivée des GI's, Roosevelt préférant installer à la tête du pays son jouet, Syngman Rhee. Le despote sera bientôt l'instrument de la lutte anti-communiste dans la péninsule et engagera une lutte sans merci contre Kim-Il-Sung, qui dirigera l'insurrection communiste contre Rhee depuis Vladivostok.

En Birmanie, les Britanniques acceptent d'entamer des négociations avec Aung San sur l'indépendance future de son pays. Londres évite ainsi une guerre de décolonisation grâce à l'intelligence politique de Wavell qui a poussé au compromis avec le Birman.

Notons que tout comme avec l'Indochine, les Britanniques évitent soigneusement le territoire sous contrôle de Sukarno. Des défuntes Indes orientales néerlandaises, seule la Papouasie occidentale a vu le retour des troupes alliées.

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Message par Napoléon III » 03 août 2018, 19:05

Mars 1945

En France, de Gaulle est pris à parti à la Chambre des députés par un député communiste (ou frontiste) qui hurle « 18 Brumaire ! 18 Brumaire ! ». Le Président du Conseil garde son sang froid et répond calmement mais suffisamment fort pour qu'on puisse l'entendre au milieu de la bronca déclenchée par les députés non communistes.

« Monsieur le député. La France a eu son 18 Brumaire. Vous, vous aurez toujours le 23 Août... »

Cette réponse, intelligente et sublime, fait se calmer le député contestataire tandis qu'elle déclenche un tonnerre d'applaudissement chez les députés non frontistes.

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Les débris du Reich moribond, désormais sous l'autorité de l'Amiral Donitz, se sont repliés à Flensbourg, au nord de l'Allemagne. Le gouvernement de l'Amiral tente de négocier une trêve et une lutte commune contre l'URSS avec les Alliés occidentaux, Anglo-Saxons en particulier (Donitz et les Nazis se doutant de la répons des Français en général et de Gaulle en particulier à une telle offre…). Mieux, Mandel entre dans une colère comme on en lui a rarement connu lorsqu'il apprend l'existence d'une telle offre et téléphone à Churchill pour lui demander explicitement de rejeter l'offre et de mettre au pas les « derniers criminels nazis encore libres de leurs mouvements ».

Churchill, explique au Président de la République française qu'il est très en colère qu'on est pu douter de sa résolution à lutter jusqu'au bout contre le Nazisme et ses affidés et que Donitz et les autres finiront « suspendus au bout d'une corde ».

Mandel se calme et se permet même un trait d'humour noir avec le Premier ministre. « J'accepte cette concession envers votre culture. Nous aurions plutôt tendance à les guillotiner, nous les Français ».

Ainsi, le pseudo-gouvernement de l'Amiral finit comme il le mérite, pitoyablement. Donitz et ses ministres finissent capturés par l'Armée britannique.

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Donitz a au préalable envoyé ses délégués à Reims pour signer l'acte de Capitulation totale du Reich mourant, mais de Gaulle, quoi qu'il aurait été fier que l'acte signifiant la déroute finale de l'adversaire honni soit signer en France, refuse l'offre, et demande instamment qu'il soit signer à Berlin en présence des Soviétiques ! Joukov avouera dans ses mémoires que ce geste parvint à toucher Staline lui même ! À Berlin, dont les ruines sont encore fumantes, c'est Noguès, le généralissime des Armées de la République française et une des âmes du Sursaut, qui signe l'acte de la capitulation allemande.

De Dunkerque à Libreville, de Papeete à Djibouti en passant par Fort de France, partout en célèbre la victoire de la France. Malheureusement, des émeutes éclatent à Sétif lorsqu'une manifestation organisé par le PPA (Parti du Peuple Algérien) dégénère. On compte des centaines de morts des 2 côtés mais principalement côté Musulman. Blum se rend personnellement à Alger sur ordre du Général pour faire un rapport. De Gaulle doit tancer les autorités Pieds-noirs pour qu'elles permettent à Blum de se rendre à Sétif (elles avaient bloqués Blum à Alger).

Le rapport du Vice-Président du Conseil est cinglant et augure d'un avenir bien sombre pour l'Algérie si jamais rien n'est fait en faveur des populations musulmanes. Il ne préconise rien moins qu'un Décret Crémieux en faveur des populations musulmanes !

80 ans après Napoléon III…

De Gaulle à Paris est partagé. Certes, il ne veut certainement pas lâcher l'Algérie comme on l'a fait pour l'Indochine, mais accorder l'égalité aux Musulmans ne lui plaît pas beaucoup. Mais le Général ne peut non plus abandonner la « Terre d’exil » de la France. Il réunit à Matignon les principaux dirigeants issus du Conseil de l'Empire (aujourd'hui député de la République) et entame des discussions avec eux. Rapidement on se dirige vers une Solution de type « Union française » avec une large autonomie pour les colonies d'Afrique noire. Quant à l'Algérie, il sait qu'il tombera s'il en propose l'autonomie, la France n'est pas encore prête. Et puis, pourquoi ne pas tenter l'intégration de la population musulmane à la nation française ?

Voilà qui, encore une fois, ne plaira pas à Londres...

La guerre terminée, la Finlande doit maintenant préparer son avenir. Or, comment maintenir le régime démocratique du pays sans mécontenter Staline ? C'est à cette tâche ardue que doit atteler le Président Mannerheim. Trop à l'Ouest et Staline envahira le pays, trop à l'Est, et le pays sera un simple satellite de l'URSS. C'est donc vers une ligne de neutralité bienveillante envers l'Union soviétique que dirige son pays le Maréchal-Président. Il faut parfois faire avec ce qu'on a. Paris, via René Cassin, fait part en secret de sa compréhension envers cette décision et exprime toute sa sympathie envers la courageuse Finlande.

Pendant ce temps, la Grèce est dans le chaos. Certes, Venizélos est parvenu à rallier l'aile modérée du Parti communiste, mais l'aile dure stalinienne n'a pas rendu les armes et les utilise désormais contre l'Armée royale grecque. Une partie du pays est d'ailleurs au main des Communistes.

D'ailleurs, cette situation pourrait donner de mauvaises idées aux Communistes albanais et les pousser à se ruer sur le gouvernement du Roi Zog…

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À Prague, qui s'est soulevée contre l'occupant honni, les Soviétiques s'installent et apportent dans leurs valises Benes. Celui-ci est associé à Zdeněk Fierlinger, son Premier Ministre. Officiellement Social-démocrate, ce dernier est en réalité un proche de Klement Gottwald, chef du Parti communiste tchécoslovaque. Avec de tels hommes au pouvoir, Staline peut se permettre de maintenir une démocratie de pacotille…

Pendant, ce temps, les Tchéniks meurent sous les balles soviétiques et des Titistes tandis que l'Armée rouge et ses « frères » polonais commencent à traquer l'AK clandestine…

Notons que la France ne reconnaît ni l'annexion des États baltes, ni les gouvernements communistes polonais, yougoslave et roumain (pour les deux premiers, elle accueille même des gouvernements en exil comme on le sait) tandis que les relations sont désormais catastrophiques avec les Tchécoslovaques. En revanche, la France a reconnu de plein droit la « République démocratique de Hongrie » par vengeance envers ce pays qui fut un des plus fidèles acteurs de l'Axe et qui a profité de l'Hitlérisme pour dévorer certains de ses voisins. On reste quand même les fils spirituels de Clemenceau... La Bulgarie stalinienne est également reconnue par la France.

D'ailleurs, concernant la Hongrie, des milliers de croix fléchés ont franchis la frontière autrichienne et se sont rendus aux hommes de de Hauteclocque. De Gaulle, en accord avec ses alliés, décide de les livrer au gouvernement hongrois pro-soviétique. Cependant, le transfert à l'Est des Fascistes hongrois aura lieu en même temps que celui des supplétifs soviétiques de l'Armée allemande capturés par les Alliés, afin de ne pas mettre la puce à l'oreille à ces derniers.

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Certes, livrer à Staline les Soviétiques l'ayant combattus au sein de divers pelotons SS équivaut à les condamner à mort, mais il faut bien apaiser le tyran rouge qui peut à tout moment lancer son armée sur les Occidentaux. De plus, l'immense majorité des prisonniers de guerre français sont toujours détenus du côté stalinien de l'Europe…

Partout dans le Reich dont les ruines sont encore fumantes, Soviétiques, Américains, Britanniques et Français se ruent sur les scientifiques du Führer afin de les ramener dans leurs pays et les faire participer à l'essor de sa propre science dans le cadre de la vaste compétition entre les nations du Monde. Von Braun se livrer de lui-même aux Américains et participera au développement de leur réseau de fusées.

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Message par Napoléon III » 03 sept. 2018, 18:03

Bonjour à tous chers lecteurs !

Grosse refonte de la Bataille de la Mer des Philippines.

Avant édition du message originel, je poste ici la nouvelle mouture de l'affrontement.

Bonne lecture

Dans le Pacifique, déclenchement de l'Opération Forager, l'invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s'approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l'Armada japonaise si elle tente cette fois de s'opposer à l'assaut américain. C'est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.

Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l'ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l'invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l'aviation japonaise n'était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l'archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l'invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l'ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l'avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l'archipel des Bonin au nord.

Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l'Amiral Tamon Yamaguchi, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l'archipel des Bonin.

Le raid allié sur les bases terrestres de l'aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d'appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

Mais la bataille ne faisait que commencer…

Au sol, ce n'est qu'au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l'intérieur de l'île, Japonais qui savaient que la Flotte de Yamaguchi arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

Nagumo, le lieutenant de Yamaguchi, qui commandait en personne la Flotte nippone comme toujours, était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l'était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l'apport de l'expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d'avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d'Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

Mais ce que l'Amiral nippon ne soupçonnait pas, c'est qu'il était désormais la proie d'un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l'art de dénicher et d'envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Yamaguchi depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

« La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

Ce n'est donc qu'à travers les sons amplifiés par l'océan que l'équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

Les Japonais furent de prime abord fortement perturbés par ce véritable coup du sort. Cependant, alors qu'ils envoyaient leurs destroyers à la recherche du sous-marin français, ils lancèrent également leur aviation à l'attaque de la Flotte US.

Dotés des tous nouveaux bombardiers en piqué Judy et torpilleurs Jill, les Japonais se ruèrent avec un enthousiasme retrouvé sur la Flotte américaine, désireux de venger le Zuikaku et l'affront que sa destruction constituait.

Désormais obnubilés par les Porte-avions et non plus par les Cuirassés, considérés à présent comme des cibles de second ordre, les Nippons attaquèrent le premier Porte-avions qui se dressa sur leur chemin, le (CV-9) Saint Mihiel, nommé ainsi non seulement en l'hommage à la victoire américaine en France à la fin de l'été 1918 mais aussi pour montrer la fraternité d'arme Franco-américaine, unis depuis des années contre l'impérialisme germanique.

C'était sans compter sur la chasse américaine qui en dépit des efforts des A6M5, les Zéros nouvelle génération, préleva un lourd tribut aux bombardiers navals japonais.

Néanmoins, les survivants nippons n'en furent que plus acharnés. En dépit du véritable mur de plomb constitué par la DCA américaine, une pluie de bombes et de torpilles s'abattit sur le malheureux Porte-avions allié.

Pire, 2 bombardiers de l'Axe s'écrasèrent même sur la superstructure du vaisseau allié !

Mais le valeureux équipage du bâtiment américain refusa de capituler et maintînt en vertu d'efforts quasi surhumains un long moment le navire à flot !

Ce fut là à un véritable drame pour les Forces de l'Empire du Soleil levant qui s'épuisèrent sur un navire qui refusa pendant longtemps de mourir…

Une fois les Japonais partis, hormis quelques bâtiments voisins très légèrement endommagés, les Américains ne comptaient qu'un Porte-avions hors jeu et ce, en dépit d'un assaut massif des Nippons ! Pire pour eux, un lourd tribut fut prélevé sur leur aviation embarquée.

Spruance, qui avait préféré attendre l'assaut japonais pour le repousser avant d'attaquer la Flotte combinée dont il connaissait pourtant la position grâce à Blaison (et qui fut critiqué pour cela) lança enfin sa contre-attaque.

Concernant le Requin, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d'autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho, grâce à la supériorité de leurs propres appareils, lourdement blindés (non sans que les Japonais ne réussirent à détruire plus de 80 des assaillants) et commandés par de valeureux pilotes.

Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement il avait coulé une des pièces maîtresses du dispositif ennemi, mais de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku.

L'efficacité du sous-marin et des bombardiers américains laissa aux sous-marins de l'US Navy la portion congrue en terme de proies. Soit 2 croiseurs et 1 pétrolier ce qui acheva de transformer une déroute en humiliation car les submersibles américains refusèrent longtemps de lâcher la Flotte ennemie en retraite.

La cruelle bataille de la Mer des Philippines fut rapidement surnommée « La grande boucherie des Mariannes ».

La victoire était néanmoins totale pour les Alliés au final. Les Japonais avaient perdus 3 porte-avions et, surtout, une centaine de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

Blaison et son équipage, après être rentrés à Eniwetok, leur nouvelle base, reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d'Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

Mais Hollywood dans les décennies suivantes fit de l'équipage du Saint-Mihiel le véritable héros de la bataille...

À l'inverse, Yamaguchi, s'estimant déshonoré par cette déroute, met fin à ses jours. Il est remplacé par l'Amiral Toyoda tandis que Nagumo est « muté » à un poste de terrien aux Philippines.

Désormais, l'Aéronavale japonais ne compterait plus, mais ça, un certain « Bull » l'ignorait encore...

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Message par Napoléon III » 07 sept. 2018, 20:45

Avril 1945

Le lendemain de l'arrivée dans la sphère soviétique des premiers convois de soldats soviétiques de la Wehrmacht, Staline permet le départ du premier convoi de prisonnier de guerre français vers la France. Quelques semaines plus tard, l'un d'eux parmi les plus charismatiques devient sous-secrétaire d'état aux Anciens combattants.

François Mitterrand...

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À Potsdam, près de Berlin, se tient la dernière Conférence interalliée, destinée à régler les derniers détails de l'après-guerre.

On y décide de la séparation définitive entre l'Allemagne et l'Autriche, la division de la première en 4 zones d'occupation tandis que la seconde retrouve sa pleine souveraineté (sans que Staline ne reconnaisse cependant le gouvernement provisoire de l'Archiduc Otto). Pourtant, Staline surprend Roosevelt et Churchill lorsqu'il déclare souhaiter, concernant la division de l'Allemagne, que « cette situation ne s'éternise pas ».

Le Géorgien va-t-il réunir de force l'Allemagne en lançant ses chars à l'ouest ?

De Gaulle a la réponse, lui. Il s'est entretenu en secret avec Staline. Les 2 ont fait part de leur souhait de voir l'Allemagne devenir un état tampon neutre et démilitarisé entre l'Est et l'Ouest. Ainsi, le Général suit strictement de la « Ligne Mandel ».

Roosevelt, en tout cas, est inquiet et ordonne d’accélérer les préparatifs de la bombe A, bien que la guerre soit finie.

On décide également d’entériner les nouvelles frontières orientales de la Pologne et de l'Allemagne. L'expulsion en masse des Allemands de ces zones, soit 11 millions de personnes, est décidé.

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Mise en place des 5 « D » à savoir

-Démilitarisation

-Dénazification avec l'installation aux postes importants des opposants au Régime nazi et le jugement des dirigeants de ce dernier dans un grand procès qui se tiendra à Nuremberg.

-Décartellisation par la scission des grands groupes regroupés de force par les Nazis.

-Démocratisation

-Décentralisation afin d'éviter le retour à la dictature.

Concernant l'Italie, elle perd l'ensemble de ses colonies et rétrocède le Dodécanèse à la Grèce. Quant à sa Métropole, elle est gardée intacte, à la grande fureur de Tito qui lorgnait sur l'Istrie et Zara.

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En dépit des tentatives de Staline en ce sens, on ne discutera pas du Japon impérial durant la Conférence. Le Japon est donc considéré comme une affaire principalement américaine.

Hormis le toast de Staline à l'unité allemande, le château de Cecilienhof connaît 2 autres coups de tonnerre. Le premier a lieu lorsque Churchill apprend que les Travaillistes ont gagnés les élections législatives en Grande-Bretagne. Pressentant cela, Churchill s'était fait accompagné de son successeur potentiel, Clement Atlee. Le second est rien moins que le décès de Roosevelt, au dernier jour de la Conférence ! Ce dernier est remplacé par son Vice-Président, Harry Truman, encore présent aux États-Unis.

Quelques jours avant la Conférence, les Occidentaux avaient évacués Magdebourg et les parties de la Saxe et de la Thuringe qu'ils occupaient tandis qu'en échange, Staline leur cédait une partie de Berlin. Notons que les Français hissent le drapeau bleu-blanc-rouge sur la colonne commémorant la victoire allemande en 1870-1871 !

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Dans le même temps, tout en préparant l'avenir de l'Europe, de Gaulle continue à peaufiner la destruction d'Hô Chi Minh et de la République démocratique du Vietnam. De Lattre est déjà sur place mais à la tête des seules forces qui combattent depuis 1941 et qui firent partie de la Résistance. Soit trop peu pour espérer chasser Hô du pouvoir.

Mais le Général prépare un puissant corps expéditionnaire qui sera transporté par la Marine nationale.

Les plans sont déjà sur la table. Un assaut massif est prévu pour Juin sur Saïgon. Puis, on y installera Bao Daï afin de montrer qu'il ne s'agit plus d'une guerre coloniale mais bien d'une lutte contre le Communisme. S'ensuivra la reconquête méthodique du pays par l'Armée d'Extrême-Orient, via un assaut terrestre et des débordements conduits via des débarquements. En parallèle, on instituera une Armée impériale vietnamienne dont le commandement sera confié à Nguyễn Văn Xuân, un Vietnamien chaud partisan de la France, ancien membre du cabinet de Georges Mandel lorsqu'il était Ministre des colonies et qui a combattu aux côtés de Salan.

En parallèle, les Japonais quittent en masse le pays, à l'aide de leur propre Flotte de transport mais certains fanatiques s'engagent dans le Viet-Minh, par haine des Occidentaux !

De Gaulle est furieux, les Japonais ont non seulement laissé Hô massacrer les colons, mais voilà que certains Nippons rejoignent les rangs des ennemis de la France !

Dans le même temps, les Pays-Bas, désormais libérés, préparent également leur propre revanche contre Sukarno. Ils cherchent des alliés dans la région pour y prendre la tête d'un gouvernement autonome. De Gaulle propose aux Néerlandais une aide matériel car leur Armée est très mal au point.

En Chine, Tchang commence à masser ses troupes à la frontière du territoire contrôlé par Mao au nord de Pékin. Cependant, Jean Escarra multiplie les rapports sur l'incompétence du Président chinois et, surtout, la corruption de son Régime. À Paris, on craint de voir la gigantesque Chine tomber dans l'escarcelle de Staline.

De plus, le gouvernement français constate que Tchang n'a pas tenu sa promesse de promulgation d'un vaste programme de réformes politiques et sociales.

La Roumanie expulse la minorité des Hongrois de Transylvanie, reconnus coupables de collaboration avec le gouvernement Croix-Fléché. La Tchécoslovaquie en fait de même avec sa propre minorité magyare ainsi qu'avec les Sudètes.

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Message par Napoléon III » 18 sept. 2018, 20:59

Mai 1945

En France débute le procès du Maréchal Pétain qui s'est rendu spontanément aux troupes françaises en Février. Laval, lui, est toujours en Espagne, d'où il prépare sa défense, l’État franquiste ne lui ayant laissé le droit de ne rester en Espagne que quelques mois…

L’orgueilleux Maréchal se contente, pour toute défense, de lire une lettre écrite de sa main dans laquelle il ne se déclare responsable que devant la France et les Français et non devant la Haute cour de Justice et que, par conséquent, il ne répondra à aucune des questions qui lui seront posées.

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Le procès est suivi presque heure par heure par les Français via les journaux et la radio.

De Gaulle a un œil sur le Procès Pétain mais l'autre est tourné vers l'Italie. En effet, contrairement à l'avis de la majorité de son gouvernement, il décide de soutenir la maintien de la dynastie de Savoie « et de ce ballot d'Humbert » à la tête de l'Italie. Or, le principal obstacle est que Victor-Emmanuel III, le monarque qui nomma Mussolini à la tête du pays, est toujours officiellement Roi. Multipliant les pressions, à la fois sur le Roi pour qu'il abdique et sur Ferruccio Parri (qui vient de succéder à Bonomi à la tête du gouvernement italien) pour qu'il accepte de se contenter d'une Monarchie constitutionnelle, le Général finit par enfin obtenir la « tête » de Victor-Emmanuel et l'accord du Président du Conseil italien pour une simple révision du « Statuto » de 1848. En échange, de Gaulle retire ses troupes du Val d'Aoste (qui devient cependant une Province italienne francophone à part) ainsi que de Tende et de la Brigue.

De Gaulle fait ainsi tout pour placer l'Italie dans l'escarcelle de la France.

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En parallèle, commencent les préparatifs du « Procès de Milan », le grand jugement des dirigeants fascistes dont Mussolini lui-même, livré par les autorités suisses aux Alliés !

Concernant la Belgique, un autre monarque félon, indigne de son grand peuple, Léopold III, décide, sous la pression à la fois de la foule belge mais aussi des Français qui l'ont libérés, d'abdiquer au profit de son fils Baudouin. Celui-ci, depuis son futur exil suisse, ne cessera de crier que son abdication lui avait été imposée par les soldats du « Colonel ». Comme Laval et les Fascistes surnommaient De Gaulle au début… Son fils aussi conservera un sévère ressentiment contre la France, mais il ne sera heureusement qu'un monarque sans pouvoir. Le Prince Charles exercera la Régence en attendant sa majorité.

À Paris, le mois de Mai 1945 se termine par un coup de théâtre. Laval se livre aux autorités françaises…

En Yougoslavie, tandis que la guerre civile fait toujours rage contre les Tchéniks, Tito est officiellement élu Président de la République fédérative populaire de Yougoslavie et se voit octroyer le grade de « Maréchalissime » par l'Assemblée constituante, uniquement composée de Communistes (Tito ne voyant pas l'intérêt de cacher son jeu…). La Yougoslavie nouvelle sera composée de 6 Républiques (la République populaire de Bosnie-Herzégovine (capitale Sarajevo), la République populaire de Croatie (capitale Zagreb), la République populaire de Macédoine (capitale Skopje), la République populaire de Monténégro (capitale Titograd), la République populaire de Serbie (capitale Belgrade), incluant le Kosovo (capitale Pristina) et la Voïvodine (capitale Novi Sad), et la République populaire de Slovénie (capitale Ljubljana)). Une Constitution est adoptée. Elle est quasiment une traduction en Serbo-croate de la Constitution soviétique de 1936, « la plus démocratique du Monde »…

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Juin 1945

Un Focke-Achgelis Fa 223 Drachen est le premier hélicoptère à traverser la Manche, il est piloté par son ancien équipage de la Luftwaffe.

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En France, De Gaulle institue l'ENA et suite à un vote du Parlement, commence la mise en place de la sécurité sociale.

Mais l’événement majeur de ce mois de Juin 1945 est la condamnation à mort du Maréchal Pétain à l'issue de son procès. De Gaulle demandera sa grâce à Mandel qui la lui refusera. Pétain est fusillé au Fort de Montrouge dans lequel il était détenu.

Mais le gouvernement français ne se contente pas de punir les traîtres, il récompense aussi les héros.

Noguès (en tant que Généralissime et « âme » du Sursaut), De Hauteclocque (pour ses exploits à la tête de la 2ème DB), Giraud (pour ses succès en tant que commandant de la 1ère Armée française, notamment lors de la Libération de la Corse), Delestraint (comme commandant victorieux à la tête de la Seconde Armée française) et De Lattre (pour ses grandes qualités combatives) obtiennent la dignité de « Maréchal de France », par décret du Président Mandel. Cette dignité sera refusée par de Gaulle, arguant qu'il n'a pas commandé de troupes après le Sursaut.

En Chine, l'offensive du gouvernement contre Mao tourne à la débâcle pour les troupes de Tchang. En effet, c'est à dessein que Mao laisse tout d'abord l'Armée de Nankin s'enfoncer en Mandchourie avant de lancer une violente contre-attaque sur ses flancs démesurément étendus grâce à l'action déterminante des blindés que lui ont fournis les Japonais. Des dizaines de milliers de soldats sont capturés et la plupart choisissent de rallier Mao, renforçant d'autant la capacité militaire du Communiste !

Profitant de son succès, Mao se rue sur Pékin.

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Au Vietnam, la Puissante Flotte d'Extrême-Orient transportant les renforts destinés à de Lattre arrive au large de Saïgon. Les soldats français font immédiatement face à la résistance acharnée des soldats d'Hô, lourdement armés, solidement retranchés et, surtout, brillamment commandés par le redoutable Giap. Seule la puissance de feu de la Flotte française permet de faire sauter le verrou Viet-Minh et permet aux soldats de la République d'entamer une cruelle guerre urbaine en plein cœur de la capitale de la Cochinchine. Dans le même temps, un petit contingent débarque à Kouang-Tchéou-Wan afin de rétablir la souveraineté française dans le « Hong Kong français ».

Le Général, profitant que le Monde a les yeux tournés en direction de ces événements déterminants pour son avenir, s'estimant de plus solidement ancré à la Présidence du Conseil mais surtout se doutant également qu'il sera soutenu par l'immense majorité des Français, promulgue un décret proclamant le retour à la frontière française de 1814. Sarrelouis et Landau redeviennent françaises ! Les Actualités cinématographiques ne se priveront pas de montrer l'oriflamme Bleu-Blanc-Rouge et les armes républicaines être installés sur les bâtiments officiels.

De Gaulle, interrogé à ce sujet, expliquera que « Le Maréchal Ney se retournait depuis 120 ans dans sa tombe de voir sa ville natale, la belle Sarrelouis, détachée de la Mère-Patrie ! La France victorieuse se devait de réparer cette grave injustice !»

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Face au tollé provoqué par les Alliés, De Gaulle s'emporte et explique à l'ambassadeur britannique que son pays a fait bien moins de cas lors du déplacement vers l'Ouest de la Pologne… Les Soviétiques se montrent plus « compréhensifs », il faut dire que Paris et Moscou se rapprochent secrètement, du moins sur la question allemande. Les 2 puissances voulant faire de l'Allemagne un État faible et neutre. D'ailleurs, en signe de rapprochement, le Général nomme un grand Français comme Ambassadeur en Union soviétique en remplacement d'Eirik Labonne

Le Maréchal de France Henri Giraud…

Cet échange de bon procédé est réciproque. Staline nommant Maxime Litvinov, ancien Chef de la diplomatie soviétique à la tête de laquelle il fit tout pour la mise en place d'une grande alliance anti-hitlérienne avec la France et le Royaume-Uni, ambassadeur à Paris.

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Les cruels chefs de l'URSS ne sont cependant pas avares de sarcasmes à son égard.

« Litvinov a beaucoup de chance. Il aurait été en effet plus probable, vu son parcours, qu'il soit devenu notre ambassadeur aux Enfers ! » Viatcheslav Molotov

Quant à Staline, il annonce avec un sourire moqueur à Litvinov qu'il va probablement se sentir comme chez lui en France...

En effet, Litvinov est d'origine juive. Quant au sarcasme antisémite du Vojd, il touche également le Président Mandel !
Modifié en dernier par Napoléon III le 17 oct. 2018, 12:07, modifié 1 fois.

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Message par Napoléon III » 07 oct. 2018, 19:10

Juillet 1945

Mao s'empare de Pékin. Face à l'ampleur d'un désastre qui a en plus mis au grand jour son incapacité, les dirigeants chinois (discrètement conseillés par les Occidentaux) décident d'écarter Tchang au profit de Li Zongren, qui devient donc Président de la République de Chine.

En charge pour lui de redresser une situation fort mal engagée.

Le pourra-t-il seulement ?

Pour commencer, celui-ci décide de rédiger en urgence le « Grand programme de Reconstruction nationale » que n'avait même pas ébauché Tchang, en dépit de ses promesses faîtes aux Français.

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Plus au sud, Saïgon tombe enfin aux mains des Français qui peuvent donc enfin y amener Bao Daï. De Lattre peut également quitter le Laos et rejoindre le gros de son Armée en y installant son QG. Notons que sous son commandement, les forces issues de la Résistance ainsi que les premiers éléments des nouvelles armées cambodgiennes et laotiennes ont intelligemment harcelés les avants postes du Viet-Minh à la frontière occidentale du Vietnam.

Heureusement, la France et l'Empire vietnamien trouvent rapidement des partisans, que ce soit parmi les proscrits du Communisme qui n'ont pas été massacrés par les soldats de la RDVN avant leur départ, ou bien même parmi les habitants écœurés par la brutalité des Communistes. Mais aussi les simples opportunistes…

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En France, Laval est condamné à mort et exécuté à son tour à l'issue d'un rapide procès. Joseph Darnand, ex-commandant des Forces de Sécurité Légionnaires, subit également son juste châtiment.

En Iran, la gendarmerie signale que l'URSS commence à livrer des armes à la population azérie de Tabriz. Peu après, les postes de police de la région sont attaqués par des hommes armés.

En effet Staline, ayant assuré son glacis protecteur à l'ouest, tourne désormais ses yeux vers le sud. Celui-ci a dans cette optique publié en Mai un appel à la sécession de la province turcophone iranienne d'Azerbaïdjan afin d'en faire un de ses satellites et ainsi s'emparer des réserves pétrolières du nord de l'Iran.

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À Alamogordo, au Nouveau-Mexique, a lieu le premier essai, qui s'avérera « concluant », d'une bombe atomique. Les Américains s'empressent de diffuser dans le Monde les images de l'explosion de « Trinity », soucieux d'en informer un Staline… déjà au courant !

Soutenus par Tito, qui a largement le dessus sur les Tchéniks dans la guerre civile yougoslave (la présence de l'Armée rouge dans le pays y étant pour beaucoup…), les Communistes albanais lancent une série d'attaques contre les troupes du Roi Zog. Début de la guerre civile albanaise. Les armées françaises et surtout britanniques y participeront aux côtés des troupes royales.

En Corée, un certain Grigori Semenov, Russe blanc ayant pu fuir la Mandchourie à temps, fonde à Séoul le « Gomorrah ». Cet établissement offre des « divertissements » aux GI's occupant le pays. Cet événement marque la naissance d'un puissant Empire du crime.

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Message par Napoléon III » 10 oct. 2018, 20:47

Août 1945

En Iran, les Soviétiques soutiennent désormais ouvertement les insurgés en empêchant les troupes régulières d'intervenir (n'oublions pas qu'ils occupent le nord du pays depuis 1941), comme ils le firent en Roumanie l'année précédente lors de la « Révolution ».

Au Vietnam, la méthodique reconquête de De Lattre se poursuit.

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Le Ve Congrès panafricain de Manchester proclame la « détermination des Africains à être libres ». Kwame Nkrumah crée un Secrétariat National Ouest-Africain, activement soutenu par la WASU (West Africa Students Union) pour en appliquer concrètement les résolutions. Ce mouvement promeut l’idée d’une Fédération ouest-africaine, premier échelon vers la réalisation d’États-Unis d’Afrique.

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Adoption de la Charte des Nations unies à l'issue de la Conférence de San Francisco. Naissance de l'ONU. Son siège est temporairement installé à Londres. Notons que c'est le gouvernement Tito qui représente la Yougoslavie tout comme le gouvernement communiste polonais représente Varsovie. À l'inverse, c'est Zog Ier qui incarne l'Albanie. Le Conseil de sécurité de l'Organisation est composé de l'URSS, le Royaume-Uni, les États-Unis, la République de Chine et la France.

Septembre 1945

Imitant leurs voisins azéris, les Kurdes se soulèvent contre le gouvernement impérial. Staline, sachant la Turquie solidement ancrée dans le camp occidental (et ne parlons pas de l'Irak, vassale des Britanniques), n'a donc aucune raison de ne pas s'appuyer sur le séparatisme kurde. À Tabriz, les Azéris proclament la « République populaire d'Azerbaïdjan ».

Conformément à ses engagements, la République française accorde l'indépendance à la République libanaise et à la République fédérale syrienne. Cette dernière est composée de 4 entités. L’État alaouite le long de la côte, l’État kurde au nord-est, l’État druze au sud et la République syrienne en elle-même sur le reste du territoire. Cette fédéralisation a été presque imposée par Paris, désireuse d'empêcher la majorité arabo-sunnite de « vampiriser » l'intégralité du pouvoir en écrasant démographiquement les minorités mais aussi dans le dessein, plus inavouable, de « Diviser pour mieux régner »…

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Les Franco-Vietnamiens attaquent Hué, transformée en champ de ruines, les Communistes incendiant notamment le Palais impérial.

En Chine, à l'issue d'une longue série de réunions conduites à un rythme infernal, le Président Zongren publie le « Grand programme de Reconstruction nationale », alors que Mao continue ses coups de boutoir contre les forces de Nankin. En effet, tandis que sa force principale, équipée d'armes lourdes japonaises, avance toujours vers le sud, d'autres sections, plus petites, mènent une intense guérilla en Chine du sud, sur les arrières de l'Armée nationaliste.

Création de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) par 44 pays.

Fondation à Québec de la FAO (Food and Agricultural Organisation) par l'ONU.

Ouverture du procès de Nuremberg de 23 chefs nazis (verdict le 1er Août 1946). En guise de prélude, le chef du gouvernement collaborateur norvégien, Vidkun Quisling, est condamné à mort pour haute trahison et est exécuté.

En Autriche, victoire des Conservateurs, soutiens du chef du gouvernement provisoire, Otto Von Habsburg, face aux Socialistes.

Élections législatives au Japon impérial. Les Japonais, qui n'ont pas le sentiment d'avoir été écrasés, du fait que le sol sacré du Japon n'a subi que quelques raids aériens et que l'Armée impériale est rentrée dans une large mesure en bon ordre au pays, le Parti le plus à droite autorisé par les Alliés, et qui soutient la cause Showa, le Parti libéral, obtient 40 % des voix aux Législatives. Le reste des voix étant éclaté entre le Parti progressiste et le Parti socialiste qui arrive en deuxième position avec 28 % des voix (La partie du peuple japonais qui n'est pas Anti-communiste par nature n'ayant aucune raison d'être effrayée par le terme socialiste, l'URSS n'ayant pas fait la guerre au Japon).

Ichirō Hatoyama devient Premier Ministre après une alliance avec les Progressistes, malgré quelques réserves américaines.

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Octobre 1945

Au Brésil, un coup d’État militaire renverse le Président Vargas.

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À Mahabad, les Kurdes proclament à leur tour leur indépendance via la « République du Kurdistan ».

Le gouvernement iranien, en la personne du Premier Ministre Hakimi, proteste avec véhémence auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, dont c'est la première expérience. Ce dernier décide de conseiller aux Iraniens de négocier directement avec Moscou.

Les exigences du Vojd sont claires. Il exige de Téhéran qu'elle accepte que :

« 1. Les troupes soviétiques restent stationnées indéfiniment dans le nord de l'Iran.

2. Le gouvernement iranien reconnaisse l'autonomie de l'Azerbaïdjan.

3. L'Iran et l'Union soviétique établissent une compagnie pétrolière irano-russe qui prenne en charge l'exploitation, la production et la commercialisation de pétrole iranien ; l'Union soviétique devait recevoir 49 % des gains totaux de la société et l'Iran 51 % »

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Pendant ce temps, le puissant parti communiste iranien, le Tudeh, prépare un soulèvement contre l’État impérial.

Ce mois d'Octobre 1945 voit également le retrait des troupes britanniques d'Iran, 6 mois après le Conférence de Potsdam. Staline, contrairement à ses engagements, rechigne à se retirer, malgré les pressions américaines.

Abolition de l'indigénat dans l'Union française. Depuis l'élection du Conseil de l'Empire puis l'accession des Conseillers au statut de Députés, ce statut était déjà vidé de sa substance et ce même dans les territoires n'ayant pas accédé au statut de DOM à la Libération.

Cependant, la nouvelle entraîne des scènes de liesse en Afrique française.

Les élections générales en Italie voient le triomphe de la Démocratie chrétienne, dirigée par Alcide de Gasperi qui devient Président du Conseil. Comme prévu, l'institution d'une République n'est plus à l'ordre du jour. L'investiture de De Gasperi a montrée au grand jour la césure qui touche le Parti Socialiste italien, entre les tenants de la Sociale-Démocratie, qui voteront pour De Gasperi et la formation d'une grande coalition, et l'aile gauche du Parti, qui votera non et ce, main dans la main avec les Communistes, tenant de la « Politique du pire ».

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Chute de Hué. Le Président Truman, pariant sur une chute prochaine du gouvernement d'Hô Chi Minh, rappelle Archimedes Patti aux États-Unis. Sa carrière est terminée. Il retourne dans un néant qu'il n'aurait jamais dû quitter...
Modifié en dernier par Napoléon III le 15 oct. 2018, 08:24, modifié 1 fois.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 14 oct. 2018, 18:56

Novembre 1945

Pilotant un Gloster Meteor F.4, le capitaine Wilson établit le premier record du monde de vitesse de l'après guerre en atteignant 975 km/h. En parallèle, le lieutenant Jack C. West effectue le premier appontage d'un avion à réaction, un Ryan FR Fireball, sur un porte-avions.

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Coup de théâtre à la Chambre des députés ! De Gaulle, déçu voire écœuré du refus des Représentants de la Nation d’amender la Constitution en vue de renforcer le pouvoir exécutif annonce sa démission ! Qui choisir à sa place, les 2 blocs non communistes étant incapables de former une majorité sans un accord ? L'heure revient rapidement aux basses manœuvres politiciennes et aux trahisons. En effet, le Général pousse les députés issus du PSF à refuser la confiance à quiconque autre que lui même, espérant, en créant la « Chienlit », revenir très vite au pouvoir et imposer sa réforme constitutionnelle.

La manœuvre gaullienne rabat non seulement vers la gauche l'équilibre des forces, la droite étant désormais affaiblie sans pour autant que le Général ne soit inquiet du risque de l'entrée de Communistes au gouvernement, les savant trop haïs par les autres. Mais Charles de Gaulle provoque surtout l'ire de De la Rocque, furieux que l'ancien Ministre de la Guerre ne se comporte comme le seul Chef du PSF et ne l'affaiblisse, en y portant la division entre Gaullistes, qui voteront non à toutes candidatures non gaullienne et Rocquistes, prêts à certains compromis !

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Mais ce basculement à gauche de la Chambre profite toute naturellement à son chef, Léon Blum, qui est investi. Daladier, son allié au sein du Front républicain, devient Vice-Président du conseil, tout comme Robert Schumann, avec le porte-feuille des Affaires étrangères,en tant que représentant de la faction de la droite qui a votée l'investiture. Cependant, le Colonel, pourtant prêt au compromis, est contraint à quitter le gouvernement, étant désormais à la tête d'une force affaiblie par le sécession rapide des Gaullistes, qui fonderont le RPF, le Rassemblement pour la France.

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En Italie, De Gasperi fait voter une Loi constitutionnelle accordant l'autonomie aux provinces suivantes :

-La Sardaigne et la Sicile, isolées du continent, pauvres au plan économique et sujettes à des tensions séparatistes.

-Le Trentin-Haut-Adige pour protéger sa minorité germanophone.

-La Vallée d'Aoste pour la protection des francophones et dans la continuité des pressions exercées par le gouvernement français.

-L'Istrie (capitale Trieste) en vue de calmer l'Irrédentisme des majorités slovènes et croates, véritablement draguées par Tito mais aussi pour soutenir une province frontalière du Bloc de l'Est. L'amertume sera grande pour les Italiens vivant en Yougoslavie. En effet, là où les Croates et les Slovènes d'Istrie obtiennent une large autonomie et des droits linguistiques, les Italiens de Dubrovnik, entre autres, ne se voit proposer qu'entre « la valise et le cercueil » par les Communistes...

-La Province de Zara, tête de pont de l'Ouest et menacée également par la Yougoslavie.

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Exécution de William Joyce, speaker anglophone de la radio allemande pendant la guerre.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 15 oct. 2018, 08:24

Ajout pour Septembre 1945

Élections législatives au Japon impérial. Les Japonais, qui n'ont pas le sentiment d'avoir été écrasés, du fait que le sol sacré du Japon n'a subi que quelques raids aériens et que l'Armée impériale est rentrée dans une large mesure en bon ordre au pays, le Parti le plus à droite autorisé par les Alliés, et qui soutient la cause Showa, le Parti libéral, obtient 40 % des voix aux Législatives. Le reste des voix étant éclaté entre le Parti progressiste et le Parti socialiste qui arrive en deuxième position avec 28 % des voix (La partie du peuple japonais qui n'est pas Anti-communiste par nature n'ayant aucune raison d'être effrayée par le terme socialiste, l'URSS n'ayant pas fait la guerre au Japon).

Ichirō Hatoyama devient Premier Ministre après une alliance avec les Progressistes, malgré quelques réserves américaines.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 17 oct. 2018, 12:07

Ajout pour Juin 1945

Dans le même temps, un petit contingent débarque à Kouang-Tchéou-Wan afin de rétablir la souveraineté française dans le « Hong Kong français ».

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