LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 18 févr. 2018, 18:29

Octobre 1943

En ce mois d'Octobre 1943 se tient la Conférence de Téhéran, réunissant les 4 Grands que sont les États-Unis, l'URSS, la France et le Royaume-uni.

Ceux-ci décident de confirmer le déclenchement du débarquement dans la sud de la France en Janvier 1944 en lieu et place du débarquement dans les Balkans voulu par Churchill mais auquel il avait finalement déjà renoncé. Concernant ces mêmes Balkans, Churchill informe le dirigeant soviétique de son intention de soutenir autant les Partisans de Tito que les Tchétniks non collaborateurs de Mihailovic.

Concernant la Pologne, les 4 Grands ne parviennent pas à s'entendre sur ses futures frontières, Mandel s'opposant encore à toute cession de territoires polonais à l'URSS. D'ailleurs, démontrant le ferme appui du Président du Conseil aux Polonais, les cartes du Front de l'Est publiées par « La France combattante » montrent les frontières de 1937 avec en plus les États baltes que Staline veut annexer comme nations indépendantes...

Notons que c'est au cours de cette conférence que Mandel informa pour la première fois Staline sur les négociations qui ont lieu entre le gouvernement de la République française et la Résistance roumaine regroupée autour du Roi Michel. Le moment venu (c'est à dire quand l'Armée rouge sera aux frontières de la Roumanie), le Roi Michel et la Résistance renverseront Antonescu et déclareront la guerre à l'Allemagne. En échange, la Roumanie récupérera la Transylvanie du nord et la Doubroudja du sud, la Bessarabie et la Bucovine du nord revenant de nouveau à l'URSS. En effet, bien qu'étant favorable au retour aux frontières d'avant guerre, Mandel sait que Staline a cette fois la moralité et le droit de son côté (La Roumanie combattant aux côtés d'Hitler) en ce qui concerne le retour de la Bessarabie à l'URSS…

À l'issue de la conférence, Mandel et Churchill ne rentrent pas directement à Alger pour le premier et à Londres pour le second. En effet, les 2 chefs de gouvernement font un détour par Adana, en Turquie, pour discuter avec le président turc Inönü. En effet, ils ont l'intention de faire participer la Turquie neutre à leur tentative pour repousser le plus à l'est possible la limite de l'influence stalinienne. Mandel et Churchill explique au Président turc qu'ils ont les forces suffisantes pour libérer la Grèce, voire l'Albanie, mais que sans l'intervention turque dans le conflit, l'occupation de la Bulgarie par Staline apparaît comme inévitable, ce qui mettra Istanbul, et donc les détroits, à portée des chars russes. Informé par René Massigli des craintes turcs sur le sujet, les 2 hommes espèrent faire mouches. Inönü hésite cependant. En effet, il craint de devoir accepter la présence soviétique sur son sol s'il met fin à la neutralité de son pays. Les 3 hommes se quittent sans parvenir à un accord, le Turc réclamant en plus des garanties militaires massives contre l'inévitable riposte du Reich.

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Ismet Inönü

En URSS, les Troupes soviétiques libèrent Kiev.

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En Italie, Rome étant libérée, les antagonismes entre le Roi et Badoglio d'un côté et les meneurs de la Résistance de l'autre (soutenus discrètement par la France) refont surface. Les meneurs antifascistes obtiennent le remplacement de Badoglio par Bonomi à la Présidence du Conseil tandis que le Roi Victor-Emmanuel III se retire sans abdiquer et cède ses prérogatives royales à son fils, Humbert.

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Humbert, Prince de Piemont

Au Japon, Yamamoto analyse les dernières victoires américaines dans le Pacifique centre et en tire des conclusions importantes concernant la stratégie des États-Unis dans la région. Tout d'abord, la mobilisation de gigantesques ressources japonaises aux Salomons arrange grandement les Américains, ceux-ci n'ayant que des garnisons isolées face à eux dans le Pacifique centre. Mais surtout, Yamamoto craint que la Flotte combinée ne soit pas prête à l'heure de la bataille décisive qu'il envisage autour des Îles Mariannes. En effet, en dépit du travail acharnée des ouvriers, le Japon ne retrouvera pas une force de frappe aéronavale suffisante avant 1944. Or, Yamamoto a compris que les Américains ignorent délibérément certains atolls forteresses japonais et se contentent de les isoler comme Nauru et Wake. L'Amiral japonais en conclue que les Américains ignoreront Truk et attaqueront le plus vite possible, bien trop vite pour les Japonais, les Îles Mariannes, mettant le Japon à portée des assauts des bombardiers US ! Le commandant de la Flotte combinée rédige un rapport présentant ses conclusions qu'il présente directement à l'Empereur Hiro-Hito, plus susceptible de le comprendre que le Premier ministre Tojo. En effet, Yamamoto propose rien moins que l'abandon de Nauru, Wake et Truk et d'autres îles isolées pour que leurs garnisons renforcent Saipan et Guam. Par ailleurs, ces îlots gaspillent d'autant plus de ressources que des destroyers sont mobilisés inutilement pour les ravitailler alors qu'ils seraient plus utiles à traquer les sous-marins alliés et à défendre les lignes de ravitaillement de la Sphère de Co-prospérité ou plutôt, à défendre le fruit des pillages japonais en Asie. Enfin, l'Amiral propose de retirer la majeure partie des forces aériennes et navales engagées autour de San Cristobal.

Ayant pris connaissance du rapport de l'Amiral, l'Empereur tranche en sa faveur.

Tojo est furieux. Il n'a pas l'intention d'en rester là. En effet, comment un officier japonais peut-il sciemment abandonner des territoires aux ennemis du Japon, même s'agissant d'atolls n'ayant plus aucune valeur stratégique ? Mais que peut-il bien faire ? S'opposer à l'Empereur-Dieu ? Sûrement pas. Mais il existe une cible qui, si elle est frappée, n'entraînera pas la malédiction divine sur Tojo et ses proches. Yamamoto en personne ! Un jeune officier, Kenji Hatanaka, se porte volontaire pour assassiner l'Amiral…

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Kenji Hatanaka

Quelques jours plus tard, Hatanaka tire au revolver sur Yamamoto qui meurt sur le coup. L'assassin ne cherche même pas à fuir, se croyant à la fois protégé par Tojo tout en pensant que son geste sera cautionné par l'Empereur.

Rien n'est plus faux. Hiro-Hito comprend vite qui est le responsable du meurtre de l'Amiral et contraint Tojo à se faire seppuku. Pour mieux humilier son ancien Premier ministre, il lui annonce en personne la nomination au poste de Ministre de la guerre de son ennemi intime…

Tomoyuki Yamashita…

En parallèle, l'Empereur, soucieux de reprendre la main sur le gouvernement de son pays, nomme son oncle, Naruhiko Higashikuni au poste de Premier ministre.

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Message par Napoléon III » 18 févr. 2018, 18:29

Novembre 1943

Le nouveau Premier ministre de l'Empire du soleil levant, Naruhiko Higashikuni, décide de confirmer les décisions militaires prises par Yamamoto avant son meurtre, ce qui est en adéquation avec les vœux de l'Empereur. Dans le même temps, U-Go, désormais entre les mains de Yamashita, est également maintenue.

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Tomoyuki Yamashita, Ministre de la guerre du Japon.

Ainsi, commence le transfèrement de l'essentiel de l'aviation japonaise basée à Guadalcanal et à Rabaul plus au nord-ouest, vers les îles indonésiennes et les Philippines. Ainsi Saburo Sakai, Hiroyoshi Nishizawa et les autres pilotes japonais expérimentés pourront, loin des escadres alliées, y former les nouvelles recrues en vue de la future bataille des Îles Mariannes, prévue pour 1944.

La garnison japonaise de San Cristobal est donc, comme celles des Fidji et des Nouvelles-Hébrides, abandonnée à son sort. Cela ne l'empêche pas de continuer à se battre bien que pour les Alliés, la campagne se résume désormais à un vaste nettoyage.

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Dans le même temps, les garnisons japonaises de nombreux atolls du Pacifique centre sont évacuées par des destroyers vers les Mariannes.

Higashikuni n'a donc pas vraiment le temps de s'installer car, en plus des impératifs qu'impose la guerre, il doit présider la Conférence de la grande Asie orientale, qui réunit les États satellites de l'Empire nippon. Celle-ci réunit les Birmans, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Laotiens, les Indonésiens, les Philippins, les Chinois du gouvernement collaborateur et, même le Thaïs ainsi que les Indiens de Chandra Bose, qui n'ont pourtant autorité sur aucun territoire, juste une représentation à Singapour.

Bien que la Conférence fut principalement un acte de propagande, les dignitaires présents à celle-ci n'en produisent pas moins une déclaration commune :

« C'est dans l'espoir d'une paix mondiale que les nations du monde ont chacune leur juste place et espère que l'aide mutuelle et l'assistance leur apportera la prospérité. Les États-Unis d'Amérique et les empires britannique et français cherchent à s'enrichir en opprimant d'autres peuples et pays. Tout particulièrement en Asie orientale, ils se livrent à l'agression et à l'exploitation insatiable des ressources, ils cherchent à assouvir leur ambition démesurée d'asservir toute la région, et ils sont devenus une menace sérieuse pour la stabilité de l'Asie orientale. C'est là que réside la cause de cette guerre. Les pays de la grande Asie orientale, avec pour volonté d'établir la paix dans le monde, s'engagent à coopérer pour amener la guerre de la grande Asie orientale à une conclusion positive, libérer la région de la domination américano-anglo-française, assurer leur existence et leur auto-défense, et à construire une grande Asie orientale conformément aux principes suivants :

- Les pays de la grande Asie orientale s'engagent à coopérer mutuellement pour assurer la stabilité de la région et construire un monde de prospérité commune et de bien-être fondé sur la justice.

- Les pays de la grande Asie orientale assureront la fraternité des peuples de leur région en respectant la souveraineté et l'indépendance des uns et en pratiquant l'assistance mutuelle et l'amitié avec les autres.

- Les pays de la grande Asie orientale respecteront les traditions de tous et développeront les facultés créatives de chaque race, permettant ainsi d'améliorer la culture et la civilisation de la grande Asie impériale.

- Les pays de la grande Asie orientale s'efforceront d'accélérer leur développement économique par coopération étroite sur base de la réciprocité et de favoriser la prospérité générale de leur région.

- Les pays de la grande Asie orientale cultiveront des relations amicales avec tous les pays du monde, et travailleront pour l'abolition de la discrimination des races, la promotion des échanges culturels, et l'ouverture de l'accès aux ressources dans le monde entier, et contribueront ainsi aux progrès de l'humanité. »

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En parallèle, notons que la prompt réaction d'Hiro-Hito au meurtre de l'Amiral et le strict contrôle de l'information au sein de l'Empire a permis de limiter les troubles opposants « Marins » et « Terriens » à quelques rixes dan Tokyo.

Certes, la nouvelle de la mort d'Isoroku Yamamoto a finalement été propagée, mais elle est accompagnée de l'annonce du châtiment du responsable de sa mort.

À Pearl Harbor, le cuirassé Oklahoma, coulé le 7 décembre 1941, est renfloué.

En France occupée, le commandant en chef allemand, Gerd von Rundstedt, bien conscient qu'un débarquement dans le nord du pays, alors que la mauvaise saison bat son plein, est des plus improbable, transfère plusieurs division, dont des redoutables unités de panzers, vers le sud du pays. Les Alliés, informés par leurs reconnaissances et la Résistance de ces déplacements, sont inquiets mais décident de maintenir le débarquement prévu en Janvier.

Cependant, l'événement central de ce mois de Novembre 1943 est l'opération Alcazar. En effet, les Maréchalistes, sentant tout à la fois le vent tourner et constatant la mise à l'écart de leur chef, décident de prendre langue avec les éléments les plus conservateurs de la Résistance intérieure en vue de faire évader Pétain de Métropole ! Pierre Pucheu, un proche de Pétain mais également un opportuniste qui a bien compris que les chars de Mandel seraient bientôt dans les rues de Paris, prend contact avec Henri Frenay dans ce sens. Mis en confiance, le Résistant décide de rencontrer l'ancien ministre collaborateur dans une villa isolée, tout en en référant qu'à des amis sûrs, la découverte du projet par Alger et Passy pouvant être explosive.

Alors que les 2 hommes mettent en place les modalités du plan (Pétain serait exfiltré par avion en direction de la Corse) et décident de contacter Giraud, l'officier le plus haut gradé susceptible de soutenir l'opération (il vaut mieux éviter que la chasse alliée n'abatte l'avion…), l'armée allemande cerne la villa et des agents de la Gestapo arrêtent Frenay et Pucheu, qui sont immédiatement envoyés Rue des Saussaies...

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Pierre Pucheu


Pétain proteste, il veut faire libérer Pucheu (il a très vite oublié Frenay….) mais les Allemands lui amènent une fin de non recevoir à peine polie...

Chez les Lavalistes, c'est tout d'abord la stupéfaction. Aucun de ces traîtres ne s'attendaient en effet à ce que le « vieux », comme Laval l'appelait avec ses intimes, ne prenne une initiative aussi audacieuse, surtout au nez et à la barbe des Allemands !

Cela aurait pu être inquiétant, vu qu'elle montre que désormais nombre de Réactionnaires sont désormais ralliés au « Juif Mandel ». Pire pour les Fascistes français, si la nouvelle de la tentative de défection de Pétain s'ébruite, ses partisans suivront désormais les « Africains » et non plus le gouvernement parisien.

Cependant, Laval préfère n'y voir que les avantages immédiats. C'est désormais lui le seul maître de la France soumise. Désormais, Pétain n'est plus qu'un portrait dans les bâtiments officiels de Métropole. C'est lui, Pierre Laval, qui tire les ficelles (enfin, temps qu'Abetz l'y autorise…).

Pétain est désormais un « Chef de l’État » sans autorité, placé quasiment en résidence surveillée…

À l'annonce de la tentative de fuite de Pétain, Hitler explose. Pourquoi dès lors encore « ménager » la France alors que même celui qui était censé maintenir l'ordre allemand dans ce pays a tenté de rallier le « Juif » ? Himmler se rue sur l'occasion. Lui qui rêvait de bâtir un État SS en Bourgogne, idée qu'Hitler avait reporté à l'après-guerre, revient à la charge. Néanmoins Hitler, bien que d'accord avec le principe, craint que l'Allemagne s’aliène les derniers collaborationnistes si elle commence dès maintenant le dépeçage de la France. De plus, Laval remplacera aisément Pétain dans sa tâche de direction de l’État français et ses FSL sont néanmoins de très bons supplétifs dans les tâches de lutte contre les Résistants et la traque des Juifs... Il apporte donc au chef SS une fin de non recevoir. Pour le moment...

Pendant ce temps, l'USS Corsica, surnom donné à la Corse par les Américains, devient un véritable porte-avions incoulable en prévision d'Overlord/Seigneur Suprême tandis que l'Armada alliée continue de gonfler en Corse, Sardaigne et Italie du sud.

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D'ailleurs, afin de renforcer les forces qui débarqueront en Provence, les Alliés confient à plusieurs divisions italiennes réarmées des secteurs jugés calmes du Front italien.

La purge à la tête de l’État français commence. Maurice Sarrault, un Maréchaliste convaincu, est ainsi assassiné par des FSL. La propagande fera passer le meurtre pour une action de Résistants...

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En Yougoslavie occupée, les premiers conseiller militaires français arrivent auprès des Partisans de Tito. Tito lui-même nommé Général par le gouvernement de Pierre II. Tito qui hésitait à « suspendre » la Monarchie et à former son propre gouvernement sous le nom de « Comité national de libération de la Yougoslavie » y renonce, du moins pour le moment, par peur d'irriter les Alliés occidentaux, surtout les Français qui commencent à peine à lui reconnaître une once de légitimité. Le chef des Partisans se contente donc du « Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie », qui lui est presque entièrement inféodé et qui fonctionne déjà comme un gouvernement dans les zones sous son contrôle là où Mihailovic administre les territoires au nom du gouvernement de Subasic et du Roi Pierre II.

En prévision de l'arrivée prochaine de l'Armée rouge, le Général Tadeusz Bór-Komorowski, le chef de l'Armia Krajowa (la Résistance intérieure polonaise), approuve le plan Tempête. Ce plan consiste à soutenir l'avance des Soviétiques en déclenchant un soulèvement général de la Pologne à l'arrivée des hommes de Staline.

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Dans le même temps, en effet, l'Armée rouge progresse. Tandis que de violents combats éclatent à l'ouest de Kiev et aux portes de la Pologne de 1939 (Von Manstein tentant de s'opposer à la ruée soviétique avec les trop faibles moyens mis à sa disposition), les Soviétiques isolent les forces germano-roumaines engagées en Crimée.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 18 févr. 2018, 18:30

Décembre 1943

En Yougoslavie, Dobroslav Jevđević, qui collabore avec les Allemands, est assassiné par un Tchétnik loyal à Mihailovic.

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En Europe, les préparatifs du débarquement allié en France s'accélèrent. Tout d'abord, dans l'optique d'affaiblir la Luftwaffe, les Alliés déclenchent l'Opération Argument, une campagne de bombardements contre les usines de production aéronautique du Reich, bientôt surnommée « Big Week ». L'objectif est double. En premier lieu, affaiblir la production de nouveaux appareils par les Allemands via la destruction directe des usines les produisant tout en obligeant l'aviation d'Hitler à combattre et donc à s'affaiblir en vue de défendre ces usines en parallèle. Les pertes des bombardiers, non encore escortés, sont très lourdes, tandis que la production aéronautique de l'Allemagne n'est affaiblie que quelques semaines.

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Dans le même temps, une campagne de raids aériens est menée contre les installations allemandes en France occupée. Cependant, afin de tenter de tromper l'ennemi, 3 fois plus de cibles sont bombardés au nord du pays (et principalement dans le Pas de Calais) que dans le sud, le véritable objectif des Alliés.

Toujours dans le cadre de cette campagne d'intoxication dénommée Fortitude/Courage, Patton, mal vu depuis qu'il a giflé un soldat victime d'un syndrome post-traumatique en Italie, est nommé commandant du groupe d'Armée stationné en Angleterre avec son propre QG dans le Kent. Von Rundstedt et les Allemands, qui admirent Patton, pensent que jamais les Alliés ne se priveraient d'un tel officier pour leur débarquement principal et maintiennent une Armée dans le Nord-Pas-de-Calais, lieu supposé de l'assaut. La Normandie, quant à elle, est presque vide de troupes…

En parallèle, les Alliés déclenchent l'opération Crossbow/Arbalète, une campagne de bombardement stratégique systématique des centres d'expérimentation et de production des fusées "Vergeltungswaffe" ("Armes de représailles"), comme Peenumunde, sur la côte Baltique, et Watten en France, ainsi que des sites de lancement identifiés entre Cherbourg et la Pas-de-Calais.

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Signature d'un pacte d'amitié entre Benes et Staline. Souhaitant éviter une soviétisation complète du pays après guerre, le Président tchécoslovaque décide la nationalisation de l'industrie lourde et la création de comités populaires à la fin de la guerre tout en plaçant volontairement son pays dans l'orbite soviétique.

Pendant ce temps, la contre-attaque soviétique se poursuite en Ukraine. Tandis que Vatounine franchit l'ancienne frontière polonaise de 1939, plus au sud Koniev franchit le Dniepr à Tcherkassy et se rue en direction de Krivoï-Rog et Kirovograd. L'Allemagne n'est plus seulement blessée, elle souffre d'une hémorragie presque totale ! Manstein supplie Hitler d'envoyer rapidement des renforts d'autres secteurs, notamment les précieuses forces blindées stationnées en Grèce mais surtout, en France. Hitler finit par céder. Manstein, le « pompier du Reich », recevra ses renforts dans moins d'un mois tandis que Rommel quitte la Grèce pour la France occupée avec comme charge de repousser le débarquement allié.

Ainsi, des précieuses Panzerdivisionen quittent la France à quelques semaines d'Overlord/Seigneur suprême…

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Dans « cette quête désespérée des renforts » comme aurait dit Jean-Baptiste Duroselle, le Führer décide également de convoquer Horthy au Berghof pour lui intimer l'ordre d'expédier à nouveau des troupes hongroises à l'Est. Le Régent cède rapidement, conscient qu'il est à la fois bien trop tôt pour s'opposer à l'Allemagne et qu'il vaut mieux éviter une ruée rouge sur le Danube avant d'avoir obtenu à cessez-le-feu avec Moscou…

Néanmoins, le dirigeant hongrois demande à ses diplomates d'accélérer les discussions avec les Alliés en vue d'un armistice.

Dans le Pacifique, les Américains occupent les îles Carolines et la base navale de Truk, abandonnée par les Japonais. Nimitz, déjà stupéfait par l'exécution de Yamamoto, voit se multiplier les rapports de ses submersibles et avions de reconnaissances lui annonçant que les Japonais évacuent les atolls les plus avancés de leur dispositif de défense comme Wake et Nauru et agglutinent les soldats évacués vers les Mariannes, et principalement Guam et Saipan. « À quoi jouent les Nippons ? » Se demande l'Amiral américain.

D'ailleurs, il fait face à un dilemme. Si l'ensemble du corps des officiers américains veut attaquer de suite ces mêmes Mariannes, le renforcement considérable des défenses de l'archipel par les Japonais ne joue pas en faveur d'une action immédiate. De plus, même si les îles tombaient rapidement, les B-29 ne sont pas encore prêts et donc, Tokyo et l'archipel nippon ne pourrait être attaquée de suite. Nimitz fait donc le choix d'attendre Mars et l'arrivée de renforts avant de déclencher l'assaut.

D'autant qu'en parallèle, l'Amiral n'est pas d'accord avec ses subalternes sur la suite à donner aux opérations après la prise de Saipan et Guam. En effet, l'immense majorité des officiers américains plaident en faveur des Palaos comme prochaine cible avec dans le viseur, les Philippines, et le plus célèbre des prisonniers américains, Douglas Mc Arthur ! Pire, le Président Roosevelt met une « amicale pression » sur l'Amiral dans ce sens.

De son côté, l'Amiral américain préférerait attaquer en direction de Formose avec un assaut préalable sur Iwo Jima.

Concernant, les opérations dans les Salomons, le gros des forces japonaises se sont repliés sur Bougainville et les renseignements issus tant des reconnaissances aériennes que des interceptions radios montrent que les Japonais ont l'intention de la transformer en forteresse. Le reste de l'archipel est quant à lui délaissé, seuls des unités retardatrices sont laissées sur place. Le « nettoyage » de ces îles est confiés par Nimitz aux Australiens, Néo-Zélandais et Français issus des tirailleurs du Pacifique.

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L'Amiral Nimitz

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Message par Napoléon III » 18 févr. 2018, 18:30

Janvier 1944

Déclenchement de l'Opération Overlord/Seigneur suprême, le débarquement allié, dans le sud de la France. Plusieurs futures personnalités politiques participent à l'opération comme Jean, futur Grand-Duc du Luxembourg, engagé dans l'Armée britannique et Chapour Bakhtiar, engagé dans l'Armée française et futur grand homme politique iranien. Jean Moncorgé, soldat au Régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème Division blindée française participe également à l'opération. Ce dernier est plus connu sous son nom de scène, Jean Gabin.

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Emblème de la 2ème division blindée de la République française

5 plages provençales, désignées sous le nom d’une lettre de l’alphabet grec (car donner 2 noms, un en Français et l’autre en Anglais à chaque plage eusse compliqué la tâche des Alliés et sans doute provoqué des erreurs néfastes), sont l’objet du débarquement allié de Janvier 1944. Ce sont les célèbres plages Alpha, Bêta, Delta, Epsilon et Omega. Cette attaque amphibie est précédée d’un assaut aéroporté des parachutistes américains, britanniques mais aussi français qui sème le chaos dans les arrières des armées allemandes, facilitant ainsi la prise des plages et l’établissement des têtes de pont.

La progression alliée, quoi que lente, est continue contrairement à ce qui s'est passé à Anzio, et ce en dépit d'un terrain accidenté et d'une végétation qui facilite d'ailleurs la résistance acharnée mais désespérée que mènent les Allemands. Néanmoins, la Luftwaffe, encore vaillante, organise de nombreux raids non seulement contre les unités terrestres alliées mais également contre leurs grandes unités navales. D'ailleurs, les Allemands utilisent pour la première fois les bombes téléguidées Fx 1400 Fritz X. Un cuirassé britannique est notamment coulé. Cependant, une contre-mesure consistant en un brouillage radio est rapidement trouvée pour contrer le radioguidage des bombes tandis que l'aviation alliée prend petit à petit le dessus sur son adversaire allemande.

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Les assauts de la Luftwaffe contre la Flotte alliée sont furieux

La Résistance intérieure française mène une guérilla intense sur les lignes de communication allemandes, tout en évitant les grandes concentrations de FFI, conformément aux consignes d'Alger, bien consciente que former de vastes forteresses républicaines sur les arrières des Allemands ne ferait qu'offrir des cibles faciles aux soldats du IIIème Reich. Ainsi, l'idée d'un vaste maquis dans le Vercors, conformément à ce que stipulait le « Plan Montagnard » est elle abandonnée depuis longtemps, ce qui n'empêche pas aux résistants qui auraient dû le constituer, de harceler les colonnes ennemies dans leur descente de la Vallée du Rhône.

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Malheureusement, toute la Résistance n'obéit pas « au doigt et à l’œil » aux ordres d'Alger. Ainsi, un puissant groupe de FTP communistes décide-t-il, de son propre chef, de libérer Tulle dès l'annonce du débarquement. Certes, la garnison n'est pas fameuse, mais ces hommes oublient un peu vite l'inévitable riposte allemande à l'heure où les Alliés sont à des centaines de kilomètres ! À peine la garnison composée de soldats de la Wehrmacht et de FSL est vaincu que les collaborateurs sont passés par les armes par les Communistes. Quant aux soldats allemands, ils sont molestés et internés dans le lycée de la ville.

Von Rundstedt est furieux et donne l'ordre de reprendre la ville. Il rassemble rapidement les forces nécessaires soit des bataillons de SS, aidés de Feldgendarmes et même, de cosaques (!), chargés de la traque des résistants dans la région et qui n'ont, désormais, plus besoin de les chercher…

Le gouvernement républicain hésite sur la conduite à tenir. En effet, les FTP, qui ont jurés de défendre la ville, ne lui obéiront pas s'il leur ordonne d'évacuer la ville. Mais ordonner aux groupes de Résistances locaux « républicains » de rejoindre les Communistes pour défendre Tulle ne ferait qu'augmenter inutilement les pertes de la Résistance. Mais surtout, Mandel et les dirigeants français se soucient des malheureux habitants de Tulle, pris en otage par l'action inconsidérée des FTP .

En effet, Mandel a eu vent des mauvais traitements infligés aux soldats allemands et sait que les Allemands se vengeront des civils dès qu'ils sauront ce qui s'est passé…

C'est alors qu'un grand homme émerge. Celui-ci, qui sera surnommé « le sauveur de Tulle ». Résistant d'obédience communiste, il prend sur lui de se rendre au GQG du commandement allemand à l'ouest à Paris afin d'y négocier avec Von Rundstedt rien moins que la vie des habitants de Tulle. En effet, il sait, grâce à ses contacts au sein de la Résistance, qu'elle soit communiste ou non, que les troupes allemandes chargées de reprendre Tulle sont déjà rassemblées et ont commencées leur marche vers leur proie.

Les Allemands sont stupéfaits et menacent l'homme d'enfermement. Mais la vie des Tullistes est bien trop importante pour qu'il se laisse ainsi intimider.

« Accepteriez-vous que de valeureux soldats allemands soient exécutés simplement parce que vous aviez refusé d'écouter un homme ? » Dit-il aux soldats qui veulent le jeter en prison.

Abasourdis, les Allemands acceptent de parler de cette demande de négociation au Maréchal Von Rundstedt. Quelques minutes plus tard, le Français est accueilli froidement mais courtoisement par le commandant suprême des troupes allemandes à l'ouest. L'officier allemand explique qu'il accepter de lui parler car il représente « le gouvernement d'Alger » et qu'il ne parle pas au « terroriste ».

En effet, l'homme est un membre du CNRI, le « Conseil national de la Résistance intérieure » et c'est à ce titre que Von Rundstedt, soucieux de la vie de ses hommes, s'entretient avec lui. En effet, le Maréchal a bien compris qu'il n'a aucun mandat d'Alger pour lui parler car jamais la République n'aurait envoyé directement un grand chef de la Résistance dans la « gueule du loup ». De plus, Raoul Nordling, ambassadeur de Suède auprès de l’État français est déjà en négociation avec le Maréchal allemand pour sauver les Tullistes.

Secrètement, le Maréchal d'Hitler trouve que la démarche du Résistant ne manque pas de panache.

Le Résistant propose d'entrer en contact avec les meneurs des forces communistes qui ont pris Tulle. En échange de la libération des prisonniers allemands, aucunes représailles ne seront exercées contre les habitants de la ville. Les 2 ennemis décident que ceux-ci seront pris en charge par la Croix-Rouge car, Von Rundstedt est catégorique sur ce point, la cité sera brûlée, l'armée allemande ne pouvant laisser une action de « Terroristes » entièrement impunie.

Le temps presse pour le Résistance français car pendant que l'on négocie, les SS avancent toujours vers la ville et l'essentiel reste la vie des habitants de Tulle.

Le Français accepte les conditions du Maréchal allemand et entre en contact avec les meneurs FTP dans la ville. Ceux-ci sont furieux mais finissent par se plier à la volonté d'un de leur représentant au CNRI.

Les SS aussi sont mécontents. On a osé les empêcher de tuer des civils ! Quelle horreur pour ces vétérans du Front de l'Est !

Quant à Hitler, quoi que « travaillé » discrètement par Rommel qui aurait voulu faire arrêter le Français et massacrer les Tullistes, les images de l'incendie de la cité par les SS réussirent à le calmer et, accessoirement, à sauver la tête de Rundstedt...

Néanmoins, ceux-ci se rattraperont sur les FTP en les exterminant presque tous (non sans que ceux-ci ne se soient défendus comme des lions, infligeant des pertes substantielles aux assaillants) et en envoyant les survivants dans des camps en Allemagne et en Pologne. Tulle est détruite par les Allemands non sans que les « Hiwis » n'aient pillés les maisons avant d'y mettre le feu…

Les survivants, pris en charge par la Croix-Rouge, seront ensuite dispersés à travers la France. Beaucoup ne revinrent jamais dans la ville après la guerre. Néanmoins, tous rejoignirent l'association tulliste qui fut fondée après la guerre.

Pour seul récompense de ses « camarades » pour avoir sauvé des milliers de personnes, Charles Tillon sera progressivement écarté des instances dirigeantes du Parti avant d'en être exclu définitivement pour une broutille en 1946. Le « sauveur de Tulle » fondera le « Parti ouvrier français » qui restera microscopique.

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Cependant, si la population de Tulle est épargnée, ce ne sera pas le cas de celles de nombreux villages situés entre Lyon et les plages du débarquement. En effet, des centaines de civils seront massacrés par les soldats du Führer en route pour contrer Overlord/Seigneur suprême en représailles à des raids éclairs de la Résistance sur leurs colonnes.

Sur le front naval, les U-Boot basés à Toulon, au nombre de 5, lancent également une contre-attaque désespérée sur la Flotte de débarquement alliée. Cependant, les Amiraux, qui n'ont plus aucune conscience des réalités, ordonne aux sous-marins d'avancer vers leur cible en surface et en ligne ! Rapidement repérés et attaqués par l'aviation alliée, celle-ci met moins de 20 minutes à envoyer par le fond les 3 premiers sous-marins de la ligne. Le commandant du 4ème, Herbert A. Werner, ordonne à son équipage et à son dernier compagnon d'arme de plonger, qu'importe les conséquences. Ordre salvateur car les 2 U-boots parviennent à s'enfuir et à rejoindre Toulon.

Si les bombardiers alliés basés en Méditerranée sont détournés de leurs objectifs habituels (comme Ploiesti ou les industries du Reich basées en Bavière et en Autriche) pour soutenir des cibles liés directement au débarquement, les bombardiers stationnés en Angleterre, suite au pression du Général « Bomber Harris », sont lancés dans une campagne de destruction massive des villes allemandes, en particulier Berlin. En effet, celui-ci veut détourner la Luftwaffe de la Provence en l'obligeant à défendre ses villes. Notons que désormais, les bombardiers alliés sont défendus tout au long des raids par les P-51, chasseurs à long rayon d'action, et ce, même au cœur du Reich, ce qui accroît les pertes allemandes.

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"Bomber Harris"

Quelques jours après le lancement d'Overlord, Mandel, Daladier, Blum et De Gaulle entre autres débarquent en France et y tiennent des discours fameux. Mandel annonce notamment le retour du Préfet de 1940, Paul Haag, à la tête du département du Var, mais cette fois avec le titre de « Commissaire de la République ». En effet, le gouvernement de la République française a décidé de supprimer la fonction de Préfet, héritage du Bonapartisme, et de la remplacer par cette nouvelle appellation, dont les détenteurs seront moins puissant. Il est en effet prévu à terme de céder les pouvoirs exécutifs des départements au Président du Conseil général, élu au suffrage universel indirect. Le Commissaire ne n'exercera plus qu'un contrôle a posteriori des décisions prises par les Conseils généraux.

Malgré le lent mais continuel recul allemand, certains soldats d'Hitler réalisent de véritables exploits. Ainsi, Michael Wittmann, commandant de panzers, anéanti avec son seul char Tigre une colonne britannique d'une vingtaine de véhicules blindés. Exploit retentissant encensé par la propagande de Goebbel, histoire de faire oublier que les Alliés n'ont pas été rejetés à la mer...

À l'est, les Soviétiques, commandés par le Général Vlassov, chassent les Allemands de la région de Leningrad mais sont stoppés à Narva, en Estonie. S'engage alors une rude bataille. Au sud, Von Manstein a perçu ses renforts. Il parvient alors à stopper la progression soviétique aux portes du Dniestr et de la Bucovine et même à mener plusieurs contre-attaques localisées (notamment des encerclements tactiques) qui infligent de lourdes pertes à l'Armée rouge.

En conséquence de quoi, le Roi Michel ordonne au Prince Barbu Stirbei de finaliser avec les Occidentaux la mise en place du plan Berthelot, dont le roi avait fini par craindre qu'il serait mort né au vu de l'ampleur des victoires soviétiques au sud. Mais les succès de Manstein lui redonne donc toute son utilité.

Le terrible conflit qui se déroule dans le Pacifique voit les troupes américaines associées aux Australiens faire leur retour en Nouvelle-Guinée et débarquer près de Port Moresby. La ville finit par tomber après 2 semaines de combats. Les combats sont encore plus acharnés sur l'île de Bougainville, dont les défenses ont été considérablement renforcées les mois précédents, comme on l'a vu mais dont la prise est nécessaire pour isoler Rabaul, la grande base navale japonaise. À cette résistance tenace conduite sur terre, s'ajoute le harcèlement nocturne de la flotte alliée qui défend les navires de transport qui ravitaillent les Marines US assaillant Bougainville par les destroyers et croiseurs qu'a laissé la Marine impériale japonaise en Nouvelle-Bretagne.

Mais si les Japonais reculent dans le Pacifique, il n'en est pas de même en Asie du Sud-Est. En effet, U-Go, modifiée par Yamashita, met en déroute l'Armée britannique. Pire, des milliers de soldats indiens préfèrent rejoindre l'Armée indienne libre de Bose plutôt que d'endurer la détention et les mauvais traitements. La route de Birmanie est coupée et les Japonais pénètrent même dans le Yunnan chinois après avoir repoussés les troupes envoyées par Tchang ! Yamashita préfère jouer la carte de la prudence mais ses subalternes, notamment les officiers présents sur place, s'emballent et préparent rien moins qu'un assaut sur l'Inde elle même !

À Londres, c'est la stupeur, alors que le cabinet et l’État-Major britanniques peaufinaient la reprise de Rangoon et l'expulsion des Japonais de Birmanie, voilà les Nippons aux portes d'un Raj au bord de la révolte ! En effet, Nehru et les meneurs de Congrès ont lancés un appel. Celui-ci, bien qu'officiellement un soutien à l'effort de guerre allié, est en réalité, si on lit entre les lignes, un appel à l'indépendance immédiate de l'Inde sous peine d'une explosion générale dans tout le pays…

Churchill envoie sur place négocier avec les indépendantistes indiens son « Leader of the House of Commons », c'est à dire son Ministre en charge des relations avec le parlement, Stafford Cripps. Objectif, obtenir leur soutien contre la promesse d'une autonomie de l'Inde après la guerre (dans le style de celle accordée à l'Indochine par les Français).

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La tâche est rude pour Cripps car plus les Japonais progresseront dans l'Assam, plus les demandes indiennes seront importantes dans ce qui est une transcription au monde réel du principe des vases communicants…

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Napoléon III
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Message par Napoléon III » 20 févr. 2018, 09:16

Février 1944

Les Soviétiques pénètrent en Bessarabie mais sont finalement stoppés par les Germano-Roumains. Cette situation apparaît cependant des plus provisoires à la vue de la nette disproportion des forces en présence.

L'Armée rouge est donc sur les Carpates. Cette situation couplée aux rapports de ses agents l'informant de l'existence du bloc national démocrate roumain et des négociations secrètes entre le Roi Michel et les Alliés d'une part, et entre Horthy et ces mêmes Alliés de l'autre, pousse Adolf Hitler à déclencher l'Opération Margarethe, l'occupation de la Hongrie et de la Roumanie par les Armées du Reich et la nomination de gouvernements encore plus proches de l'Allemagne idéologiquement à leurs têtes.

La double opération a été planifiée par Otto Skorzeny, le libérateur de Mussolini.

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Pour commencer, Hitler convoque le Régent Horthy et le Roi Michel à Salzbourg. Cependant, Si Horthy se rend à la convocation, le monarque roumain flairant le piège, décide de déclencher prématurément l'Opération Berthelot, le retournement d'alliance. Hitler est furieux et se venge sur le Régent hongrois. Alors qu'il n'avait prévu qu'une simple mise à l'écart du Régent via la formation d'un nouveau gouvernement, encore plus favorable à l'Allemagne, il fait jeter Miklós Horthy dans un camp de concentration, non sans lui avoir fait signer au préalable son acte d'abdication. L'Autrichien sadique fait également exécuter le fils du Régent déchu, capturé par les hommes de Skorzeny. En Hongrie, personne ne s'oppose à la destitution du Régent et presque tous rallient Ferenc Szálasi, le chef pro-nazi des Croix-fléchées, nommé à la fois Chef de l’État et chef du gouvernement d'Unité nationale. Le Royaume de Hongrie devient également l’État hongrois. Mieux pour Berlin, la Honvéd ne cessera donc pas le combat contre les Soviétiques tandis que la police assiste désormais les SS dans la traque des Juifs hongrois, jusque là relativement épargnés par le Régent.

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Ferenc Szálasi

Concernant la Roumanie, depuis de long mois, les Occidentaux, poussés par la France, ont entamés des pourparlers secrets avec la résistance roumaine favorables au roi Michel Ier tout en rejetant violemment les offres en provenance de l'autocrate Antonescu. Les Alliés ont secrètement donné leur accord pour soutenir un coup d’État démocratique et reconnaître immédiatement le nouveau gouvernement qui en découlera mais à la condition que la Roumanie déclare immédiatement la guerre à l’Allemagne. Le Royaume de Roumanie récupérera en échange la Transylvanie du nord ainsi que la Dobroudja du sud (la France ayant fait pression pour ses retours de souveraineté) mais il devra céder définitivement la Bessarabie et la Bucovine du nord à l’URSS.

Une action avait été coordonnée avec les Russes pour que le coup d’État soit déclenché quelques heures après le déclenchement d’une offensive majeure de l’Armée rouge contre les forces germano-roumaines en Bessarabie mais la convocation d'Hitler a donc contraint le Roi Michel à renverser Antonescu plus tôt que prévu et à nommer Iuliu Maniu, chef de la Résistance roumaine, à la tête du nouveau gouvernement tandis que le Conducator est jeté en prison.

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Iuliu Maniu

L'Armée roumaine qui aidait jusque là les Allemands à contenir les Russes en Bessarabie se retourne brusquement contre les soldats du Reich.

Ordre est donné aux Allemands qui défendaient Iasi et Chisinau contre l'Armée rouge de se replier sur la ligne des Carpates. Ceux-ci tentent désespérément d'effectuer cette retraite dans une Roumanie devenue soudainement hostile. Attaqués par les Roumains lors de leur retraite, les convois allemands sont aussi matraqués par l’Aviation soviétique. Des milliers d’Allemands meurent ou sont capturés par les Roumano-soviétiques lors de cette débâcle.

Ainsi, si les hommes de Skorzeny occupent sans résistance les points clés de Budapest, et finissent par fraterniser avec les Hongrois, la section chargée de noyauter Bucarest est brusquement attaquée par les soldats roumains fidèles au Roi Michel. L'intégralité du « Kommando » est perdu, les hommes, des soldats d'élite dont beaucoup avaient participé à la libération de Mussolini, finissant soit prisonniers soit tués.

Cependant, les Allemands tentent de réagir et lance une violente contre-attaque sur Bucarest avec le soutien de la Honvéd, contre-offensive difficilement contenue par les Roumains jusqu’à l’arrivée des Russes. Cependant, une fois les Allemands rejetés au-delà des Carpates, l'essentiel du corps de bataille de Staline se rue vers le sud et le sud-est, vers Belgrade et Sofia et non sur Budapest...

D'ailleurs, le gouvernement bulgare présidé par Ivan Ivanov Bagrianov, voyant le vent définitivement tourner en faveur des Alliés, leur demande un armistice. Cependant, la Résistance, conduite par le Front patriotique à dominante communiste, renverse le gouvernement pro-allemand à l’heure où les chars russes franchissent la frontière nord de la Bulgarie. Le pays est lui aussi rapidement occupé par l’URSS tandis que que l'Armée grecque et des contingents franco-britanniques partis de Crète s’empressent de débarquer en Grèce continentale pour y restaurer Georges II et le gouvernement Venizelos.

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Drapeau du Front patriotique bulgare

En Bulgarie, Kimon Georgiev, l'ancien dictateur nationaliste désormais allié aux Communistes, devient Premier ministre tandis que les 3 membres du Conseil de Régence du Roi Siméon II, le Prince Kiril, Bogdan Filov et le Général Nikola Mikhov, sont jetés en prison.

Le nouveau gouvernement bulgare ordonne l'évacuation des régions annexées depuis 1939 et le retour à la Bulgarie d'avant-guerre en ce qui concerne les frontières tout en déclarant la guerre à l'Allemagne. Les soldats bulgares agiront bientôt de concert avec l'Armée rouge sur le théâtre yougoslave.

Mais comme dans les pires craintes de Churchill et de Mandel, c’est bien l’Union soviétique qui a pris le dessus dans les Balkans mais le Français sait que les Alliés occidentaux ne pouvaient à la fois débarquer massivement en France et libérer les Balkans soit en y débarquant soit en l’attaquant depuis l’Italie.

Cependant, les dirigeants français n'ont pas l'intention de rester totalement inactif dans les Balkans. Ainsi, Mandel, accompagné du Général, s'envole pour La Canée pour y rencontrer Churchill et préparer avec lui les opérations qui permettront de placer le plus à l'est possible la future ligne de démarcation entre le Monde occidental (que l'on espère ne pas devenir le Monde américain, surtout pour les 2 Français) et ce qui sera le Monde russe. D'ailleurs, c'est dans cette idée que Daladier, le moins visible des 4 « Grands » du gouvernement de la République (bien qu'on le surnomme « Le taureau du Vaucluse ») part pour Rome tandis que seul Blum gère les affaires courantes à Alger. Édouard Daladier rencontre en toute discrétion le Lieutenant-Général du Royaume d'Italie, le Prince héritier Humbert de Savoie. Le Vice-Président du Conseil français annonce rien moins au dirigeant italien que l'Armée française sûrement, et les Britanniques peut être, enverront des troupes occuper Zara « lorsque l'état d'avancement des opérations dans la région le permettra » et la considéreront comme un territoire italien. Alger pressentant un désastre pour les royalistes yougoslaves, le Français explique au Prince héritier que la ville devra servir de base arrière aux Tchéniks « au cas où Staline et Tito trahiraient leurs engagements envers Pierre II » et les accueillir « si ceux-ci perdent leur combat ».

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En France même, les Alliés approchent de Marseille qui se soulève spontanément contre l'occupant honni. Les Résistants de l'intérieur sont rapidement rejoints par l'Armée française, et notamment les fameux Goumiers marocains du Général Guillaume, appuyés par la 1ère Division blindée du Général Touzet du Vigier, Marseille est finalement délivrée. C'est un port copieusement ravagé par l'occupant que reprennent les Alliés, port qui sera inutilisable pour de longs mois.

Marseille libérée, les Alliés peuvent entamer leur remontée le long de la vallée du Rhône. Celle-ci est d'ailleurs facilitée par le fait que les troupes de montagne alliées, principalement les unités de Tabors marocains, progressent relativement vite à travers les Alpes. En culbutant ainsi les défenses allemandes, ils contraignent à chaque fois les Allemands à se replier vers le nord dans les combats de la Vallée du Rhône.

Rommel a d'ailleurs ce constat amer.

« Plus le temps passe, plus les Alliés se renforcent et plus, au contraire, nous nous affaiblissons. C'est sur les plages qu'il aurait fallu stopper l'invasion. Une fois la tête de pont solidement installée, il était quasiment impossible d'arrêter les Alliés. ».

En Orient, l'Inde est envahie par les Japonais et les Anglais semblent incapables de les arrêter sans le recours massif à leurs soldats indiens, alors que ces derniers n'ont désormais plus vraiment envie de servir la puissance tutélaire britannique…

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Drapeau de "l'Armée nationale indienne" de Bose

En effet, c'est désormais un secret de polichinelle que même Nehru et le Congrès ne soutiendront plus les Britanniques sans, a minima, une autonomie immédiate. En parallèle, le discours tenu par Bose à Imphal, proclamée « Capitale provisoire de l'Inde libre » et diffusé sous le manteau de Dacca à la frontière iranienne et du Cachemire au Deccan, n'a strictement rien à voir avec les horreurs beuglées par les Nazis. Bose déclare en effet que tous les Indiens sont égaux, qu'ils soient Sikhs, Musulmans ou Hindous. Et pour ces derniers, qu'ils soient Intouchables ou bien Brahmanes. Il annonce des élections générales une fois « le joug britannique mis à bas » et reprend les thèses de la déclaration finale de la Conférence de la Grande Asie orientale de Novembre.

Malheureusement pour Bose, des exactions japonaises commises dans les parties de l'Inde qu'ils occupent terniront petit à petit leur image de « libérateurs » en dépit des ordres successifs de « pondération » venant de Yamashita lui même…

D'ailleurs, les Britanniques n'ont pas l'intention de perdre la guerre sur le Front indien alors que partout ailleurs, les voyants sont « au vert ». Ainsi, dans l'ensemble du Raj, une sévère répression s'abat sur le Congrès et pas moins de 100 000 Indiens (dont Nehru) sont jetés en prison suite à l'échec des pourparlers entre Cripps et le meneur du Congrès. Cette mission de conciliation ayant échouée, c'est désormais la coercition qui reprend ses droits tandis que Cripps sera bientôt rétrogradé au poste de « Ministre de la production aéronautique » et que sa carrière politique en général connaîtra un sérieux coup d'arrêt…

Dans le Pacifique, les Alliés continuent le « nettoyage » des régions situées au sud des Monts Owen Stanley. À moyen terme, ils ont certes pour objectif la base japonaise de Lae mais n'ont pas du tout l'intention d'y aller par la piste de Kokoda et donc par voie terrestre, tant les montagnes sont jugées quasiment infranchissables.

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Seuls des fous oseraient s'aventurer à travers ces montagnes pour aller du sud au nord de la Nouvelle Guinée...
Modifié en dernier par Napoléon III le 02 mars 2018, 08:01, modifié 1 fois.

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Message par Napoléon III » 01 mars 2018, 09:16

Mars 1944

Les Alliés qui, depuis la Provence, ont remontés la Vallée du Rhône, atteignent Lyon, transformée en forteresse par les Allemands. Soucieux d'éviter un « Stalingrad français » comme le promet Goebbels, les Alliés décident de contourner la cité détruite par les combats de 1940 et d'isoler les puissantes divisions SS qui la défendent.

Mais c'était sans compter ce diable de Rommel…

En effet, le redoutable officier allemand a anticipé la manœuvre alliée et regroupé secrètement une puissante force blindée au sud-ouest de Lyon en vue de couper les forces alliées qui contournent la Capitale des Gaules de leurs bases. C'est l'Opération Lüttich.

Ainsi, alors que l'optimisme était de mise côté allié, c'est avec effarement qu'à l'aube, les soldats américains, britanniques et français qui marchaient vers le nord en vue de contourner les Allemands retranchés dans Lyon entendirent le canon tonner… derrière eux !

En effet, le « Renard des Balkans » avait secrètement placé une importante force blindée et de l'infanterie d'élite sur le flanc gauche de l'avance alliée en profitant de la nuit !

Pire, la Luftwaffe intervenait de nouveau en masse et multipliaient les sorties en vue de tenter de contester la suprématie aérienne aux Alliés, ou du moins, d'occuper l'aviation alliée le temps qu'il faudra pour isoler les avants-gardes alliées des plages du débarquement de Provence.

Les Allemands menaçaient ainsi de prendre les Alliés à revers et à infliger à ceux-ci une défaite qui risquaient, peut-être, de compromettre jusqu'au succès du débarquement !

C'est du moins ce que pensaient les plus pessimistes. D'autres, comme de Hauteclocque, pensant plutôt qu'il s'agissait « du dernier spasme d'une bête mourante » !

Avant même d'en avoir reçu l'ordre de ses supérieurs, il ordonna à sa 2ème Division blindée de faire mouvement vers le Sud-Ouest, vers les Parachutistes de la 101st Airborne et les Légionnaires français, qui tenaient la colline 211 face aux assauts enragés des soldats d'élites de Rommel.

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Scène d'un combat sur la colline 211

Encore une fois, le général picard avait eu raison de prendre une initiative avant d'en avoir obtenu l'ordre du Haut-Commandement, trop lent à réagir. D'ailleurs, ne fallait-il pas « marcher au canon » ? Et de toute façon, de Hauteclocque l'aurait prise même s'il n'avait pas été le protégé du Ministre de la guerre, Charles de Gaulle.

Ah, si la France avait eu un tel général après Sedan en 1940…

Cependant, Eisenhower aussi était un grand officier. Conscient du danger, il ordonna de cesser les frappes des bombardiers non seulement contre les cibles dans la région lyonnaise non liées directement à « Lüttich », mais également les frappes stratégiques contre le Reich lui même, le temps que la « crise » soit résolue. De plus, les chasseurs-bombardiers reçurent l'ordre de revenir à des missions de suprématie aérienne, afin d'éliminer au plus vite la Luftwaffe du ciel Rhodanien.

Mais déjà l'ennemi commençait ses assauts contre la principale ligne de défense des Alliés sur la colline 211, au sommet de celle-ci.

Mais l'initiative de de Hauteclocque paya. Les blindés français arrivèrent à temps pour soutenir les Paras et les Légionnaires qui auraient certainement succombé sous la vigueur de l'assaut allemand sans cela.

D'ailleurs, dans l'épave d'un des Tigers détruits par les chars français, on retrouvera après la bataille le cadavre d'un officier allemand, un certain Michael Wittmann. Le tristement célèbre héros de la propagande d'Hitler, encensé par Goebbels pour avoir détruit avec son seul char Tiger une colonne de véhicules alliés, comme on le sait, était donc tombé.

L'accalmie fut de courte durée. Visiblement, Rommel était pressé. Il devait se douter que son offensive échouerait si la colline 211 ne tombait pas rapidement. En effet, une fois que les Alliés auraient expédiés des renforts sur le flanc ouest, et que la Luftwaffe serait balayée, de chasseur, il deviendrait la proie maintenant qu'il s'était découvert !

L'artillerie rameutée par le « Renard des Balkans » donna tout ce qu'elle avait dans le ventre pour anéantir les défenseurs de la colline 211. Heureusement, de Hauteclocque avait retiré ses blindés pour éviter qu'il ne soit balayés par l'artillerie du Reich et les expédia de nouveau vers les hauteurs une fois que les Allemands reprirent leur assaut contre la position alliée.

Rommel avait dû recevoir des rapports sur l'arrivée imminente des redoutables forteresses volantes alliées sur ses positions car ses hommes collaient au plus près les défenseurs alliés, espérant ainsi échapper au bombardement d'enfer des B-17.

Et il eut encore une fois raison, les bombardiers alliés, soucieux d'éviter le « tir ami », bombardèrent les arrières des Allemands et leurs réserves, mais ne purent rien faire contre leur première ligne.

Mais le Picard décida de profiter du choc causé par le raid des bombardiers lourds et ordonna une contre-attaque à l'ancienne, à la baïonnette ! La seule différence avec les glorieux soldats de Magenta ou de Gettysburg (selon la nationalité des hommes) fut que la charge fut couverte par le tir des blindés de la 2ème DB. Les commandants des Paras US n'objectèrent pas, bien au contraire, les Américains étaient friands de guerre de mouvements et offensive. Contre-attaquer et ne plus se terrer les ravis donc. Le Lieutenant Cole, de la 101st Airborne, s'illustra lors de cet assaut, qui resta dans les annales de l'histoire américaine comme « La charge de Cole ». D'ailleurs, celle-ci est toujours enseignée dans les salles de cours de Westpoint.

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Les Allemands, battus, s'enfuirent dans toutes les directions. Rommel, conscient de sa défaite, retira en urgence les blindés survivants en vue de les engager non plus pour chasser les Occidentaux du continent, mais rien que pour empêcher l'invasion de l'Allemagne même, désormais imminente !

À Narva, le grande bataille opposant les hommes de Vlassov aux soldats nazis s'arrête d'elle-même. En effet, Staline a besoin de ces divisions au sud, pour exploiter l'immense succès de Berthelot et assurer son avance dans les Balkans. Le dirigeant russe ordonne donc de stopper l'assaut ce qui fera dire aux Allemands qu'ils ont gagnés la bataille...

Belgrade est libérée grâce à une action conjointe des Partisans de Tito, des Tchéniks de Mihailovic et de l'Armée rouge. Face à la progression fulgurante des Soviétiques dans les Balkans, Mihailovic a été contraint de coopérer directement avec le combattant communiste pour éviter que Tito ne soit seul à s'accaparer les lauriers de la victoire à Belgrade. Mais rapidement, une fois les Allemands partis, la défiance reprend le dessus jusqu'à ce que les Soviétiques s'en prennent ouvertement aux Tchéniks en jetant en prison plusieurs de leurs chefs. Tito, grisé, proclame la déchéance du Roi et proclame la « République fédérative populaire de Yougoslavie » ! Les Tchéniks sont contraint de s'enfuir dans les montagnes non sans avoir résisté héroïquement aux forces conjugués des Partisans et des Russes. C'est alors que le commandant monarchiste commet une grave erreur. Il s'allie avec les débris de la garde nationale serbe, des collaborateurs qui combattent aux côtés des Allemands depuis 1941, pour affronter les Communistes. Tito se rue sur l'occasion en faisant assimiler Monarchistes et « Fascistes »...

Le mois de Mars 1944 marque également le début de la « Crise de Zara ». Peu avant l'arrivée des Partisans yougoslaves, des troupes françaises et britanniques débarquent dans la ville bientôt suivis par des administrateurs italiens fidèle au gouvernement du Royaume d'Italie ! Cela provoque la fureur de Tito qui réclame l'annexion de la ville à la Yougoslavie. Mais les Partisans sont bloqués par les Franco-Britanniques le long de la frontière italo-yougoslave d'avant-guerre. Certes Tito et Staline sont allés très loin en s'en prenant ouvertement aux hommes fidèles à Pierre II mais ils n'ont pas l'intention d'attaquer directement les soldats de Churchill et Mandel. En effet, ils affrontent toujours les Allemands et les Oustachis d'un côté et traquent les Tchéniks de l'autre...

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Alors que les Allemands se retirent d'Albanie, les Franco-britanniques y appliquent la même manœuvre qu'en Grèce et à Zara. Ils débarquent à Tirana ainsi qu'à Durrës avec le gouvernement en exil de Zog dans leurs bagages puis ils s'allient à la Résistance non communiste (et donc même à des mouvements républicains) pour refouler (et pas encore combattre) la résistance communiste et traquer les partisans du gouvernement collaborateur (en encore, Churchill voulait les ménager mais Mandel refusa avec force de participer à l'opération si on s'alliait aux collaborateurs albanais). La situation est tendu le long de la "ligne de front" séparant les troupes alliées et du nouveau gouvernement à celles d'Enver Hoxha.

Certains ennemis de Zog, qui le sont soit par républicanisme, soit tout simplement pour des raisons personnelles, ont rallié le nouveau gouvernement. Sous pression des Alliés, Zog a promis de n'être qu'un monarque constitutionnelle à l'avenir et l'organisation de l’élection d'une Assemblée nationale constituante validant une nouvelle constitution démocratique.

Face à la « menace » des Alliés occidentaux et, surtout, celle des Tchéniks, Tito décide de demander à Staline le maintien du concours de l'Armée rouge aux Partisans pour la libération du territoire yougoslave encore occupé. Staline accepte, conscient de la carte qu'il a joué dans son bras de fer avec Churchill et Mandel en Europe de l'est en appuyant Tito avec ses troupes.

L'avance fulgurante de l'Armée rouge dans les Balkans n'empêche pas le nouveau dirigeant hongrois, le « Nemzetvezető » Ferenc Szálasi de présider en personne la cérémonie de la « Renaissance de la Grande Hongrie » à Arad, ville de Transylvanie restée roumaine après l'arbitrage de Vienne mais rattachée de force par la Hongrie suite aux contre-attaques de l'Axe consécutives à l'Opération Berthelot. Alors que l'Armée hongroise a besoin de toute sa force pour tenir les Carpates face aux Roumains (aidés par un contingent soviétique), 2000 soldats sont mobilisés pour prendre part aux différents défilés ponctuant la célébration, célébration qui se conclue par un discours du nouveau dictateur hongrois.

Préalablement à la cérémonie, les élites roumanophones d'Arad ont été « purgées » et des centaines de Roumains ont été jetés dans les « camps de la mort hongrois » spécifiquement réservés à la « magyarisation » de la Transylvanie, en gros, à l'épuration ethnique de la région en faveur de la Hongrie...

Dans le Pacifique, déclenchement de l'Opération Forager, l'invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s'approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l'Armada japonaise si elle tente cette fois de s'opposer à l'assaut américain. C'est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.

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Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l'ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l'invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l'aviation japonaise n'était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l'archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l'invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l'ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l'avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l'archipel des Bonin au nord.

Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l'Amiral Tamon Yamaguchi, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l'archipel des Bonin.

Le raid allié sur les bases terrestres de l'aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d'appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

Mais la bataille ne faisait que commencer…

Au sol, ce n'est qu'au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l'intérieur de l'île, Japonais qui savaient que la Flotte de Yamaguchi arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

Nagumo, le lieutenant de Yamaguchi, qui commandait en personne la Flotte nippone comme toujours, était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l'était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l'apport de l'expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d'avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d'Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

Mais ce que l'Amiral nippon ne soupçonnait pas, c'est qu'il était désormais la proie d'un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l'art de dénicher et d'envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Yamaguchi depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

« La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

Ce n'est donc qu'à travers les sons amplifiés par l'océan que l'équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

Les Japonais furent de prime abord fortement perturbés par ce véritable coup du sort. Cependant, alors qu'ils envoyaient leurs destroyers à la recherche du sous-marin français, ils lancèrent également leur aviation à l'attaque de la Flotte US.

Dotés des tous nouveaux bombardiers en piqué Judy et torpilleurs Jill, les Japonais se ruèrent avec un enthousiasme retrouvé sur la Flotte américaine, désireux de venger le Zuikaku et l'affront que sa destruction constituait.

Désormais obnubilés par les Porte-avions et non plus par les Cuirassés, considérés à présent comme des cibles de second ordre, les Nippons attaquèrent le premier Porte-avions qui se dressa sur leur chemin, le (CV-9) Saint Mihiel, nommé ainsi non seulement en l'hommage à la victoire américaine en France à la fin de l'été 1918 mais aussi pour montrer la fraternité d'arme Franco-américaine, unis depuis des années contre l'impérialisme germanique.

C'était sans compter sur la chasse américaine qui en dépit des efforts des A6M5, les Zéros nouvelle génération, préleva un lourd tribut aux bombardiers navals japonais.

Néanmoins, les survivants nippons n'en furent que plus acharnés. En dépit du véritable mur de plomb constitué par la DCA américaine, une pluie de bombes et de torpilles s'abattit sur le malheureux Porte-avions allié.

Pire, 2 bombardiers de l'Axe s'écrasèrent même sur la superstructure du vaisseau allié !

Mais le valeureux équipage du bâtiment américain refusa de capituler et maintînt en vertu d'efforts quasi surhumains un long moment le navire à flot !

Ce fut là à un véritable drame pour les Forces de l'Empire du Soleil levant qui s'épuisèrent sur un navire qui refusa pendant longtemps de mourir…

Une fois les Japonais partis, hormis quelques bâtiments voisins très légèrement endommagés, les Américains ne comptaient qu'un Porte-avions hors jeu et ce, en dépit d'un assaut massif des Nippons ! Pire pour eux, un lourd tribut fut prélevé sur leur aviation embarquée.

Spruance, qui avait préféré attendre l'assaut japonais pour le repousser avant d'attaquer la Flotte combinée dont il connaissait pourtant la position grâce à Blaison (et qui fut critiqué pour cela) lança enfin sa contre-attaque.

Concernant le Requin, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d'autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho, grâce à la supériorité de leurs propres appareils, lourdement blindés (non sans que les Japonais ne réussirent à détruire plus de 80 des assaillants) et commandés par de valeureux pilotes.

Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement il avait coulé une des pièces maîtresses du dispositif ennemi, mais de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku.

L'efficacité du sous-marin et des bombardiers américains laissa aux sous-marins de l'US Navy la portion congrue en terme de proies. Soit 2 croiseurs et 1 pétrolier ce qui acheva de transformer une déroute en humiliation car les submersibles américains refusèrent longtemps de lâcher la Flotte ennemie en retraite.


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La cruelle bataille de la Mer des Philippines fut rapidement surnommée « La grande boucherie des Mariannes ».

La victoire était néanmoins totale pour les Alliés au final. Les Japonais avaient perdus 3 porte-avions et, surtout, une centaine de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

Blaison et son équipage, après être rentrés à Eniwetok, leur nouvelle base, reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d'Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

Mais Hollywood dans les décennies suivantes fit de l'équipage du Saint-Mihiel le véritable héros de la bataille...

À l'inverse, Yamaguchi, s'estimant déshonoré par cette déroute, met fin à ses jours. Il est remplacé par l'Amiral Toyoda tandis que Nagumo est « muté » à un poste de terrien aux Philippines.

Désormais, l'Aéronavale japonais ne compterait plus, mais ça, un certain « Bull » l'ignorait encore...

En Nouvelle-Guinée, les troupes américaines et australiennes s'emparent de la baie de Milne et continuent de remonter progressivement sur Buna et, au-delà, Lae.
Modifié en dernier par Napoléon III le 03 sept. 2018, 18:18, modifié 1 fois.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 02 mars 2018, 08:04

Bonjour,

J'ai édité Février 1944. On m'a en effet fait remarquer qu'Antonescu, bien qu'étant d'extrême droite, n'était pas fasciste. J'ai donc modifié le texte en conséquence.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 22 mars 2018, 15:47

Avril 1944

Après la victoire des Alliés dans la bataille de la colline 211 et la perte de tout espoir (sauf chez Hitler et les plus fanatiques des Nazis) de rejeter les Occidentaux à la mer, les Allemands jouent leur dernière carte et expédient au sud, en Bourgogne, l'Armée qui stationnait dans le Pas de Calais. Voyant que plus rien ne s'oppose à un assaut dans le nord de la France, Eisenhower décide de déclencher prématurément l'Opération Anvil/ Enclume, le débarquement de revers en Normandie des Anglais et des Américains.

Ce choix s'avère des plus payants.

En effet, cet assaut, dirigé par Patton, dont l'armée servait au départ de diversion pour contraindre les Allemands à maintenir des divisions dans le nord de la France, est un prompt succès. Le grand général américain, après la rapide sécurisation des têtes de pont, décide de se ruer de suite en direction de Paris avec ses chars, laissant aux divisions d'infanterie et, surtout, à la Résistance française, le soin de libérer des régions comme la vallée de la Loire et la Bretagne. A la fin du mois, apprenant l'arrivée prochaine de Patton, Paris se soulève contre l'occupant et les collaborateurs.

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Du côté allemand, c'est la consternation. Von Rundstedt et Rommel décident, d'un commun accord, d'ordonner aux divisions allemandes d'évacuer le sud-ouest de la France, où elles sont d'ailleurs malmenées par la Résistance depuis Janvier et le déclenchement d'Overlord/Seigneur suprême, celles-ci étant menacées d'être prises en tenaille par les 2 puissantes forces alliées.

Le fait que son Armée s'effondre à l'ouest n'empêche pas Hitler, commandant suprême de l'Armée allemande, de continuer à diriger les opérations militaires à l'est. Surestimant son succès de Narva, il considère l'Armée de Staline « complètement épuisée ». Il prédit néanmoins assez justement que la prochaine offensive soviétique n'aura pas lieu en Hongrie, le ventre mou du Reich, comme le pensent ses généraux, mais bien en Biélorussie, Staline ne pouvant pas laisser impunément la Wehrmacht occuper cette République soviétique. Sa débandade en France l'empêche cependant de pouvoir amener les renforts nécessaires à la défense du front Centre mais il envoie néanmoins sur place un Général dont la présence équivaut au moins à un renfort de 200 000 hommes et 200 Panzers...

Heinz Guderian…

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Guderian en route pour Minsk

Bien que l'essentiel du corps de bataille allié soit remonté vers la Bourgogne, à la fois car les moyens des Occidentaux ne sont pas illimités mais aussi pour isoler du Reich, au lieu de les affronter, les divisions allemandes stationnées dans l'ouest de la France, les unités protégeant les flancs de la percée rhodanienne reçoivent l'ordre de progresser en direction des Cévennes. Cette région est désormais reconnue dans le Monde car les descendants des proscrits de Louis XIV ont décidé de protéger les proscrits de Pétain et de Laval. Certes, la région se prête à merveille à l'action de guérilla mais l’État-major sait que sans une libération rapide par les armées régulières, un nouveau carnage aura lieu car le secteur grouille de FSL et de soldats de la Wermacht, car elle se trouve à proximité immédiate du Front.

L'action est promptement menée. Les FSL n'ayant pas les moyens de s'opposer aux armements lourds des soldats alliés et l'Armée allemande, saignée à blanc depuis Janvier et largement engagée désormais contre les Alliés, étant largement minoritaire dans l'ordre de bataille de l'Axe dans ce secteur. Ainsi, ce rapide succès de l'Opération Voltaire (nom de l'offensive alliée contre les troupes de l'Axe) sauve des milliers de vie. L’État d'Israël conférera le statut de « Justes parmi les Nations » à de très nombreux cévenols après-guerre.

En Inde, après 1 mois de pause qui leur ont permis de se ravitailler, les Japonais reprennent leurs assauts, et cette fois, contre la province du Bengale. Mais les Britanniques ne sont pas restés sans rien faire…

En effet, Churchill remplace le Marquis de Linlithgow comme Vice-Roi des Indes par le Maréchal Wavell. Churchill est bien content d'envoyer à l'autre bout de la Terre cet homme qu'il déteste (En effet, Wavell était opposé à l'expédition en Grèce continentale en 1940-1941) tout en pouvant utiliser ses grandes compétences pour gérer une crise grave (n'a-t-il pas vaincu les Italiens en Libye d'abord et en Afrique orientale ensuite?)…

Mais à peine installé à Delhi que déjà l'action du Maréchal entraîne le courroux du Premier Ministre britannique. En effet, Wavell libère les membres du Congrès emprisonnés en Février et reprend les discussions avec Nehru tout en nommant l'Hindou et plusieurs de ses amis comme membres du Conseil du gouverneur général des Indes, véritable gouvernement du Raj. Jinnah et plusieurs leaders de la « Ligue musulmane » sont également nommés à ce conseil comme représentants de la communauté musulmane .

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Sur le Front, l’État-major britannique décide de s'appuyer, et c'est une première depuis la révolte des Cipayes en 1857, massivement sur les populations musulmanes, et sur les Bengalais en particulier, pour s'opposer à l'avance nippone et des « Indiens libres ». Ainsi, les Bengalais, passent du statut de personnes considérées comme efféminés et de faibles combattants à celui de « Lions du Gange » (c'est comme ça que la propagande coloniale qui les souillaient depuis presque 1 siècle les appelle désormais et ce, du jour au lendemain) et grands défenseurs de l'Inde.

Pendant ce temps, Winston Churchill et Georges Mandel (accompagnés d’Anthony Eden et de Charles de Gaulle) se rendent en urgence à Moscou afin de s'entretenir avec Staline de la situation dans les Balkans et en Europe de l'Est. L'entretien est nettement plus tendu que les précédents, Staline se montrant intraitable sur le maintien de Tito au pouvoir en Yougoslavie (assimilant les Tchéniks, et au-delà Pierre II, à des Fascistes ne valant guère mieux que les Nazis), son rejet du gouvernement Sikorski concernant la Pologne (les Polonais n'ont-ils pas pactisé avec Hitler lors de « l'affaire » Katyn ? Sikorski n'est-il pas à la tête d'un État ayant participé, aux côtés de l'Allemagne, au démantèlement de la Tchécoslovaquie ? ) tout en critiquant « l'Alliance » entre Londres et Alger d'un côté et le Roi qui nomma Mussolini Président du Conseil de l'autre…

Après cette diatribe, le Vojd fait dresser une carte de l'Europe sur son bureau. La carte d'une Europe qu'il a déjà redessiné ! Les 2 dirigeants occidentaux peuvent voir que non content d'annexer de nouveau à l'URSS les territoires polonais à l'est de la Ligne de démarcation définie par Molotov et von Ribbentrop en 1939 ainsi que les États baltes, le dirigeant soviétique incorpore également la Ruthénie subcarpatique, territoire tchécoslovaque envahi par les Hongrois en 1939 à son pays. Le Tyran rouge compte également dévorer la Carélie finnoise et la Moldavie roumaine.

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Staline redessinant les frontières de l'Europe

Mais, c'est en tournant leurs yeux vers l'ouest que le Premier ministre britannique et le chef du gouvernement français faillirent attraper une syncope…

Non seulement un immense trait rouge longeant l'Elbe, suivant la frontière entre la Tchécoslovaquie et la Bavière, coupant l'Autriche en deux puis longeant la frontière italo-yougoslave (une seconde ligne séparant l'Albanie et la Grèce de la Yougoslavie et la Bulgarie) tranche l'Europe en deux mais tous les territoires allemands à l'est de l'Oder et de la Neisse occidentale sont incorporés à la Pologne !

Le Français et le Britannique protestent. Churchill conclut « qu'il ne faut pas trop gaver l'oie polonaise de terres allemandes, car elle risque une indigestion », propos auxquels Staline répond en expliquant que « le problème des nationalités n'est qu'une question de transport, Messieurs »…

Certes Churchill était prêt à accepter une influence russe en Europe de l'Est ainsi que certains arrondissements territoriaux à l'URSS (ne s'était-il pas félicité de l'invasion de la Pologne orientale par Staline en 1939 ?) mais il ne voulait certainement pas d'un Empire totalitaire stalinien sur la moitié de l'Europe !

Les dernières discussions ne furent que de pures formes, Chuchill et Mandel ne faisant même pas semblant d’acquiescer lorsque Staline proposa un gouvernement allemand post-nazisme dont les membres seraient à moitié pris parmi ceux du « Comité de l'Allemagne libre », pour l'autre désignés par les Occidentaux, ce qui donnerait à Staline autant d'influence sur la nouvelle Allemagne que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France réunis ! En rentrant à Londres, le Premier Ministre commença la planification de l'Opération « Unthinkable », de l'Impensable…

Rien moins qu'une Troisième guerre mondiale contre l'URSS sur les cendres encore fumantes de la Seconde !

Mais pour Churchill, comme pour les Français rapidement mis dans la confidence (Roosevelt, jugé trop proche « d'Uncle Joe », n'étant quant à lui pas encore informé), l'« Impensable » ne doit être qu'un ultime recours.

Dans le même ordre d'idée, les dirigeants britanniques et français, s'ils rejettent toute idée d'accord avec les dirigeants nazis dans l'optique de la future opposition entre l'Occident et l'URSS (et c'est plus généralement une opposition au moindre accord avec l'Allemagne en ce qui concerne Mandel), commencent à envisager une sortie de guerre « honorable » pour le Japon impérial ! D'ailleurs, le Premier ministre japonais Higashikuni était un opposant à la guerre.

Ce n'est pas comme si l'on allait négocier avec Tojo !

D'ailleurs, les Franco-Britanniques laissent comme concession principale le maintien de l'institution impériale accompagnée du respect de l'intégrité territoriale de la métropole japonaise. De Gaulle propose également, comme unique entorse à la déclaration du Caire (si on excepte que le Japon ne se rendra donc pas sans conditions), de laisser au Japon impérial ses îles du Pacifique, « des poussières » comme il les qualifie lui même, « qui permettront aux Japonais de garder le plus important pour eux, la face ».

Quant au reste de l'Empire que s'est taillé le Japon depuis la Restauration Meiji, la puissance nippone devra évacuer l'ensemble de ses conquêtes, que ce soit dans le Pacifique ou en Chine, mais également restituer la Mandchourie à la Chine et évacuer la Corée.

Mais le maintien de l'intégrité territoriale du Japon même signifie que l'Empire du Soleil levant conserve les îles Kouriles mais surtout, et cela ne plaira pas à Staline, la Préfecture de Karafuto, le sud de l'île de Sakhaline, conquise par le Japon lors de la guerre Russo-Japonaise de 1904-1905…

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Reste à convaincre les Américains...

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Cernunnos
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Cernunnos » 26 mars 2018, 15:20

Toujours aussi intéressant à lire!
"Je vous hais, compris?!" - Charles de Gaulle, Vacances à Alger

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 27 mars 2018, 08:48

Merci Cernunnos !

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Matt » 28 mars 2018, 23:35

Merci pour ces lectures du soir :+1: (oui je les lis le soir :lol: )

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 30 mars 2018, 08:47

Merci Matt !

Mai 1944

Dans le Pacifique, les Américains achèvent la conquête de Saipan, après 2 mois de durs combats et au prix de pertes très lourdes. Notons que les Alliés découvrirent sur cette île que le refus de la reddition et la folie suicidaire qui en découle ne touchait pas seulement les militaires, mais également les civils japonais ! Des milliers d'entre eux préfèrent mettre fin à leurs jours plutôt que de se livrer aux Américains en dépit des tentatives de ces derniers de les sauver.

C'est à Saipan que s'illustrèrent les Indiens Navajos, dont la langue, inconnue des Japonais, servait de moyens de communications et, au-delà, de code, pour la transmission des messages américains. Cependant, au-delà du racisme anti-indien aussi vivace, l'autre cause de leur manque de reconnaissance après-guerre fut le simple fait que l’État-major américain ne voulait pas dévoiler son secret au Monde et réutiliser le Code Navajo à l'avenir.

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Conformément aux plans alliés, les Soviétiques déclenchent à leur tour une offensive quelques semaines après le début d'Anvil/Enclume, le débarquement de Normandie. C'est l'Opération Béria, une gigantesque offensive en Biélorussie, comme l'avait prédit justement Hitler. Guderian fait son maximum pour tenter d'enrayer la ruée soviétique vers l'ouest et sa région natale, la Prusse occidentale et y parvient au début avec un relatif succès. Cependant, le Général allemand comprend vite que la Biélorussie est perdue et supplie d'ordonner un repli a minima sur la frontière polono-soviétique de 1939 mais tout en proposant plusieurs options plus à l'ouest, et notamment un repli sur une ligne s’appuyant, entre autre, sur le Niémen et le Boug.

Pour seule réponse, Heinz Guderian apprend son remplacement par un falot totalement soumis au Führer, Ernst Busch.

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Ce dernier applique à la lettre les ordres d'Hitler consistant à ne plus reculer. Ces consignes désastreuses pour le Reich ne font qu'augmenter l'ampleur du succès soviétique. La lente et coûteuse progression de l'Armée rouge devient subitement un triomphe complet qui l'amène rapidement à la reconquête complète de la Biélorussie et au-delà, à pénétrer de nouveau en Lituanie de 1940 (dans la région de Wilno/Vilnius donc) tandis que plus au sud, la frontière polonaise de 1939 est également franchie en de multiples endroits.

Mais partout, c'est l'administration soviétique qui reprend ses droits, Staline, comme il l'a dit aux Occidentaux le mois précédent, considérant ces territoires comme soviétiques.

En dépit des avertissements des Occidentaux, consécutifs à la Conférence de Moscou et donc trop tardifs, l'AK déclenche l'Opération Tempête dans les confins polonais. C'est dans ce cadre que se produit « La Trahison de Wilno » comme l’appelleront entre eux les Polonais. En effet, c'est en grande partie grâce à l'action de l'Armée secrète polonaise que l'Armée rouge parvient à chasser les Allemands de la ville. Or, à peine la ville sécurisée, que, comme à Belgrade, les Soviétiques attaquent les Résistants non communistes en arrêtant par surprise leurs commandants puis en écrasant par la force ceux qui refusaient de se rendre. Et comme en Yougoslavie, ceux que les Communistes considèrent comme des Fascistes sont bientôt traqués et contraints à la clandestinité.

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Avant la trahison...

Notons qu'à l'origine, Anvil/Enclume aurait dû être déclenchée en ce mois de Mai et Béria suivre de quelques jours mais que la déroute allemande à l'ouest a donc permis aux Alliés occidentaux de déclencher un assaut plus rapidement. Cependant, le type de préparatif n'étant pas le même à l'est, les Soviétiques n'ont pu avancer Béria d'un mois…

Paris est libérée par les Américains. De Hauteclocque a pourtant tout fait pour essayer, depuis la région lyonnaise, d'atteindre la capitale en même temps que l'Américain mais Eisenhower, pragmatique, considérant la 2ème DB comme épuisée par les combats, la retire du front. Mais De Hauteclocque n'oublie pas le serment d'El-Agheila, et Strasbourg restent dans son viseur, faisant tout pour que le repos forcé de sa division soit le plus court possible. Mais les Allemands ne l'entendent pas de cette oreille et ne le laisseront pas le Français libérer Strasbourg aussi facilement.

D'ailleurs, l'autre raison qui empêche les troupes alliées de la pince sud, et donc les troupes de l'armée régulière de la République française, de libérer Paris et qu'elles font face aux divisions de Panzers expédiées depuis le Pas-de-Calais et qui les bloquent en Bourgogne.

La France se libère, d'ailleurs, en partie elle-même. C'est notamment le cas du Sud-Ouest de notre pays. Tandis que la Wehrmacht entame une fuite éperdue en direction du Reich. D'ailleurs, pour empêcher l'invasion de l'Allemagne, Hitler a rameuté en urgence des forces du front de l'est vers le front de l'ouest, accélérant ainsi la victoire soviétique dans Béria, déjà bien entamée.

Paris s’est également insurgé contre les Allemands peu avant l'arrivée des troupes de Patton et a entamé de furieux combats contre l’Armée allemande qui avait reçue l’ordre d’Hitler de tenir la ville jusqu’au bout ou de la détruire. Cependant, Paris ne subira pas le même sort que Lyon, la cité martyre. En effet, le Général Carl-Heinrich von Stülpnagel, commandant du « Gross Paris », est un anti-nazi convaincu. Il négocie en secret avec la Résistance via l'ambassadeur de Suède auprès de l’État français, Raoul Nordling, une trêve et bientôt la capitulation de la garnison allemande de la capitale. Hitler, furieux, le fera juger par contumace par le « Tribunal du Peuple » et condamner à mort.

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C'est une foule en liesse qui accueille Mandel, de Gaulle, Blum, Daladier et Noguès lors de leur arrivée dans la Capitale de la France.

« Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. » s'écrira de Gaulle depuis le balcon de l'Hôtel de Ville, lieu symbolique pour toute restauration républicaine, que ce soit en 1848, en 1870 et maintenant en 1944, après la remontée triomphale par les hauts dirigeants républicains des Champs-Élysées sous les vivats amplement mérités du peuple de Paris.

Les grands moments de la célébration de la Libération de Paris seront notamment immortalisés par Robert Capa, dépêché en urgence par Mandel dans la Capitale alors qu'il suivait jusque là les combats de la 2ème DB.

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Quelques jours après la fuite de Pierre Laval, c'est donc Mandel, son ennemi intime, qui s'installe dans son bureau à Matignon (tandis qu’Albert Lebrun remplace Pétain à l’Élysée). Commence pour lui la tâche immense de réformer la France vaincue en 1940 mais qui, aujourd'hui, triomphe. Mandel a dans ses valises le vaste programme émis par la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociales, surnommé par les Français « Programme d'Alger ». Le Président du Conseil a peser de tout son poids pour rendre ce programme encore plus audacieux. Les grandes réformes prévues consistent en la création d'une sécurité sociale, à accorder aux femmes le droit de vote, et en la transformation de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Réunion, des Établissements français dans l'Inde, de la Nouvelle Calédonie, des Établissements français d'Océanie et de Saint-Pierre et Miquelon en Départements d'Outre-mer. Est également prévue une série de nationalisation a minima et uniquement punitive, le chef du gouvernement restant un homme de droite. Ainsi, la plus grande entreprise qui sera nationalisée sera Renault, l'entreprise félonne dont le directeur a servi sans vergogne le Reich. Mais Mandel profitera de l'euphorie de la Libération pour faire passer ce train de réformes au Parlement dans les semaines qui suivent. Notons que la République n'ayant jamais cessé d'exister, la restauration de celle-ci en Métropole annule automatiquement l'intégralité des mesures prises par Vichy, les mesures antisémites notamment.

Mais Paris est certes une conquête d'importance, mais reste une étape sur le chemin de la victoire totale sur le Nazisme. L'Armée allemande, quoi qu'en retraite, est toujours présente dans la partie septentrionale de la France. Ce secteur, et, au-delà, la Belgique et les Pays-Bas, sont dévolus à l'Armée britannique, aux forces du Commonwealth ainsi qu'à l'Armée tchécoslovaque du gouvernement dirigé par Benes.

Certes les Allemands ont évacués en urgence le Sud-Ouest de la France et ce sous les assauts furieux de l'aviation tactique alliée tout en étant harcelés par la Résistance intérieure mais la majeure partie de leur unités sont parvenues à passer et à rejoindre la Champagne en passant entre les troupes de Patton engagées en Île de France et les divisions alliées combattant en Bourgogne.

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Après ce petit exploit, Von Rundstedt et Rommel décident d'un commun accord d'ordonner aux troupes allemandes une retraite générale sur les positions suivantes.

-Au nord, l'Armée allemande évacuera la Belgique, à l'exception notable d'Anvers, que les 2 Allemands ont décidés de conserver en vue de perturber les lignes logistiques alliées. Concernant le reste de la partie septentrionale du futur Front, la Wehrmacht se repliera sur les Pays-Bas et le long de la Ligne Siegfried après avoir évacué la Belgique et le Luxembourg.

-Plus au sud, l'Armée allemande se repliera sur la frontière franco allemande de 1871. Sa défense s'appuiera sur les fortifications du Moselstellung et les hauteurs des Vosges.

Hitler, furieux, fera limoger les 2 hommes. C'est Model qui devient Commandant des forces allemandes à l'ouest. Celui-ci maintiendra les ordres de repli donnés par ses prédécesseurs. D'ailleurs, les Alliés talonnent les soldats allemands en retraite…

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Dans le même temps, en Provence, des éléments de l'Armée polonaise dite de l'Ouest, en réalité la seule aux ordres du gouvernement légal de Sikorski, libèrent Nice, dont la population s'est spontanément révoltée contre l'occupant. Mais les Alliés ne poussent pas plus loin leur avantage et après avoir symboliquement libérés Menton, s'arrêtent à la frontière italienne. Notons que l'essentiel des forces polonaises libres combattent au sein de la 1ère Armée française.

La fibre patriotique française est ainsi exaltée par le fait que la Libération de la France a été effectuée en partie par les FFI et les armées d’Alger et cette dernière ne compte plus les engagements volontaires en son sein à l’heure où l’assaut final contre le Reich se précise. Cet afflux de volontaires permet à la France de créer une « Second armée », confiée au Général Delestraint, grand maître dans l'art de diriger des blindés à l'instar d'un de Hauteclocque.

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Pétain et les membres du Gouvernement Laval ont été emmené en Allemagne, à Sigmaringen, dès le déclenchement du soulèvement, échappant ainsi à la capture par la Résistance. Ils y formeront un gouvernement en exil qui n'arrivera jamais, bien entendu, à la cheville de celui de Mandel. Pire, les Collaborateurs passeront leur temps à se disputer entre eux tandis que Pétain fera la « grève » du pouvoir même si celui-ci n'aurait été de toute façon que théorique…

La Libération est également synonyme d'épuration. Certains profitent de la situation pour se venger des traîtres et des bourreaux tandis que certains règlent simplement des comptes personnels… Mais le gouvernement républicain avait prévu ses éventualités et l'ordre est rapidement rétabli. C'est la Justice de la République qui jugera et punira dans l'immense majorité des cas, ceux qui ont trahis la patrie grâce aux Juges, Procureurs et autres Avocats ayant fuis la Métropole depuis 1940 ou étant en poste dans l'Empire durant l'invasion.

Le mois de Mai 1944 voit également se dérouler l'un des épisodes les plus empreints de mystère de la guerre. La fuite de Rudolf Hess. Progressivement mis à l'écart au sein des élites nazies au profit de Bormann, celui-ci, désireux de retrouver son rang par un coup d'éclat et de sauver également son maître, vole un Focke-Wulf Fw 190 et s'envole pour négocier en personne avec les Occidentaux. Vomissant la France, ses institutions et, surtout, son Président du Conseil, ce n'est donc pas vers ce pays en pleine libération qu'il s'envole, mais bien vers le sud de l'Angleterre et Londres. Cet orgueilleux espère pouvoir négocier avec le lion Churchill qui, même en Juin 1940, alors qu'il avait l'intuition que Pétain allait gagner et mener la France dans les bras d'Hitler, refusait l'idée de discuter avec les Nazis ! Alors en ce mois de Mai 1944 où les troupes nazies sont en pleine débâcle… Hess s'est à peine posé dans un champs qu'il est arrêté comme un simple bandit (et après tout, c'est ce qu'il est…) et jeté en prison, sans voir Churchill bien évidemment…

Cependant, encore de nos jours, certains historiens se demandent si Hess n'a pas agi sur ordre d'Hitler, à l'heure où la défaite du Reich semblait inévitable mais où, également, la crise commençait à couver entre l'Est et l'Ouest.

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Hitler a-t-il voulu tester les Occidentaux sur une éventuelle alliance anti-bolchevique ? Après tout, il a plusieurs fois parlé de cette éventualité à ses généraux mais a mis comme condition sine qua non la mise à l'écart de Mandel. Or, c'est vers Londres que s'est envolé Hess…

À Sofia débute la procès pour « Collaboration avec l'ennemi » du Prince Kiril, de Bogdan Filov et du Général Nikola Mikhov, les 3 anciens régents. Bien évidemment, et cela n'est pas une surprise, le procureur réclame la Peine de mort pour les 3 accusés. Si ce procès est organisé dans l'urgence, que dire du « référendum populaire » portant sur l'abolition de la monarchie qui confère 97 % des suffrages au oui... La République populaire est proclamée dans la foulée des résultats et Kimon Georgiev et élu Président dans les jours qui suivent. L'ancien dictateur tombe dans un piège puisque la Constitution rapidement adoptée conférera l'essentiel des pouvoirs au Premier ministre, à savoir un certains Georgi Dimitrov, qui, on le sait, a réalisé l'exploit d'être relaxé par la justice nazie ! Dans les mois qui suivront, les Partis indépendants du « Front patriotique » seront déclarés illégaux et leurs dirigeants bientôt jetés dans des camps pour les plus chanceux (?) ou exécutés pour les autres.

Néanmoins cette tactique montre que Staline est pressé. En effet, il craint la présence occidentale en Grèce et en Albanie qui pourrait donner de « mauvaises idées » aux pays d'Europe de l'Est. Les événements montreront aussi que le natif de Gori avait également comme volonté de faire tomber la Roumanie dans ses filets en l’encerclant de toute part. En effet, le lendemain de la proclamation de la République en Bulgarie, des manifestations éclatent à Bucarest, réclamant la déchéance du Roi Michel Ier et la mise en place d'un Régime « populaire » en Roumanie, similaire à celui mis en place par les Bulgares et s'inspirant du modèle du grand frère soviétique et du glorieux Staline. Rapidement, les manifestations dégénèrent mais la police roumaine est empêchée d'intervenir par les soldats soviétiques. Les Occidentaux n'ayant pas d'ambassadeurs en Roumanie, c'est le représentant de la Suède qui par son intercession, permet au Roi de quitter son palais puis de prendre un vol pour la Suisse d'où il passera rapidement en France, terre de son exil royal, la seule condition étant qu'il signe au préalable son acte d'abdication.

Son Premier ministre n'aura pas la même chance et sera jeté en prison par les Communistes. La République populaire sera de même que dans l'ancien rival méridional, proclamée très rapidement.

Pour les dirigeants français, c'est la stupeur. En 2 mois, Staline a donc pris ouvertement le contrôle de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Yougoslavie et prendra bientôt celui de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie et de la Pologne selon toute vraisemblance.

Des centaines de milliers de Français sont donc morts inutilement, car malgré leur sacrifice, un Empire totalitaire va donc bientôt prendre le contrôle de la malheureuse Pologne et, au-delà, de l'Europe orientale donc.

Mais le pire n'est pas là. Pour éviter d'autres pertes, la France ne peut pas faire grande chose pour le moment pour s'y opposer car en effet, c'est bientôt entre les mains de Staline que tomberont les millions de prisonniers français cantonnés en Allemagne orientale. Or, pour Mandel, leur probable déportation par Staline, s'il allait trop loin aux yeux du Soviétique pour sauver l'Europe de l'Est, ne serait pas une statistique, mais bien une tragédie...

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Message par Napoléon III » 03 avr. 2018, 09:03

Juin 1944

Proclamation de l'indépendance de l'Islande sous la forme d'une République. Ainsi prend fin l'Union personnelle avec le Danemark dont le gouvernement est le seul d'un pays occupé à ne pas s'être exilé lors de l'invasion par les Armées du IIIème Reich.

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Sveinn Björnsson. Régent puis Président de la République d'Islande.

L'Armée rouge, épuisée, avait été stoppée à proximité de la ligne Curzon. Partout la soviétisation reprenait ses droits tandis que ces terres polonaises, mais marquées par une grande diversité de populations, en grande partie respectée par l’État polonais avant-guerre, était déjà en cours de rattachement aux RSS biélorusse et ukrainienne, rattachement qui ne se limitera bientôt plus seulement au domaine administratif…

Cependant, Staline ne rejette pas complètement l'idée de s'appuyer sur l'AK, du moins à l'ouest de la ligne Curzon de 1939. Voyant l'effondrement du Reich à l'ouest tandis que son Armée est momentanément enlisée, il craint que Berlin, son joyau, ne tombe entre les mains des Occidentaux et souhaite donc s'associer partiellement à l'Armée des Ombres polonaises. En revanche, la Résistance intérieure polonaise devra se rallier au gouvernement pro-soviétique que Staline est en train d'organiser et ne plus obéir à Sikorski.

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Bien évidemment, les concessions qu'il accorderait aux Polonais se limiterait à une satellisation « douce », dans le style de celle qu'accepte volontairement Benes pour la Tchécoslovaquie. Cette satellisation serait par ailleurs accompagnée de l'annexion par la Pologne des « territoires recouvrés », c'est à dire les terres allemandes à l'est de la Ligne Oder-Neisse et qui étaient polonaises il y a 1000 ans...

Pendant ce temps, en France, comme on le sait, au sein de la Résistance française se trouve une part importante de Communistes. Le Président du Conseil de la République française décide, comme avec les autres FFI, de les incorporer à l'Armée française, bien qu'il se méfie d'eux. Cependant, suite aux premiers soubresauts de ce qu'on connaîtra bientôt comme étant la « Quasi-Guerre » (terme inventé par de Gaulle en référence au conflit Franco-américain de la période révolutionnaire, véritable guerre non déclarée), le chef du gouvernement de la France libérée décidera d'engager les divisions composées de Communistes à la mission de second ordre consistant à assiéger les poches de l'Atlantique, le reste des troupes issues des rangs FFI, des Socialistes aux Conservateurs, se voyant placés dans des divisions qui marcheront bientôt vers le cœur du Reich et à une mission nettement plus glorieuse donc.

Malheureusement, la guerre ne se terminera pas dans quelques semaines.

En effet, après la rapide Libération de la France, les Allemands bloquent depuis plusieurs semaines les troupes alliées le long de la frontière entre l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique (sauf Anvers, fermement tenue par eux) tandis que leurs troupes positionnées plus au sud sont enlisées devant Metz et au pied de Vosges. Cependant le raidissement de la défense allemande n'est qu'une des causes de l'enlisement allié. Les difficultés logistiques des Alliés en sont la seconde cause. En effet, la logistique alliée est au bord du point de rupture car elle n’arrive en Europe que via les ports artificiels construits sur les plages du débarquement de Provence et des Normandie. Il faudra du temps avant que les ports comme Marseille, Toulon ou bien Cherbourg et Le Havre soient reconstruits tandis que d’autres comme Brest, Lorient ou bien Bordeaux sont toujours tenus par des garnisons allemandes.

Face à la menace d'une invasion imminente de l'Allemagne, Hitler ordonne la levée du Volksturm.

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Tremblez soldats alliés !

Mais sur un autre « Front », l'Allemagne passe à l'attaque…

En effet, les premiers V-1 sont lancés sur l'Angleterre depuis les Pays-Bas. En effet, malgré la capture de nombreux sites de lancement dans le nord de la France et en Belgique, les sites néerlandais sont toujours aux mains des Nazis qui peuvent donc commencer à faire pleuvoir la mort sur Londres et sa région ! En parallèle, d'autres sites sont en construction en Rhénanie, objectif ? Paris…

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Churchill entre dans une rage noire dès la chute des premiers missiles nazis. Il faut toute la force de persuasion de son État-major pour l'empêcher de gazer les villes allemandes en représailles !

Cependant, le blocage de la situation sur le Front n'empêche pas Georges Mandel, désormais fermement installé au palais de Matignon, de continuer la réforme des institutions de la République française.

Dans le Pacifique, les Américains envahissent l'île de Guam. Ils font presque immédiatement face à une résistance acharnée de la puissante garnison nippone.

Plus à l'Ouest, l'Armée japonaise est enfin stoppé sur le Gange par une Armée majoritairement composée d'Indiens mais encadrée, pour ne pas dire surveillée, par des soldats venus des colonies « blanches » du Commonwealth. Même l'Afrique du sud a daignée envoyer des soldats. L'Armée nippone est de son coté complètement épuisée, ses lignes de communications sont plus qu'étirées tandis que les exactions qu'elle commet en « Inde libre » fait que le cycle des défections indiennes commence petit à petit à changer de sens, au grand désespoir de Bose et Yamashita...

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Message par Napoléon III » 06 mai 2018, 18:51

Juillet 1944

Les Alliés englués aux frontières de l'Allemagne par les soldats de Model, la mort pleuvant de nouveau du ciel sur Londres, et l'idée paraissant maligne sur le papier, Eisenhower décide de se rallier au projet britannique dénommé Market Garden d'une offensive à travers les Pays-Bas en vue de contourner la Ligne Siegfried, point d'appui de la défense allemande.

Heureusement, les Alliés ont eu le temps de transférer les divisions parachutistes depuis l'Afrique du nord en direction de l'Angleterre depuis qu'Eisenhower a validé le projet en Juin et la chute des premiers V1. Les Paras seront le fer de lance de l'opération.

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La première vague est larguée sur les Pays-Bas à la toute fin de Juillet. Le temps de peaufiner l'Opération et de préparer les hommes.

La fixation du front ouest permet à Staline, qui avait un temps envisagé de négocier avec Helsinki mais sur des bases si rudes qu'elle avait rejeté l'offre, en vue de pouvoir rameuter un maximum de troupes pour la ruée sur Berlin, de déclencher son offensive contre ce petit pays. D'ailleurs, bien qu’ayant largement pris le dessus sur l’envahisseur nazi et ayant mis fin au blocus de Leningrad donc, l’URSS voit toujours l'armée finnoise positionnée non loin de l'ancienne Saint-Petersbourg, sur la frontière Soviéto-finlandaise de 1939.

Si en 1941, l'Armée finlandaise a stoppé son offensive sur la frontière d'avant-guerre, ne la franchissant que de quelques kilomètres en certains endroits (uniquement pour des raisons de stratégie militaire), sa principale ligne de défense en Carélie est la ligne VT (Vammelsuu-Taipale), située en retrait du front. Les Finlandais et le génie du Maréchal Mannerheim ont mis toute leurs ressources dans la conception de cette ligne de défense et ce, depuis 1941.

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Staline le sait et oppose aux Finnois une concentration d'artillerie formidable. Mais, le gros du corps de bataille finlandais s'est déjà retiré sur la ligne VT, seule quelques unités d'élite tenant le « front ». Mieux, celles-ci décrochent dès que le pilonnage soviétique apparaît imminent et se retirent par étape sur la ligne VT tout en harcelant les avants-gardes soviétiques (ce qui leur inflige de lourdes pertes).

Pressé par le « Vojd », le commandement soviétique lance ses unités désorganisées par le harcèlement finlandais contre les fortifications finnoises dès ces dernières atteintes. C'est une véritable catastrophe pour les Russes et les Finlandais repoussent facilement le premier assaut.

Mais plus dur sera la seconde manche.

Le Maréchal commandant l'Armée finlandaise a rameuté ses réserves et peut donc mener un roulement de ses unités qui défendent directement la ligne VT. Ainsi, ce sont des unités fraîches auxquels font face les soldats de Staline. Mais les Soviétiques ont un net avantage en terme de puissance de feu. Lors du second assaut, ce n'est qu'en effectuant des contre-attaques forts habiles que les soldats de Mannerheim parviennent à conserver l'intégralité de la ligne VT et à empêcher un percée soviétique qui les auraient contraint à reculer sur la seconde ligne, la ligne VKT, ce qui aurait placé Viipuri et ses habitants en première ligne.

Plus à l'est, les forces finlandaises commandées par le Général Karl Lennart Oesch et qui défendent la partie de la Carélie située entre les lacs Ladoga et Onega reculent certes, mais maintient leurs cohésions tout en épuisant les assaillants soviétiques. Sortavala est toujours sous contrôle de la Finlande.

À Berlin, où l'OKW pensait que la Finlande s'écroulerait rapidement, on est ravis. En effet, alors que partout l'Axe recule, les dirigeants allemands se satisfont de voir un « allié » (en fait les Finlandais sont plutôt des co-belligérants de l'Allemagne) rejeter un assaut massif d'une Armée rouge qui use et abuse de la force blindée. Ainsi, les Nazis savent que les troupes finlandaises ne tiendront pas éternellement sans un apport en armements anti-char, que ce soit sous forme de Panzerfausts ou d'escadrons de Stukas. Ils voient donc là l'occasion d'en profiter pour accroître leur pouvoir sur la Finlande tout en la maintenant dans la guerre contre la livraison de ses armements vitaux à la défense de ce pays.

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Mannerheim en est également conscient tandis qu'un troisième assaut d'envergure est en préparation et que celui-ci risque de provoquer la rupture de la ligne VT. Le Maréchal pousse ainsi le Président Ryti à se compromettre en acceptant un accord avec Ribbentropp, venu en personne à Helsinki tout en préparant son éviction une fois l'armement reçu, dans une sorte de version finlandaise de l'opération Berthelot (sauf que Ryti ne sera pas jeté en prison contrairement à Antonescu).

Juillet 1944 se termine et la Finlande est toujours debout.

Mais pour combien de temps ?

Pourtant, la guerre a bien failli s'arrêter en ce mois de Juillet 1944. En effet, des officiers antinazis tentent un putsch contre Hitler le 15, mais la bombe échoue à tuer le Führer. En effet, alors qu'il réunit son État-major pour discuter, justement, de la situation de la Finlande, le Colonel von Stauffenberg dépose une mallette contenant les explosifs destinés à tuer Hitler puis se retire. Or, peu avant le déclenchement du détonateur, le dirigeant nazi est pris d'une envie pressante et interrompt la réunion. La bombe explose mais Hitler n'est même pas blessé, du fait de son absence. En revanche, Goering, Himmler et Keitel, entre autres, sont foudroyés. Les antinazis, informés à tort de la mort du Führer (l'explosion a été d'une puissance terrifiante), déclenche le coup d'état, l'Opération Walkyrie. Mais la tentative de renverser Hitler échoue dès que la radio berlinoise retransmet un discours d'Hitler, en direct, déblatérant sa haine de « la clique d'officiers ambitieux ». La répression contre les conjurés, qui se sont révélés au grand jour, sera impitoyable et touchera même Rommel, qui sera pendu à croc de boucher, dans le plus pur style hitlérien. Malheureusement, l'échec du coup d’État sera si rapide, que les Alliés n'auront aucun temps de flottement à exploiter côté allemand.

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Claus von Stauffenberg

En Inde, l'heure est à la contre-attaque côté allié. Tandis que l'Armée britannique reprend l'ascendant sur les Japonais et reprend pied dans l'Assam, les Chinois chassent les Japonais du Yunnan et avancent dans le Nord de la Birmanie. Dans le Pacifique, les combats, extrêmement violents, continuent à Guam.

À Berne, les premiers échanges, qui se déroulent dans le plus grand secret, ont lieu entre les représentants français, britanniques et japonais, conformément au souhait d'une paix de compromis entre le Japon et les Alliés. Le choix de la Suisse, pays neutre, et du au fait que les voyages des diplomates entre Londres et Paris d'un côté, Berne de l'autre, sera facilité par le fait que la France est, comme on le sait, en grande partie libérée. Les diplomates japonais expliquent que la plupart des dirigeants civils, à commencer par le Premier Ministre, seraient prêt à accepter dès maintenant les conditions des Européens mais, ceux-ci avaient bien compris que les Américains n'étaient pas au courant de ses pourparlers du fait de l'absence de leurs représentants à Berne. Côté nippon, restait à convaincre les militaires, prêt à aller jusqu'au sacrifice suprême, celui du Japon, comme l'avait montré l'exécution de Yamamoto.

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Message par Napoléon III » 12 mai 2018, 10:42

Août 1944

L'opération Market Garden tourne au désastre pour les Alliés. En effet, les Parachutistes se font massacrer par les Allemands solidement retranchés. Pire, alors qu'au prix de très lourdes pertes, certains ponts sont pris par les Parachutistes américains, français et britanniques, la phase blindée, conduite par les chars de sa gracieuse majesté, fait face à des unités de Panzers rééquipées et est repoussée et ce, quasiment sur sa ligne de départ. C'est une immense victoire pour Model, qui a suivi les opérations depuis son PC d'Aix-la-Chapelle tandis que des milliers de soldats d'élite alliés partent pour les Stalags, étant à court de munitions tandis que tout espoir de secours s'est désormais évanoui. Les Allemands se vengeront de la population néerlandaise qui a soutenu les Alliés en l'affamant...

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Hitler s'emballe alors. Ayant constaté l'ampleur des moyens alliés engagés en Belgique et aux Pays-Bas, il ordonne aux Généraux qu'il n'a pas fait fusiller après « Walkyrie » de préparer « Garde sur le Rhin », riens moins qu'une réédition du « Coup de faucille » de 1940 ! Model sait que cette décision conduira l'armée du Reich à sortir de sa « coquille » et la mènera à la catastrophe. Il préférerait mener des encerclements tactique et limités par leur ampleur mais n'ose, vu le contexte, s'opposer à Hitler...

Libération d'Anvers mais le port est dans un trop piètre état pour être utilisé tandis que les Allemands tiennent encore fermement l'estuaire de l'Escaut.

Après l'échec de Market Garden, Eisenhower décide de revenir à la stratégie plus « classique » d'une percée à travers les lignes de défense vosgiennes de la Wehrmacht. Pour réussir celle-ci, il décide de renvoyer au front le fer de lance des Alliés, la 2ème DB de de Hauteclocque. L'offensive est déclenchée fin Septembre. C'est le début de la ruée sur Strasbourg, digne d'une manœuvre de
Turenne.

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En effet, le génial picard décide de passer en force à travers la trouée de Belfort, comme son génial prédécesseur. La manœuvre osée de 1944 est un aussi grand triomphe que celle de 1674.

Pendant ce temps, désormais largement équipée en armement anti-chars, l'armée finlandaise parvient à repousser la troisième offensive de l'Armée rouge contre ses positions.

Auréolé de cette victoire, Mannerheim succède donc logiquement à un Ryti démissionnaire. Officiellement pour raison de santé. Le corps électoral finlandais n'étant pas consultable, c'est par le Parlement que le Maréchal francophile et francophone est élu à la tête de l’État finlandais.

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Mais alors que les cadavres des combattants tués sont encore chauds, les plénipotentiaires ont déjà pris le relais. Staline, qui ne veut pas s'engluer de nouveau en Finlande alors qu'il craint toujours d'être doublé par les Occidentaux à Berlin et que mêmes ses propres ressources en hommes ne sont pas illimitées, accepte de négocier avec les Finlandais.

C'est l'Armistice de Moscou.

En attendant la signature d'un Traité de paix définitif, la frontière est fixée temporairement le long de la ligne de cessez-le-feu, ce qui constitue une immense victoire pour les Finlandais, qui conservent la majeure partie de la Carélie finnoise de 1938.

Voici les autres clauses de l'armistice :

-L’armée finlandaise devra chasser les forces allemandes encore présentes sur son sol. Notons que Mannerheim, soucieux de ne pas complètement trahir sa parole, fut tentée de laisser partir pacifiquement l'Armée allemande de Finlande et de se contenter de poursuivre « mollement » les troupes nazies stationnées en Laponie. Il fallut toute la force de persuasion de celui qui a désormais rang d'ambassadeur à Helsinki, René Cassin, pour convaincre le Maréchal d'effectuer une vraie poursuite. Cependant, les exactions commises dès l'annonce de l'armistice par les troupes du Führer en Laponie montrèrent qu'aucun compromis de ce style n'aurait pu de toute façon tenir longtemps avec un Régime comme celui d'Adolf Hitler.

-La Finlande devra se doter d’un gouvernement politiquement favorable à l’URSS. Ainsi, les éléments « grands finlandais » et philogermaniques doivent être écartés du pouvoir (ce qui est déjà le cas depuis la prise du pouvoir par Mannerheim).

-La Finlande accepte de louer la base navale de Porkkala pour 50 ans à l'URSS.

-De nouvelles élections, ouvertes au Parti communiste (qui redevient autorisé), auront lieu une fois le conflit terminé.

Dans le Pacifique, les Américains achèvent la reconquête de l'île de Guam. Des milliers de Boys sont morts pour la reprendre aux Japonais. Ainsi, 1/4 des soldats américains engagés ont été soit tués, soit blessés ! Cependant, bien que l'île soit déclarée officiellement « sécurisée », des petits groupes de soldats japonais continueront à effectuer des actions de guérillas dans les mois suivants.

En Asie, les Japonais sont pratiquement chassés du Raj. L'Azad Hind perd ainsi toute assise territoriale...

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