Grande Femme de l'Histoire : Charlotte Corday

17 juillet 2013 par Aymdef | Grande Femme de l'Histoire | Époque moderne - Révolution française

Parce qu'il n'y a pas que les hommes qui ont marqués l'Histoire. Sur HistoriaGames, nous avons décidé de vous parler des Grandes Femmes de l'Histoire, trop souvent oubliées. Mais attention, nous ne traiterons pas les reines ou les impératrices, nous aborderons plutôt les aventurières, les guerrières, les pirates, les espionnes ou les rebelles.

Nous allons commencer cette nouvelle chronique par Charlotte Corday, une jeune héroïne de la Révolution française dont nous vous avions déjà parlé dans notre chronique l'Histoire jour après jour (voir la chronique) puisqu'elle est connue comme étant l'assassin de Marat. Revenons plus en détail sur cette Grande Femme de l'Histoire.

Une jeune candide de caractère

Charlotte Corday à Caen en 1793, par Tony Robert-FleuryTout commença dans le petit hameau de Saint-Saturnin-des-Ligneries, en Basse-Normandie, lorsque Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont, que l'on appellera tout simplement Charlotte Corday, naquit le 27 juillet 1768. Elle était l'arrière-arrière-arrière-petite-fille d'un certain Corneille, dramaturge et poète français, auteur notamment de Le Cid. La petite Charlotte suivit ses études à l'abbaye aux Dames à Caen, qu'elle rejoignit à l'âge de 13 ans. Il s'agissait d'une abbaye royale qui devait accueillir les jeunes filles pauvres de la noblesse normande. En effet, Charlotte était issue d'une famille noble, mais celle-ci avait été déclassée. Son père, veuf, attendait la dot de sa femme, qui ne lui sera jamais versée.

Il existe quelques témoignages d'amis ou de proches parents comme celui de Frédéric Corday de Renouard, permettant de se faire une idée sur son état d'esprit et son caractère. Il la décrit dans une lettre : “Charlotte avait le feu sacré de l'indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu'elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, c'était inutile, elle n'avait jamais de doutes, jamais d'incertitudes. Son parti une fois pris, elle n'admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m'en a parlé dans les mêmes termes, comme d'une personne qui avait un caractère d'homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l'énergie dont elle était douée, elle s'imposait et n'en faisait jamais qu'à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n'y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l'eût bien mené, cela se devine."

En 1789, au début de la révolution française, Charlotte Corday a 21 ans. Elle restait seule et cloîtrée dans son abbaye. Elle a eu le temps de se passionner pour la littérature classique. En tant que fervente lectrice de Corneille, Plutarque, Tacite, Rousseau, l'abbé Raynal, adoptant les idées nouvelles, mais tout en conservant sa foi religieuse, elle s'intéressa très tôt à la politique et à l'injustice sociale. Par ses lectures et ses connaissances, elle connaît parfaitement les tragédies inspirées de l'Antiquité dont elle adorait les héros et l'esprit de sacrifice. D'ailleurs, il est fort possible que le Cinna (ou la Clémence d'Auguste) écrit par Corneille, ait pu influencer sa démarche. En voici quelques vers :

ACTE I
SCÈNE II.
Émilie, Fulvie.

"Plus le péril est grand, plus doux en est le fruit
La vertu nous y jette, et la gloire le suit."

ACTE I
SCÈNE IV.
Cinna, Émilie, Évandre, Fulvie.

"Meurs, s'il y faut mourir, en citoyen romain,
Et par un beau trépas couronne un beau dessein."

la Révolution débuta....

Portrait de Jean-Paul Marat par Joseph Boze (1793)La Révolution se mit en marche. Avec tout d'abord en mars 1789, le départ des députés du Tiers pour se réunir à Versailles le 4 mai. Très vite les événements s'enchaînèrent et la Bastille tomba aux mains des révolutionnaires. Charlotte s'enthousiasma alors et ses rêves, de voir un jour s'établir une République pour le bonheur de tous, pouvaient se réaliser.

Mais très vite, elle dut déchanter. En effet, elle apprit qu'un événement sordide s'était déroulé dans Caen. Le 12 août 1789, le vicomte Henri de Belzunce, major en second du régiment Bourbon-infanterie, fut massacré par le peuple qui déchira son cadavre. Il était chargé de ravitailler en vivres le peuple et était accusé de l'affamer, notamment par Marat. Cette scène est retranscrite dans La Religion du poignard, Éloge de Charlotte Corday de Michel Onfray (www.editions-galilee.fr) dont vous pouvez retrouver un extrait par ICI (attention ce n'est pas pour les jeunots !).

Il faut savoir qu'on a dit de Belzunce qu'il avait noué une relation avec Charlotte Corday. En conséquence, la mort de Marat aurait été une simple vengeance de la part de Charlotte... Une thèse qui a bien entendu été écartée par les historiens. De plus, Charlotte Corday a été déclarée virgo intacta lors de son autopsie.

En 1790, l'assemblée vota la loi établissant la Constitution civile du clergé, ce qui aura pour effet la fermeture de l'abbaye aux Dames. Le 12 juin 1791, Charlotte se rendit dans la ferme de son père où pendant un temps elle donna des cours aux petites filles pauvres du coin. Mais elle voulait faire plus et décida alors de se rendre à Caen où l'hébergea sa cousine Madame de Bretteville, veuve du trésorier de France Coutelier de Bretteville. Là, elle découvrit les mondanités et lit la presse notamment L'Ami du Peuple, créé et publié par un certain Marat, pour se tenir informer des événements qui se déroulaient à Paris. Il faut savoir que depuis 1790, Marat appelle systématiquement à la violence dans son journal. Il est le journaliste le plus virulent de la Révolution et devient l'homme du peuple, adoré par les sans-culottes.

Elle prit alors conscience de ce que le peuple était capable de faire dans ce qui avait de plus inhumain, alors qu'elle aurait préféré en toute candeur une révolution faite de beaux discours, du consensus, de la justice sociale, de la Liberté, de l'Égalité, de la Fraternité... La réalité en fut tout autre.

... et avec elle, les premières déceptions...

En effet, à Paris, la situation est au plus mal entre les différents parties politiques. Il y avait d'un côté les Girondins, composés de plusieurs députés modérés issus de la Gironde. Ils étaient favorables à un régime décentralisé et désireux de stabiliser la Révolution, refusant les réformes économiques et sociales favorables aux classes populaires. Durant la convention ils formèrent en quelque sorte l'aile droite de la représentation nationale.

De l'autre côté, il y avait les Montagnards. Non, ce ne sont pas les partisans de Gregor Clegane, aka La Montagne... en fait, ils sont appelés ainsi parce qu'ils siégeaient dans les travées hautes de l'Assemblée législative. Parmi eux figuraient de grandes figures de la Révolution comme Maximilien de Robespierre, Georges DantonJean-Paul Marat... Ils formaient l'aile gauche de l'assemblée et s'appuyaient sur les sans-culottes parisiens (révolutionnaires issus du petit peuple de la ville et défenseurs d'une République égalitaire), toujours prêts à déclencher une émeute, que récusaient avec ardeur les Girondins.

Le 21 septembre 1792, la Convention nationale succéda à l’Assemblée législative et fonda la Première République. Dès lors, l'opposition entre les Girondins et les Montagnards se fit de plus en plus intense et à partir du printemps 1793, la rivalité se transforma en affrontement sans merci. Dès le début d'avril, les Montagnards cherchaient à anéantir les Girondins. Ils voulaient instaurer la dictature pour sauver les acquis de la Révolution. Il ne faut pas non plus oublier que la France avait déclaré la guerre à l'Autriche le 20 avril 1792 et qu'il leur fallait également chasser définitivement les armées étrangères. Il y avait aussi la révolte des Vendéens au même moment.

Économiquement, la France n'était pas au mieux avec le retour des disettes et de l'inflation. En conséquence, les Montagnards prônèrent des mesures drastiques afin d'éviter un retour à la monarchie. Ils obtinrent le lancement d'un emprunt forcé sur les riches et créèrent un Tribunal révolutionnaire et un Comité de Salut public. La Terreur se met peu à peu en place...

... et la fin des Girondins

Triomphe de Marat porté par le peuple après son acquittement par le Tribunal révolutionnaire. Gravure anonyme de 1793.Durant le mois d'Avril 1793, les Girondins tentèrent de mettre en accusation Jean-Paul Marat. Ce dernier avait demandé l'anéantissement des Girondins alors qu'il présidait le Club des Jacobins. Marat fut acquitté par le Tribunal révolutionnaire et porté en triomphe (voir image ci-contre). Les derniers jours des Girondins sont comptés...

Ainsi arrivèrent les journées du 31 mai au 2 juin 1793, correspondant à l'élimination des Girondins sous la pression du peuple de Paris. Les gardes nationaux encerclèrent la Convention installée aux Tuileries. Ils avaient pour ordre de ne laisser sortir aucun député girondin. On ordonna alors l'arrestation de leurs chefs.

Préparée avec soin par Marat, cette insurrection permit l'arrestation de 29 députés girondins. D'autres arriveront à fuir vers Caen mais la plupart seront très vite arrêtés et guillotinés. La Grande Terreur commença alors durant laquelle Charlotte Corday joua un rôle important...

Charlotte assassina Marat...

La Mort de Marat par Jacques-Louis David (1793)Alors qu'elle se trouvait toujours à Caen, Charlotte Corday noua des relations avec les Girondins modérés qui ont fuit Paris. Elle participa à des assemblées organisées par ces Girondins pour appeler à l'insurrection fédéraliste contre la Convention. Ne pouvant plus supporter la violence de la Révolution et tenant pour responsable Marat de tous les maux, Charlotte décida d'elle même de se rendre à Paris pour l'assassiner.

Le 9 juillet 1793, Charlotte Corday partit en diligence de Caen. Pour la première fois, elle quitta sa Normandie natale et arriva à Paris deux jours après. Elle s'installa à l'Hôtel de la Providence. Ce fut à ce moment-là qu'elle apprit que Marat souffrait d'une grave maladie de la peau.

En effet, depuis juin 1793, l'état de santé de Marat devenait de plus en plus précaire au point qu'il ne pouvait plus siéger à la Convention. Il était atteint d'une maladie de peau. En outre, il devait prendre des bains curatifs au soufre dans une baignoire sabot en cuivre, et envelopper sa tête d'une serviette trempée de vinaigre pour soulager ses migraines. Devant lui était posée une planche de bois sur laquelle il écrivait et travaillait.

Au petit matin du 13 juillet, Charlotte Corday achèta un couteau de cuisine à la boutique du coutelier Badin sous les arcades du Palais-Royal. Elle tenta de prendre contact pour la première fois avec Marat en lui faisant parvenir un premier billet, dont en voici la teneur :

« Je viens de Caen, votre amour pour la patrie doit vous faire désirer connaître les complots qu'on y médite. J'attends votre réponse. »

Ce message restant sans réponse, Charlotte écrivit un second billet :

« Je vous ai écrit ce matin, Marat, avez-vous reçu ma lettre ? Je ne puis le croire, puisqu'on m'a refusé votre porte ; j'espère que demain vous m'accorderez une entrevue. Je vous le répète, j'arrive de Caen ; j'ai à vous révéler les secrets les plus importants pour le salut de la République. D'ailleurs je suis persécutée pour la cause de la liberté ; je suis malheureuse, il suffit que je le sois pour avoir droit à votre protection. »

Charlotte Corday se rendit alors, avec son billet dans sa poche, au nº 20 de la rue des Cordeliers et demanda à Simone Evrard, compagne du député, de pouvoir rencontrer Marat pour lui informer d'une nouvelle de la plus haute importance. De son bain, Marat entendit la conversation et demanda à recevoir Charlotte...

Au bout d'une vingtaine de minutes de discussion, Charlotte Corday sortit son couteau et frappa Marat à la poitrine. Le poumon droit, l'aorte et le cœur furent touchés. Dans son agonie, il poussa un dernier hurlement attirant de suite Simone Evrard et ses serviteurs qui immobilisèrent Charlotte. Marat se vida de son sang et mourra rapidement. La jeune femme de 25 ans fut arrêtée sur les lieux du crime sans opposer de résistance.

... et perdit la tête

Charlotte espérait faire oeuvre utile en éliminant Marat quitte à se sacrifier. Elle expliqua les raisons de son acte dans une lettre qu'elle avait pris soin d'apporter sur elle :

« Jusqu'à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l'intérêt de leur ambition à la place de l'intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

« Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l'oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d'énergie que l'on n'en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !

« Déjà les départements indignés marchent sur Paris, déjà le feu de la discorde et de la guerre civile embrase la moitié de ce vaste empire ; il est encore un moyen de l'éteindre, mais ce moyen doit être prompt. Déjà le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l'image de tous les crimes, en tombant sous le fer vengeur, ébranle la Montagne et fait pâlir Danton, Robespierre, ces autres brigands assis sur ce trône sanglant, environnés de la foudre, que les dieux vengeurs de l'humanité ne suspendent sans doute que pour rendre leur chute plus éclatante, et pour effrayer tous ceux qui seraient tentés d'établir leur fortune sur les ruines des peuples abusés !

« Français ! vous connaissez vos ennemis, levez-vous ! Marchez ! que la Montagne anéantie ne laisse plus des frères, des amis ! J'ignore si le ciel nous réserve un gouvernement républicain, mais il ne peut nous donner un Montagnard pour maître que dans l'excès de ses vengeances […] Ô France ! ton repos dépend de l'exécution des lois ; je n'y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l'univers, il est hors la loi. Quel tribunal me jugera ? Si je suis coupable, Alcide l'était donc lorsqu'il détruisait les monstres ! [...]

« Ô ma patrie ! Tes infortunes déchirent mon cœur ; je ne puis t'offrir que ma vie ! et je rends grâce au ciel de la liberté que j'ai d'en disposer ; personne ne perdra par ma mort ; je n'imiterai point Pâris (le meurtrier de Lepeletier de Saint-Fargeau) en me tuant. Je veux que mon dernier soupir soit utile à mes concitoyens, que ma tête portée dans Paris soit un signe de ralliement pour tous les amis des lois ! que la Montagne chancelante voie sa perte écrite avec mon sang ! que je sois leur dernière victime, et que l'univers vengé déclare que j'ai bien mérité de l'humanité ! Au reste, si l'on voyait ma conduite d'un autre œil, je m'en inquiète peu : Qu'à l'univers surpris cette grande action, Soit un objet d'horreur ou d'admiration Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire, Ne considère point le reproche ou la gloire. Toujours indépendante et toujours citoyen, Mon devoir me suffit, tout le reste n'est rien, Allez, ne songez plus qu'à sortir d'esclavage !...

« Mes parents et mes amis ne doivent point être inquiétés, personne ne savait mes projets. Je joins mon extrait de baptême à cette adresse, pour montrer ce que peut être la plus faible main conduite par un entier dévouement. Si je ne réussis pas dans mon entreprise, Français ! Je vous ai montré le chemin, vous connaissez vos ennemis; levez-vous ! Marchez ! Frappez ! »

Portrait de Charlotte Corday, pastel réalisé dans sa cellule quelques heures avant son exécution par Jean-Jacques Hauer.Le 15 juillet, Charlotte Corday fut amenée au tribunal révolutionnaire. Bien que l'issue du jugement ne faisait aucun doute, l'avocat Claude François Chauveau-Lagarde assura tout de même sa défense. Celui-ci la défendit en plaidant l'exaltation du fanatisme politique. Charlotte fut finalement condamnée à la peine de mort. Dans sa cellule, elle souhaite que l'on réalise un portrait d'elle (ci-contre) et c'est le peintre Jean-Jacques Hauer qui s'en chargea quelques heures avant l'exécution.

Le 17 juillet, devant la Conciergerie, revêtue d'une chemise écarlate réservée  aux parricides, Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont fut exécutée sous les cris de la foule chantant le "Ça ira !". C'est Charles-Henri Sanson, le célèbre exécuteur, qui se chargea de détacher sa tête de son corps. On dit qu'elle resta digne et déterminée tout le long de son procès et jusque sur l'échafaud.

Tout ça pour quoi ?

C'est la question que l'on peut se poser à l'issue de cet acte. Marat est présenté comme un martyr de la Liberté. Il eut de grandes funérailles orchestrées par son ami, le peintre Jacques-Louis David, suivies par une foule immense. Le Conventionnel David peint d'ailleurs une de ses plus célèbres toiles : La mort de Marat (ci-dessus). Il peint cette toile à la hâte. Il place entre les doigts de Marat ensanglanté, un message de la meurtrière implorant la bienveillance de sa victime. En dévoilant son oeuvre devant les députés, David déclara à la Convention : "Humanité, tu diras à ceux qui l'appelaient buveur de sang, que jamais ton enfant chéri, que jamais Marat n'a fait verser de larmes" (extrait).

Cette mort tragique fait directement passer Marat à l'immortalité. Vénéré à l'égal d'un dieu, son buste trônera dans les assemblées et son coeur, suspendu aux voûtes des Cordeliers, sera l'objet d'un véritable culte. La mort de Marat n'a pas eu l'effet escompté par Charlotte Corday puisque la Terreur n'en sera que plus terrible. Dès lors, le sang coulera à flot sur l'échafaud...

Quant à Charlotte, celle-ci atteint tout de même la postérité historique. On s'en sert comme propagande politique considérée à la fois comme une tyrannicide libératrice ou une meurtrière parricide, ou bien comme une héroïne de la Révolution ou une royaliste illuminée.

De nombreuses pièces de théâtres et oeuvres littéraires lui sont consacrées comme dans l'Histoire des Girondins d'Alphonse de Lamartine qui la surnomme l'Ange de l'assassinat.

Pour en savoir plus :

  • Jean-Denis BREDIN, « On ne meurt qu'une fois » Charlotte Corday, Paris, Fayard, 2006.
  • G. Lenotre André CASTELOT, Les Grandes Heures de la Révolution, tome III ., Perrin, 1963.
  • Martial DEBRIFFE, Charlotte Corday, Éd. France-Empire, 2005.
  • Marie-Paule DUHET, Les Femmes et la Révolution, 1789-1794, Paris, Gallimard, coll. « Archives », 1979.
  • Dominique GODINEAU, Citoyennes tricoteuses. Les femmes du peuple à Paris pendant la Révolution française, Aix-en-Provence, Alinéa, 1988, 2e éd., Paris, Perrin, 2003.
  • France HUSER, Charlotte Corday ou L'ange de la colère, Coll. Elle était une fois, Paris, Robert Laffont, 1993.
  • Bernardine MELCHIOR-BONNET, Charlotte Corday, Paris, Perrin, 1972, rééd. 2000.
  • Michel ONFRAY, La religion du poignard: éloge de Charlotte Corday, Grasset, 2009.
  • Jean-René SURATTEAU et François GENDRON, Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, P.U.F., 1989.
  • Jean TULARD, Jean-François FAYARD et Alfred FIERRO, Histoire et dictionnaire de la Révolution française, Paris, Laffont, 1987.
  • Aymdef El Présidente, Rédacteur en chef, Testeur, Chroniqueur, Historien Email | Twitter

  • "L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." George S. Patton