Test de Shadow Tactics : Blades of the Shogun

Par Aymdef

Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • Mac OS X
  • Linux
  • PlaySTation 4
  • Xbox One
ÉditeurDaedalic Entertainment
DéveloppeurMimimi Productions
Date de sortieDécembre 2016
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Pyro Studios avait marqué les esprits à la fin des années 1990 et au début des années 2000 avec la sortie des trois premiers épisodes de la saga Commandos. Acclamés par la critique et les joueurs, ces épisodes nous permettaient de diriger une équipe de soldats surentraînés chargés de remplir diverses missions durant la Seconde Guerre mondiale. Reconnue pour sa difficulté et une approche tactique d'une grande liberté, où l'infiltration devait primer sur la force brute, la série avait posé les bases d'un genre : la stratégie tactique en temps réel. Les trois premiers épisodes avaient été vendus à plus de 3 million d'exemplaires.

Malheureusement, la série a connu un destin tragique avec la sortie de Commandos : Strike Force qui mit fin à son esprit original en devenant un bête jeu de tir à la première personne, afin de plaire au grand public...

Dans le même genre, on a aussi connu l'excellent Desperados en 2001, mais aussi Robin Hood : La Légende de Sherwood en 2002, tous les deux développés par Spellbound.

Mais depuis, plus rien...

Alors que les joueurs, les vrais et durs – pas ceux qui ne jurent qu'aux Call of Duty ou autre jeux terriblement et désespérément faciles – perdaient peu à peu espoir, c'est en mars 2016, qu'un petit studio allemand, Mimimi Productions, nous annonçait Shadow Tactics : Blades of the Shogun. À la vue des images et des vidéos de gameplay, nos espérances se virent revigorées.

Cependant, on pouvait avoir quelques craintes. Le studio Mimimi Productions n'est pas bien connu. Leur premier jeu, sorti en 2014, fut The Last Tinker, un jeu de plate-forme assez enfantin, qui est à des années lumières d'un jeu de stratégie tactique. De plus, l'industrie vidéoludique actuelle misant davantage sur le grand public, on pouvait craindre un jeu au gameplay édulcoré et décevant sur le plan tactique. Qu'en est-il réellement ? Vous allez le voir dans le test qui suit !

Deutsche Qualität

Commençons d'abord par parler technique et graphisme. Cette année, je n'ai pas été gâté en terme de jeu finalisé. Comme vous avez pu le voir dans mon précédent test, Mafia III fut le parfait exemple de trop nombreux jeux sortis bien trop tôt, et donc non finis. Le dernier cas en date fut Dishonored 2 dont la sortie sur PC fut décevante à cause d'une optimisation ratée. Il est devenu assez courant désormais d'attendre deux à trois semaines après la sortie d'un jeu pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions. Sans doute, s'agit-il d'un effet collatéral de la mode des Early Access.

Qu'en est-il de Shadow Tactics : Blades of the Shogun ? Eh bien... Figurez-vous que le jeu est exceptionnellement propre, optimisé, sans aucun bug ni crash. Sur ce point, c'est étonnant de voir un si jeune studio sortir un jeu dénué de problèmes dès sa sortie, contrairement à des studios qui ont pourtant davantage d'expérience. Alors, certes le jeu ne demande pas une machine de guerre pour le faire tourner, mais c'est quand même un bon point que l'on aimerait voir sur chaque jeu à leur sortie.

Forcément, cela donne une bonne impression du jeu dès les premiers instants et on a envie d'en savoir plus, d'autant plus que du côté des graphismes, la touche artistique est somptueuse. Très légèrement en cel-shading, les environnements, les bâtiments et les personnages sont parfaitement modélisés et fourmillent de détails. Les animations sont très bien exécutées, c'est vivant malgré que ça soit un genre reconnu comme statique. Qu'il vente, qu'il neige ou qu'il pleuve, tout est bien réalisé sur ce jeu. Cela fait plaisir aux mirettes, tout comme aux oreilles car la bande-son et les bruitages sont tous aussi bien rendus.

Toutes les cartes du jeu sont différentes et certaines sont vraiment mémorables, comme celle du siège du château de Kanazawa, très intense et mouvementée, ou celle de la ville de Kyoto de nuit, éclairée par des lanternes de différentes couleurs. Le level design de chaque carte est différent et brillamment réalisé pour chacune d'entre elles. C'est simple, au début des missions, vous allez maudire les développeurs d'avoir créé quelque chose d'aussi insensé, d'aussi – semble-t-il à première vue – impossible... Mais, à la fin, vous aurez un petit sourire au coin des lèvres en vous disant que vous avez su déjouer tous les pièges. Vous serez fiers comme rarement un jeu peut vous le permettre, comme un Dark Souls en quelque sorte. Vous criez déjà tout seul dans votre chambre après avoir fait la peau d'un boss : "hourra, je t'ai eu espèce de salopiaud", ou un truc dans le genre et en plus vulgaire après avoir rechargé une dizaine de fois votre sauvegarde. Eh bien, c'est pareil pour ce Shadow Tactics, à la fin de chaque mission vous aurez un ouf de soulagement. Et encore, il ne s'agit que d'un premier run, car il y a des choses encore plus terribles laissées par les développeurs, mais j'y reviendrai plus tard dans le test.

Comme dans un jeu de stratégie tactique, nous sommes en présence d'un jeu en 3D isométrique. Le jeu se joue en vue de dessus, et il est possible de changer l'angle de la caméra à 90°C au clavier et à la souris. Le jeu étant prévu sur console en 2017, il est déjà possible de jouer à la manette. Dans ce cas, on peut faire un 360 avec la caméra et affiner un peu les angles. La jouabilité est plutôt agréable à la manette, bien que les puristes préféreront la justesse d'une souris. Parfois, cela se joue au millimètre. À la souris, on clique sur la carte pour faire avancer nos persos. À la manette, on les bouge directement avec le stick analogique. Le zoom existe mais il est assez anecdotique, les amplitudes ne sont pas très importantes d'un zoom à un dé-zoom.

Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun

1.On est déjà conquis par le jeu dès la première mission. - 2. Mugen le samouraï fait son entrée ! - 3. Des cutscènes entre deux missions.

Commandos japonais

Comme son nom le laisse penser, Shadow Tactics : Blades of the Shogun est un jeu qui nous emmène au Japon féodal, dirigé militairement par un Shogun. L'action se déroule durant la période dite d'Edo, qui commence vers 1600. L'histoire est fictive, le shogun n'est pas nommé, donc il est difficile de dire s'il s'agit de Ieyasu Tokugawa ou d'un autre shogun de la période.

Dans tous les cas, le shogun en place souhaite la paix dans un Japon unifié suite au Sengoku Jidai. Mais ce n'est pas de l'avis d'un mystérieux Kage-sama qui va contrecarrer les plans du shogun en provoquant une guerre civile. En temps de paix, les samouraïs ne servent à rien, il faut bien leur trouver une occupation.

Vous et votre équipe, en tant que lames du shogun, allez devoir déjouer ce complot au cours de 13 missions sur autant de cartes. Le scénario est classique, et on peut deviner aisément qui est ce Kage-sama bien avant la fin du jeu. Heureusement, il propose de nombreuses situations et un point d'orgue qui chamboulera pas mal votre façon de jouer, mais je ne vous en direz pas plus...

Dans Shadow Tactics, on dirige donc une équipe de cinq personnages qui se compose petit à petit au cours des premières missions. Il est rare que l'on dirige les cinq personnages en même temps, les développeurs ont préféré les séparer la plupart du temps pour éviter sans doute de rendre le jeu trop simple.

L'équipe est menée par le samouraï Mugen, qui est un peu l'équivalent de Jack O'Hara, le Béret Vert de Commandos. Une force de la nature capable d'enchaîner ses adversaires avec son katana, de porter de lourdes pierres à balancer sur ses victimes ou d'user de saké pour attirer ses proies. Suivent ensuite le ninja Hayato, la petite-fille innocente Yuki, la charmante Aiko, et le vieux Takuma et son fidèle tanuki. Tous ont des capacités uniques et complémentaires. Ainsi, Aiko pourra se déguiser en servante ou en geisha et discuter avec les gardes permettant aux autres personnages de passer sans se faire voir. Yuki pourra disposer un piège sur le sol et attirer un soldat vers celui-ci en usant de son sifflet. Hayato se servira de son shuriken pour tuer à moyenne distance. Takuma agira à longue distance et aidera l'équipe à l'aide de son fusil. Enfin le tanuki attirera les gens en poussant des petits cris, les personnes se trouvant non loin le trouveront mignon et voudront le caresser.

On se prend vite d'affection pour les protagonistes, bien que le personnage de Yuki pourrait en énerver plus d'un. On dirait un personnage tiré d'un anime japonais – ce qui n'est pas pour me déplaire personnellement –, sa voix et ses expressions sont celles d'une jeune fille, alors que ses actes et ses assassinats sont plutôt celles d'un adulte expérimenté. Cela pourra paraître déroutant pour certains. Étant habitué à voir des vertes et des pas mûres dans les animes, cela ne m'a pas choqué, les enfants meurtriers sont légions dans ce média. Bon, vous n'êtes pas non plus obligés d'assassiner tout le monde, ou de vous servir de Yuki comme une arme de destruction massive, comme cela fut mon cas.

Il est à noter que le jeu propose deux langues, soit l'anglais ou le japonais. Il est évident que pour l'immersion, il est préférable de jouer en japonais. Je vous rassure, l'interface et les dialogues sont en français. Les doubleurs japonais sont très convaincants et arrivent à insuffler de la vie à leur personnage. C'est très appréciables d'avoir ce genre d'option, surtout qu'ils discutent assez souvent entre eux durant la mission.

Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun

1. Que c'est beau ! - 2. Nos assassins peuvent marcher sur les cordes reliant les bâtiments. - 3. Le siège du château de Kanazawa.

Requiescat in pace les rageux et les petits joueurs

Comme on l'a vu, nous dirigeons une équipe d'assassins aux aptitudes diverses et variées. Le jeu propose en tout 13 missions entrecoupées de cutscène pour faire avancer le scénario et nous préparer à la mission suivante. En tout, cela m'a pris 24 heures pour terminer le jeu une première fois au niveau moyen de difficulté. Cela représente une bonne durée de vie pour ce type de jeu, mais il faut savoir que ce temps de jeu peut être facilement doublé car il est rejouable à l'excès. Alors que la première mission, introduisant le gameplay et le personnage d'Hayato, m'a pris près de 45 minutes, il m'a fallu plus de 3 heures pour boucler la dernière mission. Et quelle mission !

Lorsque vous lancez une mission, vous connaissez les principaux objectifs et quelques indices qui vous permettront de faciliter votre progression. Cependant, les développeurs sont sadiques car des objectifs cachés sont présents mais ils ne nous sont connus qu'une fois la mission effectuée une première fois. Après avoir rempli notre contrat, nos statistiques s'affichent : le nombre de personnes tués (civils compris), le nombre d'assassinats par personnages, même le nombre de sauvegarde et de chargement - que vous risquez d'abondamment faire... Cela nous montre surtout que notre run n'est pas forcément le seul. Il existe en effet de nombreuses possibilités. Si la première fois, vous aurez tendance à tuer toutes les personnes se trouvant sur votre chemin menant à votre objectif principal, il existe des challenges plus ardus consistant justement à ne tuer personne, ou à ne pas utiliser les capacités de certains personnages, à ne pas aller dans l'eau ou à ne pas vous cacher dans des buissons.

C'est un gameplay hardcore qui demande de la réflexion plus que de la dextérité, comme il est rare d'en trouver aujourd'hui, les petites natures et les rageux s'arracheront les cheveux à l'idée de tenter ce genre de challenge. C'est plutôt couillu de la part d'un développeur de proposer des défis aussi complexes qui semblent impossible à première vue pour le commun des mortels, mais c'est ça qui est bon et qui fait que ce jeu se révèle unique et sacrément bon. J'insiste là dessus, mais lorsque vous lancez une mission, vous avez vraiment cette impression que vous allez devoir cogiter un bon moment pour atteindre votre objectif. Il y a même parfois des chemins différents à prendre. Donc, oui le jeu est parfaitement rejouable et n'est en aucun cas répétitif car chacune de nos missions et chaque assassinat peuvent être vécus différemment.

Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun  Shadow Tactics : Blades of the Shogun

1. Préparation d'un assassinat simultané. - 2. Des challenges bien ardus pour chaque mission. - 3. La ville de Kyoto de nuit, très belle mission.

La tactique des ombres, ou comment l'assassinat devient un art

Le gameplay du jeu est très riche, avec plusieurs subtilités que vous apprendrez à maîtriser au fur et à mesure de la campagne. Il est quasi identique à celui des vrais Commandos et du premier Desperados.

On retrouve notamment le champ de vision des PNJ, de couleur verte. Celui-ci s'active uniquement pour un seul personnage à la fois et permet d'apprécier les zones à éviter pour ne pas être détecté. Cependant, dans ce champ visuel, il y a une zone rayée qu'il est possible de traverser en étant accroupi. Si on se fait repérer, le PNJ possède un court laps de temps de réaction, le champ de vision se colorise peu à peu en jaune, on peut courir et prier que le PNJ ne nous est finalement pas repéré, ou s'abaisser si on se trouve dans la zone rayée. Si le champ de vision devient rouge, le game over pointera certainement, car tout un groupe de gardes interviendra sur les lieux et fouillera la zone à la recherche de vos assassins. Lorsqu'il neige, nos traces de pas peuvent être détectées, elles restent dans la neige quelques secondes mais cela peut suffire parfois. Notez également que le champ visuel varie en fonction de la nuit par exemple, le cône de vision diminuant radicalement dans les zones non éclairés. On peut éteindre certaines lumières. Cependant, cela peut aussi attirer l'attention de gardes qui iront les rallumer.

En parlant des gardes, ceux-ci sont de trois types. Nous avons le garde normal qui sera facile à attirer et à piéger, vu qu'il est facilement influençable. Ce qui n'est pas le cas du garde coiffé d'un chapeau de paille, celui-ci ne réagira pas au saké de Mugen ou au sifflet de Yuki, et encore moins au tanuki. Ils vous poseront beaucoup de problème, mais ce n'est rien en comparaison des samouraïs. Les déguisements d'Aiko ne fonctionnent pas sur ces hommes en armures lourdes, elle se fait automatiquement repérée. Très alertes, ces samouraïs réagissent très vite, ne vous laissant pas le temps de fuir. Pire, dans votre groupe, une seule personne est capable de les tuer instantanément, il s'agit de Mugen. Autant dire que quand il n'est pas là, les affaires se corsent. Les autres assassins devront d'abord lui tirer dessus à l'aide d'une arme à feu puis de le finir au sabre.

Mis à part les gardes, il y a aussi les civils, de vraies terreurs, des pleutres surtout qui iront aussitôt vous dénoncer aux gardes après vous avoir repéré. Comme on a bon cœur, on évite de les tuer, et on préfère plutôt les assommer... si c'est nécessaire. D'ailleurs à ce propos, les PNJ assommés restent inconscients pendant quelques secondes puis se réveillent en état d'alerte en fonction du type de PNJ. Ce n'est donc pas forcément la solution ultime, mais dans les défis qui vous demandent de ne tuer personne, cela peut être utile.

Ce n'est pas tout, car on trouve à la fois des gardes statiques restant sur place pour surveiller une zone, ou bien des gardes en patrouille pouvant être à plus de deux. On a aussi des officiers faisant leur tournée et discutant avec d'autres gardes pendant quelques temps. Si vous tuez le garde avec lequel il venait de discuter, l'officier se mettra en mode alerte s'il ne trouve personne à l'endroit où la victime se trouvait.

Tous les PNJ sont disposés de façon à vous mettre des bâtons dans les roues. Mais avec un peu de réflexion, de stratégie et de tactique, il est possible de se tracer un chemin jusqu'à votre objectif. Vous chercherez souvent à optimiser la progression, en sauvegardant toutes les 5 secondes. D'ailleurs le système de sauvegarde est bien pensé. On sait depuis quand on n'a pas sauvegardé, et jusqu'à trois sauvegardes rapides sont conservées au cas où on a raté une sauvegarde, ce qui m'est arrivé plus d'une fois... Vous cacherez tous les corps où vous pourrez (buissons, puits... et même les balancer dans une rivière ou depuis une falaise) car s'ils sont découverts, les gardes seront aussitôt en alerte.

Les méthodes d'assassinat sont nombreuses, il est notamment possible de sauter depuis le toit d'une maison sur une cible en contrebas, en mode Assassin's Creed ou Dishonored. Chaque assassin possède sa propre arme, mais il y a une petite subtilité à prendre en compte : le temps d'assassinat varie en fonction des personnages, Yuki mettra plus de temps à tuer sa cible qu'Hayato par exemple.

Parfois, vous devrez assassiner plus d'un garde en même temps pour libérer un passage. Comme dans Desperados, qui introduisait un système de quick actions, Shadow Tactics possède le mode ombre. Cela donne la possibilité d'attaquer plusieurs cibles simultanément offrant souvent des moments épiques lorsque plus de trois assassinats sont programmés. On est tellement fier d'avoir réussi ce genre d'action sans avoir éveillé le moindre soupçon. Par exemple pour les samouraïs, vous pouvez approcher Yuki dans le dos d'un de ces guerriers et lui ordonner de planter sa dague dans sa nuque pendant qu'au même moment, Takuma lui tire une balle dans la tête du haut d'une tour.

Shadow Tactics : Blades of the Shogun

Le mode ombre peut proposer des moments épiques, si tout se passe bien. Pour le plaisir, car un des challenges nous demande de ne tuer personne dans ce jardin, j'ai décidé d'assassiner les 5 gardes, dont un samouraï en patrouille, avec les 4 persos que j'avais en ma possession. Hayato doit tuer au shuriken le garde en haut, pendant que Yuki se glisse dans le dos du garde en bas à gauche pour le tuer. Au même moment Aiko saute de la tour à droite pour tomber sur le garde. Takuma au sommet de la tour finit le travail en envoyant une grenade sur le passage du samouraï à côté du garde au chapeau de paille accoudé au rocher sur la droite, les tuant instantanément.

Vous l'aurez compris à la lecture de ce test, Shadow Tactics est une véritable perle en tout point. Il n'a aucune faiblesse d'où une note très élevée. Cependant, il faut reconnaître que le jeu s'adresse aux personnes averties. Ayant l'habitude de ce type de jeu considéré comme difficile, j'ai grandement apprécié ce jeu. Je n'ai désormais qu'un souhait, celui de voir d'autres jeux de stratégie tactique sortir en conservant ce type de gameplay particulier, sur d'autres univers, historiques ou non.

9.5
Shadow Tactics : Blades of the Shogun

Exigeant,
mais tellement bon
Plus qu'un bel hommage à la série Commandos, Shadow Tactics : Blades of the Shogun est une véritable merveille en tout point. Grâce à une belle difficulté intelligemment distillée par les développeurs, le jeu est exigeant mais ont est tellement fier à chaque fois que notre plan se déroule sans accroc. Vivement d'autres jeux de stratégie tactique sur d'autres périodes historiques !
Intérêt historique :Plutôt que nous raconter une histoire vraie, Shadow Tactics : Blades of the Shogun s'appuie sur une ambiance particulièrement bien retranscrite du Japon de la période d'Edo. Tout y est, de l'architecture des bâtiments au paysages. L’immersion y est, mais ce n'est pas le jeu qui vous fera apprendre des choses sur cette période malheureusement peu présente dans l'industrie vidéoludique.
  • +Enfin le retour d'un genre
  • +L'assassinat devient un art
  • +Direction artistique splendide
  • +Level Design intelligent
  • +Grande liberté d'action
  • +Belle rejouabilité pour tenter des défis bien ardus
  • +Propre et jouable dès la sortie
  • +Voix japonaises
  • -Interdit aux rageux et aux petits joueurs
  • -Chargement des missions un peu long
  • -On en veut plus !

  • Aymdef El Présidente, Rédacteur en chef, Testeur, Chroniqueur, Historien Email | Twitter
  • "L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." George S. Patton
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