Critique de L'héritier du roi Arthur

Par Calisaque

Info sur le livre
Titre originalL'héritier du roi Arthur
AuteurBertrand Crapez
ÉditeurEditions Zinedi
TypeRoman
Pages320
SortieJuin 2016
Partager

Synopsis

Synopsis : Le royaume de Logres court un grave danger. Le roi Arthur est devenu trop vieux, ses chevaliers ont disparu, Merlin a perdu ses pouvoirs et Galaad a soif de vengeance !

Kadfael, le jeune protégé de Merlin et fils de Perceval le Gallois, va tenter l'impossible pour trouver le Graal, protéger Excalibur et rendre au royaume sa splendeur perdue. Aidé de son vieux maître, d'un nain bougon et d'Adélice, une fée aussi courageuse que troublante, il sera confronté à des situations plus périlleuses les unes que les autres.

Hommes, fées et nains devront s'allier pour éviter la destruction de leur monde. Réussiront-ils à vaincre Vikings, dragons, banshees, trolls à la solde de Galaad, le chevalier félon ?

À mi-chemin entre les récits de chevaliers de la Table ronde, les légendes celtiques et la mythologie scandinave, L'Héritier du roi Arthur plonge le lecteur dans un univers épique peuplé de héros et de créatures fantastiques, drôles ou terrifiantes !

Un mot sur l'auteur

Bertrand Crapez est un auteur de 43 ans passionné par la culture « geek », il exerce le métier de professeur de français dans un collège. C'est ce contact avec les jeunes depuis le début de sa carrière qui lui a permis d'appréhender au mieux leur goût. Cette connaissance de la jeunesse lui a servi pour écrire son premier roman.

Son premier roman, mais pas sa première création, à l'origine ce livre a été écrit sous forme d'une nouvelle d'une trentaine de pages pour aider son fils à prendre goût à l'art de la lecture. Mais pour notre plaisir, il a attrapé le virus de l'écrivain et s'est mis à réécrire sa nouvelle sous la forme d'un vrai roman. Il a d'ailleurs longtemps hésité avant de se lancer, pensant qu'écrire pour des jeunes était bien plus difficile que d'écrire pour des adultes.

Que nous est-il raconté ?

Comme vous pouvez vous en douter, nous allons parler de la table ronde, de braves chevaliers et d'Excalibur. Le roman nous raconte l'histoire du jeune apprenti de Merlin, Kadfael. Ce jeune homme, fils de Perceval, destiné à devenir un mage, voit sa vie basculer lorsque Galaad refait surface. Ce dernier, manipulé par sa mère la fée Viviane (Dame du lac), entreprend de conquérir le royaume d'Arthur. Malheureusement, le souverain et le royaume ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes.

Le seul espoir restant est le jeune Kadfael qui réussit à échapper aux griffes du chevalier félon avec les restes d'Excalibur détruite lors de l'affrontement entre Galaad et Arthur. Le jeune homme va donc devoir sauver le royaume, pour cela il n'y a qu'une solution réparer Excalibur. C'est en poursuivant ce but que notre héros va rencontrer divers personnages qui lui prêteront main-forte dans sa propre quête du Graal. Ces soutiens ne seront pas de trop contre les banshees et autres créatures lancées à ses trousses.

La place de la légende

Pour être honnête avant de lire le livre je me suis dit qu'il serait bon de me replonger dans la légende. Après quelques rapides recherches, une évidence est apparue, il existe un très grand nombre de versions de la légende arthurienne qui en se croisant se complexifie. Face à ce résultat, j'ai eu un peu peur que le livre parte dans tous les sens et devienne compliqué à comprendre. En particulier, quand l'éditeur rajoute que la légende se mélange à d'autres récits mythologiques celtiques et scandinaves. Finalement après avoir fini le livre, je me suis rendu compte que le mélange fonctionne parfaitement. De plus, les éléments appartenant aux différentes mythologies sont bien identifiables. Pour les autres mythologies, ce sont plus des éléments qui sont repris, par exemple les nains sont exactement ceux des mythes nordiques.

Mais recentrons-nous un instant sur la légende. Plutôt que d'être le cœur même du livre, elle sert ici plus de trame de fond, d'héritage du passé. Cependant, on peut noter qu'à chaque fois qu'il y est fait mention, la légende est respectée, d'ailleurs ce point s'applique aussi pour les références à d'autres mythologies. Malgré tout, on ne peut pas dire que lire le livre permet de tout connaître de la légende, mais le livre peut être une porte d'entrée pour sa découverte.

Comment est écrit le livre ?

L'une des réussites du livre est le subtil mélange de plusieurs mythes, pour y arriver l'auteur devait trouver une sorte de liant. Pour cela, il a eu l'idée d'associer chaque personnage à un mythe et de les relier via les interactions entre les personnages.

Un autre point fort, c'est celui du rythme du livre relativement soutenu qui vous tient bien en haleine ce qui est un bon atout pour un livre jeunesse. Cette performance est obtenue en évitant les descriptions trop longues, qui souvent n'ont que peu d'intérêt. Mais quand elles sont nécessaires, elles sont réalisées avec brio. Et d'ailleurs, les scènes d'action sont particulièrement bien décrites, je pense particulièrement au premier combat de Merlin qui est sans doute mon préféré du livre.

Autre point fort du livre : son accessibilité. Comme je l'ai dit plus haut, ce livre a été écrit en pensant aux jeunes, il leur est donc particulièrement adapté. On s'en rend notamment compte si on s'attarde sur le choix des mots, et si on regarde la structure du livre. Tout est clair, simple et fluide.

Je voulais aussi parler de quelque chose concernant la fin du roman. Souvent, la littérature jeunesse tombe facilement dans le happy end total. Ici, l'auteur a réussi à écrire une vraie fin de livre, chose que j'ai rarement vue dans la multitude de romans jeunesse que j'ai pu lire.

Mon avis

Pour un premier livre, nous sommes clairement face à une belle réussite. Le livre est agréable à lire, l'histoire originale. Au niveau de l'écriture, le livre est parfaitement adapté au public visé. Finalement, on peut parler d'un sans-faute. Sans faute qui ne devrait pas être sans suite puisque Bertrand Crapez a diffusé sur Facebook une capture d'écran avec quelques lignes de la suite du roman.

  • Calisaque Testeur, Critique, Chroniqueur
  • "Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle.” Napoléon

comments powered by Disqus