Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

Roi d'Albanie
19 juillet
2017
Info sur le film
Titre originalDunkirk
Durée106 min
Genre Guerre
RéalisateurChristopher Nolan
ScénaristeChristopher Nolan
SortieJuillet 2017
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Premier jour, première séance, premier dans la salle

Inutile d’en dire davantage pour vous montrer à quel point j’attends ce film depuis de longs mois déjà. Dès le premier trailer, l’interrogation m’était venue : « pourquoi diantre Christopher Nolan, réalisateur reconnu, consacre-t-il un film à Dunkerque et à l’opération Dynamo ? Qui plus est un film gros budget, et en 2017 ? » Mais les images et les scènes présentées avaient l’air de promettre un film tellement fou que la curiosité avait fini par prendre définitivement le dessus sur les doutes.

C’est donc mi excité, mi fébrile que je rejoins ma place, en ce matin du 19 juillet 2017. Première séance et premier dans la salle. J’appréhende quelque peu de découvrir les deux heures que le réalisateur britannique nous a pondues sur l’Opération Dynamo.

Même si j’ai plutôt foi en le bonhomme à la vue de son impressionnant CV, je sais très bien que l’armée française, dont la participation fut déterminante à Dunkerque (voir notre article à ce sujet), peut totalement passer à la trappe.

Vigilant, mais optimiste à l’inverse de certains irréductibles râleurs, je découvre finalement avec délice les premières images du spectacle grandiose de deux heures qui s’avance vers moi.

À travers cette critique, laissez-moi vous faire plonger, sans spoils, dans le Dunkerque de Christopher Nolan.

Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

Une oeuvre d'art sur un plan purement cinématographique

Dunkerque est cinématographiquement parlant un véritable bijou. Au niveau visuel et sonore, il n’y a rien à redire, tant on frôle la perfection. Le montage est parfaitement maitrisé et l’enchainement des scènes offre au spectateur une efficacité redoutable qui le maintiendra en haleine pendant deux heures. Nolan récite son art à la perfection et nous délivre une œuvre de toute beauté et absolument incroyable.

En effet, Dunkerque est visuellement splendide. Avec ses plans très sombres et ternes sur les plages encombrées par les Tommies ou avec la ville en feu qui contrastent fortement avec le ciel bleu et ensoleillé dans le Channel, le film nous en met plein les mirettes via une large gamme allant du huit clos opprimant au plan large complètement ouvert et visuellement magnifique.

Mention spéciale aux scènes de combats aériens qui sont juste sublimes, et qui ont été tournées avec de véritables avions encore fonctionnels, mais quelque peu modifiés pour ce qui est des BF-109, très rares encore en état de marche de nos jours (Ils sont remplacés par des avions espagnols ressemblants dans le film. Le procédé est le même utilisé que dans le film « La Bataille d’Angleterre » et il ne m’a nullement choqué).

Les images de Dunkerque ont alors la force de transmettre au spectateur des émotions. Je dois avouer avoir personnellement ressenti des frissons dans tout mon corps au moment où les Stuka allemands piquent sur leurs proies désarmées dans un vacarme assourdissant.

Par ailleurs, si visuellement, le film est au top, l’ambiance sonore aide également beaucoup à nous offrir un rendu exceptionnel. Alternant les moments au calme trompeur et relatif avec des scènes intenses à l’action latente et oppressante,

Dunkerque joue avec les nerfs de son spectateur, comme le symbolise parfaitement le « tictac » de l’horloge qui retentit durant la quasi-totalité du film, souvent en retrait et de façon quasiment imperceptible. Dunkerque est une course contre la montre et contre l’avancée allemande, suggérée mais jamais montrée directement afin de renforcer le stress de l’attente.

Le procédé fonctionne diablement bien et l’on se retrouve à partager le sort de ces malheureux Tommies, se demandant si chaque seconde ne sera pas la dernière. L’attente, toujours l’attente. Longue, imprécise, incertaine.

Dunkerque, c’est aussi la lutte pour la survie. La survie à tout prix. Pour laquelle il faut se battre. La survie qu’il faut gagner et mériter, en allant jusque dans ses derniers retranchements s’il le faut. Et pour transmettre au spectateur cette émotion oppressante et cette ambiance d’attente interminable, lourde et pesante, Hans Zimmer y met tout son talent et nous pond une ambiance sonore totalement incroyable.

Alliant sagesse et originalité, Dunkerque est un récital ; un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma. Sagesse, car le film sait s’appuyer sur des codes exploités relativement fréquemment dans notre cinéma moderne, au niveau des cadrages notamment. L’association image/son est également présentée par le film d’une façon relativement classique, mais diablement efficace. Originalité en revanche, en raison de la structure tri dimensionnelle du film qui correspond à sa véritable force et que je vais vous présenter plus en détails dans le paragraphe qui suit.

Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

La structure temporelle tri-dimensionnelle du film : pari risqué, mais réussi

Toujours sur un plan purement cinématographique, Nolan a pris un grand risque avec Dunkerque, afin d’en faire un film unique, mais original. En effet, le réalisateur britannique a décidé de séquencer son film et de le chapitrer en trois parties. Toutefois, il y a là une subtilité supplémentaire. Là où la plupart des réalisateurs qui chapitrent leurs films le font dans un ordre chronologique, Nolan joue avec le temps dans sa structure tri dimensionnelle.

Ainsi, dans Dunkerque, les scènes ayant lieues sur les plages et sur la jetée correspondent à une durée temporelle d’une semaine, celles sur la mer avec la flottille civile d’évacuation durent une journée, et celles dans les cieux avec les Spitfires durent une heure. C’est la structure du film: « One week, one day, one hour ».

Il faut intérioriser cette règle pour pleinement savourer et comprendre Dunkerque, car les scènes présentées dans l’ordre du montage diffèrent alors du véritable ordre chronologique de l’action dans le film.

Le procédé, ressemblant quelque peu à ce que HHhH avait récemment proposée, est original et risqué, dans la mesure où il peut aisément perdre le spectateur avec ce jeu temporel. Toutefois, grâce à un montage aux petits oignons, l’enchainement se fait de façon fluide, et les scènes, parfois revues plusieurs fois sous des angles différents, n’apportent malgré tout aucune redondance.

Avec cette méthode originale, Nolan signe un tour de force qui donne à Dunkerque une identité véritable et une originalité lui étant propre.

Cette structure tri-dimensionnelle est par ailleurs soutenue par un casting sans grande faute et des dialogues très réussis qui suggèrent parfois énormément de choses de façon implicite, mais j’y reviendrais plus tard.

Mention spéciale à Harry Styles (oui oui le type des One Direction pour les fans ici présents…) qui étonnamment tient plutôt bien la baraque dans son rôle. Je ne parle même pas de Tom Hardy en pilote de Sptifire tellement c’est badass.

Autre tour de force relativement impressionnant, on ne connaît rien du passé de chacun des personnages principaux et leurs noms ne sont que rarement évoqués. Pourtant, ils parviennent à être attachants et à développer un véritable profil psychologique qui permet au spectateur de s’y identifier. Parvenir à construire ses personnages d’une telle façon et à leur faire dégager quelque chose dans un film où le spectateur saisi l’action à la volée et dans une immédiateté totale sur un horizon temporel court est tout simplement bluffant.

Malgré tout, je me rends compte que cette critique fait déjà deux pages dans mon petit logiciel de traitement de texte et que je n’ai pas encore dit quelque chose de négatif à propos du film... Il faut dire que c’est plutôt difficile, mais je vais m’y atteler dans la prochaine partie où je vais évoquer les quelques minuscules points noirs qui viennent ternir le succès rayonnant qu’est Dunkerque.

Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

Historiquement parlant... il y a des choses à redire

Il convient ici de faire une nuance importante : sur un plan purement cinématographique, Dunkerque est une œuvre d’art frôlant la perfection. Sur un plan purement historique en revanche, il y a des choses à redire.

Petits coups de gueule du Zog

Avant de commencer, je prends l’initiative à travers ce papier de désamorcer les quelques critiques injustes et récurrentes que j’ai entendues à la sortie de la salle :

« Ouais mais l’armée française on ne la voit quasiment pas » : Pas besoin de voir nos troufions faire « pan pan » pendant trois heures à l’écran pour qu’un bel hommage leur soit rendu. Outre le premier degré et l’explicite, le second degré et l’implicite existent, et ça, Nolan les maitrise à la perfection.

À travers un dialogue, une scène, un regard, une intonation, un élément de décor... il parvient à faire passer des messages concernant la présence des troupes françaises, concernant leur ressentiment profond contre les Britanniques, concernant le sentiment de trahison et d’abandon. La seule scène d’ouverture parvient à nous dire énormément de choses en quelques minutes à peine. Un des personnages principaux est d’ailleurs Français, mais je n’en dis pas plus !

Donc les Français sont présents de façon latente à travers tout le film. Encore faut-il accepter de le voir et de renoncer à sa mauvaise foi ! Et je préfère largement cet hommage permanent et implicite à une scène de bataille épique qui aurait duré 10 minutes sur les deux heures.

« Ouais mais il ne parle pas du sacrifice de telle unité, des défenseurs de Lille ou du projet de contre-attaque française... » : Un film au cinéma, ça doit durer deux heures. Un film sur la totalité de la bataille de Dunkerque... je pense honnêtement qu’il y aurait moyen de faire une superbe série tellement on a de quoi faire…d’ailleurs Christopher, si tu nous lis...

Plus sérieusement, Dunkerque dure 2 heures et Nolan a choisi son angle. Jusqu’à preuve du contraire, c’est lui le réalisateur et c’est lui le patron à bord. Donc s’il veut faire un film sur l’évacuation des plages et non pas sur la bataille dans la ville, c’est son droit. On ne peut clairement pas parler de tout. Le film est très bien comme il est et il faut l’accepter pour ce qu’il est, et non pas pour ce que l’on rêve qu’il soit.

Permettez-moi ici l’expression d’une métaphore footballistique. Si vous allez voir l’AS Nancy Lorraine jouer contre La Berrichonne de Châteauroux, il ne faut pas vous attendre à un spectacle de niveau de Ligue des Champions. Bah là, c’est pareil, si vous allez voir Dunkerque en désirant et en espérant un film sur les défenseurs français, vous serez forcément déçus. Le réalisateur reste maitre par ses choix de l’orientation qu’il veut donner à œuvre qu’il présente, et cela, vous ne pouvez rien y faire. Il est donc au final injuste de reprocher au film de ne pas parler de ce qu’il n’a jamais prétendu vouloir traiter.

Dunkerque est un film « d’ambiance de guerre » et non un vrai film de guerre à proprement parler, avec des scènes de batailles à tout va. Et puis, Dunkerque, jusqu’à preuve du contraire, c’est chez nous, en France. Alors le fait que ce soit l’armée française qui couvre l’essentiel de la retraite, excusez-moi mais je trouve ça loin d’être anormal... L’attitude plutôt passive de la BEF est en revanche un autre débat.

« Ouais mais c’est encore les méchants anglo-saxons et nyanyanya... » : Est-ce qu’on pourrait arrêter deux secondes de se trouver des excuses lamentables et d’adopter des postures de victimes ? Oui oui, vous avez bien lu. L’excuse de la vision dominante et culturellement écrasante du méchant anglo-saxon, elle a un fond de vrai, mais on la sort un peu trop à tout va.

Dans la mesure où l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, qu’est ce qui empêche concrètement le cinéma français de se saisir du flambeau et de le faire, son film épique sur Dunkerque, en plaçant le sacrifice de notre armée au centre de l’action ? Ne me dites pas que l’on manque de moyens, quand je vois le battage médiatique suscité par un bousin immonde comme Les Visiteurs 3.

Ensuite, qu’est ce qui empêche les gens d’être curieux ? Et oui, il s’agirait d’arrêter de camoufler la paresse et la fainéantise intellectuelle de certains individus derrière la fameuse excuse de la culture dominante. Si les gens sont trop flemmards, tels les « caverneux » de Platon, pour s’éduquer par eux-mêmes et pour multiplier les sources sur un sujet donné, s’ils sont trop paresseux pour s’en tenir à ce seul film et le prendre comme parole d’Evangile, c’est de leur faute et Nolan n’y est certainement pas pour grand-chose.

Nous sommes en 2017. À l’heure de l’internet (encore) libre, des médiathèques et des bibliothèques, il est facile de satisfaire sa soif de connaissances et de nourrir sa curiosité. Voyez le verre à moitié vide si ça vous chante, à rager contre le fait que l’armée française n’est pas assez à l’écran à votre goût. Moi je préfère voir le verre à moitié plein.

On a en 2017 l’un des meilleurs réalisateurs en activité qui nous pond un film aux retombées mondiales sur Dunkerque. Il y a de quoi se réjouir ! Ledit film étant par ailleurs d’une telle qualité, il se peut qu’il donne envie à de nombreuses personnes d’en apprendre plus sur l’opération Dynamo et qu’il stimule leur curiosité sur ce moment de l’Histoire. Après, si les gens sont trop paresseux et s’en tiennent à cette seule source en pensant que tout y est dit ou montré... c’est leur problème. Cessons de nous cacher derrière des faux semblants et de rejeter la faute sur autrui.

Voilà. Une fois passé ces petits « coups de gueule », les pendules sont remises à l’heure. Je peux alors m’employer à parler de la dimension purement historique de Dunkerque. Si la grande force du film repose sur sa tri-dimensionnalité temporelle, le rendant exceptionnel sur un plan cinématographique, elle l’affaiblit paradoxalement en revanche quelque peu sur le plan historique.

Je m’explique : les scènes en mer, sur terre et dans les airs s’entremêlent à merveille pour un rendu très fluide et agréable à visionner. Toutefois, au final, l’évacuation se déroule sans que l’on puisse vraiment en saisir le rythme, ce qui est quelque peu déroutant. On arrive alors à la fin du film, qui correspond à la fin de l’évacuation des troupes britanniques, sans véritablement avoir pu mesurer la montée en puissance du dispositif de l’évacuation. C’est quelque peu regrettable, même si c’est loin d’être suffisant pour faire vaciller l’ensemble produit par Nolan.

Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

Outre ceci, notons quelques partis pris par Nolan qui auraient pu être mieux travaillés :

Oui bon quand même j’avoue, j’aurais bien aimé un petit dialogue disant clairement : « Coucou, on a tout ce temps pour évacuer nos gars grâce aux Français qui se battent comme des lions dans les faubourgs et dans la ville ». La chose est suggérée à de nombreuses reprises dans le film ceci dit, mais c’est vrai que pour satisfaire notre égo, c’eut été sympathique.

Les pêcheurs français, qui ont aidés, mais sont absents du film, alors que les quelques navires marchands hollandais ayant participé à l’évacuation sont eux bien représentés, ce qui pour le coup est un vrai plus. On ne pourra pas dire que Nolan n’a pas lu sur Dunkerque avant d’y consacrer son film.

Le choix du Supermarine Spitfire comme avion dans le film est quelque peu regrettable. À cette époque, c’est encore son papa, le Hawker Huricane qui est majoritairement utilisé par la RAF pour couvrir du mieux qu’elle le peut l’évacuation face à une Luftwaffe agressive. Mais bon, Nolan a vu que quelques Sptifires avaient servis au-dessus de Dunkerque... et puisqu’il est quand même plus sexy que le Huricane et que c’est le plus bel avion du monde (à égalité avec le Dewoitine 520)...

Dans l’ensemble, ce Dunkerque reste malgré tout une sacrée réussite qui présente également de nombreux intérêts historiques. Tout d’abord, on sent que Nolan a beaucoup lu et s’est véritablement imprégné de son sujet qu’il maitrise parfaitement. Historiquement, le film fait quelques choix et occulte certains faits par manque de temps ou par manque de cohérence vis-à-vis de l’angle choisi, qui je le rappelle est celui d’un film sur l’évacuation des troupes britanniques.

Ainsi, le contexte historique reste soigné. L’attitude ambigüe des troupes britanniques et des ordres de Churchill est présentée dans le film, de même que le climat de défiance et de méfiance entre les alliés français et britanniques.

Nombreuses sont les scènes, ainsi que les dialogues, qui, tout au long du film, suggèrent le sentiment d’abandon et la trahison vécue par les Français. Afin de ne pas spoiler, je ne peux toutefois pas évoquer ces scènes ici, mais il y aurait beaucoup à dire sur ce en quoi elles sont pertinentes et intéressantes !

Le manque de solidarité se poursuit même au sein de la seule armée britannique avec plusieurs scènes représentant des rivalités entre différentes unités pour savoir qui pourra être évacué en priorité. Les soldats du BEF de Sa Majesté, parlons-en justement, sont dépeints sous un angle peu glorieux.

Plusieurs des personnages principaux du film ne sont que des couards qui tentent de s’échapper de la ville assiégée par n’importe quel moyen, quitte à tricher pour y parvenir. Voilà qui devrait ravir l’esprit chauvin de certains ! Dunkerque ne présente certainement pas une armée britannique auréolée de gloire et exempte de tout défaut.

Nolan parvient donc à peindre un tableau historique, certes incomplet, ça on pouvait s’en douter, mais plus que plausible. Le réalisateur a réussi à saisir de façon correcte et pertinente la nervosité liée à l’attente dans cette poche de Dunkerque, et les frustrations qu’elle généra entre les différents soldats ou les différentes branches des différentes armées.

Une étude minutieuse des dialogues soulèvera par ailleurs de nombreux petits détails venant renforcer la richesse du contexte historique présenté par Dunkerque. Reste au spectateur d’être vigilant et de savoir lire entre les lignes pour accéder à l’énorme potentiel que Dunkerque a à lui offrir. Encore faut-il qu’il le veuille !

Dunkerque : chronique d'un chef d'oeuvre de Christopher Nolan

Au final : ça reste p*tain de bon. !

Dunkerque n’est pas parfait. Historiquement parlant, il omet certains détails et ne peut évidemment pas traiter de tous les évènements de l’Opération Dynamo.

Malgré tout, le film est une réussite totale et un véritable triomphe. En regardant le contrat initial, à savoir ce que cherche à présenter le film, force est de constater que c’est un succès écrasant et que l’évacuation des troupes vue selon le point de vue britannique est traitée sans faille.

Dunkerque est époustouflant, tant visuellement que sur le plan sonore. Nolan parvient à nous faire vivre et à nous proposer quelque chose de bluffant…quelque chose de fou... quelque chose d’incroyable... une expérience unique qui n’est pas un film de guerre, mais un film à l’ambiance de guerre. Une expérience sensorielle qui transporte son spectateur dans l’atmosphère oppressante et dans l’attente interminable de la jetée de Dunkerque. Les qualificatifs me manquent pour exprimer à quel point je suis admiratif de ce Dunkerque.

Après, certes, tout n’est pas parfait sur le plan historique, mais franchement, pour trouver matière à y redire de façon très négative, il faut véritablement se lever de bonne heure. Aussi, pour finir cette critique, je vais sans doute un peu m’avancer, mais ne cherchez plus : Mesdames et messieurs, nous tenons là LE film de l’année 2017.

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