Seconde Croisade

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Période historique Croisades
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Le 23 décembre 1144, Édesse tombe entre les mains de Zengi, surnommé par les Croisés Sanguinus, l'atabek (ou atabeg) turc de Mossoul et d'Alep et fondateur de la dynastie zengide. Zengi massacre ou réduit en esclavage les chrétiens. Dans la nuit du 14-15 septembre 1146, Zengi est assassiné par l'un de ses eunuques. Son fils, Nur al-Din Mahmud lui succède.

Apprenant la nouvelle de la chute d'Édesse, le pape Eugène III appela à la Croisade, le 1er mars 1146. Contrairement à la première Croisade, cet appel eu beaucoup moins de succés. Le pape dépêcha Bernard de Clairvaux, un moine français très influent à l'époque, pour l'aider dans sa tâche. Il prend la parole le 31 mars 1146, au milieu d'une foule de seigneurs et chevaliers, et en présence du roi de France Louis VII, réunis à Vézelay. C'est un succés, son discours enflammant les foules. Il évoque la chute d'Édesse et la menace pesant sur le tombeau du Christ. Il invite les chevaliers qui veulent se croiser à l'humilité, à l'obéissance et au sacrifice. À Spire (en Allemagne), le 27 décembre 1146, il réussi à convaincre l'empereur romain germanique Conrad III de se croiser.

L'armée de Conrad III arrive la première à Constantinople. Les relations avec le basileus Manuel Ier Comnène ne sont pas bonnes. Les Germains décident alors de traverser l'Asie Mineure le plus vite possible et par conséquent n'attendent pas les Français pour aller délivrer Édesse. L'armée de Conrad III est annihilée par les Turcs Seldjoukides lors de la bataille de Dorylée, le 25 octobre 1147. Ne lui restant que peu d'hommes, il s’en retourne à la rencontre de l’armée française.

Les relations de l'empereur byzantin avec l’armée française sont meilleures, mais Manuel Ier Comnène refuse néanmoins de lui fournir des renforts et fait même promettre de rendre à l'Empire byzantin tout territoire pris à l'ennemi, comme l'avait fait Alexis Ier Comnène, lors de la première Croisade. L’armée française rencontre à Nicée les survivants de l'armée germanique. En novembre 1047, Conrad III, réconcilié avec Manuel Comnène, gagne Acre sur des vaisseaux byzantins. Pour éviter d’avoir à traverser les déserts d’Anatolie, Louis VII choisit un itinéraire plus long. Le 6 janvier 1148, dans les défilés du mont Cadmos, l’avant-garde est séparée du convoi, et les Turcs infligent une lourde défaite à l’armée française.

En mars 1148, épuisés par la traversée de l'Anatolie, Louis VII et ses chevaliers s'embarquent à Attaleia (Antalya au sud de la Turquie actuelle) pour prendre la direction d'Antioche. Les non-combattants sont laissés sur place. Abandonnés à leur sort, ils seront décimés par les Turcs. En juin 1148, Louis VII et Conrad III se rejoignent devant Jérusalem et font leur pèlerinage tout en oubliant leur objectif primaire, la libération d'Édesse. Bien au contraire, le roi Baudouin III de Jérusalem et les chevaliers du temple les envoyèrent plutôt prendre Damas. En juillet 1148, l'expédition contre Damas est avortée par Nur al-Din Mahmud.

En Septembre 1148, Conrad III rentre en Allemagne suivi en 1149, à Pâques, par Louis VII. Cette seconde Croisade est terminée. Cette expédition, d'abord militaire, s'est transformée en pèlerinage princier. Les mésententes entre croisés et leur ignorance totale du contexte politique de la région font de cette croisade un échec retentissant. Les Francs longtemps considérés comme invincible sont ridiculisés.

  • Aymdef El Présidente, Rédacteur en chef, Testeur, Chroniqueur, Historien Email | Twitter
  • "L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." George S. Patton