Campagne de Prusse et de Pologne

Maréchal de l'Empire
Thématique
Période historique Guerres napoléoniennes
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Frappe plus fort, je n'ai pas eu mal !

Après l'héroïque victoire à Austerlitz, Autrichiens et Russes étaient déchus. Avec la confédération du Rhin, la France s'était agrandie jusque au territoire de la Prusse... chose que cette faction n'appréciait guère.

La Grande Armée est en majorité stationnée en Wurtemberg et en Bavière dans l'attente de la ratification du traité. Mais le 9 août 1806, la Prusse sonne la mobilisation générale dans tout le pays en commettant l'erreur de ne pas attendre le soutient de l'armée russe encore loin. Ainsi, ils se retrouvèrent seuls face aux Français. Une nouvelle campagne commença (poussé par les Anglais une fois de plus...). La Grande Armée se mit en marche. Elle partit du Rhin jusqu'à Saafeld où eu lieu les premiers affrontements. D'ailleurs c'est lors de ces combats que fût tué Louis Ferdinand de Prusse.

Par la suite vint la bataille d'Iéna et Auerstaedt, le 14 octobre 1806. Les troupes prussiennes y sont littéralement écrasées par les forces françaises. Murat à la tête de ses unités entra dans Berlin, la capitale allemande. Après la signature du décret de Berlin, le 21 novembre 1806, la Prusse doit participer au Blocus continental contre le Royaume-Uni. Pendant ce temps, Blücher avait filé des mains des Français avec une dizaine de millier de soldats.

Avant cela, à Prenzlau, le 28 octobre, le chef de l'armée Prussienne, le prince de Hohenlohe, était obligé de se rendre à l'occupant. En conséquence, nombreuses étaient les positions Prussiennes qui jetèrent leurs armes à terre alors qu'elles tenaient tête aux Français car elles furent démoralisées par la reddition de leur chef. Par exemple, Lasalle, avec simplement 500 cavaliers, avait obtenu la reddition de la garnison de Stettin qui était forte de quelques milliers d'hommes et d'une centaine de bouche à feu.

Pendant ce temps plusieurs corps d'armée français se rassemblèrent près de la ville de Lübeck où étaient retranchés le général Blücher et ses troupes, qui avaient été renforcées par les troupes du Duc de Saxe-Weimar et bien sûr du Duc de Brunswick.

Le 6 novembre l'ordre fut donné aux Français d'attaquer la ville. Les défenseurs se battaient avec acharnements mais ne put tenir plus longtemps. Le matin du 7, la capitulation des forces prussiennes était annoncée et signée.

Magdebourg, assiégé plutôt, capitula aussi et en conséquence environ 20 000 soldats prussiens se rendirent ainsi que des centaines de canons et de nombreux magasins pour les Français. Ce fut un coup très dur pour les Allemands.

Après toutes ces péripéties, la Prusse accepta enfin les négociations dont une suspension d'armes. Mais cette dernière ne peut être tenue par les Français, car des troupes russes occupaient des territoires allemands (dont Varsovie). Alors la Grande Armée se mit en marche, les Russes refusant tout combat, laissèrent la capitale Polonaise, où les soldats de Napoléon y furent accueillis comme des héros. Napoléon arriva dans cette ville le 18 décembre 1806. Bientôt il allait rencontrer une très belle femme… Juste avant fut signé le traité de Posen le 6 décembre, par lequel Frédéric-Auguste III de Prusse devint roi de Saxe.

Les Russes s'en mêlent ! Mais bon...

Pendant ce temps, les troupes napoléoniennes étaient contraintes d'être stationnées en Pologne, dans leurs quartiers d'hiver. Le but de Napoléon était d'intercepter l'armée russe et de la vaincre mais par deux fois à Pultusk et Golymin. Les Russes passèrent entre les mailles du filet. En janvier, Bonaparte était à Varsovie où il rencontra la magnifique Marie Waleska, elle fut une de ses maîtresses et fut appelée également « la femme polonaise » de Napoléon. Les troupes françaises se replièrent sur la Vistule pour combler les pertes du passé, car des renforts arrivaient de France.

Dans le courant du mois de janvier toujours, Benningsen fut nommé comme chef de l'armée russe et passa aussitôt à l'attaque en menaçant des garnisons françaises (dont le 1er corps d'armée français). Mais les Russes fut repoussés... mais avec difficulté pour les Français.

Le 7 et 8 février 1807, après que l'armée russe ait refusé tout affrontement face aux hommes de Napoléon, ils se décidèrent à livrer bataille à Eylau. Où grâce à une charge de cavalerie monstrueuse dirigée par le prince Joachim Murat, elle réussit à percer les lignes ennemies. Fin printemps 1807, l'Empereur signa le traité de Finkenstein avec les Perses. Par ce traité, Napoléon reconnaissait certains territoires comme ceux du Caucase oriental en faveur de la Perse, en échange, la Perse brisa tous les liens diplomatiques qu'elle pouvait avoir avec l'Angleterre, de plus ces deux protagonistes signèrent une alliance.

Le 10 juin 1807, les troupes du Tsar et de l'Empereur se rencontrèrent à Heilsberg où la victoire fut Française. Benningsen, une fois de plus, réussit à se replier, mais pour peu de temps. Car il fut rattrapé à Friedland. Victoire décisive pour les Français marquant la fin de cette campagne.

Par la suite, les deux empereurs : Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies, et Napoléon Bonaparte Ier se rencontrèrent au milieu du Niémen pour signer le traité de Tilsit avec le roi de Prusse qui les rejoignit un peu plus tard.

C'est ainsi que s'acheva la quatrième Coalition. Bonaparte souhaitait que la Russie participe au Blocus continental à l'encontre du Royaume-Uni. Napoléon fit également renaître la Pologne sous le nom de : Grand-Duché de Varsovie.

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