Chronique : Homère, le poète mythique

2 février 2013 par Orochti et Mickael Frih | Chronique historique | Antiquité - Mythologie grecque

L'Apothéose d'Homère, par ingres en 1827, musée du Louvre

« Pendant 10 siècles, les anciens n'ont cessé de se pencher sur les mythes d'Homère, pour y chercher des arrières plans, y découvrir une pensée, leur propre pensée. Il n'apparait pas que les mythes popularisés par la tragédie, celui d'Œdipe par exemple qui attirent davantage nos dramaturges les aient beaucoup sollicités. Ulysse les a préoccupés bien plus qu'Antigone. C'est autour d'Homère qu'a tourné leur recherche, c'est pour expliquer ses personnages ou ses drames qu'ils ont, sans se lasser imaginé des grilles. Le rayonnement du poète, sa place privilégiée dans l'éducation, les attaques mêmes dont il fut l'objet de la part de Platon et des philosophes, tout cela a sans doute joué : mais surtout, Homère résumait si bien l'âme grecque qu'elle n'a pu se détacher de ce miroir qui lui renvoyait son image. » [Félix Buffière, Les mythes d'Homère et la pensée grecque]

Ce court paragraphe de Félix Buffière est intéressant, car elle résume bien ce que nous pouvons dire d'Homère, cet étrange auteur de l'époque antique. Présenter la figure d'Homère n'est pas chose aisée. En effet, pendant longtemps, trop longtemps, nous, historiens, avons pensé que le personnage n'avait existé que dans l'imaginaire de la pensée grecque. Ce n'est que très récemment que les historiens commencent à penser à la plausible existence d'Homère. Mais, le fait est que les sources se font très rares là où les légendes ont pullulé. Mon travail ici a été d'essayer de manier les deux. À la fois de prendre en compte les différentes histoires qu'on peut raconter d'Homère, mais aussi de trier les informations et de retenir les plus historiquement vraies.

Présenter Homère, c'est également présenter ses deux œuvres incontournables du monde antique : l'Iliade et l'Odyssée. L'auteur de ces deux œuvres a montré un génie jusqu'alors méconnue de l'histoire pour ressortir, plus que deux épopées, une véritable description de l'état d'âme grecque. Des œuvres qui aujourd'hui, plus de 3000 ans après, font encore rêver l'imaginaire des lecteurs, et font preuve d'une qualité artistique hors-pairs.

  • Les légendes autour de ce personnage
  • Les traces d'Homère
  • Des oeuvres majeures : l'Iliade et l'Odysée
  • Bibliographie

Les théories de sa non-existence

En 1664, l'abbé d'Aubignac est le premier homme à écrire concrètement que le personnage d'Homère n'a jamais existé. Selon lui, l'Iliade et l'Odyssée seraient des tragédies de plusieurs poètes, des aèdes, originellement chantées et dansées dans des temples et théâtres publics, puis rassemblés par une personne ou un groupement de personne pour constituer une rapsodie c'est-à-dire un recueil de chansons cousues, un amas de plusieurs pièces auparavant dispersés et depuis jointes ensemble.

Une autre idée avancée par certains analystes qui parlent de l'invention du personnage d'Homère via l'œuvre. Homère étant le père de ses œuvres, ses œuvres fils créé leur propre père. Ainsi, les grecs auraient créé un auteur, un personnage inventé de toute pièce qui aurait réfléchi son caractère via l'Iliade et l'Odyssée. Ces deux œuvres orphelines avaient besoin d'un père, pour exister dans la pensée grecque. Mais, pas n'importe quel père. Il fallait qu'il soit un génie, un demi-dieu, un personnage imaginaire.

Enfin, Une thèse récente, formulée par des auteurs anglo-saxons, postule que l'Odyssée aurait été écrite par une femme sicilienne du VIIe siècle av. J.-C. (et dont le personnage de Nausicaa serait une sorte d'autoportrait). Cette thèse est encore présente aujourd'hui, avec par exemple en 1977 l'œuvre de Raymond Ruyer Homère au féminin.

Un nom d'union

Le nom d'Homère est un nom peu commun dans la Grèce antique. Au total, les historiens ont retrouvé ce nom 22 fois, dont 12 exemples connus entre le IIIème siècle avant et après J.-C.. De plus, ils sont donnés généralement en hommage au poète.  D'où vient alors l'origine de ce prénom ? Remontons dans le temps.

Auparavant, le dieu protecteur des Achéens était Zeus Homarios dit le protecteur. Un historien de la seconde moitié du IVème siècle avant J.-C., Théopompe assure qu'il existait en Thessalie une ville appelée Homarion où on célébrait le culte de Zeus Homarios et d'Athéna Homaria. Ainsi, le prénom d'Homère que portait l'aède serait en hommage à la ville, et plus précisément aux Dieux Zeus et Athéna.

Martin Litchfield West avance une toute autre idée intéressante. Les homérides, le groupe de pensée autour de l'Iliade et l'Odyssée, aurait précédé Homère. Homère n'aurait alors jamais existé, et le groupe se serait créé autrement.  Les Homérides aurait alors repris un dérivé d'un vieux mot qui désigné une assemblée, et après quoi, aurait créé eux-mêmes le nom d'Homère, afin d'avoir un père spirituel à leur groupe. Le nom d'Homère serait devenu un nom d'un être réel vers le VIème siècle avant J.-C..

Homère peut avoir également deux autres significations : « Celui qui ajuste ensemble » comme un artisan assemble les matériaux ensemble, le poète assemble les vers ensemble pour créer son épopée. « Celui qui ajuste en commun, en même temps »  donnerait une autre idée plus proche d'unification, d'un regroupement d'aède autour de cette figure allégorique.  On retrouve alors l'idée avancé par l'abbé d'Aubignac.

Le nom d'Homère révèle également l'idée d'être captif de quelqu'un, être un otage. En effet, certain récit expliquerai qu'Homère aurait été alors prisonnier dans différentes cités. En réalité, il s'agit d'une digression du mot, qui à l'origine désignait une personne lié très fortement à une autre. Ce n'est pas l'état de captif qui était mis en avant, mais l'idée d'un hôte obligé. Ainsi, si on retient l'idée de lien, nous revenons aux idées d'unification.

Homère : poète aveugle

Une autre légende importante tourne autour de ce personnage. En effet, on caractérise Homère comme étant un aède aveugle. Dans les représentations même du personnage, on le retrouve aveugle. Pourquoi vouloir faire d'Homère un personnage aveugle ? L'était-il vraiment ?

Un auteur du IVème avant J.-C., Ephore de Cymé, déclare que le nom d'Homère viendrait d'un dialecte particulier de sa région qui signifierait l'aveugle.  Il est vrai que par la suite, le terme « homère » renvoi à celui qui ne voit pas. De plus, pour une personne aveugle, dans le monde antique, aède est un des rares métiers possibles. Ainsi, Homère aurait pu être aveugle à l'origine, et serait devenu par la suite un aède qui aurait créé deux œuvres merveilleuses.

Cependant, il faut y voir plutôt une image, une métaphore qui montre un non-voyant doté d'une lumière intérieur et de fait plus lucide que les voyants aveuglés par les feux du réel. Dans l'Odyssée, Démokodos, l'aède aveugle pourrait alors correspondre à Homère lui-même, car les Muses lui ont donné le chant mélodies pour réjouir le cœur des hommes. Mais, au final, rien ne prouve qu'il était aveugle, tout comme il ne l'était pas. Sur ce point, le mystère est toujours présent.

Ses origines

Il est difficile d'affirmer les origines exactes du personnage, car beaucoup d'historiens se contredisent entre eux. Ainsi, lorsque nous  cherchons son lieu de naissance, ou encore ses origines familiales, on se retrouve facilement avec une longue liste de lieux, et de parents. Prenons l'exemple de Thucydide qui le fait naitre à Chios, ou encore Hérodote qui déclare qu'il était probablement éolien, mais pas du tout ionen ou dorien. Même les pères de l'Histoire se contredisent à ce sujet !

Déroulons alors une liste exhaustive de tous les lieux cités par des historiens qui sont possibles : Smyrne, Chios, Colophon, d'Ios, de Cumè, Troade. En revanche, d'autre historien ont laissé plutôt libre à leur rêve et leur imagination, et ont donné des lieux très improbables à Homère : Lydie, Athènes, Egypte, Ithaque, Chypre, Cnossos, Salamine, Mycène, Thessalie, Grande-Grèce, Lucanie, Eolide, Rome ou Rhodes.

Une énumération si forte de ville, déjà dans l'antiquité, prouve une chose simple : Nous n'avons aucune idée de l'endroit où il a pu naitre. Cependant, pour les contemporains, cela ne les dérangeaient pas du tout dans le sens où il considérait Homère comme un demi-dieu. Ainsi, il serait nait entre le ciel et la terre, dans un endroit inaccessible pour les simples mortels.

D'autre part, certaines villes se revendiquent être le lieu de naissance, ou du moins un lieu de passage du personnage avec une preuve. En effet, 8 villes présentent des homéreion, c'est-à-dire des pièces de monnaie de bronze qui prouverait le passage d'Homère. Cependant, rien ne prouve si elles sont vraies ou fausses, et cela ne prouve pas plus le passage d'Homère qu'une autre personne. Ces 8 villes sont : Smyrne, Chios, Colophon, Cumè, Ios, Nicée, Temnos et Amastris.

Ce qui est sur, et ce que les historiens d'aujourd'hui confirme, c'est qu'Homère venait d'Orient, plus précisément d'Asie Mineure. L'ile d'Ios possédait sa tombe, et les homérides se trouvaient à Chios.

En ce qui concerne les origines familiales, nous partons directement dans la fantaisie, car les historiens antiques attribuaient à Homère sans cesse des parents de divinités. Par ce biais, Homère serait un Dieu ou du moins un demi-dieu. Encore une fois, je dresse une petite liste : Mélès, qui est le fleuve qui coule près de Smyrne, Crèthéis, Maiôn, qui désigne un habitant de Maionie, Cluménè, Thémisto, Démagoras, Musée et Khariphémos.

Enfin, certains ont tenté de prouver un lien de cousinage entre Homère et Hésiode, un autre poète auteur d'épopée assez célèbre comme La Théogonie ou encore Les Travaux et les Jours. Cependant, il semble clair aujourd'hui qu'il n'y a rien entre les deux personnages, du coté familial.

La langue homérique

Comme nous l'avons vu précédemment, Homère serait d'origine d'Asie Mineure. En effet, lorsque nous étudions la langue homérique, c'est-à-dire, la langue utilisée dans les épopées, il s'agit pour l'essentiel du dialecte ionien. Cependant, cela ne s'arrête pas là. On y retrouve un mélange, avec des formes du parler éolien, et parfois des mots archaïques qui, jusqu'à nos jours, paraissaient propres à des dialectes conservateurs, isolés à Chypre ou en Arcadie.

D'autre part, le déchiffrement des tablettes mycéniennes laissent penser que la langue employé par Homère serait un état antérieur du grec tel que l'on connait. Ainsi, la langue épique n'apparait plus comme une langue « primitive » mais d'un produit d'un savant mélange.

Cela prouve qu'Homère était bien antérieur avant l'isonomie des cités, vers le VIIème siècle, mais, sa langue ne nous montre pas une géographie vraiment précise. Un mélange des genres pour la beauté du texte, aussi la compréhension qui plait dans toute la Grèce.

Les sources

Au final, on ne peut pas dire grand-chose sur Homère car nous arrivons à un problème courant pour les historiens : les sources. Aussi incomplètes, qu'incohérentes, qui usent souvent du merveilleux, les sources d'aujourd'hui ne peuvent en aucun cas permettre l'écriture d'une véritable biographie. Etudions l'exemple avec trois historiens plus ou moins célèbres.

Hérodote, dit le père de l'histoire selon Cicéron, (485-420) est l'un des premiers à écrire sur Homère dans Les vies d'Homère. Le véritable problème qu'on retrouve chez Hérodote est la fiabilité des faits racontés. D'autre part, il se laisse volontiers prendre par le fantastique. Il parle également de la rivalité entre Homère et Hésiode.

Second auteur, Plutarque (46-125) déclare dans Vies parallèles au début de son œuvre : « Peut-être semblera-t-il présomptueux que l'on fasse de grandes recherches sur Homère, ses parents et sa patrie alors que lui-même n'a pas jugé d'en parler de sa vie privé. »  C'est assez original, voire même contradictoire. Un historien qui ne trouve inutile de travailler sur une biographie d'un homme sous prétexte qu'il nous a rien laissé, c'est un peu choquant ! Au final, nous retrouvons rien de neuf dans son œuvre, il reprend pour l'essentiel les écrits des historiens grecs.

Enfin, Hésychios de Milet, auteur du VIème siècle après J.-C., dans la Souda (encyclopédie qui ne verra le jour qu'au IXème siècle) résume toutes les possibilités. Il fait de longues listes de tous ce qu'on pu dire les historiens antiques sur Homère. C'est assez utile, car il permet de vraiment avoir la liste de presque toutes les possibilités. Il déclare également : « Dire tout net, en affirmant, qu'Homère eut à coup sur telle origine ou que telle cité fut la sienne est difficile. Je pense même que c'est impossible. » Une phrase assez déprimante pour les historiens d'aujourd'hui, car si un auteur du VIème siècle déclare qu'il est impossible pour lui de faire une biographie d'Homère, comment pouvons-nous faire au XXIème siècle ?

Présentation rapide

L'Iliade est une œuvre composée de 24 chants, et 15 337 hexamètres dactyliques.  Le thème de l'épopée est la guerre de Troie qui a duré 10 ans. C'est l'affrontement entre les Achéens (Grecs) et les Troyens (Asie Mineure) vers le XIIIème siècle. Paris, prince troyen a enlevé Hélène, la femme de Ménélas, prince grec, et l'a emmené dans l'enceinte de Troie. Par conséquent, la guerre éclate entre les Grecs et les Troyens, à cause des ambitions du chef des achéens, le frère de Ménélas, Agamemnon, qui voit en l'enlèvement d'Hélène un bon motif de guerre. Agamemnon va faire venir de Grèce des armées entières, et surtout des héros pour les diriger : Achille, Ulysse, Ajax, Nestor…

Cette épopée est avant tout un récit de batailles entre nobles : les seuls intervenants sont les dieux, les héros Grecs et les héros Troyens (Priam, Hector, Paris, Sarpédon...). L'œuvre homérique ne narre pas toute la guerre de Troie, mais uniquement 6 jours et 6 nuits où vont se succéder batailles, harangues, événements tragiques, assemblées, etc. Le premier chant débute la 9ème année du siège de Troie.  La dispute entre Agamemnon et le « plus fort des Achéens », Achille, le héros principal de l'œuvre est un tournant dans l'œuvre. Le combat des hommes est également un combat des Dieux (Apollon contre Athéna). La mort de Patrocle, cousin d'Achille, par Hector, prince troyen, va déclencher la fureur d'Achille qui va le tuer, souiller son cadavre et finalement, par l'insistance du père d'Hector, le roi Priam, va restituer le corps pour effectuer les funérailles.

L'Odyssée est composé de 24 chants également, et 12 109 hexamètres dactyliques.  Le thème principal est le retour d'Ulysse de Troie à sa cité Ithaque. Son retour est semé d'embûches, et va durer 10 ans, en parallèle aux 10 ans de guerre de Troie. Lors de son voyage de retour, il va lui arriver des choses extraordinaires, rencontrés des peuples connus et inconnus, visité des endroits improbables. Ainsi, entre autre, Ulysse sera amené à rencontrer des Cyclopes, à descendre aux enfers, à être coincé sur l'île de la divine Calypso... Après avoir séjourné chez les Phéaciens, où ils racontent toutes ses mésaventures, il pourra enfin retourner chez lui, où un nouveau défi l'attend. Il va devoir triompher des prétendants, qui convoitaient sa femme et son trône. Après les avoir éliminé avec son fils Télémaque, il pourra enfin revoir sa fidèle épouse Pénélope. Ulysse, le long de l'Odyssée, va user de milles ruses pour parvenir à ses fins.

De la parole à l'écrit

Au tout début du XXème siècle, les historiens nient une possible écriture des deux épopées. Ce sont des œuvres qui sont avant toutes orales, chantées par des aèdes et transmis de génération en génération. C'est pour la première fois que des œuvres ont autant d'influence, avec une présence forte, qui s'étale sur toute la Grèce, et qui subsistent durant des siècles.

Aujourd'hui, nous pensons que les œuvres furent écrites vers le VIIIème siècle avant J.-C.. Certaines théories vont même jusqu'à déclarer que l'alphabet a été inventé juste pour retranscrire L'Iliade et L'Odyssée. Cela montre leurs importances dans une époque où tout est à inventer !

Les aèdes ne répètent pas par cœur. Chaque représentation est unique, variable selon les poètes. Chacun suit la même trame scénaristique, mais chacun peut choisir de détailler plus un point de l'histoire, ou un autre, selon son public. Ainsi, vous comprendrez rapidement la difficulté lorsqu'il fallut remettre les œuvres par écrits, étant donné que le texte était « mouvant ». Aussi, nous pouvons affirmer que L'Iliade et L'Odyssée d'Homère doivent être très différents des textes écrits.

Cicéron déclare que les œuvres furent écrites pour la première fois avec Pisistrate au VIème siècle, dans la bibliothèque publique. Il est probable que les deux épopées ont été écrites sous le règne de Pisistrate à Athènes, mais ce n'était sans doute pas la première fois. Ils sont écrits sur des rouleaux de papyrus ou de parchemin dont aucun ne nous est revenu, hormis des fragments en Egypte.

Les plus anciens manuscrits connus sous cette forme remontent au Xe siècle. Ils sont l'œuvre d'ateliers byzantins. C'est le cas par exemple du Venetus 454A, l'un des meilleurs manuscrits existant, qui permit en 1788 au Français Jean-Baptiste-Gaspard d'Ansse de Villoison d'établir l'une des meilleures éditions de l'Iliade. Il faut attendre alors le XVIIIème siècle pour obtenir le premier livre des épopées d'Homère en français.

Bibles et guides de la société grecque

L'Iliade et L'Odyssée sont deux œuvres très importantes pour la société grecque car elles reflètent entièrement l'âme et la culture de celle-ci. Les enfants de l'antiquité devaient apprendre par cœur les deux poèmes. Connaitre L'Iliade et L'Odyssée, c'était montrer son identité grecque. C'était un moyen pour les aristocrates de se reconnaitre dans les œuvres. Lorsque l'un citait un vers, l'autre devait aussitôt répondre par la suite.

D'autre part, on retrouve beaucoup d'élément qui  détermine la culture grecque. Par exemple, l'Oikos, c'est-à-dire la grande maison aristocratique, est définit sur la façon d'être. Il définit aussi la place du maitre, de l'épouse, des enfants, des servants et esclaves etc. On retrouve également les idées d'échanges entre aristocrates : les banquets, les dons d'hospitalité et les dons/contre-dons.  L'esprit d'agon est aussi fortement marqué par la rivalité et la guerre. D'ailleurs, la guerre elle-même est définie, où on retrouve la place des hommes, des aristocrates, des héros, et leur comportement sur le champ de bataille.

Le bouclier d'Achille dans le XVIIIème livre de l'Iliade décrit quand à lui une vision du monde sur beaucoup de plan : la politique, la cité, le monde extérieur etc. Longtemps l'historiographie a considéré l'Odyssée comme un guide d'exploration. Les grecs se servaient de l'œuvre pour se repérer dans l'espace méditerranéen. Mais cette thèse est abandonnée depuis.

Enfin, toutes les grandes familles aristocratiques se servaient de référence les deux épopées pour fonder leur généalogie. Tous avaient un ancêtre légendaire qui avait participé à la guerre de Troie. Prenons exemple sur les Pisistratides ou encore les Alcméonides.

    Ouvrages généraux :
  • HOFFMANN Geneviève, La culture grecque, Paris, ellipses, collection L'Antiquité : une histoire, 2002, 175 pages.
  • MOSSE Claude, SCHNAPP-GOURBEILLON Annie, Précis d'histoire grecque, Paris, 2ème édition, Armand Colin, collection U Histoire, 2009, 371 pages.
    Ouvrage spécialisé :
  • LAMBIN Gérard, Le roman d'Homère : comment naît un poète, Presses Universitaires de Rennes, Interférence, 2011, 245 pages.
    • BUFFIERE Félix, Les mythes d'Homère et la pensée grecque, Paris, 3ème édition, les belles lettres, collection étude ancienne, 2010, 677 pages.
  • Site internet :
  • CARLIER Pierre, GERMAIN Gabriel, WORONOFF Michel, « HOMÈRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 janvier 2013. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/homere/
  • Orochti Le Chti templier, Testeur, Chroniqueur, Historien, Star de Youtube Email | Twitter

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