Campagne de France

Maréchal de l'Empire
Thématique
Période historique Guerres napoléoniennes
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Après la campagne d'Allemagne, les Alliés envahirent le territoire national. Les frontières de la France avaient bien diminué. Les Coalisés commencèrent à prendre le contrôle de certaines régions de l'Est privant ainsi la France de ressources qui auraient pu être importantes. La population était fatiguée de la guerre, elle demandait la paix, on la désirait ardemment en tout cas. Et beaucoup accusèrent Napoléon de refuser toutes propositions de paix. Des parties commencèrent à faire parler d'eux, à s'agiter...

Au mois de novembre 1813, l'Empereur revenait en France et alla voir le Sénat. Toujours dans le même mois, une proposition de paix fut envoyée - par l'intermédiaire d'un prisonnier – mais elle resta  sans suite... Le 15 novembre, un sénatus-consulte leva de nouvelles troupes à hauteur de 300 000 conscrits.

En décembre 1813, la Prusse, l'Autriche et la Russie déclarèrent la guerre à Napoléon et non à la France. Il s’agit là d’une tentative pour mettre les Français dans la poche des Coalisés. Ainsi, trois armées alliées étaient en route vers le territoire national. Une par la Hollande, une autre par la Suisse et la dernière par La Lorraine et l'Alsace.

Du début à fin décembre, des négociations tumultueuses s'engagèrent entre l'Empereur des Français et le Corps Législatif. Ce dernier refusait la décision de Napoléon qui voulait continuer la guerre. Un vote fut organiser en défaveur de l'Empereur. En conséquence, Napoléon refusa que l'on publie ces résultats et il ordonna la fermeture de la séance. Un coup dur de plus pour Bonaparte... Mais un autre surgit et cela vint d'un de ses maréchaux, Joachim Murat. Ce dernier était alors roi de Naples, et voulant conserver ses biens et richesses, signa un traité avec un des Alliés. Murat s'engageait à fournir environ 30 000 hommes et en retour, les Coalisés lui laisseraient ses privilèges. C'est aussi un coup dur pour l'armée d'Italie commandée par le prince de Beauharnais.

Que la campagne commence

Lors du premier mois de cette campagne, les armées des alliées étaient lentes mais avec une avancée stable. Plusieurs armées françaises (comme celle de Ney qui évacua la ville de Nancy) reculèrent face aux troupes coalisées. Alors que ces dernières occupèrent les régions de l'Est de la France, voilà que le vieux loup Blücher se trouva à tout juste 150 km des portes de Paris, la capitale.

Schwarzenberg qui remontait vers Paris, en passant par les villes de Vesoul et Langres, voulait fusionner ses troupes avec celles de Blücher. Ainsi l'Empereur des Français prit les choses en main. Son fils fut remis à la Garde Nationale et c'est l'Impératrice qui eut la régence du pays.

Dans son armée, Napoléon disposait de presque 50 000 hommes, dirigés par lui-même. Le maréchal Mortier commandait le flanc droit, le centre était dirigé par Marmont et Victor et pour terminer le flanc gauche était mené par MacDonald. Une arrière garde était constituée en grande majorité de la Garde Impériale sous le commandement des maréchaux Ney et Oudinot.

Comprenant les intentions des Coalisés, Napoléon décida de tout faire pour qu'ils ne joignent pas leurs armées. Ainsi le 27 janvier 1814, l'avant-garde de Blücher fut vaincue à St-Dizier. Napoléon se dirigea vers Brienne. Lors de son avancée vers cette ville, il affronta des Coalisés sans réelle victoire pour les deux camps.

Mais qu'importe, les deux armées alliées réussirent tout de même à  se rallier. Ainsi plus de 100 000 soldats attendaient Napoléon, dans la plaine de l'Aube. Étrangement, l'Empereur ne se replia pas et accepta la bataille, cette dernière s'appela la bataille de la Rothière. Évidemment, Napoléon qui n'avait que la moitié des troupes alliés subit une première défaite sur le territoire National. Il perdit environ 6 000 hommes et plusieurs dizaines de canons et ordonna le repli en direction de Troyes pour éviter d'avoir de nouvelles pertes.

En conséquence, l'armée des Coalisées ne s'arrêta pas en si bon chemin et tenta d'atteindre la ville de Paris au plus vite. Elles prirent le contrôle de Châlons-sur-Marne et de Troyes. Ces deux armées, toujours commandées par Blücher et Schwarzenberg, passèrent par deux vallées, celle de la Marne et de la Seine.

Alors l'Empereur décida de s'introduire entre les deux armées et d'atteindre le flanc prussien. À Champaubert, Montmirail et Vauchamps, Napoléon remporta trois importantes victoires et par la suite Blücher dut ordonner un retrait de ses troupes jusqu'à Châlons.

Bien sûr, l'armée de Schwarzenberg était toujours dans la vallée de la Seine et Napoléon dut se porter à sa hauteur pour l'affronter au lieu d'essayer de vaincre à nouveau Blücher. Le 18 février 1814, la bataille de Montereau eut lieu et Napoléon remporta sa bataille contre le feld-maréchal autrichien.

Des propositions de paix furent tentées avec l'Autriche, avec des conditions meilleures que celles proposées au début du mois de février mais en vain. Les semaines passèrent et les combats furent nombreux ainsi que les essais stratégiques pour déborder et culbuter les flancs ennemis. Mais côté diplomatique, les négociations qui eurent lieu à Châtillon se terminèrent (définitivement) le 19 mars. Car il y a eu bien trop de désaccords et aucunes des factions Alliées n'étaient réellement d'accord sur le sort de la France, qui selon eux demandait trop de territoires.

Pendant ce temps, Napoléon voulait se porter sur Bar-sur-Aube. Mais à Arcis-sur-Aube, l'armée de Schwarzenberg bloqua l'Empereur et réussit à le vaincre. Napoléon dut alors se replier sur St-Dizier. Ainsi la fusion des troupes de Blücher et de Schwartzenberg s'effectua de nouveau. De plus, les Alliés eurent une lettre en leur possession une lettre pretextant que Paris n'était plus réellement contrôlée. Ainsi, ils décidèrent de se porter sur la capitale française. Le 25 mars 1814, Marmont et Mortier, sont battus à la bataille de Fère-Champenoise. La route menant à Paris était grande ouverte mais Paris ne tombera pas aussi facilement aux mains des ennemis de la France. Le 30 mars, de nombreux et violents combats s'engagèrent (surtout à Clichy). La Garde Nationale se battit avec un grand acharnement. Mais dans la nuit, des négociations s'engagèrent. Marmont signa un armistice. Napoléon se replia vers Fontainebleau. Le 1er avril, un gouvernement provisoire fut nommé et le jour suivant la destitution de Napoléon Bonaparte ainsi que de toute sa famille du trône fut ordonnée.

Victoire tactique des Français mais victoire stratégique de la coalition

Le 4 avril, des maréchaux tel Ney, Lefebvre, Oudinot, Moncey, Macdonald et d'autres refusèrent de continuer à se battre. Toutefois Napoléon élabora des plans pour continuer les combats mais personnes ne voulu se tenter à le suivre... Il signa le 6 avril 1814 sa première abdication (dit l'inconditionnel). Grâce à McDonald et Caulaincourt, les Coalisés lui obtinrent le droit de pouvoir sur l'île d'Elbe. Le 20 avril, Napoléon fera un discours à sa Garde puis parti pour l'île. Il arrivera sur cette dernière, le 4 mai 1814.

Adieux de Napoléon à la Garde impériale à Fontainebleau, par Montfort
Adieux de Napoléon à la Garde impériale à Fontainebleau, par Montfort

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