Test de Call of Duty : Black Ops

Gallifreyen
Thématique
3 mai
2012
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • PlayStation 3
  • Xbox 360
  • Nintendo Wii
  • Nintendo DS
ÉditeurActivision
DéveloppeurTreyarch
Date de sortieNovembre 2010

On savait déjà que Call Of Duty était un franchise historique, enfin jusqu'à Modern Warfare 1 et 2... Retour en force sur ce point grâce à son opus Black Ops que nous avons testé pour vous, et ce pour votre plus grand plaisir historique. Et croyez-le ou non, contrairement à ce que l'ont pourrait penser, un bonne partie des événements du jeu se sont réellement produits. En effet, les développeur de Treyarch se sont inspirés de nombreux événements qui ont eu lieu durant la guerre Froide.

Passons maintenant un très rapide coup d'oeil sur ce qu'est la guerre Froide, avant de passer au test du jeu à proprement dit, puis à l'analyse du contenu historique.

Alors, la guerre Froide est une guerre dite non violente. Il n'y eu en effet aucun affrontement direct entre les deux blocs en puissance de l'époque, les USA et l'URSS. Oui, puisque ce sont eux les principaux intéressés. À la fin de la seconde guerre mondiale, les deux pôle s'opposent à la fois idéologiquement et politiquement. Ce conflit prend fin définitivement en 1991 avec la chute de l'URSS. L'action de Black Ops se passe durant cette période. Vous pourrez de toute manière, si la période vous intéresse, trouver un dossier parlant de la guerre froide, incessamment sous peu.

Black Ops est donc un jeu que l'on peut considérer comme historique en utilisant les événement de la guerre Froide comme background. Le jeu vous offre trois modes de jeu bien distincts, la campagne solo, le multijoueur et le mode zombie.

Commençons par le mode zombie. La recette est très simple et ça marche toujours autant. Vous arrivez dans une zone et découvrez les secrets de la map, tout en survivant aux différentes vagues d'attaques de zombies. Vous aurez le droit à différentes armes, que vous trouverez dans les murs - me demandez pas pourquoi - et dans les Teddy Caisses, reconnaissable avec le Teddy Bear dessus.

D'ailleurs permettez moi une petite digression à propos de l'origine du Teddy Bear. Cet ours en peluche vient d'une légende lié au président Roosevelt. Il serait rentré bredouille d'une chasse en 1903. Les organisateurs de cette dernière auraient alors enchaîné un ourson à un arbre, pour que le président puisse tout de même en tuer un. Le président, outré, demanda sa libération. Deux immigrants russes créèrent alors la peluche à son effigie, qu'ils baptisèrent Teddy, pour rendre hommage à Théodore Roosevelt.

Voilà c'était l'instant anecdote, revenons à notre mode zombie. Il propose une map assez marrante, la map Five, dans laquelle vous pouvez incarnez John Kennedy (le président des USA entre 1961 et 1963), Fidel Castro (Président du Conseil d'État de la République de Cuba de 1976 à 2008), Richard Nixon (président des USA et adepte des scandales de 1969 a 1974) et Robert McNamara (secrétaire de la défense américaine de 1961 a 1968).

Passons maintenant à la campagne solo qui au niveau du gameplay ne change pas vraiment de ses prédécesseurs. Black Ops est un FPS misant sur la mise en scène, il y a toujours diverses armes à manipuler, c'est toujours scripté (il ne vous sera pas rare de voir une animation se déclencher à un moment précis), c'est toujours aussi linéaire (vous avancez en tuant tout ce qui bouge et puis c'est tout) et enfin c'est toujours scénaristiquement assez peu abouti. L'action de Black Ops ne repose pas seulement sur les faits historiques, on se rend compte que le scénario est un peu plus farfelu, mais bon on apprécie quand même.

Pour ce qui est des graphismes et de l'ambiance sonore, et bien ça fâche également. Le moteur graphique commence à se faire vieux, les textures sont assez moyennes, voire baveuses. Enfin, c'est peut-être un peu méchant, au moins cela à le mérite d'être jouable plus facilement en multijoueur sans lag ni freeze, ce qui est un plus. Au niveau de l'ambiance sonore, rien de spécial à dire, ça pète et ça gueule de partout. Les doublages sont pas trop mal. Je note toutefois que les musiques sont de bonnes qualités.

Vous commencez donc à Cuba, je vous explique brièvement l'histoire, Fidel Castro, accompagné de guérilleros, renverse la dictature de Batista. Et Fidel Castro devient alors président, et coupe les ponts avec les USA. Ces derniers n'appréciant pas vraiment, créent un blocus, empêchant alors les navires marchands d'alimenter Cuba. S'en suit alors tout une série d'événements que je ne détaillerais pas ici. Donc, en 1961, un genre d'invasion est programmé, avec des exilés cubains, et soutenue par les USA. Appelé le débarquement de la Baie de Cochons. Ces derniers sont repoussés. Le débarquement fut un échec.

Ensuite vous enchaînez historiquement parlant, dans un Goulag. Alors qu'est-ce que cela peut-il bien être ? Et bien, il s'agit d'un camp de travail où étaient envoyés tout les opposants politiques à la politique de Staline. Comme vous pouvez vous en douté, les conditions étaient vraiment difficile là bas, je cite :

« On les chargea [les cadavres des prisonniers] nus, sur des traîneaux, tête à l’extérieur et pieds dedans. Chaque corps portait une plaquette de bois, une birka, attachée au gros orteil du pied droit, et indiquant son nom et son matricule. Avant que le traîneau ne franchisse le portail du camp, le nadziratel, un officier du NKVD, prenait un pic qu’il enfonçait dans chaque crâne. Il s’agissait de vérifier que nul ne sortît vivant. Une fois hors du camp, les corps étaient jetés dans une transeïa, une des grandes fosses creusées au cours de l’été à cette fin »
— Edward Buca, Vorkuta, Londres, 1976, p. 152

Oui Vorkouta, là ou vous irez dans Black Ops, un des camps réputés les plus durs. Il faut savoir que les Goulag étaient des camps comme dit plus haut, de travail forcé, par exemple les prisonniers du Goulag ont du construire un canal, au nord de la Russie, le Canal de la Mer Blanche, ce qui ne servait pratiquement à rien puisque il était gelé les trois quarts de l'année. 60 000 personnes périrent dans sa construction.

Nous arrivons maintenant au troisième et dernier point réellement historique du jeu, la guerre du Vietnam, guerre compliquée de 1954 à 1975. Il faut seulement retenir ici que les américains viennent faire la guerre aux communistes. À noter que le Vietnam est une ancienne colonie française, ayant obtenue son indépendance lors de la guerre d'Indochine qui a eu lieu entre 1946 et 1954. On parlait alors d'Indochine française. Ensuite arrive divers événements comme des petites balades en URSS, mais je n'en dit pas plus, pour ne pas spolier.

Pour ce qui est de la durée de vie, et bien sachez que cette campagne solo est assez court, comptez entre six, voire huit heures en jouant le touriste. Une mauvaise habitude prise par les développeurs, mais qui est vite compensée par le multijoueur et le mode zombie.

Quant au multijoueur qui est assez spécial, il innove un tout petit peu par rapport aux anciens jeux de la série. En effet, vous ne débloquerez pas les armes, enfin pas tout à fait, vous pourrez les acheter; avec de l'argent virtuel bien entendu. Vous évoluerez sur différentes maps, dans différents modes de jeu propre aux Call of Duty, tels que les fameux Recherche et Destruction ou Deathmatch en équipe. Par ailleurs, est également présent les séries d'éliminations qui ont fait la gloire des Call of Duty. Par exemple, au bout de 11 éliminations sans mort, vous débloquez les chiens d'attaque, vraiment destructeurs... Enfin, le multijoueur se dote d'un mode studio, qui vous permettra de revoir vos matchs et de les partager. Vous pourrez prendre des genres de screenshots, même sur console, et les mettre sur votre profil. Profil encore une fois personnalisable, avec un emblème.

6.0
Call of Duty : Black Ops

Call of Duty : Black Ops n'innove pas vraiment, mais il reste malgré tout jouable et fun. Les personnages, lieux et événements historiques sont plutôt respectés, vous aurez même droit un petit briefing avant chaque mission, c'est sympa. Black Ops est jeu s'inspirant de faits historiques, mais pas non plus basé dessus. Il est à jouer pour la détente, mais pas pour forcement apprendre.
Intérêt historique :
  • +Personnages et lieux historiques
  • +Le multijoueur divertissant
  • +Le mode zombie sympathique
  • +Le gameplay intéressant
  • -Le moteur graphique vieillissant
  • -La durée de vie du solo
  • -Les packs de maps qui commence à coûter cher

  • GallifreyenAncien membre d'HistoriaGames