Lors de l'âge d'or des RTS, il y avait un titre pour chaque échelon de la géostratégie. Qu'il s'agisse de gérer une civilisation, un peuple, une cité, une armée, une division ou un simple soldat ; il y avait à manger pour tout le monde entre Age of Empires, Hearts of Iron, Civilization, Command & Conquer, Warcraft... et il y avait aussi Commandos, , l'économie est réduite au strict minimum : aucune ressource à récolter, hormis celle de la main d'œuvre. Ces populations recrutables, essentielles vu le taux de mortalité très élevé des combats de
On ne dirait pas, mais 200 personnes vivent là-dedans.
On les capture en construisant une tour de guet à proximité, notre chef (un officier romain, un chef barbare ou un noble égyptien) y rentre, puis l'on peut recruter des cohortes de soldats.
Sachant que les épéistes de base sont recrutables à volonté, l'obtention d'unités plus puissantes comme les chameliers, les berserkers ou les gladiateurs se fait au prix de points d'honneur, qu'on acquiert en combattant.
Venons-en justement, à ces combats qui constituent le cœur du jeu : Pyro Studio force à prendre en compte le positionnement de ses unités, leur formation et l'utilisation du terrain.
Les unités de tirs ont de gros bonus de vue et de distance de tir en se positionnant sur des collines ; les cavaliers et les machines de guerres ne peuvent se déplacer dans les forêts, à l'inverse des fantassins; et les unités peuvent se dissimuler dans les bois. Tout ce qu'il faut pour favoriser les embuscades et les mêlées rapides et meurtrières; et les dieux savent qu'il va y en avoir.
Car la campagne solo du jeu relate les prémices de la Guerre des Gaules avec une grande exactitude, en respectant les dates et les évènements : la migration des Helvètes au printemps 58 av. J.-C., les négociations avec les tribuns envoyés par Rome, et la succession de batailles et de guérillas qui s'ensuivent entre les Celtes et les Romains.
Puis viennent les affrontements de la guerre civile romaine qui suit l'assassinat de César, jusqu'aux champs de Pharsale et aux murailles de Munda, à l'aube de l'Empire.

Quand les arbres commencent à parler celte, mettez rapidement vos troupes en formation de tortue.
Dans chacune des 24 missions de la campagne ainsi qu'en mode Escarmouche, les parties sont une course perpétuelle jusqu'aux villages, afin de contrôler le maximum de points de population. Sachant que votre chef ne peut être qu'à un endroit à la fois pour recruter, mais qu'il doit changer de village régulièrement une fois que le dernier n'a plus le moindre homme valide à envoyer à la guerre !

Comme en 2003, pour le meilleur comme pour le pire.
Et pendant ce temps, les batailles font rage dans les plaines et les forêts. Assez variées, les unités forment l'habituel panel de contres et de faiblesses : piquiers contre cavalerie, cavalerie contre archers, archers contre plus ou moins tout le monde.
Les étroits chemins de forêts ou les défilés rocheux forcent alors à utiliser les formations. Les troupes se déplacent en formation standard, mais peuvent sur un ordre de votre part adopter une formation stationnaire. Formant un front uni, elles seront vulnérables aux charges dans le dos mais seront impénétrables par devant, les lanciers opposant des phalanges très efficaces.
Les légionnaires romains (qui vous répondent des "oui, votre empereur" alors que les empereurs n'existaient pas, mais bon) ont évidemment accès à la célèbre tortue et sont les mieux protégés ; les Barbares infligent plus de dégâts et se dissimulent mieux dans les forêts (vous allez apprendre à craindre chaque bois dans la campagne solo, je vous préviens) et les Égyptiens utilisent un système de prière pour se renforcer, et ont accès aux meilleures unités de tir et aux cavaliers parthes.

Les assauts de village sont ardus.
Une bonne recette, que Pyro Studios approfondit en utilisant des éclaireurs barbares qui voient de loin et qui peuvent envoyer des aigles et des loups espionner discrètement de grandes portions de la carte; ou encore en pouvant détruire et reconstruire les ponts franchissant les rivières. Il devient alors central d'y être en premier pour tendre des pièges ou accéder plus vite aux dernières troupes utilisables.
Les Barbares peuvent également utiliser des Druides, qui peuvent aveugler les ennemis ; tandis que les Romains auront des physiciens qui vont soigner leurs troupes.

Promenons-nous, dans les bois...
Même en difficulté aisée, les victoires sont remportées de haute lutte : l'intelligence artificielle sait se défendre et vous mettra à l'épreuve.
En cas de bataille de siège, l'affaire ne sera pas dans le sac non plus : il faudra bâtir des échelles et des machines de guerre, béliers, balistes et catapultes. Et les défendre en prime ! Car l'ennemi peut facilement y mettre le feu. Rappelons à l'occasion que tout ce travail de poliorcétique, comme la construction de tours de guet et de défense, est l'affaire des troupes auxiliaires, peu chères mais sans lesquelles vous ne pourrez pas vous débrouiller.

On n'échappe pas à l'aspect playmobil, à l'époque.
Sous des aspects relativement épurés, est une excellente introduction à la Guerre des Gaules et l'ascension du futur empereur Auguste.
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