L'époque contemporaine (1945 à nos jours) s’ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette période, marquée par des transformations politiques, économiques et technologiques majeures, voit se succéder la reconstruction, la décolonisation, la Guerre froide, l’unilatéralisme américain, puis l’ère de la mondialisation et des défis globaux comme le terrorisme transnational, les crises économiques et le changement climatique.
Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe
Bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki
Création de l’ONU
Partition de l’Inde et création du Pakistan
Création de l’État d’Israël
Proclamation de la République populaire de Chine
La Guerre froide
Blocus et pont aérien de Berlin
Guerre de Corée
Guerres d’Indochine et d’Algérie
Année de l’Afrique
Mur de Berlin
Crise des missiles de Cuba
Guerre du Vietnam
Mouvements de 1968
Apollo 11 : premiers pas sur la Lune
Guerre du Kippour et choc pétrolier
Fin de la Guerre du Vietnam
Guerre soviéto-afghane
Révolution iranienne
Guerre Iran-Irak
Présidence Reagan
Glasnost et Perestroïka
Chute du Mur de Berlin
Dissolution de l’URSS
Première Guerre du Golfe
Guerres de Yougoslavie
Génocide des Tutsis au Rwanda
Crise financière asiatique
Attentats du 11 septembre
Guerre d’Afghanistan
Guerre d’Irak
Guerre civile syrienne
Printemps arabe
Montée de l’État islamique
Lancement du site HistoriaGames
Guerre russo-ukrainienne
Pandémie de COVID-19
Crise du changement climatique
Lancement de la nouvelle version d’HistoriaGames
L’époque contemporaine se structure autour de quatre grandes dynamiques : (1) la reconstruction et la décolonisation, (2) la Guerre froide et la bipolarité USA–URSS, (3) l’après-Guerre froide marqué par l’unilatéralisme américain et les conflits régionaux, (4) l’ère globale (années 2000–2020) marquée par la mondialisation, les crises financières, la montée de la Chine, les tensions géopolitiques et les défis climatiques.
La Reconstruction et la Décolonisation (1945–1962)
La Seconde Guerre mondiale laisse l’Europe dévastée : près de 70 millions de morts, villes détruites, infrastructures ruinées. L’Holocauste a causé l’assassinat de 6 millions de Juifs et de millions d’autres victimes du nazisme. Les vainqueurs — États-Unis, Royaume-Uni, URSS — doivent reconstruire un ordre international stable.
L’Organisation des Nations unies (ONU), fondée le 24 octobre 1945, vise à prévenir les conflits. Le Plan Marshall (1948–1952) fournit plus de 12 milliards de dollars à l’Europe occidentale, accélérant sa reconstruction et consolidant l’alliance transatlantique.
La décolonisation bouleverse les empires. L’Inde britannique devient indépendante en 1947 sous la direction de Gandhi et Nehru ; la partition entre Inde et Pakistan entraîne entre 200 000 et 500 000 morts. En Asie du Sud-Est, la Guerre d’Indochine (1946–1954) se conclut par les accords de Genève, qui actent le retrait français et la partition provisoire du Vietnam.
La Guerre d’Algérie (1954–1962) oppose le FLN à la France. Le conflit, marqué par violences, attentats et répression, fait entre 300 000 et 400 000 morts selon les estimations. Les accords d’Évian (1962) conduisent à l’indépendance de l’Algérie.
En 1960, l’« Année de l’Afrique » voit 17 États africains accéder à l’indépendance, accélérant la fin du système colonial européen en Afrique subsaharienne.
La Guerre froide : Bipolarité USA–URSS (1947–1991)
Après 1945, les États-Unis et l’URSS deviennent des adversaires idéologiques. Le blocus de Berlin (1948–1949) inaugure la confrontation : les Occidentaux organisent un pont aérien de 2,3 millions de tonnes pour ravitailler Berlin-Ouest.
La Guerre de Corée (1950–1953) oppose Nord et Sud soutenus par les deux blocs. Le conflit fait environ 2 millions de morts et se conclut par un armistice sans traité de paix.
La Crise des missiles de Cuba (1962) porte le monde au bord de la guerre nucléaire. Après 13 jours de tension, un accord est trouvé : retrait des missiles soviétiques de Cuba et retrait discret des missiles américains de Turquie.
La Guerre du Vietnam (1964–1973) illustre la guerre par procuration : les États-Unis engagent jusqu’à 550 000 soldats. Le conflit fait plus d’un million de morts vietnamiens et 58 000 morts américains.
L’invasion soviétique de l’Afghanistan (1979–1989) entraîne une guerre d’usure contre les moudjahidines, soutenus par les États-Unis et l’Arabie saoudite. L’URSS perd environ 15 000 soldats.
Les réformes de Gorbatchev (Glasnost, Perestroïka) fragilisent l’URSS. Le 26 décembre 1991, l’Union soviétique se dissout : la Guerre froide prend fin.
L’Après-Guerre froide et l’Unilatéralisme américain (1991–2001)
Les États-Unis deviennent la seule superpuissance. La Première Guerre du Golfe (1990–1991) voit une coalition internationale repousser l’Irak hors du Koweït.
Les Guerres de Yougoslavie (1991–2001) entraînent des violences extrêmes, dont le génocide de Srebrenica (1995), où environ 8 000 Bosniaques sont exécutés.
Le génocide des Tutsis au Rwanda (1994) fait environ 800 000 morts en 100 jours.
La Guerre contre le Terrorisme (2001–présent)
Les attentats du 11 septembre 2001 causent près de 3 000 morts. Les États-Unis lancent l’intervention en Afghanistan (2001–2021). Le conflit fait des dizaines de milliers de victimes civiles et se conclut par le retour au pouvoir des talibans en 2021.
La Guerre d’Irak (2003–2011) renverse Saddam Hussein. Les pertes civiles sont estimées entre 150 000 et 600 000 selon les sources. Le pays sombre dans l’instabilité, favorisant l’émergence de l’État islamique.
La guerre civile syrienne (2011–présent) fait plusieurs centaines de milliers de morts et provoque l’un des plus grands déplacements de population du XXIᵉ siècle.
L’Ère contemporaine tardive : Crises globales et Multipolarité (2008–2026)
La crise financière de 2008 provoque une récession mondiale et favorise la montée de mouvements populistes.
La Chine devient une puissance économique et technologique majeure. De nombreuses ONG dénoncent des violations des droits humains au Xinjiang. La rivalité sino-américaine s’intensifie.
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie après l’annexion de la Crimée (2014) et l’invasion de 2022. Les pertes humaines sont difficiles à estimer mais se comptent en centaines de milliers.
La pandémie de COVID‑19 (2019–2023) cause environ 6,9 millions de morts selon l’OMS et bouleverse les sociétés et les économies.
La crise climatique s’aggrave : réchauffement global d’environ 1,1°C depuis 1900, multiplication des événements extrêmes, montée des mers et perte de biodiversité.