L'entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale (1918-1945) constituent une période charnière du XXe siècle. Des cendres du conflit de 1914-1918 émergent tensions idéologiques, crises économiques et régimes totalitaires qui culminent avec le conflit global le plus meurtrier de l'histoire.
Traité de Versailles
Krach boursier de Wall Street
Montée du nazisme en Allemagne
Guerre civile espagnole
Début de la Seconde Guerre mondiale
Bataille du détroit de Drøbak
Campagne de France
Bataille de Hannut
Bataille de Pont Saint-Louis
Opération Dynamo
Bataille d'Angleterre
Guerre franco-thaïlandaise
Opération Barbarossa
Attaque de Pearl Harbor
Bataille de Stalingrad
Bataille d'El-Alamein
Campagne d'Italie
Débarquement de Normandie (D-Day)
Bataille de la Fière
Libération de Paris
Libération de l'Europe occidentale
Offensive de Vistule-Oder
Capitulation allemande
Bombe atomique sur Hiroshima
Capitulation japonaise
L'entre-deux-guerres est une période de cicatrisation incomplète : l'Allemagne vaincue et appauvrie nourrit un ressentiment qui favorise l'émergence d'Adolf Hitler. La Grande Dépression de 1929 déstabilise davantage les démocraties fragilisées. L'idéologie nazie, combinée à l'expansionnisme japonais et fasciste, déclenche un nouveau conflit d'une brutalité sans précédent.
L'entre-deux-guerres : une paix fragile (1918-1939)
L'armistice de 1918 conclut la Première Guerre mondiale, mais les conditions de paix sèment les graines du conflit suivant. Le traité de Versailles (1919) impose à l'Allemagne des réparations massives, la perte de territoires et l'humiliation nationale. Les puissances victorieuses (France, Royaume-Uni, États-Unis) se divisent quant à la gestion de l'après-guerre.
La Grande Dépression de 1929, déclenchée par le krach boursier de Wall Street, ravage les économies mondiales. Le chômage de masse, l'instabilité sociale et l'effondrement des régimes démocratiques fragiles permettent l'ascension de mouvements totalitaires : le nazisme en Allemagne sous Hitler, le fascisme en Italie sous Mussolini, et le militarisme au Japon. Ces puissances partagent une idéologie de domination raciale, territoriale et de mépris des valeurs démocratiques.
La Société des Nations, créée en 1920 pour prévenir les conflits, s'avère impuissante face à l'agression. L'Allemagne réarme massivement, réoccupe la Rhénanie (1936), annexe l'Autriche (1938) et les Sudètes tchécoslovaques. Les démocraties occidentales, traumatisées par 1914-1918, adoptent une politique d'apaisement : elles laissent faire Hitler, espérant éviter une nouvelle tuerie en masse. Cette stratégie échoue lamentablement.
Le déclenchement du conflit (1939-1941)
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. L'Angleterre et la France, lasses de céder, déclarent la guerre. La Campagne de Pologne voit la destruction du pays en quelques semaines. À l'Est, l'URSS secrètement alliée à l'Allemagne envahit par l'ouest.
Au printemps 1940, l'Allemagne lance l'offensive à l'Ouest. La Campagne de France débute en mai et s'achève en juin avec l'effondrement français. Combinant Blitzkrieg (guerre éclair) de blindés et aviation, Hitler contourne les défenses françaises. L'Opération Dynamo permet l'évacuation des forces britanniques via Dunkerque, sauvant une armée entière pour la résistance future. La France s'effondre, signe un armistice ignominieux et se partage en zone occupée et régime collaborationniste de Vichy.
Seule la Grande-Bretagne, sous Winston Churchill, refuse de capituler. La Bataille d'Angleterre (1940) oppose la Luftwaffe à la RAF. Malgré la supériorité numérique allemande en bombardiers et chasseurs, la RAF résiste et force Hitler à abandonner ses plans d'invasion britannique.
Le 22 juin 1941, Hitler trahit Staline : l'Opération Barbarossa lance l'invasion de l'URSS. C'est la plus grande opération militaire de l'histoire : 3 millions de soldats allemands, soutien roumain et italien, face à l'Armée rouge. L'Allemagne visait la destruction rapide de l'URSS et l'asservissement des peuples slaves. Mais l'invasion s'enlise dans les distances infinies. Moscou ne tombe pas en hiver 1941. La guerre devient d'usure.
L'entrée en guerre des États-Unis et l'expansion du conflit
Jusqu'en 1941, les États-Unis demeurent officiellement neutres, bien que soutenant tacitement la Grande-Bretagne. Le 7 décembre 1941, le Japon attaque surprès la base américaine de Pearl Harbor (Hawai). Cette attaque tue 2 400 Américains et détruit une part majeure de la flotte américaine. Elle a l'effet inverse souhaité : elle pousse les États-Unis à déclarer la guerre au Japon et rallies ses alliés de l'Axe. Les États-Unis entrent massively dans le conflit.
À partir de 1942, la Seconde Guerre mondiale devient véritablement mondiale : combats simultan en Europe orientale et occidentale, en Méditerranée, en Afrique du Nord, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique. Les Alliés (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine) fusionnent leurs efforts malgré divergences idéologiques.
Tournants majeurs en 1942-1943
L'année 1942 marque les premiers revers allemands et japonais. En URSS, la bataille de Stalingrad (août 1942 - février 1943) devient symbole du tournant : les Soviétiques écrasent la VIe Armée allemande après des combats urbains apocalyptiques causant 2 millions de pertes. En Afrique du Nord, les Britanniques remportent El-Alamein, stoppant l'avancée allemande.
En 1943, les Alliés contre-offensent. La Campagne d'Italie débute en juillet avec le débarquement anglais et américain en Sicile, suivi de l'invasion de la Péninsule. Mussolini chute, l'Italie se rend, mais l'Allemagne l'occupe au nord. Les Alliés remontent lentement la péninsule, pénalisés par terrain montagneux et défense allemande acharnée.
La libération de l'Europe et victoire des Alliés (1944-1945)
Le 6 juin 1944, les Alliés lancent le Débarquement de Normandie (D-Day), l'opération militaire amphibie la plus massive de l'histoire. Après des combats durs, les Alliés établissent une tête de pont en Normandie. Progressivement, ils libèrent la France occupée. La Libération de Paris en août 1944 revêt une charge symbolique majeure : la capitale française retrouve sa liberté.
À l'Est, les Soviétiques, galvanisés par victoire de Stalingrad, lancent offensives massives. Ils libèrent progressivement l'Ukraine, la Pologne, puis attaquent l'Allemagne même depuis la Vistule. De deux fronts acculée, l'Allemagne s'effondre. Hitler se suicide le 30 avril 1945. L'Allemagne capitule le 7-8 mai 1945.
Au Pacifique, les États-Unis progressent lentement par island hopping (saut d'îles). Ils écrasent supériorité aéronavale et logistique contre fanatisme kamikaze nippon. Le Japon refuse de capituler malgré défaites monstres. Les États-Unis lancent offensives de bombardements incendiaires. Enfin, les bombes atomiques sur Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août 1945) forcent le Japon à capituler le 2 septembre 1945.
Conséquences et héritage
La Seconde Guerre mondiale tue entre 60 et 75 millions de personnes. L'Holocauste assassine systématiquement 6 millions de Juifs et millions d'autres groupes persécutés. Les destructions massives ravagent l'Europe et l'Asie. Des régions entières sont réduites en ruines.
Politiquement, le conflit redessine le monde : création de l'ONU, division de l'Allemagne en zones d'occupation, émergeance des États-Unis et URSS comme superpuissances, débuts de la Guerre froide. L'Europe, autrefois centre du monde, cède la place à deux blocs rivaux dominés par Washington et Moscou. La décolonisation accélérer. Le droit pénal international se codifie via les procès de Nuremberg contre criminels de guerre nazis.
La Seconde Guerre mondiale demeure le conflit définissant le XXe siècle, marquant profondément mémoires nationales, culture, littérature et politique contemporaine jusqu'aujourd'hui.