Unity of Command : Stalingrad Campaign avait créé la surprise à sa sortie. Finement réalisé, le jeu se montrait accessible à tous mais n'en était néanmoins pas dépourvu de challenge. Depuis peu est sorti son premier DLC, Red Turn, permettant au joueur de revivre les évènements ayant eu lieu après Stalingrad et ayant mené les soviétiques jusqu'à Berlin. Ce DLC vaut-il le détour ?
Ce test sera relativement court. Red Turn étant un DLC, il ne vise pas à modifier le fonctionnement du jeu. Si vous ne connaissez pas encore Unity of Command, je vous invite à lire le test le concernant fait par mes soins.
Là où les DLCs de certains jeux ne rajoutent que quelques éléments comme des maps ou des armes pour une dizaine d'euros, Red Turn propose quant à lui, pour la même somme, une campagne de 17 missions et 2 scénarii supplémentaires permettant de revivre l'opération «Zitadelle » et la bataille de Koursk dans le camp de l'axe.
La campagne principale permet de revivre les combats majeurs menés par les soviétiques après Stalingrad, leur ouvrant la voie vers Berlin. Ainsi, le joueur pourra combattre à Kiev, Korsun ou même à Leningrad ! Chaque mission dure un certain nombre de tours et il faudra donc se montrer rusé pour l'emporter, l'IA continuant à ne pas faire de cadeaux. Comptez entre 15 minutes et 1 heure de jeu par mission, la durée dépendant de la manière dont vous jouez (méticuleusement/sérieusement ou agressivement). Notons aussi la présence d'un éditeur de scénario, permettant d'allonger un peu plus la durée de vie du titre.
Outre la campagne et les scénarii, le jeu ajoute un éditeur de scénario et quelques unités supplémentaires au jeu. Il s'agit surtout d'unités pouvant être rattachées aux unités présentes pour leur accorder des bonus. Certaines unités pourront donc se voir adjoindre des Tigres II ou des ISU-122 et voir alors leurs caractéristiques modifiées !
L'IA quant à elle se montre toujours aussi coriace, parvenant à renforcer ses points faibles en quelques tours à peine et vous piégeant même à certaines occasions ! Lors de ma partie pour la traversée du Dniepr, l'IA faisait un retrait progressif de ses troupes. Ma supériorité numérique me faisait penser que l'ennemi évitait l'affrontement qu'il savait perdu d'avance ! Et bien pas vraiment...
Ayant capturé la moitié des objectifs, mes troupes se sont retrouvées loin de leurs lignes d'approvisionnements. L'ennemi en a alors profité pour contre-attaquer. La moitié de mon armée a disparu en un tour, condamnant ma réussite à ne rester qu'un rêve lointain.
Enfin, d'un point de vue historique, les scénarios réels en côtoient d'autres hypothétiques. Les différentes missions se jouent par ordre chronologique renforçant ainsi l'immersion. À cela vient s'ajouter le contenu même des combats : Le joueur sera en supériorité numérique face aux Allemands, mais ces derniers bénéficieront d'unités expérimentés et bien équipées et excelleront dans la défense. D'ailleurs, arriveront souvent en renfort des unités blindées et/ou SS qui donneront du fil à retordre au joueur.
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