Récit

Époque moderneGuerres napoléoniennes

Bataille de Smolensk

Maréchal de l'Empire

Le 14 aoùt 1812, la Grande Armée franchit le Dniepr grâce à des ponts construits par le génie. Une nouvelle fois, la vitesse fut le plan de l'Empereur. Les quelques 185 000 troupes qui franchirent ce fleuve devaient arriver rapidement sur Smolensk et tentaient de couper la route de la ville « Sainte » Moscou aux Russes.

Le 15 aoùt, la bataille de Krasnoï fut marquée par une nouvelle victoire française. Murat tenta maintes fois de culbuter l'ennemi avec sa cavalerie mais en vain. Profitant du retard pris par le Maréchal Grouchy, les Russes se replièrent en bon ordre et réussirent à attendre la ville de Smolensk où ils s'y réfugièrent, à l'abri de l'envahisseur français. La ville se situe sur deux collines et est séparée par le fleuve du Dniepr. Du côté gauche se trouve la partie la plus ancienne de la ville. Elle se dote d'une épaisse fortification avec 29 tours défendant les murs de la ville. L'autre colline est plus grande et peu fortifiée.

Le 16 aoùt, un assaut est donné. Ney était à la tête, les combats étaient rudes mais inutiles. Dans la charge le maréchal fut blessé. Par la suite, Ney se replia sur une hauteur qui lui permit un peu de voir dans la ville et au loin. Il vit de nombreux mouvements. Aussitôt, le maréchal français en informa l'Empereur. Ce dernier, voyant toute cette agitation, était persuadé que toute l'Armée Impériale russe était là. C'est alors, que Napoléon décida de livrer une bataille, qu'il espèra décisive.

Plan de la bataille de SmolenskPlan de bataille provient de P.A.Zhilin, "The Patriotic War Of 1812", E.V.Tarle, Complete Works, Volume VII, "Napoleon's Invasion to Russia", Moscow 1959.

Les Français cédèrent du terrain pour que les Russes puissent se déployer. Napoléon met en place son plan et explique ses directives à ses officiers et fait donner l'ordre aux tirailleurs de harceler les troupes russes afin de les attirer sur la rive droite du Dniepr. Les hommes de la Grande Armée s'apprêtèrent à affronter l'armée russe le 17 aoùt. Mais au petit matin, l'ennemi n'était pas en ordre de bataille. Bien au contraire, des estafettes informèrent l'Empereur français que de nombreuses unités russes étaient sur les routes menant à la ville de Moscou.

Le reste des troupes russes qui étaient restées à Smolensk ne daignaient sortir. Alors, en début d'après-midi, l'assaut fut lancé sur Smolensk. Des faubourgs sont capturés, les communications entre la rive gauche et droite sont coupées. L'artillerie française s'est positionnée sur les nouvelles positions capturées et forcent ainsi les Russes à dégarnir le flanc droit. Les combats se font de toute part, Davout attaque les faubourgs, le maréchal Ney attaque des positions avancées juste devant les fortifications et les enlèvent à la force des baïonnettes. L'assaut est général. Les bouches à feu françaises pilonnent la ville qui prend feu à de nombreux endroits. Les Russes essayèrent tant bien que mal de renforcer leurs positions de droite en y envoyant des troupes de la Garde Impériale. Les combats font rage jusqu'à la tombée de la nuit puis Barclay de Tolly décide de céder la ville. Avant de quitter les lieux, l'arrière garde russe met le feu à la ville et se replie vers l'armée du général Koutousov.

Le 18 aoùt, l'armée française arrive dans la ville, mais sans aucune résistance. La ville est quasiment détruite. Durant toute la journée des combats, elle a été soumise à des bombardements puis aura été incendié au départ de l'armée Russe.

Forces en présence et pertes humaines

Forces françaises : 185-175 000 hommes, mais 50-60 000 vraiment engagés | Pertes : 700 morts - environs 3000 blessés

Forces russes : 130-110 000 hommes mais la moitié vraiment engagée | Pertes : 4700 morts et 2000 prisonniers et 8 à 7000 blessés.

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