LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 27 nov. 2017, 09:25

22 Juin 1941

Les gardes-frontières soviétiques le long de la ligne de démarcation entre les deux empires totalitaires s’attendent à passer une nuit plutôt calme. En effet, le dernier train, l’express nocturne Moscou-Berlin, apportant des fournitures soviétiques au Reich, vient de franchir la frontière et aucune alerte de guerre ne les a mis en garde.

Pourtant à 3 heures 15 du matin, la Luftwaffe lance un assaut général contre les aérodromes soviétiques en vue de préparer le terrain à l'offensive terrestre à l'aube.

L’Armée rouge est complètement prise au dépourvue et doit reculer. En Lituanie éclate même un soulèvement nationaliste. Les rebelles s’en prennent aux soldats de l’Armée rouge en retraite tandis que les Lituaniens incorporés dans celle-ci désertent en masse. Au Centre, les Allemands établissent de nombreuses têtes de pont le long du fleuve Bug, principale ligne de défense soviétique dans cette partie du front. On recense notamment le véritable exploit du 18ème régiment blindé de la 18ème Panzerdivision de Manfred Stachwitz qui traverse le fleuve à l'aide de chars sous-marins ! Au sud, en Bessarabie, les troupes roumaines commencent leur avance en territoire soviétique, bien que la défense russe soit plus efficace sur cette partie du front qu’ailleurs du fait que c'est là que les Soviétiques attendaient que se porte l'effort principal des Allemands. Néanmoins, l’ancienne forteresse polonaise de Brest-Litovsk, dans le secteur du Centre, tient bon face à l’invasion mais elle se retrouve très rapidement coupée du reste de l’Armée soviétique.

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La 18ème Panzerdivision traversant le Bug à l'aide de chars sous-marins.

La Luftwaffe, elle, lance un assaut massif sur les aérodromes soviétiques mais la multiplicité des fronts auxquels elle doit faire face (Angleterre, Sicile, Grèce et, maintenant, URSS) fait qu’elle manque d’un certain « punch » à l’heure de l’assaut contre la chasse soviétique et qu’un certain nombre d’appareils russes peuvent décoller et l’affronter malgré la surprise, du fait qu’elle n’a pas pu attaquer tous les aéroports russes suffisamment vite.

D'ailleurs, une partie des troupes soviétiques doivent être utilisées pour maintenir l'ordre dans les villes bombardées par la Luftwaffe, laissant les gardes-frontières du NKVD seuls face à l'invasion. Si, comme on l'a vu, certains secteurs, comme Brest-Litovsk, résistent héroïquement. Dans d'autres, la défense soviétique s'effondre rapidement. Partout, elle est totalement désorganisée malgré les ordres de vigilance émis trop tardivement par la STAVKA, le Haut-Commandement de l'Armée rouge. Pire, jusqu'au dernier moment, Staline s'efforcera de croire à une provocation d'officier allemands anti-communistes !

A l'aube, il finit par ordonner une contre-attaque générale tout en prescrivant à ses troupes de ne pas franchir la frontière !

En totale contradiction avec la barbarie avec laquelle ils mèneront cette guerre, les Allemands transmettent dans les formes, via leur ambassadeur à Moscou, Von des Schulenburg, une note dénonçant les activités subversives de l’URSS en Europe occupée et la concentration de l’Armée rouge aux frontières du Reich, justifiant ainsi l’invasion. La même mascarade ayant lieu en même temps à Berlin, avec la remise par Ribbentrop à Dekazenov, ambassadeur de l’Union soviétique en Allemagne, d’une note similaire.

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von Ribbentrop, Ministre des affaires étrangères du Reich.

Un quart d’heure avant l’assaut général…

La réaction dans le reste du monde ne se fait pas attendre. Churchill, dans un discours radiodiffusé, promet tout le soutien de son pays à l’Union soviétique. Mandel fait de même en compagnie de Blum, Daladier et de De Gaulle, dont la verve est bien connue des auditeurs de Radio-Alger. Mussolini, lui, déclare la guerre à l’URSS et prépare l’envoi d’un Corps expéditionnaire italien en Russie tandis que l’Espagne s’apprête à envoyer les volontaires de la « Division Azul » sur le front de l’Est. La Finlande, elle, bien que non officiellement en guerre contre son puissant voisin, sert déjà de base aux Allemands. Alors qu’à l’extrême nord du pays, à Petsamo, 2 divisions allemandes entrent en Finlande pour attaquer Mourmansk depuis cette étroite langue de territoires finlandais, des bombardiers allemands, après avoir largué des mines dans le port de Leningrad, se ravitaille sur l’aérodrome finlandais d’Utti. Enfin, en violation complète du traité de Moscou de 1940 qui démilitarise ces îles, des bombardiers finlandais atterrissent dans les îles Åland.

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Winston Churchill est déterminé à détruire le Nazisme !

Nonobstant, alors que Staline est presque effondré par ce qui lui arrive, l’ambassadeur bulgare, dont le pays ne participe pas à Barbarossa malgré son soutien à l’Allemagne, lui remonte le moral en lui expliquant que quoi qu’il arrive, son pays finira par l’emporter sur l’Allemagne.

Autre note d'espoir pour le dictateur soviétique, les discours de Churchill et Mandel le rassure sur les intentions de ses derniers. En effet, Staline ne pense plus à une collusion entre les Franco-Britanniques et les Allemands pour détruire l'URSS !

En France occupée, l’attaque contre l’URSS réveille les Communistes français qui se rangent définitivement dans le camp de la Résistance. L’Humanité appelle, en effet, à la lutte contre l’occupant et les collaborateurs.

En Espagne, à l’annonce de l’assaut allemand contre l’URSS, une importante manifestation a lieu devant l’ambassade britannique réclamant le rattachement de Gibraltar à l’Espagne.

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Napoléon III
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Message par Napoléon III » 28 nov. 2017, 08:50

Fin Juin 1941

Face à l’état de guerre désormais manifeste avec l’Allemagne et ses satellites, Staline nomme le général Timochenko à la tête de l’État-major, mais celui-ci ne peut cependant prendre de décisions importantes sans l’accord du dictateur.

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Le général Semion Timochenko

Il est décidé de rappeler sous les drapeaux les réservistes nés entre 1905 et 1918 et de déménager les industries vers l’est, vers l’Oural.

Churchill, qui a expliqué à la radio qu’il soutiendra sans réserve l’Union soviétique dit en privé que « Si Hitler envahissait l’enfer, il s’entendrait avec le diable ».

A Alger, Mandel annonce aussi son soutien « inconditionnel » à l’URSS même si, secrètement, Mandel et De Gaulle se préparent déjà à limiter au maximum l’emprise stalinienne à l’est de l’Europe.

De même, Roosevelt informe la nation américaine à la radio qu’il enverra de l’aide à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Mais certains préfèrent aider l’Allemagne. C’est notamment le cas de Franco qui, bien que neutre et voulant le rester, autorise la création d’une « Division Azul » de volontaires espagnols pour le Front de l’Est. De son côté, l’Allemagne cherche à dresser l’Europe contre le « Bolchévisme ». Ainsi, les Allemands forment, en Norvège occupée, une Légion de volontaires.

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Drapeau du 3ème bataillon de la "Division Azul"

La Suède, bien que neutre et démocratique, accepte le transit d’une division allemande depuis la Norvège vers la Finlande.

Sur le front, l’armée allemande avance rapidement au nord (où elle profite du soulèvement de la Lituanie contre l’Armée rouge avant de prendre des mesures contre le Conseil national lituanien) et au centre (où résiste néanmoins la forteresse anciennement polonaise de Brest-Litovsk) mais fait face à une résistance acharnée au sud, car elle fait face à des forces soviétiques mieux préparées.

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Char KV-1 soviétique détruit en Lituanie. Ces engins constitueront une surprise de taille pour les Allemands !

Dans les pays baltes, les Soviétiques lance une violente contre-attaque blindée contre les flancs des Panzers mais elle échoue du fait que beaucoup de chars tombent en panne tandis que d'autres partent au combat sans munitions ! De plus, après avoir atteint Dvinsk/Daugavpils en Lettonie, les colonnes panzers reçoivent l'ordre de stopper leur avance pour attendre l'infanterie. Au sud, la contre-offensive des chars du général Kirponos donne le même résultat. En dépit du fait que les Soviétiques aient 3 fois plus de blindées que leurs ennemis, leur assaut échoue à cause de l'artillerie allemande et de la Luftwaffe bien que leur attaque ait ralenti les Allemands.

Répliquant à l’aide apportée à l’Allemagne par la Finlande, l’URSS lance une série d’attaques aériennes contre les aéroports finlandais et plusieurs villes de ce pays. L’armée finlandaise entre donc à son tour à l’action contre l’Union soviétique tandis que l’Allemagne déclenche à l’extrême nord du pays une offensive pour prendre Mourmansk.

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Les guetteuses finlandaises à l'affut des bombardiers soviétiques.

La Luftwaffe est maîtresse du ciel mais fait face à la résistance désespérée de l’aviation soviétique tandis que Moscou subit ses premiers bombardements aériens.

Le 30 Juin, un Comité d'État de la défense, avec Staline à sa tête, est formé, renforçant la centralisation des pouvoirs. Il est formé de Molotov, Beria, Malenkov et Vorochilov.

Mais on ne se bat pas qu’en URSS. En Crète, les Parachutistes allemands, auxquels Hitler a ordonné de se battre jusqu’à la mort, se battent avec acharnement contre les Alliés dont la supériorité numérique est de plus en plus écrasante, vu que l’État-major allemand a compris qu’il était désormais inutile d’expédier d’autres Parachutistes dans l’île et qu’il est impossible d’y envoyer des renforts par mer, vu l’écrasante domination alliée sur la Mer Égée malgré les attaques enragées de la Luftwaffe contre les navires français et britanniques.

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Cernunnos
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Cernunnos » 28 nov. 2017, 20:03

Agréable à lire, continue!
"Je vous hais, compris?!" - Charles de Gaulle, Vacances à Alger

Vaudec
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Vaudec » 28 nov. 2017, 20:09

vraiment très intéressant! continue comme ça :+1:

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 30 nov. 2017, 10:04

Merci pour vos encouragements :)

Juillet 1941

Les États-Unis font plusieurs pas en plus vers l’entrée en guerre aux côtés des Alliés Franco-Britanniques en envoyant des Marines relever la garnison britannique présente en Islande depuis l’invasion du Danemark en Avril 1940 tandis que la Marine américaine reçoit l’ordre de protéger tout navire se rendant en Islande et donc, les navires britanniques et français.

Dans le même temps, les USA reconnaissent le gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres comme le seul représentant légal de la Tchécoslovaquie tandis que Roosevelt demande au Congrès de prolonger le service militaire dans l’armée et la garde nationale de un an à 30 mois.

Enfin, Harry Hopkins, conseiller du Président Roosevelt, arrive à Moscou en vue de préparer l’envoi de matériel à l’Union soviétique tandis que le gouvernement Sikorski signe un accord avec l’URSS en vue de rétablir des relations diplomatiques entre les deux pays.

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Harry Hopkins

En France, les Collaborationnistes créent la LVF, Légion des Volontaires Français afin qu’elle combatte sur le Front de l’Est aux côtés des Allemands. Cependant, Hitler n’est pas ravi de cette aide et ne veut pas que cette armée de volontaire l’oblige de quelque façon que ce soit envers le gouvernement de Pétain. De plus, il souhaite limiter ses effectifs à 15 000 hommes. Dans les faits, les volontaires seront très peu nombreux tandis que les Allemands, en plus des réticences évoquées plus haut, montrent peu d’enthousiasme à former des hommes sans expérience du combat et peu disciplinés. De plus, Pétain et Laval sont dépités de voir fondre les effectifs de leur « Force de Sécurité de l’État français », car certains de ces traîtres préfèrent rallier la LVF plutôt que de continuer à servir de force de police à l’État collaborateur.

L’Italie envoie combattre à l’Est un Corps expéditionnaire sous le commandement du général Messe.

Le 2 Juillet, l’Empereur du Japon Hiro Hito réunit un Conseil avec les hauts responsables politiques et militaires de son pays. On y décide de la future politique d’expansion du pays qui se fera au dépend des Occidentaux tandis que la guerre contre l’Union soviétique, malgré les demandes pressantes d’Hitler dans ce sens, est reportée à plus tard, en fonction du succès ou non de Barbarossa. C’est la victoire de la Marine contre l’Armée de terre.

L'Empereur Hiro Hito en uniforme
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Cependant, les Américains, qui savent décoder les messages japonais, savent tout des intentions du gouvernement nippon.

Le lendemain, 3 Juillet, Staline sort enfin de sa réserve et fait un discours à la nation soviétique appelant à la résistance contre l’envahisseur.

Mais ce n’est pas que par des discours que Staline souhaite remotiver ses troupes. Il adjoint de nouveau des Commissaires politiques aux divisions soviétiques, chose qui avait été abolie en Août 1940.

Bien qu’elle soit en guerre depuis les bombardements soviétique de la fin du mois de Juin et que les Allemands ont attaqués à cette date en direction de Mourmansk, ce n’est qu’en ce mois de Juillet que l’Armée finlandaise lance son offensive en vue de récupérer la Carélie.

Néanmoins, rapidement après l'entame des opérations finlandaises contre l'URSS, des pourparlers de paix s'engagent entre les deux pays, en secret. La Finlande exige le retour des territoires cédés à l'URSS au Traité de Moscou de 1940 mais Staline, qui ne peut se permettre politiquement, en dépit des déboires de son armée, de céder des territoires à un ennemi, fait traîner les négociations.

Au Nord, les Soviétiques se sont réorganisés. C'est désormais le Maréchal Vorochilov qui commande, assisté par le Général Vatounine, un brillant officier. Ils ont comme mission de barrer la route de Leningrad aux Allemands. Leurs contre-attaques intelligentes sur les flancs des Panzers mettent plusieurs fois ceux-ci en difficulté. L'OKW ordonne donc une nouvelle fois aux chars d'attendre l'infanterie avant de reprendre leur marche vers la Capitale de Révolution bolchévique.

Pire, les difficultés logistiques s'accroissent pour les Allemands alors que les routes ne sont pas sûres du fait de la présence de débris de l'Armée Rouge sur les arrières de la Wermacht. De plus, Vorochilov peut s’appuyer sur l'ardeur patriotique des habitants de Leningrad pour compenser en partie les lourdes pertes subies par l'Armée Rouge tandis que l'aviation soutient efficacement les défenseurs soviétiques et que Vorochilov reçoit un important matériel en renfort, dont des surpuissants chars KV !

La chute de Leningrad avant la fin du mois apparaît donc comme un chimère pour les Allemands…

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Soldats soviétiques faits prisonniers.

Au centre, ce n’est qu’après avoir résisté héroïquement pendant un mois et subi les tirs d’un super mortier allemand que la forteresse soviétique de Brest-Litovsk capitule. Cependant, les Allemands attaquent déjà plus à l'ouest grâce aux assauts osés des Panzers de Hoth et Guderian. Faisant face aux commandants soviétiques Eremenko et Timochenko, qui réorganisent leur secteur du front, les Allemands, après une rude bataille, franchissent le 13 le Dniepr et investissent Smolensk le 19. Mais Guderian et Hoth n'ont d'yeux que pour Moscou et préfèrent attaquer toujours plus vers l'Est que de boucler les poches de troupes soviétiques qu'ils sont parvenus à créer. Mieux, Staline ordonne à ses généraux de tout faire pour sauver leurs troupes encerclées et c'est sous les assauts furieux de la Luftwaffe (parfois contrée par le VVS soviétique) qu'ils se fraient un chemin vers l'Est. Cette région du front voit d'ailleurs pour la première fois l'utilisation par l'Armée Rouge des bientôt célèbres « Orgues de Staline ».

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Soldats allemands à Minsk

Lorsque que le 23 Juillet, les Allemands s'emparent d'Elnya, sur la rivière Desna, Staline prend peur car c'est la porte de Moscou qui est ouverte aux Nazis. Il ordonne immédiatement à Timochenko de reprendre la ville. Certes, ce sera un échec mais les Allemands sont incapables de continuer leur marche vers Moscou.

Au sud, un début de guerre d'usure s'installe et c'est au prix de rudes difficultés que les Allemands s'apprêtent à refermer la poche d'Ouman au prix de l'abandon provisoire de l'objectif que constitue Kiev, la capitale de l'Ukraine.

Dans le même temps, les Roumains ont quasiment achevé la reconquête de la Bessarabie.

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Soldats roumains en Bessarabie

Cependant, les Alliés ne se contentent pas de subir, ils comptent aussi passer à l’action. En effet, depuis le début de Barbarossa et les premiers contacts Soviéto-britanniques, les 2 pays, conscient que ravitailler l’URSS depuis Vladivostok est impossible du fait de la menace japonaise et très difficile depuis Mourmansk et Arkhangelsk en Arctique, lorgnent sur l’Iran et envoient un ultimatum au Shah pour qu’il accepte le passage des convois alliés à travers son pays et expulse les citoyens de l’Axe présents dans son pays.

Celui-ci refusant et ayant des sympathies pour l’Axe, l’Union soviétique et l’armée britannique envahissent l’Iran et la balayent en moins de deux semaines. Le Shah abdique en faveur de son fils, Mohammed Reza Shah Pahlavi.

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Reza Shah Pahlavi qui abdiquera en faveur de son fils suite à l'invasion alliée.

La France a consentie du bout des lèvres, bien consciente de l’intérêt vitale de ravitailler l’URSS et de la sympathie pro-axiste du souverain iranien mais l’attaque d’un État neutre a tout pour lui déplaire, elle qui n’oublie pas qu’elle a été envahie justement parce qu’elle défendait l’indépendance d’un autre État.

Pendant ce temps, en Irak, arrestation de Rachid Ali et démantèlement de son réseau pro-allemand par le gouvernement, soutenu discrètement par les services britanniques.

En Crète, les Alliés nettoient les dernières poches de résistance des Parachutistes allemands et peuvent annoncer leur première grande victoire sur l’Armée allemande (mais pas sur l’Axe car les Alliés ont, en effet, déjà triomphé de l’Armée italienne en Afrique du nord). Les Franco-britanniques réparent les aérodromes endommagés par les durs combats et bientôt les premiers bombardiers chargés de matraquer Ploiesti en Roumanie se posent sur l’île.

Lors du défilé du 14 Juillet 1941, un nouveau chant de guerre sortait des poumons et des cœurs des soldats de la République française qui défilaient à Alger, devant le Président du Conseil, Georges Mandel, du Chef de l’État, Albert Lebrun et des membres du gouvernement (dont le Général de Gaulle, qui siégeait aux côtés du Chef du gouvernement) ainsi que des membres de l’État-major.

Composé par Félix Boyer (un évadé d'un Stalag de Métropole, tout un symbole), il reprend une marche des soldats marocains de la Première guerre mondiale, ayant modifié les références au Maroc au profit de références à l'Afrique en général.

I

Nous étions au fond de l'Afrique,
Gardiens jaloux de nos couleurs,
Quand sous un soleil magnifique
A retenti ce cri vainqueur :
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

C'est nous les Africains
Qui revenons de loin,
Nous venons des colonies
Pour sauver la Patrie (pour défendre le pays)
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous gardons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher,
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours,
Pour le Pays, pour la Patrie, mourir au loin
C'est nous les Africains !

II

Pour le salut de notre Empire,
Nous combattons tous les vautours,
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours,
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

III

De tous les horizons de France,
Groupés sur le sol Africain,
Nous venons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain.
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

IV

Et lorsque finira la guerre,
Nous reviendrons dans nos gourbis,
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le Pays
En criant, en chantant : en avant !

Refrain

Ce chant était entonné par tous les cœurs, par tous les hommes qui allaient un jour libérer la France, qu'ils viennent de Métropole, d'Algérie ou bien du reste de l'Empire. Ce nouveau chant ému, dit-on, le Général de Gaulle qui, d'habitude, ne laissait jamais transparaître ses émotions tandis que la foule algéroise, musulmane ou pieds-noire, célébraient à grand coup de vivats ses héros qui la protégeait de la fureur de l'Allemagne et qui, avaient déjà vaincus les Italiens l'année précédente par ailleurs.

Le « Chant des Africains » devînt le symbole de la France d'Alger, le « Chant du Départ » de 1941. D'ailleurs, les Collaborateurs ne surnommaient-ils pas avec mépris les hommes d'Alger, les « Africains » ? Joli pied de nez fait aux traîtres donc.

La propagande pétainiste s'empressa de tenter de détourner encore une fois le sens du chant en en faisant un acte de soumission de Mandel aux colonisés, mais les Français, qui subissaient chaque jour la botte allemande, y virent bien évidemment un acte d'espoir. Celui d'une libération prochaine tout d'abord et, même, celui de la possibilité de construire un monde meilleur après la guerre. Un monde où la devise "Liberté, Égalité, Fraternité", prendrait tout son sens, que ce soit en France ou ailleurs.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 01 déc. 2017, 09:42

Août 1941

Signature d’un accord entre le gouvernement Sikorski et l’URSS stipulant la création d’une armée polonaise en Union soviétique sous le commandement du général Anders.

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Le premier ministre polonais, Władysław Sikorski

Aux États-Unis, Roosevelt obtient le prolongement du service militaire dans l’armée et la garde nationale. De plus, son pays met en place un embargo pétrolier principalement à destination du Japon.

Cependant, la trahison est l’apanage de tous les pays occupés par l’Allemagne. Ainsi Léon Degrelle fonde-t-il la Légion Wallonie qui a pour vocation de combattre sur le front de l’Est.

Sur le front, alors que les Allemands se sont emparés de Smolensk, le Führer ordonne de disperser les Panzer Corps du groupe d’armée centre vers les groupes d’armées du nord et du sud, pour aider le premier à mieux bloquer Leningrad et le second à isoler le maximum de troupes soviétiques dans la région de Kiev.

Mais les Russes sont vaillants. Non seulement ils se battent avec acharnement en défense mais mènent aussi, ponctuellement, des contre-attaques localisées avec des blindés et leur aviation. De plus, le répit inespéré donné par Hitler aux défenseurs de Moscou leur permet de mettre en place une série de lignes défensives afin de défendre la capitale soviétique.
Staline refuse d’écouter Joukov qui voulait évacuer Kiev, menacée par l’encerclement allemand et le démet de ses fonctions. Temporairement cependant.

Les Soviétiques qui ont bloqués les Allemands le long du Dniepr et qui se battent dans les rues de Kiev voient déferler du nord une importante force blindée.

La résistance acharnée et parfois même, efficace, de l'Armée rouge impressionne les Finlandais. Doivent-ils en profiter pour conclure une paix séparée avec les Soviétiques avec comme clause principale la rétrocession des territoires cédés à l'URSS en Mars 1940 ? C'est ce que souhaiterait le Maréchal Mannerheim, commandant en chef de l'Armée finlandaise et héros de la guerre d'Hiver. Mais une bonne partie des dirigeants finlandais, désormais enivrés des impressionnants succès allemands, en viennent à rêver d'une Grande Finlande comprenant même la péninsule de Kola ! Les négociations sont donc sur le point de capoter avec Staline alors que celui-ci en était arrivé au point d'accepter un traité de paix avec Helsinki !

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Le Maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim

À Alger, on connaît les sentiments francophiles du commandant en chef de l'Armée finlandaise (qui parle couramment français d'ailleurs). On a même de la sympathie pour ce courageux petit pays qui, en plus, n'a pas, malgré l'alliance allemande, sombré dans la dictature fasciste et est resté une démocratie.

La France n'étant pas en guerre avec la Finlande, le chargé d'affaire à Helsinki de la République française (c'est en effet le représentant de l’État français qui a rang d'ambassadeur en Finlande, petite concession faîte par Helsinki à Hitler) fait le siège du Président Ryti pour le convaincre de signer la paix avec l'URSS, en jouant de la menace d'un retour de bâton violent de la part de Staline lors de son inévitable contre-offensive tandis que dans la même temps, il promet si la paix est conclue maintenant, les Occidentaux pourront encore « protéger » la Finlande contre Staline, sous-entendant par ailleurs, que l'alliance française avec Staline n'est que de circonstance.

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Le Président finlandais, Ryti

Cependant, Ryti réclame des garanties contre l'inévitable réaction allemande et explique que s'il signe la paix avec l'URSS, l'Allemagne déclarera la guerre à la Finlande et que dès lors, il devra ouvrir les portes de son pays à l'Armée rouge. La Finlande serait alors sous domination soviétique ce que son gouvernement cherche à tout prix à empêcher !

« Mais, Monsieur le Président, c'est ce qui arrivera forcément si vous vous obstinez à rester en guerre avec Staline, et là, Londres, Paris ne pourront plus rien pour vous... » Rétorqua le chargé d'affaire de la République. La référence à Paris comme capitale de la République française ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd et cette confiance absolue en la victoire finale des Alliés du chargé d'affaire français ébranla la propre confiance, mêlée de crainte, en une victoire de l'Axe, du chef de l’État finlandais.

Le nom de l'homme d'Alger à Helsinki ? René Cassin, ardent partisan de la continuation du combat contre le Nazisme.

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René Cassin

Sur le front méditerranéen, les Franco-britanniques entament une campagne de bombardement sur les puits de pétrole de Ploiesti en association avec l’aviation soviétique qui mène ses propres raids. Cela contraint Hitler à maintenir beaucoup d’unités de la Luftwaffe en Roumanie pour la défense des champs pétrolifères de ce pays, unité qui ne peuvent pas servir sur le front de l’Est, ce qui soulage l’Armée rouge.

Enfin, Roosevelt, Churchill et Mandel se rencontrent sur un bâtiment de guerre ancré près de Terre-neuve et posent les jalons d’une coopération future en établissant les principes qui seront connus comme la Charte de l’Atlantique.

« Le Président des États-Unis, M. Churchill, Premier Ministre, représentant le Gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni et M. Mandel, Président du Conseil de la République française s'étant réunis, croient devoir faire connaître certains principes communs de la politique nationale de leurs pays respectifs sur lesquels ils fondent leurs espoirs d'un avenir meilleur pour le Monde.

Premièrement, leurs pays ne recherchent aucune expansion territoriale ou autre.
Deuxièmement, ils ne désirent voir aucune modification territoriale qui ne soit conforme aux désirs librement exprimés des populations intéressées.

Troisièmement, ils respectent le droit qu'ont tous les peuples de choisir la forme de Gouvernement sous laquelle ils entendent vivre ; et ils désirent voir restituer, à ceux qui en ont été privés par la force, leurs droits souverains.

Quatrièmement, ils s'efforceront, tout en respectant comme il se doit leurs obligations existantes, d'assurer, sur un pied d'égalité, à tous les États, grands et petits, vainqueurs ou vaincus, l'accès et la participation, dans le monde entier, au commerce et aux matières premières indispensables à leur prospérité économique.

Cinquièmement, ils désirent faire en sorte que se réalise, dans le domaine économique, la plus entière collaboration entre toutes les nations, afin d'assurer à toutes de meilleures conditions de travail, le progrès économique et la sécurité sociale.

Sixièmement, une fois définitivement détruite la tyrannie nazie, ils espèrent voir s'établir une paix qui offrira à toutes les nations les moyens de demeurer en sécurité à l'intérieur de leurs propres frontières et qui assurera à tous les êtres humains de tous les pays la possibilité de vivre durant toute leur existence à l'abri de la crainte et du besoin.

Septièmement, une telle paix doit permettre à tous les hommes de parcourir sans entrave les mers et les océans.

Huitièmement, ils sont convaincus que toutes les nations du monde, pour des motifs aussi bien réalistes que spirituels, devront finir par renoncer à l'usage de la violence. Puisqu'à l'avenir aucune paix ne saurait être durable tant que les nations qui menacent ou pourraient menacer de commettre des actes d'agression en dehors de leurs frontières continueront à disposer d'armements terrestres, navals ou aériens, ils sont convaincus qu'en attendant l'institution d'un système permanent de sécurité générale établi sur des bases plus larges, il est essentiel de désarmer ces nations. En outre, ils entendent faciliter et encourager toutes autres mesures pratiques susceptibles d'alléger, pour les peuples pacifiques, le fardeau des armements.»

Le 21 Août, Pierre Georges, alias le Colonel Fabien, membre du Parti communiste, abat un soldat allemand dans le métro parisien (station Barbès-Rochechouart).

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Le colonel Fabien

La réaction des Allemands est très violente. Ceux-ci menacent de prendre 100 otages, d’en exécuter la moitié puis d’exposer leurs corps place de la Concorde (!) si le Gouvernement Laval n’institue pas un tribunal spécial pour juger les Communistes et les Anarchistes et n’accentue pas la répression contre ces 2 mouvements, qu’ils jugent trop molle !

Pétain mais surtout Laval, prennent les devants pour satisfaire les Allemands et envoient d’importants renforts FSL à Paris. Mais les Résistants se replient alors en Province, dans ce jeu du chat et de la souris entre eux et les Occupants/Collaborateurs.

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Message par Napoléon III » 02 déc. 2017, 10:08

Septembre 1941

A Moscou, la STAVKA s'attend à ce que les Allemands portent leur coup principal en direction de la capitale mais, dans les faits, les Panzers de Guderian piquent vers le sud pour prendre à revers les défenseurs de Kiev. Cependant, soucieux de défendre l'Ukraine, un nouveau Front, celui de Briansk, à été crée en vue de protéger le flanc nord des défenseurs de la capitale de la RSS d'Ukraine. Équipée des puissants chars KV1, bien plus puissant que ceux dont disposent alors les Allemands, cette armée soviétique malmène sérieusement les forces d'Heinz Guderian tandis que l'autre pince de l'encerclement programmé de la région de Kiev est longtemps incapable, en dépit des efforts de l'infanterie allemande et de celle des satellites du Reich, de franchir le Dniepr. Ce n'est qu'au prix de lourdes pertes que les Allemands finissent par refouler les Soviétiques. Le gain de temps offert à l'Armée rouge à non seulement coûté cher à l'Armée d'Hitler, mais à en plus permis à de nombreuses divisions de l'Armée de Staline de s'échapper vers l'est lorsque celui-ci a enfin compris qu'il fallait ordonner la retraite.

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Kiev en ruine après les bombardements de la Luftwaffe

Dans le secteur sud, la grande bataille d’encerclement autour de Kiev se conclue néanmoins par un désastre pour l’Union soviétique. Staline qui a longtemps refusé d’évacuer la ville donc, voit son armée perdre un demi-million d’hommes et une quantité importante de matériel de guerre. Cependant, le répit accordé par la fermeture de la poche et son « nettoyage » permet aux Soviétiques de gagner un temps précieux dans la défense de Moscou à l’heure où les premières pluies d’hiver commencent à transformer la terre en une boue épaisse, la « Raspoutitsa ». De plus, Joukov est parvenu, grâce à une attaque digne d'éloge, à chasser les Allemands de leur tête de pont à Elnya. Un millier d'Allemands sont capturés suite à cet assaut, ce qui renforce la position soviétique même si c'est principalement un succès de propagande qui remonte le moral aux dirigeants soviétiques. En effet, le gros des Panzers remontent d'Ukraine, contraignant Joukov à revenir en position défensive.

Il nous faut faire une parenthèse pour noter que les Allemands ne respectent pas la convention de Genève avec leurs prisonniers soviétiques et les traitent très durement.

Au nord, après de rudes combats contre les Soviétiques, les forces allemandes atteignent Leningrad mais n’ont plus la force de tenter un assaut. Elles en commencent donc le blocus sur ordre d’Hitler. Blocus auquel ne participent cependant pas les Finlandais qui se sont arrêtés le long de l’ancienne frontière.

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Soldats finlandais paradant dans Vyborg/Viipuri, capitale de la Carélie.

A Struganik, en Yougoslavie, a lieu une rencontre entre les 2 chef des principales factions de Résistance aux troupes allemandes, le croate Josip Broz dit Tito, secrétaire général du Parti Communiste de Yougoslavie et ancien agent de recrutement des brigades internationales d'Espagne, commandant les Partisans, les Résistants communistes, et le général serbe Draza Mihajlovic, officier royaliste à la tête des à la tête des Tchetnik, Résistants serbes et nationalistes.

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Le Général, Draza Mihajlovic, commandant en chef des Tchetniks.

Des différents majeurs séparent les 2 groupes et aucun accord n'est obtenu. Le désaccord sur ce que doit être la Yougoslavie d'après-guerre, une fédération ou un état centralisé, porte bientôt les 2 groupes à se combattre mutuellement. Néanmoins, Alger, principalement, décide de soutenir à fond les Résistants monarchistes fidèles au gouvernement de Pierre II en faisant tout pour empêcher certains d’entre eux de se rallier aux forces de l’Axe pour combattre les Partisans.

A Londres, Washington et Alger des représentants des gouvernements des États en guerre contre l’Axe signent la Charte de l’Atlantique.

A Moscou débute une conférence qui en présence de Staline réunit l’Américain Harriman, le Français De Gaulle (véritable représentant à l’extérieur de la France d’Alger) et le Britannique Lord Beaverbrook. De Gaulle profite de sa présence à Moscou pour demander à Staline qu'il ordonne aux Communistes français de diminuer l'ampleur de leurs attaques anti-allemandes, par soucis évident de ménager les vies des Citoyens français de Métropole occupée de plus en plus menacé par la politique des otages du Reich. Staline lui rétorque qu'il ne peut rien faire, qu'Alger devra demander elle-même aux Communistes français de limiter leurs actions à du renseignement et que pour obtenir le ralliement des Communistes à Alger, le gouvernement français devra faire des concessions à ceux-ci. De Gaulle comprend bien évidemment où Staline veut en venir. Lors de son retour à Alger, il demandera à Mandel la libération des députés communistes toujours détenus au Sahara, la permission à ceux-ci de siéger à nouveau à la Chambre des Députés et, même, la nomination de plusieurs d'entre eux dans son gouvernement. Dans le même temps, De Gaulle charge Passy d'entrer en contact avec les réseaux communistes et d'intégrer des représentants de ceux-ci au sein du CNRI.

Néanmoins, malgré le soutien apporté par les Occidentaux à l’URSS, le combat de la dernière chance semble avoir commencé. En effet, le groupe d’armée du Centre a récupéré ses Panzers et entament son avance sur Moscou tandis que le groupe d’armée sud attaque vers l’Ukraine orientale et la région du Donbass et que Leningrad est isolée.

En Tchécoslovaquie, le SS Heydrich devient Protecteur du Reich pour le Protectorat de Bohème-Moravie (État fantoche crée par les Nazis dans la région de Prague). Il remplace Von Neurath.

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Reinhard Heydrich, le "Boucher de Prague".

En Asie, conformément aux vœux exprimés par les représentants indochinois au « Conseil de l'Empire » et face à la menace nipponne de plus en plus forte, le Vietnam est réunifié tandis que son autonomie, ainsi que celle du Laos et du Cambodge, est renforcée sous la houlette d'Auriol et de Salan.

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Le général Salan, commandant les forces françaises en Indochine

Pendant ce temps, les dirigeants finlandais sont divisés. Si la majorité du gouvernement veut continue la guerre et pousser encore plus loin en territoire soviétique, le propre commandant en chef de leur Armée, Mannerheim, veut quant à lui signer une paix séparée avec les Russes ! Cependant, le Président Ryti préfère ménager la chèvre et le chou suite à ses nombreux entretiens avec Cassin et ordonne à Mannerheim, tout en continuant officiellement la guerre, de ne pas faire franchir l'ancienne frontière à ses forces. Cependant, une paix séparée apparaît désormais illusoire vu que Staline a repris espoir suite à la grande victoire de Joukov à Elnya. Il ne veut désormais plus entendre parler d'une cession définitive de la Carélie à la Finlande.

En Crète, où viennent de revenir les dirigeants grecs, le Roi Georges II, suites au pressions des Alliés mais aussi des libéraux grecs, remplace son Premier ministre Emmanouil Tsouderos par Sophoklís Venizélos, le chef de file des démocrates grecs et fils du grand Elefthérios, chaud partisan de la France durant la Grande guerre et amoureux de son pays. Venizélos annonce le retour à la Constitution démocratique de 1911, posant les bases au retour à une monarchie constitutionnelle. On voit donc ici les bases d'un compromis Franco-Britannique, véritable secret de polichinelle. La Grèce reste une monarchie pro-britannique mais son gouvernement est dirigé par un francophile notoire, plus ou moins secrètement républicain.

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Message par Napoléon III » 03 déc. 2017, 10:38

Octobre 1941

Odessa, ravitaillée par la Mer, tient toujours en ce mois d'Octobre 1941, et Staline a la ferme intention d'y rester, non seulement pour « ne plus faire un pas en arrière » mais également car la Citadelle assiégée fixe d'importantes forces roumaines qui autrement, pourraient être utilisées ailleurs par les forces de l'Axe.

Notamment en Crimée…

Von Manstein, envoyé sur place depuis le Front nord, il doit s'emparer de la péninsule. Cependant, en dépit de son génie et des moyens engagés, il est bloqué au sud de l'Isthme de Perekop, seule voie terrestre permettant le passage entre le continent et la péninsule. Pire, une violente contre-attaque soviétique balaye les Roumains sur son passage et menace les flancs de Manstein qui doit interrompre l'offensive pour repousser la menace. Il y parviendra, mais l'absence de la IVème Armée roumaine, bloquée devant Odessa, et le renforcement de la Crimée par des survivants de Kiev feront qu'il ne parviendra pas à faire sauter le verrou de Perekop.

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Erich von Manstein

En Ukraine orientale, les Allemands s'emparent de Kharkov et Stalino après de terribles combats à la fin du mois et marchent sur Rostov-sur-le-Don.

Mais l'événement de ce mois d'Octobre 1941 est le déclenchement de l'Opération « Taifun », « Tempête d'Hiver », l'attaque allemande sur Moscou. Les Soviétiques sont commandés par Joukov, le vainqueur d'Elnya. Les Allemands emploient leur tactique habituelle d'encerclement des formations ennemies mais Joukov parvient à résister et à infliger avant de lourdes pertes aux assaillants qui mettent 2 semaines à s'emparer de Briansk et Viazma tandis qu'une bonne partie des défenseurs parviennent à reformer une seconde ligne de défense, plus à l'est, suite aux habiles contre-attaques locales de Joukov.

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Ce n'est finalement que peu avant l'ordre d'arrêt du 30 Octobre 1941, dû aux pluies et à la boue, que les Allemands parviennent à s'emparer de Rjev.

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Combats près de Moscou

A Moscou, on reprend confiance dans l'avenir. Si Joukov est parvenu à freiner les Allemands avec les troupes dont il dispose pour l'heure, qu'est ce que ce sera quand il aura obtenu les divisions sibériennes, retirées du Front du Mandchoukouo ! D'ailleurs, la population, un moment inquiète, fait bloc derrière ses dirigeants et Staline en particulier, en qui on commence à voir le sauveur du Communisme et de l'URSS ! D'ailleurs, hormis lors des premiers jours de l'attaque, nul dirigeant soviétique n'a envisagé sérieusement d'évacuer Moscou.

Les ambassadeurs des pays alliés, tiennent dans le même temps à rester auprès de Staline, et donc à Moscou. C'est notamment le cas de l'ambassadeur de France, Eirik Labonne, de l'ambassadeur britannique, Stafford Cripps et, aussi, de l'ambassadeur états-unien à Moscou, Laurence Steinhardt.

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Laurence Steinhardt

Au Japon, la guerre semble être de plus en plus inévitable car le Prince Konoye, premier ministre est limogé car jugé trop conciliant avec les Américains. Il est remplacé par Tojo qui forme un cabinet pro-guerre.

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Le cabinet Tojo

En Tchécoslovaquie, Heydrich fait preuve de sa cruauté en faisant exécuter le maire de Prague, M.Klapka pour de présumées activités anti-nazies.

Dans l’Atlantique, la tension monte de plus en plus entre l’Allemagne et les États-Unis car les U-Boot d’Hitler se heurtent de plus en plus souvent à des escorteurs de convois alliés américains suite aux mesures prises par Roosevelt pour la défense des convois alliés dans l’Atlantique.

En France occupée, Passy commence les tractations en vue de l’intégration des mouvements communistes au sein de la Résistance intérieure unifiée. Mais les Communistes de Métropole réclament, comme préalable à toutes discussions, la réintégration des députés communistes dans leurs fonctions et une représentation du PCF au sein du gouvernement Mandel.

Les mêmes conditions que celles dont avait parlé Staline le mois précédent à de Gaulle…

Mandel, qui voit chaque semaine les Allemands exécuter 50 otages pour chacun de leurs militaires tués par un militant communiste, et bien obligé de céder mais nomme les Communistes à des postes secondaires. Maurice Thorez, de retour d’URSS, est nommé Ministre des PTT, Ambroise Croizat, Ministre de la santé tandis que Jacques Duclos rejoint la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociale prévues pour la France de l’après-guerre (où il est le seul représentant communiste).

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Maurice Thorez

Leurs députés réintégrés et des membres du Parti ayant été nommés au gouvernement, les Communistes acceptent d’intégrer le CNRI et de respecter ses consignes.

C’était Pierre Villon qui était pressenti au départ pour représenter le PCF au sein du CNRI mais Passy, de par sa propre opinion mais également sur ordre d’Alger, demande à ce que soit Charles Tillon qui soit nommé à sa place. Alger n’a pas oublié le fait que Tillon a appelé à la Résistance dès Juin 1940 !

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Message par Napoléon III » 04 déc. 2017, 07:58

Novembre 1941

Dans le Pacifique, la guerre apparaît désormais comme inéluctable. En effet, l’Empereur Hiro Hito vient d’approuver le plan d’attaque de sa marine contre Pearl Harbor, la grande base américaine du Pacifique. Néanmoins pour jeter de la poudre aux yeux des Américains, les Japonais chargent Saburu Kurusu d’une mission diplomatique à Washington. De toute façon, les câbles diplomatiques japonais étant interceptés, les Américains sont au courant des intentions de guerre de l’Empire du Soleil Levant. Avant-même l’échec des négociations, le Japon commence à déployer ses forces navales en vue de l’assaut contre les Occidentaux.

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Le Yamato durant sa phase d'essai.

De plus, le Japon entame des négociations secrètes avec la Thaïlande en vue de la signature d’une alliance qui permettra, notamment, la prise à revers de l’Indochine française (et l’annexion par la Thaïlande des territoires qu’elle avait perdue au profit de l’Indochine) et une offensive conjointe contre la Malaisie, colonie britannique. Néanmoins, pour ne pas alarmer trop tôt les Occidentaux, les forces japonaises seront déployées au dernier moment en Thaïlande.

Néanmoins, les Occidentaux sont bien conscients de la menace de guerre dans le Pacifique. La présence de la Marine nationale aux côtés de la Royal Navy dans le combat contre les marines allemandes et, surtout, italiennes permet aux Britanniques d’envoyer une puissante Task Force regroupée autour d’un Porte-avion, la Force Z, dans leur base de Singapour.

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Le HMS Prince of Wales, un des Cuirassés de la Force Z britannique.

Dans le même temps, les États-Unis ne perdent pas de vue la guerre contre Hitler et étendent la loi prêts-bails à l’Union Soviétique même si l’URSS était déjà aidée officieusement par les USA depuis le mois de Septembre.

Le 6 Novembre, pour célébrer l’anniversaire de la Révolution d’Octobre (car elle a eu lieu en Octobre du calendrier Julien, toujours en vigueur en Russie et donc en Novembre du calendrier Grégorien en vigueur en Occident), Staline fait un discours enflammé maximisant les pertes allemandes et minimisant les siennes propres. Staline se montre confiant dans la victoire prochaine de l’Armée rouge et son discours est du plus pur style communiste. Il parle de peuple soviétique, reprend le thème de défense de la Révolution de 1917 et appelle les Soviétiques, « Camarades ». En réponse, le 8 Novembre, Hitler fera un discours du même acabit sur la situation militaire de l’Allemagne en Russie.

Cependant, dans la nuit du 7 au 8 Novembre, les premières neiges de l’Hiver et le début du gel permettent aux Allemands de reprendre leur offensive contre Moscou, la boue étant redevenue de la terre solidifiée, apte à permettre le passage des véhicules.

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La boue a considérablement gêné l'avance allemande en bloquant les véhicules.

L’objectif des forces allemandes est de tourner Moscou à la fois par le sud et par le nord avant de s’en emparer dans un second temps.

Mais rapidement, le froid s’associe aux soldats de Joukov et devient également l’ennemi de l’Armée allemande qui voit se multiplier les cas de gelures dans ses rangs.

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L'Armée allemande souffre face au terrible hiver russe.

Quant à l’Armée rouge, bien commandée par Joukov et faisant face à des Allemands de plus en plus à bout, elle ne recule quasiment plus. En dépit de leurs efforts dans ses directions, les Allemands ne parviennent pas à s’emparer de Kalinine et de Toula et restent bloqués à une centaine de Kilomètres de la capitale de l’URSS. De plus, le groupe d’Armée Nord n’avance plus et doit même faire face à des contre-offensives locales des assiégés de Leningrad et des troupes de l’Armée rouge à l’extérieur de la ville cherchant à briser le siège. Ainsi, il n’a absolument pas les moyens de soutenir l’attaque sur Moscou, tenant déjà avec peine ses positions.

En Ukraine orientale, une puissante contre-attaque soviétique repousse les Allemands et sauve Rostov.

Zog
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Zog » 04 déc. 2017, 12:15

Eh bien, je continue à prendre plaisir à te lire ! :) C'est très intéressant. Encore une fois je n'aurais sans doute pas donné cette forme là aux choses, mais tu fais justement les choses à ta façon et tu as bien raison :)

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