LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 05 nov. 2017, 16:00

Bonjour à tous,

J'ai découvert votre forum grâce à vos vidéos Youtube. Je me permets de vous faire découvrir mon récit inspiré de la Fantasque Time Line et dans lequel la République française continue la guerre depuis l'Afrique du nord.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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Nuit du 16 Juin 1940 au 17 Juin 1940, Bordeaux.

Paul Reynaud vient de démissionner de la Présidence du Conseil de la République française. En effet, il se sent de plus en plus impuissant non seulement face à la ruée des Panzers à travers la France mais également face à la montée du défaitisme au sein de son propre gouvernement, où il se sait désormais minoritaire depuis le 15 Juin et la proposition Chautemps qui va dans le sens d'un Armistice avec l'Allemagne nazie et non pas d'une simple capitulation militaire des Armées de Métropole accompagnée d'une continuation de la lutte depuis l'Empire.

Reynaud, a, dans un premier temps, envisagé de donner le pouvoir à Pétain, à la fois par abattement mais aussi, dans le faible espoir de se voir rappeler au pouvoir dans quelques jours du fait du caractère exorbitant des demandes des Nazis.

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Paul Reynaud

Puis, c'est avec un autre nom qu'il décide de se rendre auprès du Président de la République, Albert Lebrun.

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Albert Lebrun

Ce nom, c'est celui de Georges Mandel, que Reynaud recommande comme nouveau Président du Conseil au chef de l’État, bientôt suivi dans ce choix par le Président du Sénat et de la Chambre des députés.

Mandel est un patriote farouche, un démocrate ardent et, surtout, il fut farouchement anti-munichois et opposé à toute compromission avec Hitler.

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Georges Mandel

Voilà l'homme dont la France a besoin pour la mener dans ces heures si tragiques.

Mandel, qui s'attendait à voir Pétain nommé à la tête du gouvernement, est abasourdi quand il apprend que c'est lui qui a été choisi pour diriger le pays. Mais il se reprend d'emblée et se met immédiatement à la tâche de constituer un gouvernement de combat avec lequel il se repliera en Afrique du Nord pour continuer la guerre contre les hordes fanatisées du Führer.

Mandel s'attelle aussi à faire le ménage à la tête de l'Armée française et annonce personnellement son limogeage ou, plutôt, son « Saharisage » au Généralissime Weygand. C'est plus que ne peut en supporter le désormais ex-généralissime. Revêtu de son uniforme de Commandant en chef des armées françaises, il se tire une balle dans la tête, une fois seul dans sa chambre. Il choisit 2 généraux pour le remplacer. Le premier est le Général Hunziger qui devra signer la Capitulation des Armées françaises de Métropole. Le Second est le Général Doumenc qui n'a pas paniqué après Sedan et qui devra prendre la tête des Armées de la République après le Capitulation de la Métropole.

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Maxime Weygand

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Charles Huntziger

Apprenant la nomination de Mandel à la tête du gouvernement et son intention de continuer la guerre depuis l’Afrique du nord avec comme première étape, le remplacement de Weygand à la tête des Armées, le dénommé Pierre Laval prépare en secret avec ses plus proches amis et collaborateurs la grande trahison qui le fera entrer en grand dans les pages les moins glorieuses de l’histoire française. En effet, Laval ne partira pas pour l’Afrique du nord et se rendra auprès des Allemands pour se mettre à leur service et leur annoncer son intention de prendre la tête d’un nouveau gouvernement, « ami » de l’Allemagne !

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Pierre Laval

D’autres enfin ont une attitude ambiguë, empreinte d’opportunisme. C’est le cas de l’Amiral Darlan, commandant la Marine nationale qui impose presque sa nomination comme Ministre de la Marine à Georges Mandel en expliquant que l’Armée de terre a déjà son ministre au gouvernement en la personne de De Gaulle, en soulignant la tenue admirable de la Marine durant les opérations (sous-entendu, l’Armée de terre s’est mal comportée mais elle a son ministre) et l’importance de celle-ci pour la poursuite des combats. Bien évidemment, Darlan, qui pourtant s’était petit à petit rapproché des défaitistes (mais en tant qu’ambition sans scrupule, il a bien vu dans quel sens le vent de l’histoire a tourné même s’il n’en reste pas moins un ambitieux), affirme la fidélité de la Flotte au gouvernement légal de Mandel et la volonté farouche des marins français de continuer la guerre. Mandel, qui craint une « sécession » de la Flotte dont Darlan a fait sa chose cède mais n’oubliera pas cette nomination forcée. De Gaulle est furieux mais il comprend la décision du Président du Conseil car sans la Flotte, aucune continuation du combat n’est possible.

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François Darlan

Le matin du 17 Juin 1940 qui restera dans toutes les mémoires, Georges Mandel tînt à la radio un discours mémorable annonçant la continuation du combat pour la démocratie et contre la barbarie nazie et fasciste.

C'est en ces termes qu'il s'adressa au peuple français.

"Mes chers compatriotes,

Le Président de la République m'a désigné pour prendre la tête du gouvernement en ces heures tragiques pour notre pays.

Au moment où je vous parle, les armées du Troisième Reich, après avoir capturé Paris, ont franchi la Loire et approchent rapidement de Lyon, isolant nos troupes qui gardaient nos frontières de l'est.

Nous avons subi de lourdes pertes, d'importants centres industriels sont déjà tombés entre les mains des armées du Führer, partout, non sans mener d'héroïques combats face à ennemi disposant d'une supériorité dans les domaines de la force blindée et de l'aviation, nos troupes reculent.

On aurait pu croire que le gouvernement d'une France ainsi envahie n'ait, dès lors, plus d'autres alternatives que de demander à l'envahisseur ses conditions de paix.

Pourtant, c'est un appel à continuer la lutte que je vous adresse.

En effet, la bataille pour la Métropole semble irrémédiablement perdue, mais, et c'est l'ancien ministre des colonies qui vous parle, notre patrie dispose d'un vaste empire colonial aux ressources formidables et qui, en dépit de l'engagement farouche de ses habitants à nos côtés, n'a pas encore donné la pleine mesure de ses moyens et de ses possibilités.

Dès lors, pourquoi la France démocratique, laïque et républicaine irait-elle, en dépit de la volonté de certains, trahir ses engagements en demandant, ou plutôt en suppliant le dictateur nazi de daigner lui accorder les conditions de paix les moins rudes possibles ?

Et bien, voici la réponse de la France. Le gouvernement de la République, depuis Bordeaux et, bientôt, depuis Alger, a la ferme résolution de continuer la lutte aux côtés de ses amis et alliés jusqu'à l'anéantissement final de l'Hitlérisme.

Déjà, les ressources infinies de la démocratie américaine nous sont acquises tandis que le Royaume-Uni, soutenus par ses dominions, continuera à faire bloc à nos côtés contre un Reich maître du continent.

Ainsi, protégés par la Manche et la Méditerranée, dont nos flottes sont déjà maîtresses, et ce en dépit du « coup de poignard dans le dos » mussolinien, qui constitueront donc des obstacles infranchissables pour les armées d'Adolf Hitler, la République pourra reconstruire ses forces armées et un jour disposer d'une force armée supérieure en tout point à celle que possédera jamais l'Allemagne nazie.

Mes chers compatriotes, l'heure de notre revanche sonnera, et c'est la France qui sera en première ligne dans sa propre libération.

Aux armes, Citoyens !"

Apprenant la nouvelle, Hitler entre dans une fureur noire, surtout quand l'on sait que Georges Mandel est juif. Il peste contre la France qui refuse de reconnaître sa défaite, il bave même.

17 Juin 1940

En ce 17 Juin 1940, Georges Mandel, le nouveau Président du Conseil, s'emploie à remanier son gouvernement en vue de ne plus y faire figurer que des partisans de la continuation de la lutte depuis l'Empire. Il a, pour l'aider dans son choix, le résultat du vote de la proposition Chautemps du 15 Juin.

Mandel décide ainsi de remplacer Pétain au poste de vice-président du Conseil par le Socialiste Léon Blum, heureusement présent à Bordeaux, car il est un peu tard pour rechercher des personnalités dispersées un peu partout en France dans le chaos de la débâcle. Dans le même temps, Camille Chautemps, l’autre Vice-Président du Conseil et également défaitiste, est remercié au profit d’Édouard Daladier qui devient donc Vice-Président du Conseil en charge des Affaires étrangères.

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Léon Blum

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Édouard Daladier

Le président du Conseil décide aussi d'élever De Gaulle au poste de Ministre de la guerre et de le nommer général à titre définitif à son retour de Londres.

Ce dernier tînt, dès son retour et en tant que fervent partisan de la continuation du combat depuis l'Empire, à envoyer un message d'espérance au peuple français comme le fit le Président du Conseil, Georges Mandel, quelques heures auparavant. Ces mots, aujourd'hui célèbres, furent les suivants :

"Hier, le gouvernement de la République a pris la décision de partir en Afrique du nord afin de continuer la lutte depuis l'Empire.

En effet, bien que nous avons été et que nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi, le dernier mot n'a pas été dit. L'espérance ne doit pas disparaître et la défaite n'est pas définitive !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue lui aussi la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, Ministre de la Guerre, actuellement à Bordeaux en territoire français, j'invite tous les Français, officiers, soldats, mais aussi ingénieurs et ouvriers spécialistes de l'armement, qui veulent rester libre, à écouter le gouvernement de la France et à rallier l'Empire, ou si cela n'est pas possible, le territoire britannique.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Vive la République ! Vive la France !"

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Le Général Charles de Gaulle, Ministre de la guerre, s'exprimant sur les ondes de Radio-Bordeaux

Enfin, le Président du Conseil, soucieux d'avoir un homme de poids pour défendre la position de la France outre-atlantique, décide de nommer Paul Reynaud ambassadeur de France à Washington. C'est aussi un moyen de remercier son prédécesseur pour l'avoir recommandé à la Présidence du Conseil.

Pendant ce temps, Hunziger s'attelle à la difficile tâche qui lui a été confiée. Celle de réunir suffisamment de troupes pour pouvoir tenir la semaine que lui a enjoint secrètement Mandel (qui ne veut pas que le fait que l'armée ne se bat encore que pour une semaine ne se répande, ce qui risquerai de briser le moral de la troupe) avant qu'il ne se rende auprès de l'ennemi en vue de signer la capitulation des armées de la Métropole. Dans le même temps, le généralissime doit trouver les troupes à évacuer vers l'AFN. Bref, c'est une tâche immense qui s'offre au nouveau Commandant en chef de l'armée française.

Mandel a cependant donné comme consigne à Hunziger d'essayer par tous les moyens d'évacuer le maximum de troupes de l'Armée des Alpes, qui n'a pas craqué face aux assauts italiens.

Néanmoins, face à l’urgence de la situation, priorité est donné à l’évacuation des spécialistes en armement et des officiers les plus méritants ainsi qu’à celle des prototypes conçus par les ingénieurs militaires français.

Mais la question principale qui se pose au gouvernement est la suivante. Que doit-il faire ? Partir maintenant c'est risquer de perdre sa légitimité auprès de la population et de permettre à des traîtres, de prendre les rênes d'un État désormais sans tête. Mais il faut que le gouvernement parte aussi avant que Bordeaux ne soit à portée de l'armée allemande.

Décision est donc prise de partir pour Toulouse d'ici 2 jours car, entre-temps, le gouvernement a besoin des moyens de communications bordelais pour transmettre ses décisions et des paroles d'espérances (Le Général De Gaulle s'avérant être particulièrement doué dans ce domaine) au reste du pays. En effet, il est bien évident que le gouvernement sera temporairement coupé du reste du monde le temps de son transfert vers la Ville rose. Puis, le gouvernement sera transféré par avions long courrier vers Alger une fois la Capitulation militaire signée par Huntziger.

Néanmoins, vu qu’il sera beaucoup plus difficile d’évacuer les parlementaires vers Toulouse, leur transfert immédiat vers l’AFN à bord du paquebot Massilia est ordonné par Georges Mandel. Ces derniers débarqueront donc en Afrique avant le gouvernement, qui entend rester le plus longtemps possible en Métropole.

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Le Paquebot "Massilia" qui transportera les parlementaires de la République française.

Churchill est rassuré. A Briare, il avait douté de la solidité de Paul Reynaud face à Pétain et à Weygand et avait même, et cette erreur ne fut heureusement pas catastrophique, délié à demi-mots la France de son serment de ne pas signer de paix séparée avec les Allemands. Désormais, il est soucieux de soutenir à fond son allié français dans son projet de repli en Afrique du Nord et est prêt à utiliser à fond la Royal Navy dans cette optique tandis que malgré les objections de Dowding, le Bomber Command reçoit l'ordre de se lancer (mais de nuit seulement) sur les colonnes de Panzers qui s'apprête à porter l'assaut sur la Loire et la Bretagne, défendues par des Français remotivés par les appels à la résistance du président du Conseil et de son Ministre de la guerre, Charles De Gaulle.

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Winston Churchill

Autre personnalité qui avait des sueurs froides à cause de la situation de la France et qui désormais, n'a plus qu'à penser à comment soutenir la France dans la poursuite de son combat depuis son Empire, Franklin Delanoe Roosevelt, président démocrate des États-Unis d'Amérique. Il décide, secrètement, de tout faire pour que le maximum d'armes soit livré à l'Afrique du Nord française, des transports étant déjà en route. Dans le même temps, la tragédie française pousse de plus en plus la population américaine, d'abord isolationniste, vers l'interventionnisme dans le conflit contre Hitler.

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Franklin Delanoe Roosevelt

Pendant ce temps, en Afrique du nord, le général Noguès annonce au gouvernement que ses forces sont prêtes à la fois à saisir le Maroc espagnol si Franco ose bouger et à une offensive contre la Libye italienne si des renforts lui parviennent de Métropole. Noguès réclame aussi le transfert en AFN de troupes présentes en Syrie/Liban et qui étaient à l'origine destinées à mener des opérations dans les Balkans.

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Le Général Charles Noguès, commandant en chef du théâtre nord-africain et une des âmes de "sursaut" français

Pendant, ce temps, sur le terrain, le combat continue en Métropole. Les Nazis approchent de Lyon, défendue par l’Armée française et dont les ponts ont sauté (bien que cela eu visiblement dérangé Édouard Herriot, Président de la Chambre des députés et maire de la ville, malgré le fait qu’il soit un farouche partisan de la continuation de la lutte). C’est alors que les Allemands font preuve de toute la sauvagerie dont ils sont capables. En effet, après avoir demandé la reddition de la ville et avoir essuyé un refus sec du commandant de la place, Goering lance sa Luftwaffe sur la malheureuse cité qui est rasé en quelques heures, tuant des milliers de personnes mais ne faisant que renforcer la détermination de ses courageux défenseurs.

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Lyon en ruine filmée après les combats par les actualités militaires allemandes.

Mais l’armée française est en lambeaux, seule une partie des forces allemandes attaqueront la ville, les Panzers, eux, la contourneront pour continuer à marcher vers le sud et isoler la Capitale des Gaules.

Dans l’est, bien qu’isolées, les forces d’intervalles de la Ligne Maginot n’en continuent pas moins de résister à l’envahisseur, conformément aux ordres d’Hunziger.

Darlan, désormais ministre de la Marine d'un gouvernement désireux de continuer la guerre depuis l'AFN s’attelle à une tâche immense. En effet, les bases de Bizerte, Mers-El-Kébir ne sont pas vraiment en mesure d’accueillir sur le long terme les grosses unités de la Royale tandis que l'industrie quasi-inexistante de l'Afrique française mettra du temps à fournir les munitions nécessaires à la Flotte pour lui permettre continuer le combat. Certes, on peut compter sur l'appui américain pour pallier à cette défaillance (tout comme pour l'équipement de l'Armée de terre), mais l'industrie US mettra elle aussi un certain moment avant de pouvoir soutenir efficacement la Marine nationale. De plus, on ne pourra compter sur l'aide britannique, les types de munitions étant incompatibles.

Le ministre décide donc d'évacuer massivement vers l'AFN les stocks de munitions de la Royale entreposés à Toulon, quitte à monopoliser des transports qui auraient dû servir à évacuer une partie de l'Armée des Alpes vers l'Afrique.

Mandel, rapidement convaincu par les arguments de son Ministre, lui donne carte blanche pour réquisitionner les navires nécessaires à cette évacuation.

18 Juin 1940

Alors que les armées nazies déferlent sur la France, Staline ne reste pas inactif à l'est. Déjà, au moment où le gouvernement français fait le choix définitif de l'exil avec l'éviction de Pétain et de Weygand, celui-ci a déjà croqué les 3 États baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie bien que l'annexion ne soit pas encore officielle, Staline s'étant pour l'instant contenté d'installer des régimes communistes à la tête de ces 3 pays.

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Joseph Staline

Dans le même temps, le tyran rouge est passé par les mêmes sentiments que le président américain et le premier ministre britannique. Inquiet voir terrifié à l'idée que la France ne se rende aux Allemands et le laisse seul face aux armées de Hitler, il a été rassuré en partie lorsqu'il a appris les événements de Bordeaux et la décision française de poursuivre la guerre depuis l'empire colonial.

Néanmoins, le dictateur souhaite quand même poursuivre l'extension de son glacis protecteur à l'ouest de l'URSS en annexant cette fois la Bessarabie et la Bucovine qui appartiennent depuis 1918 au Royaume de Roumanie, outrepassant le pacte Molotov-Ribentropp de 1939 qui ne lui accordait que la Bessarabie.

Déjà, durant l'hiver 1939-1940, il avait envisagé d'envahir ces 2 territoires mais la résistance héroïque de la Finlande l'en avait dissuadé.

Mais cette nouvelle annexion va encore plus accentuer l'antagonisme existant entre les gouvernements français et soviétique, au grand dam de Churchill qui lui va tout faire pour caresser Staline dans le sens du poil en nommant notamment un ambassadeur ayant des sympathies marxistes à Moscou, Stafford Cripps.

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Stafford Cripps, l'homme qu'à choisit Churchill pour ménager le Tyran rouge.

Néanmoins, le gouvernement français a quand même totalement abandonné tout projet de bombardement de Bakou ou d'opérations militaires contre l'URSS. Il est désormais totalement concentré sur la lutte contre l'ennemi Germano-Italien même si celle-ci passe d'abord par une évacuation du maximum de monde de la Métropole en direction de l'Afrique du nord, sachant que le temps est compté vu que la capitulation militaire en Métropole doit avoir lieu d'ici environ une semaine.

Sur le front, la journée du 18 Juin est marquée par la poursuite de la résistance française sur l'ensemble du front bien que l'ennemi continue partout sa progression. Sur la Loire, l’armée française tente de ralentir la progression des hordes ennemies bien que la chute d’Orléans, le 16, fait que les forces allemandes ont déjà pris pied au sud du fleuve ! En Normandie, la 7ème division de Panzer, commandée par le Boucher d’Airaines, Erwin Rommel, commence le siège de Cherbourg, qui a refusé de se rendre. De même, en Bretagne, l'ennemi est temporairement stoppé près de Rennes le long d'une ligne de défense improvisée en catastrophe.

Au col du Brenner, Hitler rencontre Mussolini. Le dictateur allemand demande à son homologue italien d'accélérer les préparatifs de son offensive dans les Alpes mais le jour même, les chasseurs alpins français repoussent une offensive italienne. Mussolini lui, informe le Führer de son intention d'occuper le sud de la France et d'annexer la Savoie, Nice et la Corse ce que Hitler ne peut qu'accepter, vu qu'il sait désormais que la France ne demandera pas l'armistice.

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Mussolini rencontre Hitler au Col du Brenner

Le même jour, la RAF bombarde Hambourg et Brême tandis qu'en France, celle-ci mène des raids sur les colonnes de Panzers afin de ralentir au maximum la progression de ceux-ci vers le sud. Sur la côte atlantique de la France, le courageux équipage du Cuirassé Jean-Bart, toujours en cours de construction dans le port de Saint-Nazaire, s'apprête à sortir en catastrophe du port afin de rejoindre Casablanca et le Maroc. L'équipage a son moral gonflé à bloc depuis le 17 Juin et les discours de Georges Mandel et de De Gaulle appelant à continuer la lutte depuis l'Empire.

19 Juin 1940

Le gouvernement de la République, arrive à Toulouse, qui connaît une grande activité (en effet, se déroule au même moment l’évacuation des ingénieurs en aéronautique qui travaillaient dans la Ville rose.). Toulouse, qui est, pour l’instant, hors de portée des Panzers, devient temporairement la Capitale de la France.

Après avoir un moment envisagé de résister sur place, les Cadets de Saumur acceptent finalement de partir vers le sud pour y être évacué vers l’Afrique et ainsi participer à la reconstruction du corps des officiers de l’Armée française.

Au-delà de l’héroïsme d’une partie de l’Armée de terre française, c’est la Marine qui redonne du baume au cœur de Georges Mandel. En effet, le Jean-Bart a réussi son évasion de Saint-Nazaire, au nez et à la barbe de la Luftwaffe tandis que l’opération Ariel d’évacuation des soldats alliés (Anglais, Français mais aussi Tchèques, Polonais etc…) du continent bat son plein. Conformément aux ordres du gouvernement français, on s’attache aussi à arracher le maximum de réfugiés, notamment Allemands et Autrichiens antinazis ou bien Juifs de toutes nationalités qui avaient trouvés asile en France.

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Le Croiseur français "Algérie", au nom évocateur en cette période tragique de préparation de l'exil.

20 Juin 1940

Durant la nuit, le gouvernement français a dressé une liste des officiers les plus méritants en coopération avec le généralissime Hunziger. Ceux-ci devront quitter leurs unités et tout faire pour tenter de s'embarquer pour l'AFN. Parmi cette liste, on compte notamment le général de Lattre de Tassigny qui a brillamment combattu l'envahisseur à la tête de sa 14ème division d'infanterie, division qui a conservé sa cohésion et continue de combattre les Allemands malgré les coups de boutoir de l’ennemi.

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Le Général Jean de Lattre de Tassigny

Soutenu par la Royal Navy, la Marine nationale continue l'évacuation du maximum de troupes et de personnels vers l'Angleterre ou l'Afrique du Nord dans le cadre de l’Opération Ariel. Seront sauvé de la capture des troupes françaises et britanniques mais aussi polonaises, tchécoslovaques, des Républicains espagnols mais aussi des exilés politiques allemands et autrichiens, juifs notamment. Néanmoins, dans le chaos de la débâcle qui s’accentue malgré la volonté farouche du gouvernement, nombre de ses malheureux ne pourront atteindre les ports français à temps (c'est à dire avant les forces allemandes). En plus de mettre la main sur un nombre malheureusement trop élevé de réfugiés politiques, les Allemands récupéreront aussi les prisonniers, notamment des aviateurs, qu'avaient faits les forces françaises. En effet, leur évacuation n'a pas été jugée prioritaire par les Français, qui, il est vrai, avaient d'autres chats à fouetter, au grand désespoir de Winston Churchill. Ainsi, le pilote de chasse allemand, Galland, futur as de la Luftwaffe, sera bientôt en mesure de reprendre le combat au sein de celle-ci.

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Le futur As allemand, Adolf Galland.

Dans le même temps, la RAF ne reste pas inactive et continue de bombarder les colonnes de blindées allemands qui foncent vers le sud.

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Un bombardier britannique Bleinheim.

Pendant ce temps, le gouvernement prépare la capitulation des armées françaises de Métropole qui devra être négociée par Hunziger. Les consignes données au généralissime sont claires. Les conditions ne devront touchées que les forces françaises stationnées en Métropole (hors Corse) et aucune condition touchant un domaine autre que le domaine militaire, notamment le domaine politique, ne devra être acceptée.

Si l’immense majorité des Parlementaires sont en route vers Casablanca à bord du Massilia, une partie d’entre eux, souvent pour des raisons encore peu avouables, ont refusé de quitter la Métropole… D’autres, moins chanceux, tentent désespérément d’atteindre un port libre pour pouvoir également évacuer vers l’Afrique et continuer le combat.

Sur le front de l'Atlantique, le croiseur de bataille allemand Gneisenau est touché par une torpille du sous-marin britannique Clyde au large de Trondheim.

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Le Croiseur allemand, Gneisenau.

Aux Etats-Unis, Roosevelt soucieux de renforcer son cabinet, y intègre 2 Républicains d'envergure. Henry Stimson devient secrétaire d'État à la guerre tandis que Frank Knox devient secrétaire d'État à la Marine. Stimson, adversaire de l'isolationnisme, sera un champion du Lend-Lease.

21 Juin 1940

Les derniers défenseurs des ruines de Lyon, encerclés et à court de munitions, se rendent aux forces allemandes, nettement supérieure en nombre. Cette résistance héroïque fit l'admiration du Monde tandis que celle-ci, tout comme celle de Lille quelques semaines auparavant, a permis de retenir un nombre important de forces allemandes, facilitant la résistance des différentes lignes de défense dans la Vallée du Rhône.

Roosevelt, qui a suivi avec passion le récit de la défense de la Capitale des Gaules, sait maintenant, après les épisodes des combats déjà héroïque sur la Somme, que l'on peut combattre Hitler et ses hordes sanguinaires.

Quant à Churchill, il fera un glorieux panégyrique des défenseurs de Lyon à la BBC.

Les Allemands ont perdus de nombreux vétérans de Pologne et des combats du nord et se vengent de ces pertes en massacrant les Tirailleurs sénégalais ayant participé à la défense de la Cité des Gônes et parfois des soldats métropolitains ayant pris la défense de leurs camarades africains.

L'Afrique noire, déjà pleinement mobilisée contre le Nazisme, est horrifiée et soutient à fond le gouvernement de combat de Georges Mandel et la France.

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L'Afrique noire française se mobilise

En dépit de l'interdiction faîtes par les Nazis d'enterrer les Tirailleurs sénégalais, de nombreux Français passeront outre et leur fourniront une sépulture.

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Monuments aux morts africains à Verdun. Les Allemands le dynamiteront !

Plus au sud, les défenseurs de la Vallée du Rhône, qui ont brillamment combattu l'ennemi jusque là, savent que l'Allemagne va bientôt déchaîner l'enfer sur eux.

23 Juin 1940

Le général Huntziger se dirigeait vers les lignes allemandes afin de rejoindre un point de rendez-vous fixé avec l’ennemi via l’entremise du gouvernement espagnol. A l’approche du généralissime français, les combats cessèrent dans ce secteur du front et la voiture conduisant Huntziger put continuer sa route vers les positions allemandes sans problème. Arrivé sur place, Huntziger fut accueilli par un général allemand parfaitement francophone. Celui-ci lui apprit qu’Hitler en personne assisterait à la conclusion de l’acte de capitulation de l’armée française qui aurait lieu à Rethondes au sein du wagon où avait été signé l’armistice le 11 Novembre 1918. Huntziger faillit s’en étrangler, les Allemands ajoutaient la symbolique à l’humiliation !

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Hitler et ses complices jubilent. Ils pensent avoir écrasé la France pour toujours.

Quelques heures plus tard, Huntziger était arrivé à Rethondes. Il dû y subir la lecture par Keitel d’une longue plaidoirie qui accusait la France d’être responsable de la guerre mais, lors de la lecture des conditions allemandes, après le départ d’Hitler, au moment où les Allemands lui dirent que la guerre était finie, Huntziger leur rétorqua que cet acte ne mettrait fin qu’au combat en « France » (sic) mais qu’elle ne mettrait pas fin à la guerre entre la République française et le Reich allemand ce qui mit ses interlocuteurs de mauvaise humeur.

En effet, rapidement, il s’avéra que les Allemands n’avaient pas compris que les Français ne voulaient discuter que des conditions de la fin des combats en Métropole, pas d’un armistice englobant le gouvernement français, ses colonies et sa Flotte. Puis, lorsque les envahisseurs demandèrent la livraison par la France à l’Allemagne des réfugiés allemands et autrichiens juifs et antinazis, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et Huntziger, ainsi que sa délégation, se levèrent pour quitter le wagon et rejoindre la tente aménagée pour eux par les Allemands.

Quelques heures plus tard, les « négociations » reprirent leur cours. Les Allemands campèrent sur leur position mais Huntziger et sa délégation tinrent bon même quand ceux-ci menacèrent d’une brutalisation du conflit face à ce qui restait de l’armée française. Finalement, les Allemands, qui avaient reçu pour consigne de signer assez vite, entrèrent en contact avec Hitler qui accepta de se contenter de la signature d’une capitulation militaire. En effet, il était d’abord désireux d’économiser son armée pour d’autres campagnes, notamment la guerre contre l’URSS dont il rêvait puis il comptait plus sur la clique des collaborateurs français dans le style du Norvégien Quisling (et il allait rapidement la trouver en la personne de Laval) pour obtenir tout ce qu’il voulait de la Métropole française, notamment les réfugiés allemands qui n’auront pu embarquer pour l’Afrique du nord ou passer à l’étranger.

C’est par la bouche d’Hunziger, qui allait bientôt partir pour un Oflag que le gouvernement français appris la conclusion de la capitulation et de l’arrêt des combats en Métropole pour le 24 Juin à 12 heures. Dans les faits, l’immense majorité des combats cesseront à l’annonce de la signature de la capitulation. A noter que l’Italie a été représentée par le Maréchal Badoglio. Les combats cesseront donc aussi officiellement entre l’Armée des Alpes et l’armée italienne ce même 24 Juin à 12 heures.

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Le général Keitel tend l'acte de capitulation au Généralissime Huntziger

Dans la soirée, Georges Mandel, désireux d'utiliser jusqu'au bout (c'est à dire jusqu'à l’occupation complète du territoire métropolitain par les armées de l’Axe) les ressources du pays contre l'envahisseur demande à son Ministre de l'intérieur de publier un décret stipulant que l'autorité de la République se maintient sur le territoire français jusqu'à l'arrivée des forces ennemies et que, dès lors, préfets et fonctionnaires doivent obéir aux ordres du gouvernement de la République jusque-là. Le décret stipule que les hauts-fonctionnaires, après avoir fait leur maximum pour maintenir l'ordre dans le pays jusqu'à l'arrivée de l'ennemi, devront démissionner à ce moment et ne pas se soumettre aux ordres des autorités militaires allemandes ou italiennes.

Fin Juin 1940

Le lendemain du funeste 23 Juin 1940, les avions transportant le gouvernement de la République française, les parlementaires ainsi que le général Doumenc et son État-major atterrirent à Alger, nouvelle capitale de la France, après avoir volé à proximité de l’espace aérien espagnol afin d’être hors de portée de la Regia Aeronautica. Georges Mandel et son gouvernement y sont notamment reçus par le Général Noguès, l’une des âmes du sursaut de la France et du ralliement de l’Empire à l’idée de la poursuite des combats.

Le Japon, voulant profiter de l’affaiblissement considérable de la puissance française qu’a entraînée la défaite en Métropole, envoie un ultimatum au gouvernement français replié en Algérie le 24 Juin 1940. Tokyo enjoint la France de cesser de ravitailler l’armée chinoise depuis sa colonie indochinoise et lui intime d’accepter la présence d’une commission japonaise au Tonkin pour constater que l’arrêt des livraisons d’arme à la Chine est effectif. Le gouvernement français rejette avec hauteur cet ultimatum. Le général Catroux, commandant des forces françaises en Indochine, informe quelques jours plus tard le cabinet Mandel d’une concentration importante de troupes japonaises à la frontière Sino-tonkinoise et des premiers accidents aériens entre avions japonais et français. Catroux est un homme de valeur, qui aurait été apte à défendre vigoureusement la souveraineté française sur l’Indochine mais Alger, qui manque sérieusement d’officiers supérieurs dans son armée depuis la « Catastrophe », rappelle Catroux en Afrique du nord pour lui donner le commandement d’une armée. Il est remplacé par Vincent Auriol, un Socialiste ami de Léon Blum, qui devra faire face, presque sans renforts, aux prétentions nipponnes et, bientôt, thaïlandaises.Cependant, Auriol n'étant pas un militaire, c'est un officier bien connu de Georges Mandel, véritable baroudeur des colonies, dont l'unité s'est bien comportée lors des combats de la Somme et de la Loire et qui a été nommé par le Président du Conseil en personne sur la liste des officiers méritants à évacuer en urgence qui se voit confier le commandement militaire français en Indochine. Cet homme, c'est le fraîchement nommé général Raoul Salan.

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Drapeau de l'Union indochinoise.

En Europe de l’est, Staline envoie un ultimatum à la Roumanie le 25 Juin lui ordonnant la cession à l’URSS de la Bessarabie et de la Bucovine. Bien que la Roumanie ait commencée à se rapprocher du Reich (le Roi Carol II a nommé Ion Gigurtu, favorable à l’Axe, premier ministre le jour même…), celui-ci conseille à la Roumanie de céder. C’est chose faîtes le lendemain, même si Staline, suite aux pressions allemandes, n’a finalement accepter de n'annexer que le nord de la Bucovine. Le tyran rouge agrandit donc un peu plus son glacis territorial, en profitant des malheurs des Alliés.

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Les Roumains fuient leurs foyers à l'annonce de l'arrivée de l'Armée rouge.

Ceux-ci ne restent cependant pas inactifs. Le Cabinet français est d’accord sur le fait que la conquête de la Libye italienne est obligatoire pour empêcher Hitler d’envoyer des troupes en Afrique pour la conquérir. Cependant, craignant que l’Espagne ne se décide à intervenir dans le conflit, le général Noguès insiste pour que des forces importantes soient maintenues à la frontière du Maroc espagnol.

Cependant, le destin semble (enfin) pencher en faveur des Alliés. En effet, le Maréchal Italo Balbo, commandant les forces italiennes en Libye, est tué par sa propre DCA (!). Il est remplacé par le fasciste fanatique, Rodolfo Graziani. De plus, les Britanniques se sont emparés, lors d’un coup de main, de Forte Capuzzo, en territoire italien.

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Italo Balbo.

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Rodolfo Graziani

En Afrique orientale italienne, bien qu’il soit isolé de sa métropole par les colonies des Alliés, le Duc d’Aoste, commandant en chef des armées italiennes dans cette région, n’a pas l’intention de rester inactif sur ce front et prépare une offensive contre les Somalies françaises et britanniques ainsi que contre le Soudan et le Kenya, colonies britanniques.

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Le Duc d'Aoste

Par ailleurs, Italiens et Allemands se concertent afin de préparer plusieurs opérations destinées à faire plier définitivement ses maudits Alliés qui refusent de se rendre. Une vaste offensive aérienne est prévue contre l’Angleterre, prélude à un débarquement de la Wehrmacht (Nom de code, opération « Lion de mer ») dans le pays. En parallèle plusieurs escadrilles de la Luftwaffe assisteront la Regia Aeronautica et la Regia Marina pour la conquête de la Corse, une fois le sud de la France complètement occupé (ce qui est chose faîte fin Juin).

Mais les Alliés ne se contentent pas d’attendre et les Commandos britanniques lancent un raid sur Le Touquet, en France occupée. Celui-ci a le don de redonner le moral au peuple britannique et il est prévu de réitérer ce genre d’action à l’avenir. Si les Français sont d’accord sur le principe, ils insistent pour avoir leur propre force de raids dénommée « Corps francs », même si, bien entendu, elle travaillera en parfaite intelligence avec son homologue britannique. Les premiers membres des « Corps francs » français seront prélevés dans les troupes françaises ayant participé à la campagne de Norvège et repliées en Grande-Bretagne.

En France métropolitaine, la flamme de la résistance s’allume et les hommes de l’île de Sein, ayant entendus les appels des membres du gouvernement à poursuivre la lutte s’exilent, non pas en Algérie mais en Angleterre. Ils rejoindront, pour la plupart, la Marine nationale. Par ailleurs, plusieurs ouvrages de la Ligne Maginot, ne s’estimant pas concernés par l’acte de capitulation, refusent de se rendre ! Les Allemands sont contraint d’en faire le siège.

En Suisse, le Capitaine des services de renseignement helvétiques, Hans Hausamann, transmet ses prévisions à son gouvernement.

« La France et la Grande Bretagne ne céderont pas, quoi qu’il arrive. Même si les Allemands s’empareraient de l’Afrique du nord et de la Grande Bretagne, les flottes et les Empires français et britanniques poursuivraient le combat.

L’Allemagne va attaquer l’URSS et les États-Unis vont entrer en guerre aux côtés des Franco-Britanniques.

Français, Britanniques et Américains vont soutenir les Soviétiques dans leur résistance à Hitler.

La guerre sera longue. Elle s’achèvera par la défaite totale de l’Allemagne, pays restreint, à l’industrie limitée, et qui manque d’intelligence. La meilleure preuve en est que l’Allemagne accepte l’entrée en guerre de l’Italie, qui conduira l’Axe au désastre. »

Enfin, un bilan de l'Opération Ariel d'évacuation des Armées alliées de France peut être dressé. On compte 350 000 évacués de Métropole vers l'Angleterre ou l'Afrique du Nord. Pour ce qui est de la France, 100 000 militaires, combattants ou des services de l'arrière, et 50 000 civils ont pu être évacués avant l'arrêt de l'opération d'évacuation le 24 Juin à 12 heures, date de l'entrée en vigueur de l'Acte de capitulation. Dans les faits, les évacuations continueront mais de manière clandestine à travers l'Espagne ou, plus modestement, par Sous-marins.

Witz
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Witz » 05 nov. 2017, 19:10

Très intéressant et novateur, merci ! Ca me rappelle 1940, et si la France avait continué la guerre... de Jacques Sapir, Loïc Mahé et Frank Stora.

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 06 nov. 2017, 08:31

Merci Witz !

C'est en effet bien cet univers alternatif qui m'a inspiré, ce livre étant issu de la Fantasque Time Line.

Mais je précise que mon récit diverge en de nombreux points de celle-ci.

Et voici la suite !

Juillet 1940

Les opérations (presque) terminées en France et la Métropole entièrement occupée (sauf la Corse), la Luftwaffe peut se redéployer dans le nord de celle-ci, face à la Grande-Bretagne et lancer ce qui sera connue plus tard comme étant la « Bataille d’Angleterre ». L’objectif de l’ennemi est de détruire la RAF comme préliminaire à un débarquement amphibie de l’armée allemande dans le pays. La première phase de la bataille consiste en l’attaque par la Luftwaffe des convois britanniques dans la Manche et des Docks des ports anglais.

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Un Spitfire de la Royal Air Force.

Le Reich, lui, annexe l’Alsace et la Moselle sans en référer au « gouvernement » de Laval et en expulse les (rares) fonctionnaires qui avaient ralliés le Régime du traître collaborateur.

Parlons-en de Laval. Soucieux de légitimer son pouvoir et conscient de la relative faiblesse de sa position (Qui sait, les Allemands pourront toujours trouver un autre traître pour les servir s’il leur en prenait l’envie), il se comporte en vrai dictateur selon la définition de Voltaire, défendant les lois avant de les abattre. Les députés et sénateurs qui n’ont pu rejoindre l’Afrique du nord ou l’Angleterre sont regroupés par les Allemands (et les députés et sénateurs faits prisonniers, libérés) et envoyés à Versailles, où se réunit un Congrès extraordinaire. Afin d’avoir un nombre de participants au Congrès relativement crédible et voulant également montrer le caractère corporatiste qu’il veut donner à la « France nouvelle », Pierre Laval a également convoquer à Versailles les principaux représentants des différents corps de métier. Ils sont désignés sous le terme de « Délégués ». C’est Laval, député lui-même, qui mène les opérations et propose plusieurs motions au « vote » des parlementaires et des délégués. La première reconnaît la vacance du pouvoir après la « fuite » du gouvernement Mandel et du Président Albert Lebrun. La seconde propose au vote des Congressistes la nouvelle constitution griffonnée par Laval et ses amis. Enfin, la troisième propose l’élection d’un « Chef de l’État » conformément aux dispositions de la constitution de « L’État français » que viennent de voter les Congressistes. Laval annonce qu’il ne sera pas candidat lui-même. Surprise des Congressistes. Surprise qui atteint son paroxysme lorsque Laval propose comme candidat « Le plus illustre des Français » et qu’une silhouette bien connue fait son entrée dans « l’hémicycle ». Pétain se présente au vote des Congressistes.

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Laval devant les "Congressistes"

Même si les baïonnettes allemandes étaient le gage le plus sûr du succès du vote, Laval fut donc assez malin pour s’appuyer sur l’aura du Maréchal Pétain mais aussi pour « câliner » les députés les plus courageux, et qu’il a identifié lors des débats, en leur promettant que les pouvoirs très importants du chef de l’État « seront un gage de stabilité en ces heures troublées » et la volonté populaire sera toujours prise en compte, malgré le caractère « novateur » du nouveau Régime, alors que toutes les actions de Laval depuis qu’il a pris langue avec les Nazis vont dans le sens contraire !

Le vote est un succès, seuls quelques députés qui seront arrêtés dans les semaines suivantes, osent se dresser contre le dictateur. Notons qu’aucun délégué n’a osé voter non… Pétain devient donc « Chef de l’État » et il forme son cabinet avec Laval comme « Chef du gouvernement » et Allibert en Ministre de la Justice entre autres ainsi que toute une clique de collaborateurs sans scrupules. Camille Chautemps, pressenti pour un portefeuille ministériel, refusera de devenir membre du gouvernement Laval. Il sera également arrêté dans les jours qui suivent.

Cette fiction démocratique ne durera que le temps du Congrès. Les premières mesures dictatoriales, antisémites notamment, ne tardèrent pas. Notons que les Allemands, qui certes espéraient compter sur des collaborateurs pour administrer la France défaite, furent étonner par le zèle de ceux-ci à copier leur propre régime !

Notons qu’à propos de la trahison de Pétain, De Gaulle écrira dans le Tome 1 de ses mémoires de guerre intitulé « Le Sursaut ». « Et dire que nous pensions qu’il se retirerait avec honneur. ».

Le gouvernement Mandel lui aussi s’organise mais de manière à respecter la République et la démocratie. Députés et Sénateurs qui ont rejoint l’Afrique du nord reprennent du service et voteront toutes les mesures décidées par le gouvernement Mandel, afin de respecter les vœux du peuple français. Et pour montrer que la continuation du combat est légitime en même temps que légale, le gouvernement Mandel fait voter l’investiture de son gouvernement du 17 Juin par le Parlement. C’est un immense succès, cette investiture étant votée à la quasi-unanimité (à opposer au fait que Reynaud ne fut investi que par une voix d’avance en Mars 1940…) tandis que les quelques parlementaires qui l’ont rejeté ne risquent pas l’arrestation, contrairement aux courageux de Métropole qui ont dit non à la dictature de l’État français.

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Vue d'Alger, la capitale (provisoire !) de la République française.

Néanmoins, il y a toujours des députés, désireux de poursuivre la lutte, présents en Métropole occupée. Les gouvernements britanniques et français décident donc de déclencher l’opération « Ecclésia », l’extraction vers l’Afrique du nord des députés et sénateurs afin qu’ils puissent siéger à la Chambre de députés ou au Sénat. Le tout en coopération avec la Résistance française naissante et les forces spéciales britanniques et françaises.

Georges Mandel sait que la France doit reconstituer son armée si elle veut, un jour, se libérer de l’occupant. C'est dans ce but qu'il fait voter par les deux chambres la motion accordant la citoyenneté française à tous les « Indigènes » s’engageant dans l’Armée française. La mesure connaît un succès immédiat et les problèmes d’effectifs sont rapidement réglés. Reste à équiper les volontaires…

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L'Armée française recomplètera rapidement ses effectifs.

En Afrique de l’est, la chaleur extrême n’empêche pas des opérations militaires de se dérouler. Les Italiens attaquent au Kenya, au Soudan mais, surtout, ils préparent pour le mois suivant, une offensive en direction de Djibouti et de la Somalie britannique.

En Indochine, la passation de pouvoir entre Catroux et le duo Auriol-Salan est à peine effective que les Japonais déclenchent un assaut massif surprise depuis la Chine occupée contre la position française de Lang Son. Salan demande immédiatement des renforts à Alger qui ne peut que lui envoyer des mots d'encouragements… Les États-Unis, eux, placent en état d'alerte la Flotte d'Asie basée à Manille tandis que les Britanniques décident d'envoyer des unités navales de Singapour à Saïgon. Cependant, l'opération japonaise a été lancé simplement en vue de montrer les muscles de l'Empire du Soleil levant et pour faire pression sur les Français. Une fois Lang Son conquise, les Japonais cessent leur attaque. Hiro Hito envoie un émissaire s'excuser (!) auprès d'Auriol et de Salan. Ce dernier explique à l'envoyé de Tokyo que la France continuera d'aider le gouvernement chinois dans sa lutte contre l'invasion japonaise. Les Japonais décapiteront une partie des prisonniers français.

La Thaïlande a suivi avec intérêt le combat de Lang Son. Immédiatement après la fin des hostilités, elle prend langue avec le gouvernement impérial de Tokyo.

Le gouvernement Mandel est profondément choqué par cette véritable acte d'agression mais il ne peut bien évidemment rien faire, pour l'instant, si ce n'est réclamer un dédommagement de la part des Japonais qui mettra d'ailleurs du temps à venir.

Les exactions nippones seront cachées à l'opinion publique de l'Empire par crainte de sa réaction.

Dans le même temps, en Afrique du nord, les conditions climatiques bloquent les opérations. Les deux camps se contentant de quelques raids et reconnaissances musclées menés de part et d’autres de la frontière. A la chaleur s’ajoute le fait que les Français et les Britanniques doivent se remettre du désastre de Mai-Juin en France tandis que les Italiens, non seulement ne sont pas prêt mais en plus, souffrent du blocus des Alliés.

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Emblème de l'Afrique orientale italienne

Cependant, le Führer, qui pense que Français et Britanniques résistent uniquement car ils comptent sur un soutien soviétique (c’est très mal connaître les hommes d’Alger), tourne déjà ses yeux vers l’Est et en ce mois de Juillet 1940 sont produites les premières directives mettant en branle l’opération Barbarossa.

N’en déplaise à Hitler, c’est surtout l’aide US qui, pour l’instant, permet aux Français d’espérer. Privé de l’industrie métropolitaine et l’Empire, certes riches en ressources diverses, étant privé, lui, d’industrie, et d’industrie militaire notamment, le gouvernement français compte lui sur l’aide américaine pour ravitailler et rééquiper ses armées et, notamment, son aviation qui pourrait un jour subir un assaut massif de la Luftwaffe s'il prenait envie au Führer d'envahir l'Afrique du Nord.. Néanmoins, le cabinet Mandel, soucieux de maintenir, à moyen terme, son autonomie politique, autonomie qui passe par une indépendance industrielle, prépare un plan d’industrialisation massif de l’Afrique du nord, et, notamment, de l’Algérie afin que la France puisse bientôt, équiper son armée elle-même. Les premières leçons de la Bataille de France ayant été retenues, les nouvelles forces blindées françaises se baseront sur les chars Somua et leurs futurs équivalents plus évolués, d’abord produits aux États-Unis puis, bientôt, on l’espère, en Afrique du Nord. De plus, BCC, DLM et DCr passent à la casserole et sont remplacés par les divisions blindées. La 1ère division blindée française sera formée à partir des BCC basée en Afrique du Nord et ceux que l’on va rapatrier du Levant, car la diversion balkanique est logiquement abandonnée, pour le moment, au profit d’une offensive contre la Libye italienne.

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La force blindée française est réformée sous l'impulsion du Ministre de la guerre

En France métropolitaine, les Communistes, loin de résister à l’envahisseur comme ils le fanfaronneront après-guerre, tentent, par l’intermédiaire du numéro deux du Parti, Jacques Duclos, d’obtenir des autorités allemandes la reparution de leur journal, « L’Humanité ». Ils se verront signifier une fin de non-recevoir et le Parti reste clandestin sans pour autant entrer en Résistance. Mais la gauche française n’est pas représentée par le seul Parti communiste. La gauche socialiste, quoi que profondément choquée par la défaite, a connue elle aussi un sursaut depuis le 16 Juin 1940 et la décision du gouvernement Mandel remanié après la destitution des pires ministres défaitistes de continuer la guerre depuis l’Empire. Soucieuse de poursuivre elle aussi la lutte, la SFIO clandestine (Pétain a rapidement interdit les Partis politiques de gauche sans mener, pour l’instant, une politique équivalente avec ceux de droite, soucieux de les rallier ainsi à l’État français) fonde le mouvement « Liberté », certes ouvert à toutes les bonnes volontés mais dont la base sera belle et bien socialiste. Mais la droite, elle aussi, commence à s’organiser en la personne d’Henri Frenay qui fonde le « Mouvement de libération national ». Militaire ayant échappé à la capture lors du désastre de Mai-Juin, Frenay est contraint à la clandestinité du fait que les Allemands traquent les militaires français qui ont échappés à la captivité car ceux-ci sont susceptibles de vouloir rallier l’Angleterre ou l’Afrique du nord. Mais Frenay ne se contente donc pas de se cacher et décide de résister à l’envahisseur et, même, au Régime de Pétain, car si Frenay est politiquement assez proche des idées proférées par le Maréchal, il est écœuré par sa collaboration manifeste avec l’ennemi. Ainsi, on ne peut en ce mois de Juillet 1940 limiter l’affrontement résistance/collaboration à un duel gauche/droite car quelques anciens Communistes, en rupture de ban (et qui en paieront bientôt le prix), rallient l’État français. Des Socialistes rejoignent aussi Pétain.

Dans l’est, les Allemands ont dû réduire un à un les forts de la Ligne Maginot qui avaient refusé la reddition.

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Les soldats de la Ligne Maginot se sont battus jusqu'à la dernière cartouche.

La continuation de la résistance française n’empêche pas le Führer de faire un retour triomphal à Berlin qui acclame celui qui a écrasé la France…

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Napoléon III
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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 07 nov. 2017, 07:37

Août 1940

Début Août, les Italiens lancent une attaque d’ampleur contre les Franco-britanniques de Djibouti et de Somalie britannique. Largement dépassé en nombre, les Alliés ne s’en défendent pas moins avec vigueur et parviennent à contenir les Italiens avant de finalement craquer sous le poids du nombre et d’évacuer par la mer en direction d’Aden trois semaines plus tard. A noter que les Français sont commandés par le général Paul Legentilhomme, fervent soutien de Noguès lors du Sursaut français.

Pendant ce temps, sur le front « principal », la Bataille d’Angleterre est entrée dans une seconde phase. En effet, les Allemands jugeant leurs attaques navales inefficaces pour détruire la RAF, ceux-ci décident d’aller « la chercher » dans ses bases et s’en prennent aux aérodromes et usines d’aviation. Les deux camps subissent de lourdes pertes mais la RAF, pourtant en infériorité numérique tient bon et s’accroche à son ciel. Cette résistance héroïque fera l’admiration du monde entier, et, notamment, celle du peuple américain. Roosevelt se sait un peu plus soutenu par son opinion publique et décide d’encore augmenter son aide militaire aux Alliés.

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Un Junker 88, un des bombardiers utilisés par les Allemands pour leur assaut sur l'Angleterre.

Dans les Balkans, Hitler, soucieux de protéger son approvisionnement en pétrole venant principalement de Roumanie et des champs pétrolifères de Ploiesti et voulant, dans ce sens, éviter un conflit entre la Hongrie, qui veut récupérer la Transylvanie, et la Roumanie. Ribbentrop et Ciano rendent leur « arbitrage » le 31 Août qui demande à la Roumanie de rétrocéder le nord de la Transylvanie à la Hongrie. Le gouvernement désormais pro-fasciste de la Roumanie cède. La Roumanie se rapproche un peu plus de l’Axe tout en voyant son territoire amputé un peu plus. Quelques jours plus tard, un coup d’État militaire conduit le pro-nazi Antonescu au pouvoir et contraint le roi Carol II à s’exiler et à abdiquer en faveur de son fils qui devient le roi Mihail Ier. Ce dernier déteste Antonescu et entre rapidement en contact avec les Alliés, surtout les Français en lesquels il a vu un soutien potentiel pour son pays dans l’avenir. Entre-temps, son pays s’engage de plus en plus résolument du côté de l’Allemagne.

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Ion Antonescu, Conducator du Royaume de Roumanie.

En Afrique, les stratèges alliés ne restent pas inactifs et préparent activement la conquête de la Libye italienne. La 1ère Division blindée française, nouvellement créée, comme on l’a vu, et renforcée au début du mois par les BCC stationnée au Levant, s’entraîne dans le sud tunisien et prépare la grande manœuvre préparée en secret par le général De Gaulle et le généralissime Doumenc. En effet, soucieux d’appliquer les théories (qui se sont avérées fondées mais grâce aux généraux allemands Guderian, Rommel et Manstein) qu’il a développé dans son livre « Vers l’armée de métier », De Gaulle prévoit qu’alors que les divisions d’infanterie « fixeront » les divisions italiennes le long de la frontière, la 1ère DB les contournera par leur flanc non protégé en traversant le désert puis en fonçant droit devant elle en semant le chaos dans les lignes logistiques ennemies avant de l’isoler en atteignant la mer à Tripoli.

Plus au nord-est, la tension ne cesse de monter entre l’Italie et la Grèce, le régime de Mussolini souhaitant provoquer un accident de frontière qui justifierait une invasion, invasion qui, aussi, pourrait faire oublier la guerre plutôt mal engagée sur le front naval, malgré la conquête du Sud-Est de la France. L’accident le plus grave est le torpillage par le sous-marin italien Delfino du croiseur léger grec Elli près du port de l’île de Tinos. Le sous-marin tente aussi d’attaquer les navires de passagers Elsi et Esperos mais son attaque ne parvient qu’à endommager le quai du port. Le lendemain, dans une déclaration commune, Français et Britanniques offrent leurs garanties à la Grèce et lui promettent leur appui en cas d’invasion italienne. Cependant, cette garantie embarrasse Athènes qui souhaite éviter la guerre contre l’Italie. D’ailleurs, bien qu’ayant identifié l’agresseur, les Grecs annonceront officiellement que le sous-marin était de nationalité inconnue.

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Drapeau du Royaume de Grèce

Georges Mandel, ancien ministre des colonies, est bien conscient des réformes nécessaires au maintien de l’unité de « l’Empire » dans l’avenir. Il décide donc d’organiser l’élection d’un « Conseil de l’Empire », élection à laquelle pourront participer non seulement les Citoyens français mais aussi les « Indigènes ». Conscient que la Chambre des députés et le Sénat pourraient être hésitant face à une réforme aussi audacieuse, Mandel utilise toute l’influence dont il dispose pour faire passer la réforme, quitte à ce qu’elle ne passe que par une voix de majorité. Le Parlement vote donc pour l’organisation de cette élection d’autant que si son projet de loi n’allait pas aussi loin, l’ancien président du Conseil, Léon Blum, avait voulu accorder la citoyenneté française aux Musulmans d’Algérie. L’élection aura lieu dans les 6 mois, le temps de l’organiser. Le « Conseil de l’Empire » devra débattre et voter des réformes concernant l’Empire et, notamment, du statut des territoires le constituant et des droits futurs de ses habitants.

Laval, Chef du gouvernement de l’État français, était un admirateur des régimes fascistes, et de l'Italie mussolinienne en particulier. Il désirait par dessus tout fonder un Parti unique en France, Parti unique qui serait au service de la « Révolution nationale » lancée par Pétain dès Juillet 1940. Cette « Révolution » était de tendance réactionnaire, ce qui déplaisait aux Fascistes français comme Déat ou Doriot. Signe que Pétain n'est pas tout puissant, et qu'il doit compter avec « l'autre camp » des Collaborateurs, Fasciste et « Lavaliste » et peut-être le plus acharné à servir les Allemands, il accepte finalement la création d'un Parti unique français, malgré son opposition à cette idée ainsi que celle du camp « Maréchaliste » et réactionnaire.

Néanmoins, Laval, sait qu'il doit compter avec le « Chef de l’État » et nomme ce Parti unique « La Francisque », en l'honneur du Maréchal. Malgré leur opposition à ce principe, les « Réactionnaires » s'empressent d'adhérer au mouvement tandis que les « Fascistes » y renâclent, Doriot notamment ne voulant pas voir son mouvement, sur lequel il est tout puissant, être fondu dans la masse de « La Francisque » ! Laval compose et accepte le maintien du PPF de Doriot comme entité autonome au sein de « La Francisque » !

Ainsi, la farce criminelle de l’État français devient la seule entité pseudo étatique à Parti unique autorisant plusieurs partis politiques !

Le terme Francisque vient de la hache franque choisie comme symbole de l’État français et de son chef par Pétain lui-même. La Francisque figure d'ailleurs sur le drapeau tricolore de l’ État français.

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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Napoléon III » 08 nov. 2017, 09:33

Septembre 1940

La bataille d’Angleterre se poursuit, avec de lourdes pertes dans les deux camps. Néanmoins, la disproportion des forces est trop importante et la RAF apparaît au bord du point de rupture. Or, Churchill sait que beaucoup d'avions de l'Armée de l'Air « pourrissent » dans des hangars ou à l’air libre car les bases aériennes de l’AFN n’ont jamais été prévues pour accueillir autant d‘avions de combat. Par ailleurs, souvent les Français n’ont pu évacuer le personnel au sol ce qui fait que les avions commencent également à souffrir du manque d’entretien.

Churchill décide en connaissance de cause de demander au gouvernement français l’envoi de plusieurs escadrilles de chasse en Angleterre. En plus des arguments pragmatiques, Churchill envoie des mots magnifiques, très churchilliens, aux Français, sur l’importance du front de la Bataille d’Angleterre et sur la gloire qui rejaillirait sur la France d’être l’instrument de la victoire sur ce front par l’arrivée massive de renforts au moment où tout semblait perdu. Mandel, son gouvernement et le Parlement acceptent.

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Un Dewoitine D.520, fleuron de l'Armée de l'air.

Alors que la RAF s'écroulait, l'arrivée opportune des appareils de l'Armée de l'air sauve la situation. En effet, Hitler, qui a les yeux rivés vers l’Union soviétique, et effaré par les pertes de son « invincible » Luftwaffe, décide d’arrêter les frais, voyant qu'il n'arriverait jamais à nettoyer le ciel anglais du fait que la RAF serait toujours épaulée par son alliée française. Par conséquent, le Führer décide de se « contenter » de raids nocturnes sur les villes britanniques pour saper le moral de la nation anglaise. En effet, le Führer souhaite « économiser » son aviation pour la guerre contre l’URSS, quitte à reprendre l’assaut contre l’Angleterre plus tard. Ainsi, à la fin du mois de Septembre, soit 1 semaine et demi après le début de l'intervention de l'aviation française dans la bataille, les bombes cessent de pleuvoir de jour sur les aérodromes britanniques pour pleuvoir de nuit sur les malheureuses villes britanniques.

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La population civile britannique se protège comme elle peut des assauts impitoyables de la Luftwaffe.

Dans les Balkans, le dépeçage de la Roumanie s’achève par les accords de Craiova qui entérinent le retour de la Dobroudja du sud dans le giron bulgare. Notons que le gouvernement français a insisté auprès de la Grande-Bretagne pour que les Alliés condamnent les transferts de souveraineté organisés par l’Axe au détriment de la Roumanie. Nonobstant, les Britanniques, qui veulent se rapprocher avec Staline, refusent de condamner l’URSS pour son annexion de la Bessarabie et de la Bucovine du nord, la France recule donc sur ce point. Néanmoins cette condamnation de dépeçage de la Roumanie, associé à une condamnation non moins ferme du régime fasciste d’Antonescu redonne du baume au cœur à la résistance démocratique roumaine et au jeune roi Mihail.

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Le démantèlement de la Roumanie

Cependant, en Afrique du nord, la guerre cesse d’être purement aérienne et les combats au sol s’engagent suite à l’offensive conjointe des Franco-britanniques contre la Libye italienne. C’est l’Opération Compas/Compass (En effet, chaque opération conjointe des Alliés voit son nom traduit en Français et en Anglais) déclenchée le 13 Septembre.

Pour une fois, ce sont les Alliés qui font preuve d’audace et qui surprennent les forces italiennes. En effet, les deux alliés enclenchent un vaste mouvement tournant de l’aile italienne exposée au désert. Rapidement, les forces italiennes, qui manquent non de courage mais d’équipements et, surtout, d’un chef compétent, partent en déroute. Tripoli tombe après 2 semaines d’une ruée épique à travers le désert libyen de la 1ère DB française, entraînant l’isolement des forces italiennes stationnées à la frontière entre la Tunisie et la Libye et qui n’ont pu se replier vers l’est pour échapper au mouvement tournant des Français. Nonobstant, il faudra encore une semaine aux Français pour réduire la poche ainsi créée, permettant aux forces italiennes du reste de la Tripolitaine de s’installer solidement en hérisson dans les villes. A l’est, en Cyrénaïque, la Western Desert Force britannique, attaque depuis sa pointe avancée du Forte Capuzzo et opère un vaste mouvement tournant par le désert qui la mène à Tobrouk qui tombe rapidement. Là aussi, les Italiens sont en déroute. L’offensive générale des Alliés est donc un succès bien plus grand que ce qu’ils avaient pu prévoir au départ, ce qui redonne du baume au cœur à leur population, notamment à la malheureuse population française de Métropole qui subit le joug ennemi ou bien la population urbaine britannique qui subit les bombardements allemands.

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Les Britanniques à l'assaut !

Nonobstant, Hitler souhaite maintenir une pression, à moindre frais, sur les Franco-britanniques tout en s’assurant personnellement de la fidélité de Pétain et de son régime. Pour cela, il décide de rencontrer Franco, le dictateur espagnol à la frontière Franco-espagnol à Hendaye pour lui demander quel serait le prix de son entrée en guerre. Montrant là son mépris pour le régime de Pétain, c’est dans cette même ville que le Führer convoque le vieux maréchal. Ainsi, Hitler convoque le chef de l’État français reconnu par lui en… territoire français !

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Entrevue d'Hendaye entre Philippe Pétain et Adolf Hitler

Cependant, la rencontre avec Franco n’aboutit pas. Franco demandant une aide allemande, à la fois militaire et économique, massive en échange de son intervention aux côtés de l’Axe. D’aucun n’y verront que le dictateur espagnol a voulu faire monter les enchères trop haut pour que l’Allemagne accepte son alliance. Du côté de Pétain et Laval, la rencontre est, au contraire, un succès. Le dictateur français et son président du conseil acceptent de renforcer la collaboration, notamment économique, en fournissant au Reich les ressources de la Métropole pour son économie de guerre. En revanche, Pétain se voit refuser la création d’une armée pour son État français, Hitler se doutant que les soldats français déserteront à la première occasion pour se battre aux côtés des Alliés et aussi, ne voulant pas donner à la France de Pétain cette pièce de monnaie pour de futurs marchandages. Hitler veut, au contraire, complètement abaisser la France et lui redonner une armée n’est pas dans ses projets. Néanmoins, les deux complices que sont Laval et Pétain obtiennent la formation d’une « Force de Sécurité Légionnaire» de 100 000 hommes pour pallier aux multiples défections dans la police et la gendarmerie, sans compter du peu de fiabilité des policiers et gendarmes qui n’ont pas démissionné ou fuis. Cette force, bientôt dénommée simplement « La Légion » (à ne pas confondre bien sûr avec la « Légion étrangère » qui elle poursuit le combat contre l'Axe), se fera connaître de tous pour ses exactions de diverses natures. Cette force paramilitaire, sorte d’hybride entre une force de Police et une Armée, sera commandée par Darnand.

Et pourtant, malgré cela, il reste encore des Français pour vouloir suivre le vieux maréchal. Véritables fascistes (assez rares en France mais toujours trop nombreux de toute façon), ultraconservateurs maurassiens ou tout simplement, antirépublicain de base et vulgaires antisémites, formeront la base des Français qui soutiendront l’État français de Pétain et Laval. Cependant, la majorité, de moins en moins silencieuse au fur et à mesure de l’avancement de la guerre et de la multiplication des succès des Alliés et du discrédit de Pétain, soutient bien évidemment Alger et sa politique de résistance républicaine et démocratique à l’Axe.

Le 30 Septembre 1940, en grande partie suite au « forcing » exercé par les Français, les Franco-Britanniques font une déclaration commune dénonçant la nullité des Accords de Munich et annonçant le retour à la Tchécoslovaquie des territoires sudètes après la victoire commune. Cependant, rien n'est dit concernant le Premier arbitrage de Vienne qui avait accordé le sud de la Slovaquie à la Hongrie. Oubli ou volonté de ménager une Hongrie encore neutre ?

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Message par Napoléon III » 10 nov. 2017, 08:22

Octobre 1940

En Libye, le désastre italien se poursuit. Harcelés à l’ouest par les raids menés loin sur leurs arrières par la 1ère DB française (tandis que l’infanterie fixe le gros de leurs forces), les Italiens sont contraints à la retraite sur l’ensemble du front. Même situation désastreuse pour eux sur le front est, où talonnés par les Britanniques, pourtant moins nombreux (même si cette infériorité numérique est de plus en plus compensées par le fait que les Italiens subissent de plus lourdes pertes que les Britanniques), les Italiens se replient et voient toutes leurs tentatives de recréer un front cohérent s’effondrer face à l’action des soldats du Commonwealth. Alors que la majorité de l’État-major italien envisage la retraite et l’évacuation des troupes de Libye qui pourront l’être, le Duce s’évertue à vouloir envoyer des renforts à Graziani et ce, en dépit du blocus de plus en plus serré imposé par les Franco-britanniques à la Libye italienne. Dans le même temps, le dictateur italien continue à préparer son invasion de la Grèce quand une nouvelle le met en colère.

En effet, Hitler l’a encore mis devant le fait accompli en faisant occuper la Roumanie par son armée avec la bénédiction d’Antonescu, sans avoir, bien évidemment, prévenu Rome. Alors, Mussolini, furieux, décide d’accélérer les préparatifs d’invasion de la Grèce et envoie d’importants renforts en Albanie dans ce sens. Cependant, les Alliés se rendent rapidement compte du manège italien avec l’intensification du nombre de convois entre Brindisi, Tarente et Tirana. Ils décident de lancer un puissant raid sur ces convois afin d’entraver les préparatifs mussoliniens. Ce sera l’origine de l’une des plus grandes batailles navales de la guerre en Méditerranée entre la Regia Marina et les marines franco-britanniques. La bataille du Détroit d’Otrante.

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Un convoi italien faisant la navette entre l'Italie et l'Albanie.

Les trois vaisseaux principaux de la Flotte alliée sont des porte-avions. L’un est français. Il s’agit du Béarn. Les 2 autres sont Britanniques. Il s’agit des HMS Illustrious et HMS Ark Royal. En effet, les Franco-britanniques n’ont pas l’intention d’attaquer les convois italiens à l’aide des canons de leurs cuirassés mais de les détruire grâce à leur aviation embarquée. Cependant, Mussolini a prépositionné ses sous-marins tout autour de la Grèce en prévision de son invasion et l’un d’eux repère la Flotte alliée et informe l’État-major italien de sa position et de sa direction avant d’être détruit par les destroyers alliés. Se sachant repérés, les Amiraux alliés décident néanmoins de poursuivre l’opération.

Cependant, contre l’avis de ses officiers, le dictateur italien décide d’engager massivement la Regia Marina contre la Flotte alliée, afin de laver l’affront subi en Libye à grands coups de canons.

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La Regia Marina à l'assaut de la Flotte alliée.

Ce sera un désastre qui ébranlera l’opinion que se font les hauts dignitaires italiens, et surtout Monarchistes, de Mussolini. Disposant de la domination aérienne grâce à leurs porte-avions, les Alliés purent à leur guise couler les vaisseaux italiens avant que ceux-ci ne soient à portée de tir des bâtiments alliés puis se retirer vers le sud avant l’intervention de la Regia Aeronautica basée dans le sud de l’Italie, intervention de l’aviation italienne retardée qui plus est par une série de raids de l’Armée de l’air sur ses bases de Sicile. Néanmoins, en dépit du fait que la flotte alliée n’a pu attaquer les convois italiens (néanmoins harcelés par les sous-marins franco-britanniques), la journée se termine sur un triomphe complet pour les Alliés qui ont coulé les Cuirassés italiens Giulio Cesare et Conte di Cavour.

Cependant, cela ne changea rien à la résolution du dictateur italien d’envahir la Grèce, invasion qui fut déclenchée le 28 Octobre 1940 suite au refus d’un autre dictateur, grec celui-là, Metaxas, de céder à l’ultimatum italien. En effet, celui-ci répondit par un simple « non » aux exigences italiennes.

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Ioannis Metaxas, le dictateur grec.

Volant de victoire en victoire en Libye, ayant infligés de sévères pertes à la marine italienne et, désormais, la Grèce étant en guerre avec l’Italie, les Alliés commencent à réfléchir à un plan consistant à envahir les îles du Dodécanèse, colonies italiennes.

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L'archipel du Dodécanèse italien.

En parallèle, un homme s’intéresse particulièrement à la victoire de la Flotte alliée sur son homologue italienne, obtenue grâce à un usage intelligent de la force aéronavale. Cet homme c’est l’Amiral japonais Yamamoto. En effet, son pays se prépare un peu plus à un conflit qu’il juge inévitable avec les Alliés et, les États-Unis, dont il estime qu’il s’oppose à son expansion, ce qui est vrai car les Alliés et les États-Unis soutiennent la Chine contre l’invasion nipponne. Constatant l’avantage pris par celui qui maîtrisait le ciel et qui disposait de porte-avions, il commence à élaborer des plans pour renouveler ce type d’opérations non seulement contre une Flotte en mouvement en pleine mer mais, aussi, contre une Flotte au mouillage dans un port. Ainsi naissent les prémices de l’attaque de la base américaine de Pearl Harbor.

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Message par Napoléon III » 11 nov. 2017, 15:33

Novembre 1940

Bien que les piètres performances de l’armée italienne depuis le début du conflit (sauf en Afrique orientale) soient évidentes, personne ne s’attendait à ce que l’Armée grecque parvienne à enrayer seule, avant même l’arrivée des renforts franco-britanniques, la machine de guerre mussolinienne. Et pourtant, au bout d’à peine 2 semaines de guerre, l’offensive italienne est stoppée et c’est l’armée grecque qui commence à envahir à l’Albanie ! Soucieux de montrer qu’ils se battent non pour des conquêtes territoriales mais pour libérer les victimes des dictatures fascistes, les Franco-britanniques convainquent les Grecs et l’ancien roi d’Albanie, Zog Ier, de signer un accord qui stipule que les territoires d’Albanie dont ont été chassés les Italiens seront dirigés par une administration albanaise provisoire. Cependant, cette administration est entièrement à construire et, en attendant, ce sont les Grecs qui dirigent les zones d’Albanie qu’ils ont conquis. Néanmoins, cela montre que l’Albanie est désormais un gouvernement allié en exil au même titre que la Tchécoslovaquie par exemple.

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Le Roi d'Albanie, Zog Ier

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Drapeau du Royaume d'Albanie

Dans le même temps, c’est à la fin de ce mois de Novembre que les dernières troupes italiennes de Libye capitulent. Cependant, Graziani a été évacué sur ordre de Mussolini et est rentré en Italie. Les troupes françaises et britanniques font leur jonction à El-Agheila, au centre de la Libye et placent le pays sous leur administration. Signe que les vieux réflexes colonialistes ont encore la vie dure quoi que plus pour très longtemps au vu de l’association entre le Négus et les Alliés en Éthiopie. Totalement isolées dans le désert, les garnisons italiennes du sud libyen, comme celle de Koufra, se rendent aux Alliés sans coup férir.

La victoire alliée en Libye dégage de nouvelles troupes pour la campagne de Grèce où des renforts ont déjà été expédiés par les Alliés. Tandis que les Britanniques renforcent les Grecs en Albanie, les troupes françaises, constituées en une « Armée d’Orient », appelée ainsi en souvenir du premier conflit mondial et commandée par le Général Catroux, et soutenue par d’autres divisions du Commonwealth, se positionnent le long de la frontière yougoslave et, surtout, bulgare, pays qui est sur le point de signer le pacte Tripartite.

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Le Général Georges Catroux, commandant de "L'Armée d'Orient".

En parallèle, les Alliés commencent la conquête des îles du Dodécanèse, permise par leur supériorité maritime totale dans la région du fait de leur victoire lors de la Bataille du détroit d’Otrante et de l’« écran » protecteur formé par la Grèce, désormais membre de la coalition alliée. Privés de ravitaillement, les Italiens n’opposèrent qu’une faible résistance au débarquement allié, consécutif à un intense bombardement des Cuirassés et de l’aviation Franco-britanniques. Seules les fanatiques chemises noires opposèrent une résistance aussi inutile que désespérée.

Tandis que la Grèce a rejoint les Alliés, contre le gré de son dictateur, la majorité des pays d’Europe de l’est adhèrent au pacte tripartite. C’est le cas de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Hongrie tandis que seule une crise interne a empêché la Bulgarie d’en faire autant.

Du côté des Amériques, les Franco-britanniques peuvent souffler. Leur ami, Franklin Roosevelt, a été réélu face au Républicain Willkie. Ils peuvent donc toujours compter sur l’aide américaine pour lutter contre l’Allemagne et ses alliés bien que Willkie était loin d’être un isolationniste.

Enfin, l’Alliance Russo-germanique bat de plus en plus de l’aile. En effet, la rencontre entre Hitler et Molotov, le ministre soviétique des affaires étrangères, est un échec. Les demandes soviétiques de garanties en Europe de l’est et sur la Mer noire s’opposant à un refus catégorique du Führer. Cependant, notons que les préparatifs de l’opération Barbarossa ne s’étaient pas interrompus pendant la visite du ministre soviétique à Berlin.

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Molotov reçut par les Nazis à Berlin

Quelques jours plus tard, le dictateur allemand tance vertement le ministre italien des affaires étrangères, Ciano, pour la politique conduite par l’Italie en Grèce et lui enjoint d’au moins amener la Yougoslavie, pro-française, dans les filets de l’Axe en lui promettant Salonique si elle entre en guerre contre la Grèce. Plus discrètement, Hitler promet au ministre italien d’importants moyens allemands en 1942 pour la reconquête de la Libye et l’invasion de l’Afrique du nord française et de l’Égypte.

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Le Comte Ciano, gendre du Duce et son ministre des affaires étrangères.

En France métropolitaine, le 11 Novembre est célébré, malgré l’interdiction faîte par les autorités d’occupation, par les étudiants parisiens. Des centaines d’arrestations seront procédées par les forces allemandes en représailles.

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Message par Napoléon III » 14 nov. 2017, 07:36

Décembre 1940

Soutenus par des renforts alliés en hommes du Commonwealth et en équipement lourds qui lui faisaient défauts (chars, artillerie) chaque jour plus nombreux, les forces grecques continuent leur progression en territoire albanais, multipliant les captures de soldats italiens en déroute. Malgré l’envoi de renforts importants en Albanie par le haut-commandement italien, dont les convois sont escortés par d’importantes forces aériennes et navales pour éviter toute déconvenue, la situation ne s’améliore pas sur le terrain pour l’Italie fasciste. D’ailleurs, nombreux sont les soldats italiens capturés à dénoncer Mussolini et le Fascisme. Conviction ou lâcheté ? Au vu des redditions massives de soldats italiens, parfois par régiments entiers, et des conversations qu’ils entretiennent avec leurs geôliers, il semblerait que les Italiens subissent plus cette guerre qu’ils ne la supportent, ce qui améliore un peu l’image désastreuse qu’avait l’Italie aux yeux des Français depuis le « coup de poignard dans le dos » de Juin 1940.

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Les Alliés multiplient les captures de soldats italiens démoralisés.

Mussolini est effaré, heureusement pour lui, il y a encore sa fidèle armée d’Afrique orientale, commandée par le Duc d’Aoste et qui tient bon, et ses Légions de Chemises noires, fidèles jusqu’au bout. Mais le Fascisme italien est bien moins solide que son homologue nazi et on commence à murmurer dans le dos du Duce.

Malgré son dégoût pour cette solution, il est contraint de réclamer l’envoi de renforts allemands en Albanie. Hitler envoie rapidement une Luftflotte en Italie du sud ainsi qu’une Panzerdivision et de l’infanterie en Albanie. Le Corps expéditionnaire allemand est commandé par le général Rommel, l’expert de la guerre blindée mais qui est loin d’être le plus haut gradé de la Wehrmacht. En effet, les officiers plus gradés, comme Von Rundstedt, sont conservés pour les futures opérations en Russie.

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Erwin Rommel

Néanmoins, le dictateur allemand, en ayant fini avec la « Bataille d’Angleterre » et soucieux de distraire le plus de moyens alliés possibles du front grec à moindre frais, décide également l’envoi d’une Luftflotte en Sicile pour attaquer à la fois Malte et la Tunisie et s’en prendre aux convois alliés qui traversent la Méditerranée centrale quasi-impunément. Dans la même optique, malgré les protestations des commandants de la Marine allemande qui estiment les moyens déjà insuffisants pour la « Bataille de l’Atlantique », Hitler ordonne l’envoie de 20 U-Boots en Méditerranée pour s’en prendre à la fois aux convois alliés traversant le chenal entre la Sicile et la Tunisie mais, surtout, pour attaquer les convois qui ne cessent de déverser des renforts alliés en Grèce.

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Un des U-Boot envoyé en Méditerranée.

Le dictateur allemand décide également, de concert avec le tyran italien, de concentrer sa Luftwaffe dans le sud de la France et en Italie en vue d’apporter une couverture aérienne à la Regia Marina italienne qui doit fournir et escorter les navires qui participeront à l’invasion de la Corse par l’Axe. Cette couverture apparaît vitale aux stratèges de l’Axe car la marine italienne est en infériorité numérique face à ses homologues française et britannique réunies en Méditerranée, surtout depuis la désastre de la Bataille du détroit d'Otrante et que laisser la Corse aux mains des Français toujours en guerre est inacceptable aux yeux des dirigeants de l’Axe (surtout Mussolini, qui veut annexer l’île). D'autant plus que l'île constitue un véritable Porte-avion incoulable, à l'instar de Malte.

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Les assauts aériens germano-italiens sur Malte seront furieux !

Les défenses de la Corse ont été renforcées par l’arrivée de plusieurs divisions de chasseurs alpins de l’Armée des Alpes, envoyée dans l’île avant la Capitulation des armées de Métropole, mais l’ampleur des moyens aériens mobilisés par l’Axe lui permet de compenser son infériorité au niveau naval. Les Allemands, qui ont pu juger de la qualité des troupes italiennes, décident que le premier choc sera porté par leurs parachutistes ainsi que par leurs troupes alpines, transportées par planeurs. Les Italiens, notamment les « Alpini » ne participant qu'à la seconde vague, qui débarquera sur les côtes corses.

L'assaut est prévu pour le mois de Janvier 1941.

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Les parachutistes du Reich se préparent pour l'invasion de la Corse.

En parallèle, l’Allemagne multiplie les pressions sur la Bulgarie et la Yougoslavie pour qu’elles adhèrent au pacte tripartite. Cependant, le gouvernement bulgare se montre réticent tandis que si le Régent du Royaume de Yougoslavie est prêt à s’allier à l’Axe, il sait qu’il doit compter sur un peuple serbe et un corps d’officiers acquis à la cause alliée. Néanmoins, la Yougoslavie signe un traité d’amitié avec la Hongrie pro-allemande, dont on sait qu’elle s’est déjà bien gavé de territoires appartenant à ses voisins avec la bénédiction allemande.

Dans le même temps, la coalition alliée, dont fait partie des partisans éthiopiens, se lance à la conquête de l’Afrique orientale italienne. C’est une offensive générale dans plusieurs secteurs (un débarquement indien a même lieu en Somalie britannique) à laquelle participe également les forces françaises et même la Force publique du Congo belge. Mais cette-fois, les Italiens s’accrochent et se battent comme des lions.

La Résistance française commençait à s’organiser au niveau national tandis qu’après un temps de flottement, contact avait été pris avec des représentants d’Alger, parachutés depuis le territoire britannique. C’est ainsi que Henri Frenay prit contact avec d’autres commandants de réseaux locaux, allant d’organisation patronnées par la SFIO aux groupes catholiques, sous la houlette d’un envoyé de la République, André Dewavrin. Dewavrin voyage sous le pseudonyme d’André Passy et fut spécialement choisi par le Général de Gaulle pour qu’Alger prenne langue avec les Résistants de l’intérieur.

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Henri Frenay, un des futurs meneurs de la Résistance française.

Tous acceptent de se placer sous les ordres du gouvernement de la République réfugié en Algérie, parfaitement légitime pour contrôler la Résistance intérieure. Tous acceptent de remettre à la Libération les querelles politiques qui n’ont déjà que trop affaiblie la France et se déclarent prêt à combattre Pétain et son Régime de collaboration, et ce mêmes les groupes situés le plus à droite de l’échiquier politique de la Résistance.

Néanmoins, si on ne tient compte que des organisations civiles, on constate que la Résistance est plutôt le fait d’hommes de gauche, à l’exception des Communistes, encore paralysés par les consignes de Moscou qui veut encore câliner Hitler. Néanmoins, l’apport des militaires rééquilibre le rapport droite/gauche au sein de la Résistance intérieure.

Cet équilibre permet de former facilement ce qui sera connu comme le « Conseil national de la Résistance intérieure » (CNRI), obéissant certes aux ordres d’Alger, mais qui est autonome sur le plan des actions à entreprendre en vue d’obéir aux ordres du gouvernement. Sur le plan local, les chefs de la Résistance créent des « Régions », regroupant plusieurs départements, pour délimiter le champ d’action des réseaux locaux. Néanmoins, des « Comités locaux » sont créés, regroupant les chefs de réseaux politiquement rivaux mais unis dans la Fraternité de combat.

Passy transmet aussi aux chefs du CNRI la consigne d’Alger de ne pas, pour l’instant, entreprendre d’actions militaires contre l’occupant, de se contenter d’actions de renseignements et de diffusion d’une presse clandestine, afin de limiter au maximum les représailles, certaines, contre la population.

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Message par Zog » 16 nov. 2017, 12:57

J'ai commencé à lire cette uchronie intéressante...j'avoue ne pas avoir terminé pour l'instant, car je viens de rentrer de vacances et j'ai tout plein de choses à faire.

Je trouve la rédaction bonne, tout comme l'enchainement des idées. Attention toutefois, je me permet une petite remarque...

Je ne suis pas un spécialiste mondial de l'uchronie non plus...mais j'en écris une moi même, et je trouve que ton récit se permet quelques fois quelques facilités...en oubliant certaines forces profondes et certaines variables secondaires qui sont pourtant capitales. Je m'explique : entre vouloir faire arriver des renforts massifs du Commonwealth sur un théâtre d'opération lointain (la Grèce) et réaliser cette chose...il y a tout un monde. Il faut prendre en compte la situation logistique, industrielle...le nombre de transports et de convoi disponibles à l'époque...la situation des sous marins allemands...etc etc...

Ta plume est bonne, mais j'ai l'impression que parfois, tu simplifies quelque peu à outrance en oubliant toute une partie du contexte qui rend certains éléments de ton scénario difficilement réalistes... Peut être est ce voulu, mais dans ce cas je trouve cela vraiment dommage, car l'idée et le postulat de départ sont bons. Aussi , cette uchronie mériterait, à mon sens, un travail plus soigné en profondeur, avec davantage de réflexion au niveau des causes, actions, et conséquences possibles ou impossibles.

J'ose espérer que tu ne verras pas dans ce message une critique négative. Je salue le travail accompli et je sais le boulot que ça représente ! :)

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Message par Napoléon III » Hier, 19:44

Bonjour Zog,

Tout d'abord, merci de l'intérêt que tu portes à mon uchronie :)

J'avoue ne pas être spécialiste dans le domaine de l'industrie et de la logistique du second conflit mondial. Jamais je ne donnerai de chiffres concernant la production d'avions par exemple car je préfère laisser ça "dans le vague". Après je cherche tout de même à être réaliste et parfois, il vaut mieux être vague que d'être irréaliste. C'est en tout cas mon avis :) Par exemple, je préfère dire "massif" plutôt que de donner des chiffres bruts qui n'auraient été, au fond, que l'addition des armées britanniques réellement envoyées en Grèce, des soldats du Commonwealth étant restés en Libye à l'époque contre les Italiens auxquels on aurait ajouté les effectifs de l'uchronique "Armée d'Orient".

Mais je suis ouvert aux remarques. D'ailleurs l'uchronie n'est pas "fixée", des éléments sont susceptibles d'être modifiés.

Encore merci de me lire :)

Et voici la suite

Janvier 1941

L’Allemagne, soucieuse d’en finir au plus vite avec la grave menace que font peser les Alliés sur le flanc sud de Barbarossa, continue de faire pression sur la Bulgarie pour qu’elle signe le Pacte tripartite et permette le passage des troupes allemandes chargées de chasser les Franco-britanniques de Grèce.

Le dictateur allemand a bien raison de vouloir accélérer ses préparatifs. En effet, les renforts alliés continuent d’affluer à Athènes (pour les Britanniques seulement) et à Salonique (pour les Français surtout), notamment la redoutable 1ère Division blindée française qui a pulvérisée les Italiens en Libye, expédiée en Grèce sur ordre de la Présidence du Conseil.

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Les troupes alliées ne cessent d'affluer en Grèce

En Albanie, l’arrivée des Allemands et la fulgurante contre-attaque qu’ils ont lancés ont permis de sauver l’armée italienne d’Albanie du désastre. Néanmoins, le terrain montagneux et la faiblesse des effectifs du Corps expéditionnaire allemand empêchent Rommel de contre-attaquer aussi loin qu’il l’espérait. D’ailleurs, les Alliés ont appris depuis le désastre de Mai-Juin 1940 et savent en partie contrer les effets du Blitzkrieg et les tactiques allemandes.

Mais, pour une fois, le soleil se lève à l’ouest. En effet, les premières réunions d’État-major entre des officiers US et Franco-britanniques ont lieu. Il est décidé de donner la priorité à la défaite de l’Allemagne sur celle du Japon après sa probable intervention dans le conflit. Ces réunions ont pour objectif d’habituer les officiers américains et Franco-britanniques à travailler ensemble pour être prêt le jour où les États-Unis entreront dans le conflit.

Le 29 Janvier, le dictateur grec, le général Metaxás, meurt. C’est Koryzis, le gouverneur de la Banque hellénique, qui devient le nouveau premier ministre grec. Mais il entretient de mauvaises relations avec le général Papagos, le commandant en chef des armées grecques.

En Afrique orientale italienne, les combats violents se poursuivent sur l’ensemble du front mais les Alliés, soutenus par les partisans d’Hailé Sélassié, progressent mais se heurtent à la résistance de plusieurs places fortes italiennes, notamment celle de Keren en Erythrée.

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Le Négus, Hailé Sélassié

En Roumanie, le parti fasciste de la « Garde de Fer » tente un coup d’état avorté contre Antonescu. Ce dernier écrase les putschistes grâce à l’aide de l’armée roumaine et des force allemandes présentes dans le pays.

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Horia Sima, le chef des Pro-Nazis roumains de la "Garde de fer".

En Corse, c'est l'assaut général de l'Axe. Nom de code : Opération Merkur.

Les forces conjuguées de l’Armée de l’air basée sur l’île et de la Flotte combinée des Franco-britanniques, permettent d’infliger de lourdes pertes à la Regia Marina, déjà largement affaiblie par les combats précédents. Néanmoins, la Marine italienne parvient cependant à faire débarquer l’infanterie italienne en soutien aux parachutistes et aux chasseurs alpins allemands débarqués par voie aérienne durant la nuit. Les forces de l'Axe voient non seulement s’opposer à elles l’armée de terre, mais également les forces de gendarmerie soutenues par de nombreux volontaires se basant souvent avec leurs armes personnels, des fusils de chasse ou bien des souvenirs de guerre de 14-18.

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Les Parachutistes allemands feront face à la résistance héroïque du peuple corse.

Néanmoins, cette résistance courageuse et qui sera encensée par la Presse américaine finira écrasée par les forces additionnées de la Luftwaffe, de la Regia Aeronautica qui attaque en force et de l’arrivée continue des renforts terrestres italiens dans l’île.

Cependant, les pertes ont été terribles pour la Marine de Mussolini, ses troupes d’élites de chasseurs alpins ainsi que pour les parachutistes et troupes alpines d'Hitler. Ces unités d'élite sont considérablement affaiblie à l'heure où l'Allemagne prépare l'invasion de la Grèce.

Le coup a aussi été rude pour le moral des rares troupes motivées de Mussolini, à qui on avait dit qu’elles allaient être accueillies en libératrices et qui se sont vues accueillir à coup de fusil de chasse par les Corses.

D’ailleurs, l’île d’origine de Napoléon fait partie du partage de la France entre les deux dictatures allemandes et italiennes. Partage dans lequel les Collaborateurs n’ont pas eu leur mot à dire. La France est en effet partagée depuis les Accords du Brenner de Juillet 1940 entre une zone d’occupation allemande et italienne (cette dernière correspondant au sud-est de notre pays moins la Savoie, Nice, la Corse et quelques régions frontalières qui sont, elles, annexées par l’Italie fasciste).

La bataille de Corse est certes officiellement terminée mais nombre de Corses ont pris le maquis et mèneront une guérilla contre l’occupant italien (en effet, les troupes allemandes quitteront rapidement l'île) à tel point qu’on déconseille à Mussolini de se rendre à Bastia pour y proclamer l’annexion de l’île, par crainte qu’il ne se prenne une ou plusieurs balles tirées depuis la foule.

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Le Cuirassé "Bretagne" sera l'une des victimes françaises de la Bataille de Corse

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