WARSAW : une insurrection dramatique mais magnifique

Thématique
Seconde Guerre mondiale, Insurrection de Varsovie
30 octobre
2019
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • PlayStation 4
  • Nintendo Switch
Éditeur gaming company
DéveloppeurPixelated Milk
Date de sortieOctobre 2019

En provenance de Pologne, le développeur Pixelated Milk nous livre WARSAW, un RPG tactique qui s'avère être une magnifique perle vidéoludique.

Dès les premières images de sa présentation, la comparaison avec le célèbre Darkest Dungeon, assumée par les développeurs, a été omniprésente, au point que certains aient pu parler d'un simple copier/coller se déroulant dans un autre univers.

Loin de limiter ses influences à cet unique titre, WARSAW s'inspire d'une ribambelle d'autres jeux (Phantom Doctrine, Faster Than Light, Divinity : Original Sin...), et c'est souvent pour le meilleur !

WARSAW était très attendu par notre équipe de par son contexte historique très prometteur. Le jeu se base en effet sur l'insurrection méconnue de la ville de Varsovie en Août 1944 et nous propose de suivre les insurgés.

Autant vous prévenir de suite, vous ne changerez pas le cours de l'Histoire en battant l'occupant Allemand. Cela ajoute une dimension toute particulière à ce titre car l'on sait dès le départ que l'ennemi vaincra ! Le but du joueur sera donc de résister le plus longtemps possible.

Dès la présentation de départ au lancement d'une partie, le ton est donné :

Nous sommes en 1944.

Harcelé par des forces ennemies sur deux fronts, le Troisième Reich commence à s'effondrer.

En Europe centrale, la Pologne se retrouve au cœur de la tourmente, étouffée entre l'oppression nazie déclinante et la menace soviétique, de plus en plus forte.

Il y a peu d'espoir de libération.

Malgré de maigres chances de succès, l'Armée de l'Intérieur polonaise, l'Armia Krajowa qui est maintenant un mouvement de résistance clandestin, reçoit le feu vert de la part du gouvernement en exil.

Pour clôturer le plan Tempête, elle doit se lancer dans un dernier acte de défi : une insurrection dans la ville de Varsovie, la capitale du pays.

1er août 1944, c'est l'heure W. 952 000 personnes vivent dans la zone insurgée. Les premières escarmouches commencent.

Pour une remise en contexte plus approfondie et une découverte en vidéo du jeu, je vous renvoie à la présentation qu'en a fait Zog sur notre site :

WARSAW nous propulse à la tête d'une escouade d'insurgés qui doit mener des actions de guérillas contre l'occupant à travers différents quartiers de la ville.

Le 25 octobre, une importante mise à jour, « Zoska », a été publiée et a permis de corriger bien des défauts soulignés par les joueurs. Preuve s'il en est que le studio polonais est à l'écoute de sa communauté et est prompte à réagir afin de satisfaire celle-ci.

Simple à prendre en main grâce au petit tutoriel proposé au début de la partie, vous vous rendrez néanmoins vite compte que le moindre jour passé représente une victoire en soi tant la difficulté du jeu se fait ultra prégnante dès le départ, même en mode normal... alors en extrême... Depuis la dernière mise à jour, il est en effet désormais possible de moduler la difficulté.

Même si le début de chaque mission est identique avec la préparation et le choix de notre escouade, les différents évènements aléatoires du jeu, le manque de munitions, la mort définitive de nos résistants, le moral en berne de chaque quartier, la gestion des points de déplacement, le tout sur fond d'une sublime musique dramatique (quoiqu'un tantinet répétitive au bout d'un moment) imprègnent chaque partie, chaque mouvement de notre section d'une tension de plus en plus extrême au fil du déroulement de la partie.

Une fois passé le didacticiel qui vous fera prendre relativement bien conscience des principales difficultés auxquelles vous serez confrontés, vous vous retrouverez dans votre repaire.

Les personnages à l'écran vous permettront d'accéder aux différentes sections proposées dans votre Q.G. (que vous ne pourrez malheureusement pas modifier/améliorer) : le médecin pour l'infirmerie, la ravitailleuse pour le marché noir, des volontaires à recruter, l'archiviste qui donne accès au codex pour approfondir nos connaissances du jeu et de la période, l'informateur pour connaitre l'état de la ville et les missions disponibles et le prêtre pour... la morgue.

Comme dit plus haut, dans ce jeu la mort est définitive et permanente. Cela pourra représenter une difficulté parfois rédhibitoire pour les néophytes du genre.

Dans le repaire de la résistance, vous retrouverez vos combattants, de deux types :

D'abord, il y a les combattants volontaires que l'on peut recruter via le repaire. Ils n'ont pas l'expérience des insurgés, ne disposent que d'un type d'arme mais ont des capacités qui peuvent se révéler appréciables. Ils peuvent surtout être assez facilement remplacés en échange de quelques provisions. Dans un jeu où la mort est omniprésente, ils seront votre chair à canon lors des engagements avec les patrouilles ennemies. Depuis la mise à jour « Zoska », vous pouvez choisir le type d'arme et la compétence de vos volontaires, et autant dire de suite que c'est très appréciable comme nouveauté !

Ensuite, nous retrouvons les insurgés uniques qui seront le fer de lance de votre insurrection. Ceux-ci ne représentent pas des personnages historiques ayant eu un rôle héroïque lors du soulèvement de Varsovie mais représentent les principaux groupes de personnes ayant pris part à ce soulèvement : les infirmières, les ouvriers, les francs-tireurs... Ceux-ci peuvent disposer de plusieurs types d'armes (nous retrouvons les armes emblématiques de ce conflit : Kar 98, Nagant M1895, MP 40...) et de plusieurs compétences qui vous donneront un avantage tactique souvent décisif. Ces compétences s'améliorent en dépensant des médailles que l'on gagne en mission et sur lesquelles nous reviendront plus tard, le tout étant entièrement personnalisable.

Test de WARSAWRepaire de la résistance.

Une fois la préparation et la personnalisation de votre escouade faite, rendez-vous auprès de l'informateur qui vous indiquera le niveau de moral de chaque quartier, les missions d'approvisionnement disponibles (qui permettent simplement d'envoyer une certaine quantité de provisions en vue d'augmenter le moral d'un quartier en particulier), et enfin les missions jouables à proprement parler.

Chaque mission dure un certain nombre de jours et a un objectif bien précis tel que détruire les nids de mitrailleuses allemandes, réduire la présence ennemie d'un quartier, éliminer un haut gradé, détruire un tank ou venir en aide à d'autres équipes de la résistance...

Attention ici à bien choisir votre mission en fonction de vos combattants et de votre équipement disponible sur le moment... Si votre insurgé blessé équipé de l'arme anti-char se trouve à l'infirmerie, il semblera peu opportun de se lancer dans une mission de destruction de char ennemi... Il est également à prendre en compte le moral du quartier dans lequel vous déciderez de mener votre mission. En effet, si une victoire vous permet de faire remonter légèrement le niveau de moral du quartier, une défaite viendra considérablement le baisser. Il en résultera alors la perte du quartier beaucoup plus tôt que prévue.

Test de WARSAWChoix des missions.

Une fois le choix de la mission fait, vous devez créer votre escouade de quatre combattants pour la mener à bien. C'est ici que vous devrez réfléchir consciencieusement aux membres qui composeront votre escouade afin de bien équilibrer l'armement utilisé : l'emplacement de vos combattants au départ de la phase des combats, les munitions nécessaires et les compétences de chacun de vos combattants. Il ne sera que très peu judicieux par exemple de monter une escouade formée uniquement de volontaires sans compétences particulières et tous équipés du même type d'arme.

Il existe trois types de munitions qui alimenteront l'ensemble des armes disponibles dans le jeu : les munitions courtes utilisées pour les pistolets, revolvers et autres petites mitrailleuses à canon court ; viennent ensuite les munitions longues qui alimenteront mitrailleuse à canon long et fusils d'épaule ; et enfin les munitions pour armes lourdes qui alimenteront indifféremment les armes antichars et les grenades des combattants.

La gestion de vos munitions sera, avec la mort de vos combattants, certainement l'élément le plus complexe et frustrant que vous aurez à gérer tout au long de vos parties. Celles-ci fondent comme neige au soleil lors des combats qui s'éternisent un peu trop et de l'utilisation de certaines techniques particulières, à cela s'ajoute une rareté qui les rendent extrêmement précieuses.

À cette étape de préparation s'ajoute la gestion de votre inventaire qui a une place limitée. Vous devrez faire des choix dans le matériel que vous emportez sachant que si vous n'en prenez pas assez, vous risquez de vous retrouver à court de munition, si vous en prenez trop vous ne pourrez emporter les précieuses ressources que vous croiserez lors de votre mission.

Test de WARSAWUn écran que le joueur apprendra à connaitre.

Après tout ça, vous voilà sur la carte tactique de Varsovie, basée sur les plans d'époque d'après les développeurs, où vous pourrez faire avancer votre escouade. Selon le type de mission et la distance vous observerez une flèche directionnelle autour de votre escouade vous indiquant votre objectif : plus vous serez proche de votre objectif ou d'un évènement, ou d'une bataille plus la flèche sera pleine. Des zooms et dézooms à répétition seront regrettablement nécessaires pour savoir dans quelle zone de la carte l'on se trouve afin de bien s'orienter.

À noter toutefois la présence de diverses animations sur la carte, telles que des échanges de tir, qui, en fait, ne correspondent à rien, à aucun évènement ou bataille... choix critiquable de la direction artistique du jeu qui « habille » la carte mais qui nuise à la cohérence du jeu.

À vous d'avancer prudemment au cœur des rues de Varsovie qui, plus les jours passeront, seront dévastées par les combats. S'il est assez aisé au départ de slalomer entre les bâtiments pour éviter les patrouilles ennemies, cela sera de plus en plus difficile de par la disparition desdits bâtiments.

Sur cette carte tactique vous serez amenés à faire trois types de rencontres : soit des évènements aléatoires qui vous demanderont bien souvent de faire un choix qui s'appuiera parfois sur les compétences de certains de vos insurgés uniques, soit des butins qui vous fourniront provisions, munitions et autres matériels que vous pourrez échanger, soit des patrouilles ennemies. Ces patrouilles ennemies pourront soit engager le combat si elles vous détectent et vous ne pourrez y échapper, soit elles ne vous détecteront pas et ce sera votre choix de les attaquer ou pas.

Soyons clair l'excès de zèle est rarement payant dans WARSAW ! Cela mènera plus sûrement à la mort de vos combattants ou à la dilapidation de votre stock de munitions qu'à un réel gain pour l'insurrection. Mieux vaudra éviter tout combat superflus.

Photo 6 – image de la carte tactique avec les différents types de rencontre (bataille, butin, évènement aléatoire)

Lorsque vous engagez le combat avec une patrouille ennemie, vous découvrirez la mise en scène des combats. C'est certainement ici que la comparaison, tant au niveau artistique qu'au niveau du gameplay, avec Darkest Dungeon peut être le plus visible. Les dessins et les animations lors des combats sont magnifiques et méritent une attention toute particulière.

Test de WARSAWPhase de combat rappelant Darkest Dungeon.

Selon les choix que vous aurez fait lors de la préparation de la mission, vos combattants se déploieront à des endroits spécifiques. Les combats se font au tour par tour. La mise en œuvre de compétence coûte un point d'action. Lorsque chaque camp a utilisé tous ses points d'action, définis par le nombre de combattants et les capacités spécifiques de certains combattant, le tour se termine. On reprend jusqu'à ce que l'une des équipes est décimée ou que vous ayez fait le choix de vous replier (ce qui aura pour conséquence supplémentaire de faire de la mission un échec).

Ici, les capacités de vos combattants seront très utiles, notamment je vous conseille de systématiquement disposer d'un médecin dans vos escouades. En effet, lorsque vous devrez éliminer plusieurs patrouilles de cinq combattants à la suite pour terminer votre mission, vos quatre insurgés pourraient vite être dépassés et trépasser sans la présence opportune d'un médecin.

Selon les armes de vos combattants et leurs capacités vous pourrez viser un ennemi tout particulièrement ou plutôt faire des dégâts de zones qui en blesseront plusieurs. L'emplacement de vos combattants et des cibles adverses est à prendre en compte pour le déclenchement de certaines capacités. Vous pourrez déplacer vos combattants mais cela vous coûtera alors un point d'action.

L'environnement sera à prendre en compte, car des objets tels que des gravats, des bidons ou des barricades peuvent se retrouver sur la carte de bataille. Il s'agira d'autant de lieu où vos combattants ainsi que les ennemis pourront s'abriter pour se protéger. Comme pour les combattants de chaque équipe, ces éléments disposeront de point de vie. Ils pourront donc être détruits au fil des combat. Mais cela demandera généralement un nombre considérable de munitions qui sont, rappelons-le, très rares.

La variété des unités ennemies que nous rencontrerons au fil des combats permet de ne pas tomber dans une répétition routinière ce qui sera très appréciable et permettra de conserver un intérêt pour cette phase centrale du jeu.

Nous serons ainsi amenés à rencontrer des mitrailleurs, des grenadiers, des sapeurs, des artificiers, des officiers, des canons avec leurs servants, des infirmiers... autant d'unités aux armes et capacités spécifiques qui feront de chaque engagement un combat unique pour lequel l'issue n'est jamais écrite à l'avance... Je ne donne pas cher de votre survie si vous faites les frais d'un tir critique à l'arme lourde qui fait des dégâts de zone de la part du dernier combattant ennemi encore debout et que vos insurgés sont déjà un peu blessés...

Enfin, il faudra tenir compte de l'endurance de vos combattants qui ne pourront utiliser leurs capacités et armes qu'à la condition d'en disposer suffisamment, sans quoi vous devrez attendre la fin du tour pour voir leur endurance en partie restaurée.

Test de WARSAWCombat douloureux.

Si vous gagnez, vous pourrez récupérer de précieuses munitions nécessaires à la poursuite de votre insurrection, mais aussi des provisions, des matériels divers, des armes endommagées que vous pourrez soit revendre soit réparer en vue d'en équiper l'un de vos insurgés uniques et des médailles. Ces dernières sont nécessaires pour améliorer les compétences de vos insurgés uniques et de débloquer ainsi des capacités qui seront de plus en plus utiles au fil des tours. Il s'agit ici du seul côté RPG du jeu qui méritera certainement d'être plus poussé à l'avenir.

Attention cependant à la taille de votre inventaire ! Celui-ci n'est pas extensible et vous serez amené à faire des choix cornéliens pour savoir ce que vous laisserez sur place et ce que vous emporterez. Cette gestion de l’inventaire peut vite devenir un vrai casse-tête pour le joueur, mais s’intègre bien à la philosophie générale du jeu.

Lorsque vous aurez récupéré autant de matériel que possible vous pourrez continuer votre mission. Il faudra faire attention à vos points de déplacements, ils ne sont pas illimités et se balader partout sur la carte sans remplir ses objectifs n'est pas la meilleure idée. Si vous tombez à 0 points de déplacement même si vous avez rempli tous vos objectifs, cela entrainera de facto l'échec de la mission... À vous de choisir entre vos munitions et vos points de déplacement ce qui parait le plus sage pour le bon accomplissement de votre mission.

Test de WARSAWCarte tactique.

Une fois votre mission terminée, un évènement aléatoire aura lieu apportant son lot de conséquences positives ou néfastes. Il peut aussi avoir un impact sur le moral de l'insurrection et des quartiers, ou vous attribuez un nouvel insurgé unique ou des ressources.

De retour à votre repaire un certain nombre de jours se seront écoulés selon le temps qu'aura duré votre mission, et vous pourrez faire se reposer vos combattants blessés et continuer les missions avec d'autres combattants. C'est ici que la mise en place d'un minimum de deux escouades ayant des armements et des capacités équilibrés sera nécessaire. Si tous vos médecins sont en train de se faire soigner à l'infirmerie, votre seconde escouade n'a que peu de chance de survie. Idem si vous ne disposez que de combattant ayant des armes nécessitant des munitions longues alors que vous n'avez plus que des munitions courtes...

La récente mise à jour a permis qu’à ce stade vous ne soyiez plus bloqués dans la partie. Il n’était pas possible jusqu’à présent de passer un certain nombre de jours, ce qui pouvait vous handicaper quant au rétablissement de vos combattants blessés. Désormais grâce à « Zoska » le joueur pourra faire le choix de laisser passer quelques jours sans effectuer la moindre mission afin de laisser le temps à ses combattants de se rétablir, mais il devra alors assumer le choix de voir le moral des quartiers de la ville diminuer sans pouvoir rien y faire.

Test de WARSAWFin de mission.

Au fil des parties vous pourrez tenter diverses stratégies qui vous permettront de réussir à gagner quelques journées de survie supplémentaire à l'insurrection... à moins qu'un évènement aléatoire ne vienne remettre en cause votre brillante tactique !

8.5
WARSAW

Une insurrection dramatique mais magnifique
WARSAW est une petite perle vidéoludique qui dispose d'un réel potentiel et promet aux plus acharnés des heures passées à planifier et avancer prudemment afin de gagner quelques précieux jours au moment fatidique de la répression de votre insurrection. Ce combat contre l'inéluctable défaite donne une originalité toute particulière à ce titre et vous forcera à faire des choix cornéliens aux lourdes conséquences. Cependant sa difficulté et son interface pas toujours très intuitive feront que seuls les plus vaillants et aguerris s'amuseront pleinement des possibilités offertes par ce titre. Des améliorations à venir pourraient permettre à ce titre d'affirmer pleinement son potentiel. Les récentes améliorations ont permis de dépasser bien des problèmes critiqués par les joueurs et montre que les développeurs sont soucieux de libérer tout le potentiel du jeu. Des améliorations à venir pourraient permettre à ce titre d’affirmer pleinement son potentiel.
Intérêt historique :WARSAW permet de nous plonger dans un évènement largement méconnu de la seconde guerre mondiale. Les développeurs nous permettent ici de revivre le drame de l'insurrection de Varsovie dans une ambiance immersive sans que les choix faits par les développeurs afin de ne pas nuire au gameplay ne pèsent trop.
  • +Une période historique méconnue très bien appréhendée
  • +Des dessins et animations superbes
  • +Une gestion immersive de l'insurrection et de ses ressources
  • +L'originalité du titre qui nous fait combattre pour une cause perdu d'avance
  • +Une référence pour joueurs obstinés
  • +Des développeurs à l’écoute de leur communauté et prompts à proposer des améliorations à leur titre
  • -Le manque cruel de munitions
  • -Une interface pas toujours intuitive
  • -Un côté RPG encore sous exploité
  • -De légers ralentissements lors des phases de combats depuis la mise à jour « Zoska »
9
Graphismes

Sublime ! Chaque tableau est un véritable plaisir, chaque animation est extrêmement soignée. Seul bémol, la mise en place d'une seule animation par action. L'héritage de Darkest Dungeon est ici magnifié.

8
Technique

Suite à une mise à jour opérée rapidement par les développeurs, les temps de chargement entre chaque séquence et chaque tour sont devenus tout à faire respectables. L'unique crash observé eu lieu lui aussi sur la version testée initialement, depuis plus rien. Quelques légers ralentissements sont à noter lors des phases de combat depuis la mise à jour Zoska, mais rien de bien handicapant.

8
Jouabilité

La difficulté intense du jeu et son interface parfois difficile à suivre pourront le rendre rédhibitoire aux néophytes du genre et nuire à l'immersion du joueur. Une fois les premiers déboires passés, les plus acharnés découvriront une multitude de chose qui rendront chaque partie différente. Les nouvelles possibilités en termes de modulation de la difficulté et de personnalisation des volontaires permettent d'améliorer encore la jouabilité.

8
Durée de vie

La difficulté du jeu fait que les parties pourront être souvent courtes. Cependant la rejouabilité est assez intéressante de par la survenance d'évènements aléatoires systématiquement différents à différents moments et de par l'affinement de la tactique du joueur au fur et à mesure de sa découverte du titre. Chaque partie sera donc unique.



8
Ambiance

La musique polonaise dramatique permet de mettre une sublime ambiance dramatique à ce titre. Je dois avouer néanmoins l'avoir un peu trouvé répétitive... Pour la défense de WARSAW, je suis extrêmement critique sur ce point-là et peu de titre ne me donne entièrement satisfaction.

9
Scénario

WARSAW nous propose de nous immerger de manière très réaliste dans l'insurrection méconnue de Varsovie, menée par l'Armia Krajowa. Un scénario qui ravira tous les amateurs de la période.


  • HalionHalion Rédacteur
  • « L'imagination gouverne le monde » Napoléon Bonaparte