Kingdoms and Castles

L'Amiral
Thématique
Moyen-âge
3 octobre
2017
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • Mac OS X
  • Linux
ÉditeurLion Shield, LLC
DéveloppeurLion Shield, LLC
Date de sortieJuillet 2017

Kingdoms & Castles, c’est un de ces « petits jeux » dont la sortie est passée relativement inaperçue sur Steam en plein milieu de l'Été. Depuis le 20 juillet 2017, le jeu du studio Lion Shield LLC est en effet proposé au petit prix de 9,99 €.

Etonné par le prix (et aguiché par l’étiquette « city builder »), je me suis décidé à l’essayer. Et je n’ai pas été déçu.

Un city builder d’apparence classique

Kingdoms & Castles, à première vue, est un énième city builder à l’inspiration vaguement médiévale. Banished a inauguré ce genre il y a quelques années, mais sans la dimension militaire. Lion Shield LLC n’a pas oublié ces petits détails et a doté de base son jeu d’un mode moins pacifique. Il y a trois modes de jeu possibles :

  • Pacifique : le joueur peut construire sans dangers. Pas d’attaques, sauf des intempéries.
  • Facile : les attaques peuvent survenir, mais sont peu fréquentes et d’intensité variable.
  • Difficile : les attaques sont très fortes, très rapidement. Il faut pas mal d’heures de jeu pour maîtriser ce mode.

Comme dans tout bon city builder, il faut s’occuper de ses citoyens. Leur premier besoin sera le logement : trois types d’habitations sont disponibles (chaumière, maison et manoir), et chacune a un nombre bien défini d’occupants. Sans logements disponibles, les perspectives de développement de votre village seront réduites.

La nourriture est elle aussi obligatoire : sans elle, le bonheur de vos villageois baissera, et donc vos chances d’attirer de nouveaux habitants. Les champs et les vergers (pour l’instant seuls moyens de production de nourriture, aidés par la boulangerie) sont à placer sur des terres fertiles (couleur vert foncé), souvent au bord de l’eau, pour produire efficacement.

Et enfin, les villageois ayant aussi besoin de se chauffer vont demander du charbon. Les bases de tout bon city builder sont donc posées ; à celles-ci s’ajoutent des bâtiments améliorant le bonheur, comme un puits, une place du marché, une église… de nombreux petits détails agrémentent Kingdoms & Castles et donnent une ambiance plus réaliste : des habitants seront plus heureux s’ils ont des voisins (qui apparemment ne sont jamais nuisibles…) ou s’ils sont proches de la mer.

Test de Kingdoms & Castles  Test de Kingdoms & Castles  Test de Kingdoms & Castles

1. Rome ne s'est pas faite en un jour, n'est-ce pas ? - 2. Les conseillers... conseillent. - 3. Le choix de carte (générée aléatoirement).

Une économie (pour l’instant) simpliste

Là où Kingdoms & Castles est pour l’instant à la traîne, c’est à propos de l’économie. Elle est très basique : le joueur doit amasser du bois, de la pierre, de la nourriture, de l’or et du minerai de fer. Pas d’échanges commerciaux possibles, bien qu’à la date où j’écris ce test, les développeurs sont en train de travailler dessus. Résultat, le joueur fait rapidement le tour de l’économie, puisque le seul développement possible sera de multiplier les sites de production (plus de cabanes de forestiers, plus de carrières de pierre…) pour augmenter la cadence.

L’or sert à financer les soldats, les défenses et quelques bâtiments. Il s’obtient via les impôts… que le joueur ne peut, pour l’instant, pas baisser. Attention à ne pas cliquer trop vite sur la somme demandée aux habitants, car il n’y a pour l’instant pas de retour arrière possible !

L’ajout de marchands permettra d’acquérir des ressources sans avoir à attendre très longtemps… Le joueur peut augmenter le bonheur de ses habitants en organisant des foires sur la place publique. Ces événements temporaires permettent d’attirer de nombreux possibles habitants.

Enfin, chaque soldat (défenseurs et infanterie) ainsi que les médecins ou libraires sont payés sur les caisses du royaume. L’or n’est donc jamais vraiment un souci si le joueur parvient à maintenir des arrivées de nouveaux habitants chaque année.

Les autres ressources sont le charbon de bois et les outils. Le premier permet d’augmenter le bonheur des citoyens, le second d’améliorer le rendement des bûcherons et des carrières. L’essentiel est de bien placer ses entrepôts : plus ils seront près des lieux de transformation, plus l’économie sera efficace (les travailleurs auront moins de distance à faire pour se ravitailler).

Pour l’instant basique, il faut espérer que la gestion des ressources deviennent plus intéressante en amenant une diversification dans les prochaines mises à jour.

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4. Un dragon survole le village. - 5. Les vikings ont décidé de réchauffer l'atmosphère. - 6. Les troupes de la ville vont défendre corps et âmes le pont.

La guerre et les infrastructures

Pourquoi associer guerre et infrastructures dans cet article ? Parce que ces deux points sont encore à leurs balbutiements dans le jeu, mais que des améliorations sont possibles (et prévues).

La guerre est pour l’instant très basique : les seuls ennemis sont les dragons ou les vikings. Alors que le dragon enflammera vos bâtiments, les vikings, avec leurs ogres (oui, des ogres) détruiront vos murs, brûleront vos bâtiments et enlèveront vos villageois.

Pour lutter face à ces fléaux, le joueur va d’abord construire des murs, des tours et va y placer des balistes (gros dégâts mais rechargement long) ou des archers (dégâts faibles mais cadence de tir rapide). Si par hasard les vikings parviennent quand même à passer les murs, il reste une solution : recruter un héros et des soldats qui vont s’agglutiner autour. Le combat est très basique, les soldats iront attaquer les troupes désignées pour les détruire. Les bâtiments endommagés (surtout les tours et murs) peuvent être réparés par le maçon, mais le volet militaire s’arrête pour l’instant ici.

Concernant les infrastructures, elles ont été ajoutées à la mise à jour de septembre 2017. Les principales sont liées à l’agriculture : une noria (roue à aube amenant l’eau), des aqueducs et des réservoirs. Leur construction permettra d’améliorer la fertilité des territoires à l’intérieur de l’île (les territoires les plus fertiles étant situés sur la côte). Le coût, autant en pierres qu’en pièces, n’est pas négligeable, mais au vu du bonus apporté, l’investissement est rentable.

Les développeurs ont promis que d’autres infrastructures seront ajoutées, mais pour l’instant aucune information supplémentaire n’a filtré.

Test de Kingdoms & Castles  Test de Kingdoms & Castles  Test de Kingdoms & Castles

7. Voilà à quoi ressemblent des fortifications efficaces. - 8. La noria, l'aqueduc et le réservoir. - 9. Les murs en train d'être construits.

7.0
Kingdoms and Castles

Kingdoms & Castles est un bon petit jeu. Petit jeu car graphiquement les textures sont simplistes, le prix aussi : 9,99 € sur Steam. Les différentes saisons ainsi que les problèmes (attaques, maladies…) sont très intéressants et rendent le jeu exigeant, notamment avec les demandes des citoyens (charbon, eau…). Les mécaniques du jeu restent pour l’instant basiques, mais Kingdoms & Castles vient seulement de fêter son 3ème mois d’existence sur Steam. Relativement bien optimisé, il ne manque plus que des mises à jour développant les bâtiments et les possibilités de jeu. À ce prix, le jeu des studios Lion Shield LLC est bon marché : les fans de city builder seront conquis par ce jeu à petit prix. Néanmoins, après deux parties et quelques heures de jeu, le principe de base est très vite compris et il n’y a finalement plus grand intérêt à développer sa ville (les îles sont trop petites pour l’instant). Une amélioration des cartes et un développement des bâtiments ainsi que des possibilités de gameplay permettra d’ajouter un peu de piquant à ce jeu.
Intérêt historique :Finalement, le seul côté historique est la construction d’un donjon et de murailles. Il n’y a pas de contextualisation, tout juste devine-t-on que l’action se déroule dans un monde médiéval.
  • +Graphismes simplistes mais pas moches
  • +La difficulté des modes de jeu est intéressante
  • +Le prix
  • -On a vite fait le tour
  • -Les déplacements de la caméra sont un peu brouillons
  • -Une trop faible diversité de bâtiments

  • Witz Chroniqueur, Historien
  • « L'important n'est pas ce que l'on supporte, mais la manière de le supporter » Sénèque