Crusader Kings II : The Republic

Orochti
Thématique
27 mars
2013
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • MAc OS X
  • Linux
ÉditeurParadox Interactive
DéveloppeurParadox Development Studio
Date de sortieJanvier 2013

Paradox Interactive propose de nouveau aux fans de Crusader Kings II un 4ème véritable DLC nommé The Republic. Si Sword of Islam est un franc succès, Legacy of Rome et surtout Sunset Invasion laissaient les joueurs sur leur faim. Les développeurs tentent ainsi de regagner le cœur des joueurs en donnant la possibilité de jouer une république marchande. Le pari est-il gagné ?

Les Républiques à l'époque médiévale

L'intérêt premier de ce DLC est de permettre aux joueurs de contrôler une république parmi les cinq jouables (Venise, Gênes, Pise, Ancône et n'oublions pas la province du Nord, Gotland). Avant même d'avoir débuté la partie, nous savons déjà que la gestion du territoire sera totalement différente. En effet, les républiques commencent avec un ou deux comtés. Pourtant, elles se révèlent être des petites puissances grâce notamment à une économie puissante. Le but de ce DLC est donc de prospérer dans le commerce, et faire le plus de bénéfice possible.

Nous contrôlons donc un doge. Ce dernier vient d'une famille très puissante, qui est en perpétuelle concurrence avec d'autres familles rivales qui cherchent à voler la place (oui, c'est l'histoire du "je vais être calife à la place de calife", mais version République). Pour maintenir sa place, ou pour gagner la place de doge, il faudra être l'homme qui a le plus de réputation et d'honneur. Chaque chef de famille possède un « score » qui augmente selon l'âge, les événements, les comptoirs possédés et… la propagande grâce à l'or investi. À chaque mort de doge, la famille ayant le meilleur score prend le relais, et devient doge ainsi de suite. Ce système change complètement de nos bonnes vieilles monarchies car à aucun moment du jeu, le joueur est assuré d'être le doge, et peut ainsi retomber très bas dans la hiérarchie sociale. Donnant ainsi un rythme intéressant, et une surveillance supplémentaire sur ce système pour avancer dans le jeu.

D'autre part, le jeu propose un tout nouveau design pour l'interface, à la manière de Sword of Islam, pour se donner un genre de « Sérénissime richissime interface de Crusader Kings ». Les personnages obtiennent également de nouvelles tenues, donnant plus de choix dans l'éditeur de personnage. Ce style me rappelle un certain genre de Versailles avant l'heure. D'ailleurs, les événements proposés dans ce DLC nous donnent un avant-goût de l'époque moderne, où les familles patriciennes se donnent des bals, et où des choses ne se passent pas toujours comme prévues... Ce DLC nous rappelle dans un sens comment les républiques à l'époque médiévale étaient en avance sur leur temps, dans leur manière de vivre.

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Un seul objectif : l'OR !

Au début, vous ne possédez qu'un ou deux territoires, vous avez des familles concurrentes, des monarques qui vous veulent du mal, et votre armée est ridicule… Vous n'avez qu'une seule solution : devenir riche. Plus encore que dans le jeu de base, l'or est indispensable pour votre partie car il va vous servir tous le temps. Pour entretenir vos relations avec les voisins, pour recruter des mercenaires en temps de guerre, pour développer vos cités et comptoirs, pour devenir doge… Bref, beaucoup de chose. Mais, comment gagner de l'or, direz-vous ? Eh bien, il y a deux solutions...

Tout d'abord, le système de comptoir. Le DLC permet aux républiques marchandes d'avoir accès à une fonctionnalité supplémentaire, en créant des comptoirs où l'on souhaite. En effet, il suffit de sélectionner un territoire, d'ouvrir un nouvel onglet et de construire un comptoir, sans pour autant que le territoire nous appartient. Ceci dit, attention. Vous ne pouvez pas construire n'importe où votre comptoir. Déjà, c'est un énorme investissement (entre 400 et 800 pièces d'or !), ensuite la construction d'un comptoir déplaira au souverain possédant le territoire, vérifier que vos relations soient bonnes avec, ou sinon, ce sera la guerre. Enfin, il y a tout un aspect de gestion marchande et de concurrence entre les différentes républiques marchandes, surtout dans la mer méditerranée (Le Gotland étant la seule république du Nord, elle ne connaît pas tellement la concurrence). Nous avons accès à une nouvelle carte qui nous permet de voir l'influence de nos comptoirs sur la méditerranée, par rapport aux autres républiques. Le but sera ainsi de contrôler tous les emplacements de comptoirs sur le pourtour méditerranéen pour devenir la meilleur république marchande de tous les temps. Pour ce faire, il faudra construire, construire et encore construire des comptoirs. Ces comptoirs rapportent plus ou moins d'or selon leurs positions, mais aussi de leur degré d'optimisation. Notons également que la construction d'un comptoir permet d'obtenir un Casus Belli par la suite, afin de revendiquer le territoire intéressé, et peut permettre aux républiques de s'agrandir. Mais, soyons clair, le but n'est pas là. Les républiques sont constituées de petits territoires mais sont très riches.

L'autre solution est de développer sa cité car, en effet, ce sont les cités qui sont notre principale intérêt et capitale de la république. Ces cités produisent plus d'or que n'importe quelle châtellenie. Comme d'habitude, nous pouvons construire divers types de bâtiments pour rendre nos cités beaucoup plus fortes et plus riches. Ainsi, le joueur n'a pas forcément besoin d'avoir énormément de territoire dans le sens où 2 cités peuvent rapporter plus d'or que 5-6 châtellenies, sans parler des comptoirs qui rapportent également de l'or.

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Pari gagné donc ?

Pour conclure, The Republic est un très bon DLC. Assez riche en contenu, permettant de jouer une république, chose tout à fait inédite et originale, pour une petite dizaine d'euro, c'est un très bon achat pour tout joueur qui ont déjà beaucoup joué à Crusader Kings II. Cependant, il n'est pas du tout indispensable comme pouvait l'être son frère aîné Sword of Islam. La raison principale est que le contrôle de la république est sympathique, mais sans plus. Le joueur a plus l'impression d'avoir joué une sorte de scénario unique et l'exception dans Crusader Kings II. Concrètement, les joueurs auront tendance à y jouer une fois, prendre du bon temps et s'amuser, mais n'y retourneront pas dessus en recommençant une partie. Donc, un DLC destiné pour les joueurs ayant déjà bien retourné le jeu de base, qui veulent une aventure originale. Sans doute le meilleur DLC après Sword of Islam pour le moment, le futur DLC The Old Gods risque d'écraser totalement The Republic (et les autres !), au point de complètement oublier son existence.

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8.5
Crusader Kings II : The Republic

Le 5ème DLC
Une aventure originale, qui permet aux joueurs de vivre dans la peau d'un doge dans une république marchande, The Republic est un DLC sympathique qui promet de longues heures de jeu supplémentaire, pour toutes personnes ayant soif de richesse et de domination mercantile !
Intérêt historique :
  • +Contrôler une république marchande à l'époque médiévale
  • +Nombreux nouveaux événements
  • +Système d'élection des doges
  • +L'ajout des comptoirs
  • +L'interface remodelée
  • -Dépense en or excessif ?
  • -IA rivale assez puissante

  • Orochti Le Chti templier, Ancien membre d'HistoriaGames
  • "Tu dois aimer la France, car la nature l'a faite belle, et son histoire grande." Ernest Lavisse
  • "Eureka !" Archimède