Crusader Kings II : Jade Dragon

Roi de Dreamland
Thématique
Moyen-âge
4 décembre
2018
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • MAc OS X
  • Linux
ÉditeurParadox Interactive
DéveloppeurParadox Development Studio
Date de sortieNovembre 2017

Plus ancien que ses homologues Hearts of Iron IV et Europa Universalis IV, Crusader Kings II a droit à moins de contenus additionnels. Pour autant, il serait faux de dire que le jeu médiéval de Paradox Interactive est entièrement délaissé par son créateur.

En témoigne ce dernier DLC en date, intitulé Jade Dragon, et qui vient élargir l’horizon du jeu à la Chine et à l’Extrême Orient. Nécessaire ? Utile ? Indispensable ? Raté ? Voici venir notre verdict.

La Chine, nouvel axe de développement de Crusader Kings II

Si à première vue, un jeu se déroulant à l’époque médiévale a, selon notre conception historique occidentale dominante, plus de chances de se dérouler en Europe, voire au Proche-Orient avec les croisades, Paradox Interactive prend le pari de s’ouvrir à l’exotisme chinois.

Après des précédents DLC consacrés aux Indiens ou aux tribus Arabes, c’est donc vers la Chine que s’étend la carte du jeu, toujours davantage vers l’Extrême Orient.

Il faut dire que l’importance de la région, capitale, est souvent minorée. La seule route de la soie, implémentée comme une voie commerciale principale dans le jeu de façon plutôt pertinente, suffit à nous faire comprendre l’intérêt stratégique de cette zone.

La principale fonctionnalité du DLC réside alors en des mécaniques de gameplay qui vont permettre au joueur d’interagir avec cette région du monde. L’essentiel du contenu de ce Jade Dragon se concentre en un seul écran offrant des interactions diverses, mais force est de constater qu’en dépit de cette limitation, la réalisation est plutôt bonne.

Le joueur va accumuler un capital en terme de « grâce » qu’il pourra dépenser pour interagir de telle ou telle façon avec la Chine... chaque interaction offrant bien évidement son lot de bonus. Il s’agit de choisir de façon flexible les interactions les plus utiles vis-à-vis de notre situation en partie.

Le fait est que cette interface de dialogue avec la Chine offre des possibilités nombreuses qui peuvent faire l’objet d’une micro-gestion. L’éventail des actions possiblement envisageable est assez conséquent. Allant d’une simple demande de tributs jusqu’à des possibilités de pillages et d’invasions, il faudra fixer dorénavant une stratégie propre vis-à-vis de l’Empire du Milieu.

Test de Crusader Kings II : Jade Dragon  Test de Crusader Kings II : Jade Dragon

Un équilibrage pas toujours optimal

Si l’ajout du contenu relatif à l’interface de relations vis-à-vis de la Chine est plutôt bien inspiré, l’équilibrage du jeu reste parfois problématique en revanche.

En effet, malgré le fait que Jade Dragon réussisse à remplir l’essentiel de son contrat, force est de constater que les puissances catholiques sont devenues dans le sud de l’Europe très puissantes en début de jeu. L’équilibrage pose alors problème, notamment avec les entités musulmanes.

La puissance de l’Empire du Milieu en lui-même est également parfois quelque peu disproportionnée, et cela peut s’avérer très frustrant vis-à-vis d’une partie qui peut s’interrompre de façon prématurée en raison d’un Empereur chinois trop agacé par vos manigances à ses frontières.

On peut toutefois espérer que ces problèmes d’équilibrage pourront être corrigés sur le long terme par Paradox.

Il faut également noter l’ajout de nouveaux types de casus belli qui offrent davantage de diversité au gameplay militaire, qui pouvait parfois s’avérer redondant. Fini les seules et uniques guerres de conquêtes. À l’image de ce qui se fait dans Europa Universalis IV, il est dorénavant possible d’attaquer un voisin pour des raisons religieuses ou commerciales...

Ce sont au total pas moins de huit nouveaux types de casus belli qui rendent le jeu plus varié dans un domaine où il en avait bien besoin. De quoi clairement redynamiser le jeu en offrant de nouvelles possibilités stratégiques !

Test de Crusader Kings II : Jade Dragon  Test de Crusader Kings II : Jade Dragon

7.0
Crusader Kings II : Jade Dragon

Un DLC qui fait le travail

L’essentiel du contrat de ce Jade Dragon est rempli. Disons-le clairement. Les joueurs peuvent interagir avec l’Empire du Milieu et les développements internes de ce dernier ont une influence sur la partie, notamment à travers le dynamisme du commerce plus ou moins développé de la route de la Soie. L’interface de relations avec la Chine est bien pensée, et elle constitue le cœur de ce DLC.

Toutefois, quelques écueils persistent. L’ajout de cette nouvelle zone au jeu le rend moins équilibré. Jade Dragon est donc un DLC correct à recommander aux collectionneurs et aux joueurs confirmés de Crusader Kings II, tant son prix n’est pas anodin.

Intérêt historique :Verdict histoire
  • +L’interface des relations avec l’Empereur de Chine
  • +Les différentes interactions possibles
  • +Les nouveaux casus belli
  • -À réserver aux afficionados
  • -Des problèmes d’équilibrage
  • -Un DLC sympathique et réussi, mais pas non plus indispensable

  • Zog Chroniqueur, Historien, Testeur, Youtubeur
  • « Une Europe fédérée est indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre. » par Jean Monnet en 1952