Ancestors : The Humankind Odyssey

El Presidente
Thématique
Préhistoire
26 août
2019
Info sur le jeu
Plateforme
  • PC Windows
  • PlayStation 4
  • Xbox One
ÉditeurPrivate Division
DéveloppeurPanache Digital Games
Date de sortieAoût 2019

Annoncé il y a un petit peu plus de quatre ans, Ancestors : The Humankind Odyssey n'a eu de cesse de nous intriguer, sans que l'on sache pour autant à quoi s'attendre au niveau du gameplay. À l'époque, ce fut surtout le nom de son créateur qui nous avait enthousiasmé : Patrice Désilets.

Ce créateur québécois est à l'origine d'Assassin's Creed, l'une des plus grandes sagas vidéoludiques du XXIème siècle. En 2014, il fonde le studio Panache Digital Games avec pour ambition, entre autre, d'être au chose que "le créateur d'Assassin's Creed", titre honorifique qui lui colle à la peau depuis la fin du développement de Brotherhood et son départ d'Ubisoft en 2010.

On le retrouve donc neuf années plus tard, à la tête de sa propre équipe, avec un jeu ambitieux à la thématique originale et quasiment jamais visitée dans l'industrie vidéoludique : l'Histoire des Hominidés au Néogène, leur évolution et leur survie en Afrique.

Et autant le dire de suite, Patrice Désilets peut désormais s'enorgueillir d'être autre chose que "le créateur d'Assassin's Creed" avec ce Ancestors : The Humankind Odyssey que l'on espère être le début d'une nouvelle grande saga historico-vidéoludique. Nous allons voir pourquoi avec le test qui suit.

Test d'Ancestors : The Humankind Odyssey

Message de prévention à destination des joueurs

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de signaler une information d'une grande importance. Ancestors : The Humankind Odyssey se doit d'être joué sans aucune aide extérieure, sans aucun guide, et sans avoir consulté de vidéos d'un Youtubeur, au risque de gâcher totalement votre expérience de jeu.

Le jeu propose un petit tutorial pour votre première partie, histoire de vous familiariser avec les mécanismes de base du gameplay. Mais une fois celui-ci terminé, c'est à nous, et à nous seul, de nous débrouiller.

Ancestors : The Humankind Odyssey est un jeu de découverte, une expérience vidéoludique réaliste comme l'on en voit trop rarement, avec une liberté d'évolution conséquente. On est lâché dans un vaste environnement dans lequel on devra survivre par tous les moyens possibles. Et le tout se fera sans mini-map, sans inventaire et avec le strict minimum au niveau de l'interface.

Vous êtes censés avoir une capacité intellectuelle plus élevée que celle d'un singe, à moins que vous ne soyez créationnistes, donc si vous êtes bloqués à un moment, posez-vous les bonnes questions... Observez bien l'environnement, utilisez vos sens, faites évoluer votre lignée. Si vous êtes normalement constitué, vous saurez quoi faire avec une branche d'arbre. Vous devriez aussi savoir quoi faire avec deux cailloux. Et avec une noix de coco également... Enfin, sauf si vous faites confiance à votre anus, vous n'allez pas l'avaler toute crue tout de même !?

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyCet hominidé est en train de saigner... À vous de trouver une solution pour le soigner !

Tout cela pour dire, que lorsque vous ferez l'acquisition d'Ancestors : The Humankind Odyssey, vous saurez dans quoi vous mettez les pieds. Personnellement, ayant eu la chance de pouvoir tester le jeu avant tout le monde, je n'ai pas été pollué par des guides ou des vidéos de Youtubeurs nous proposant son “Top 10 des moyens de survivre” ou encore “Regardez ce que l'on peut faire avec une noix de coco”. J'ai dû me débrouiller tout seul et j'ai donc pleinement profité de l'expérience la plus optimale, celle où l'on se creuse la tête et où l'on galère, mais surtout celle qui est la plus enrichissante émotionnellement et intellectuellement parlant.

Autre chose utile à savoir : il est fortement conseillé de jouer à la manette. Ancestors : The Humankind Odyssey comporte un certain nombre d'actions contextuelles qu'il est plus aisé de réaliser à l'aide d'un contrôleur.

Enfin, le jeu étant développé sous l'Unreal Engine, il fallait se douter qu'Epic Games (c'est son moteur, pour ceux qui ne le savent pas encore) propose le jeu en exclusivité sur son launcher. Pour les besoins du test, j'ai dû franchir le pas, et je suis encore vivant. Vous pouvez donc le faire !

Revivre l'Histoire évolutive de la lignée humaine en toute liberté

Ancestors : The Humankind Odyssey nous propose de suivre la grande Histoire évolutive de la lignée humaine et cela jusqu'à l'apparition du genre Homo. Nous incarnons de grands singes sans queue il y a 10 millions d'années en Afrique. La partie par défaut nous permet de prendre en main la destinée d'un clan se trouvant au fin fond de la jungle.

À partir de là, c'est à vous de créer votre propre histoire et vos aventures. À aucun moment vous ne serez pris par la main pour être guidés. Il n'y a pas d'histoire principale ni d'objectifs secondaires. C'est un parti pris qui ne plaira pas à tout le monde, mais ce genre de jeu fait un bien fou de nos jours. D'autant plus qu'il le fait admirablement bien.

On peut rapprocher cette expérience à un jeu comme Minecraft (dans ses premières versions), mis à part que, dans Ancestors : The Humankind Odyssey, le monde n'est pas généré de manière procédurale. Chaque partie se déroulera donc sur la même carte. Certes, celle-ci est immense, variée et formidablement bien construite. Elle propose en outre différents biomes à découvrir et à parcourir sans aucun temps de chargement. Mais le problème qui se pose est que lorsque l'on refait une partie, et si l'on a une bonne mémoire, on se rappelle des endroits clés, ce qui peut nous faciliter la vie, réduisant ainsi peu à peu l'intérêt du titre et sa rejouabilité.

Cela peut être un problème sur le long terme, sauf si les développeurs ont la bonne idée de rajouter des cartes, ou même d'autres biomes, sous la forme de patchs ou de DLCs.

Il est également possible de commencer une partie personnalisable et de modifier ainsi la position de départ (en fonction des lieux découverts dans votre précédente partie) ainsi que la taille du clan. Vous pouvez aussi bien débuter une partie tout seul en mode survivant, afin de corser votre périple.

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyIl est possible de porter les bébés sur soi. C'est trop mimi...

Toumaï, Sahelanthropus tchadensis et mâle fort courageux, cherche femelle pour fonder famille

Revenons à notre clan de départ. Il est possible de switcher entre les membres de celui-ci comme on le souhaite. Ce clan se constitue d'adultes qui sont essentiellement destinés à la fornication afin d'assurer sa pérennité tant que les femelles sont fertiles. Nous avons aussi les anciens qui ont la caractéristique, du fait de leur expérience, de n'avoir peur de rien (on reviendra sur le principe de peur plus loin). Et il y a bien entendu la progéniture qui est à la base de l'évolution.

Il est en effet obligatoire que l'hominidé contrôlé soit en contact avec un bébé car c'est en leur présence que vous allez pouvoir stimuler votre intellect et gagner de l'énergie neuronale. Cela correspond grosso modo à l'expérience. Elle se gagne en réalisant tout un tas d'actions, en découvrant des choses ou en réalisant des prouesses d'évolution.

Cette expérience va pouvoir être dépensée dans le réseau neuronal pour développer votre clan en déverrouillant des neurones extrêmement nombreux. Ils renferment des aptitudes et compétences qui sont liées à la motricité, à l'intelligence, au sens et à la communication. Vous êtes libre de choisir les neurones qui vous semblent nécessaires au moment présent tant qu'ils sont reliés entre eux.

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyLe réseau neuronal en début de partie.

Vous pouvez évoluer ainsi jour après jour, nuit après nuit, jusqu'à ce que vous vous rendiez compte qu'il va falloir évoluer un peu plus que cela. Et pour cela, il faut faire des bébés. Les femelles fertiles peuvent avoir jusqu'à deux bambins. Il faut d'abord que le mâle et la femelle s'entendent et créent un lien (à vous de découvrir comment...). Ensuite vient l'acte charnel, suivi d'une période de gestation. Plutôt que d'attendre la naissance, il est possible de faire un saut dans le temps de 15 mois.

Ces bébés vont vous permettre de renforcer des neurones, c'est à dire les sauvegarder pour la génération suivante. En effet, lorsque vous faites évoluer votre lignée, l'expérience gagnée revient à zéro et les neurones non renforcés seront perdus (il faudra les réapprendre lors de la génération suivante). Par exemple, s'il y a trois enfants dans le clan, alors trois neurones pourront être renforcés.

Ensuite, vous pouvez décider de faire évoluer votre lignée, vous faisant avancer dans le temps, quinze ans après. Entre temps, les enfants sont devenus des adultes, les adultes ont vieilli et les anciens nourrissent désormais les vers. Ainsi va la vie... Et on recommence la même ritournelle.

C'est un système qui fonctionne à merveille même si cela peut sembler répétitif à la longue. On doit refaire très souvent les mêmes actions, surtout que rien n'est automatisé. J'ai dû dépouiller les arbustes de centaines de leur branches tout au long de ma partie. Personnellement, cela ne m'a pas gêné car c'était nécessaire (et ça fait gagner un peu d'énergie neuronale).

Test d'Ancestors : The Humankind Odyssey  Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyÉvolution vers une nouvelle espèce.

L'évolution de votre clan et de votre lignée, c'est bien beau... mais qu'en est-il de votre espèce ? Ce coup-ci, ce sont les prouesses d'évolution qui vont jouer un rôle important. Celles-ci sont cachées jusqu'à leur découverte. Cela fonctionne un peu à la manière des succès dans d'autres jeux. Dès que vous avez accompli ou découvert quelque chose - que volontairement je ne dévoilerai pas - vous gagnez une prouesse qui va être utilisée pour passer, non pas des jours ou des mois, mais des milliers d'années !

Il n'y a certes pas d'histoire principale dans Ancestors : The Humankind Odyssey, mais il y a tout de même un petit défi en fil rouge. Il s'agit d'évoluer de génération en génération le plus rapidement possible par rapport à la réalité historique. Ainsi, des prouesses découvertes très tôt vont apporter des années supplémentaires en bonus.

En fonction du nombre de prouesses réalisées, vous allez pouvoir faire un immense saut dans le temps et peut-être espérer évoluer vers une nouvelle espèce d'hominidé. La prochaine espèce apportera son lot de nouvelles aptitudes et renforcera certaines de vos caractéristiques vous aidant ainsi à contrecarrer les nombreux défis de la vie sauvage.

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyLa première des prouesses facile à trouver...

“Quiconque taquine un nid de guêpe doit savoir courir.”

La vie d'un hominidé en Afrique durant le Néogène ne sera pas de tout repos. Ancestors : The Humankind Odyssey n'est pas un jeu de survie pour rien.

Chacun joue comme il le veut, mais au bout d'un moment, ce coin perdu au fin fond de la jungle va devenir un peu exigu. Surtout, il finira par ne plus être favorable à votre évolution. Il va donc falloir émigrer avec tous les problèmes que cela implique. Il faut dire aussi que nos lointains ancêtres ne connaissaient pas la sédentarité, et qu'il est donc naturel de changer de camp régulièrement.

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyMigration du clan vers un nouveau camp.

Un camp, c'est aussi un territoire avec des frontières naturelles. Passer outre, c'est s'éloigner du camp et de la famille (si vous êtes partis seul en exploration), entraînant ainsi une baisse de dopamine. Votre hominidé va alors commencer à voir son système de survie chamboulé. La peur s'installe peu à peu et des hallucinations vont apparaître. Dès qu'il n'a plus de dopamine, il entre dans un état de frénésie et perd le contrôle, jusqu'au retour vers le camp par ses propres moyens. Pour combattre cette peur, il faut stimuler le système nerveux afin d'en préserver la dopamine (à vous de voir comment...).

S'ils sont seuls, les anciens n'auront aucun mal à explorer les terres au delà des frontières, sur de très longues distances. Le problème étant qu'avec la vieillesse, ils ont perdu en mobilité et en endurance. Leur progression dans ce monde inconnu sera donc assez lent. On ne peut pas tout avoir...

Mais ce n'est pas tout, car vous aurez à faire face à plusieurs bestioles vicieuses. Elles sont de toutes sortes et vous poseront pas mal de problèmes si vous ne faites pas attention. Le jeu propose plusieurs solutions pour les combattre ou les esquiver. Le système est vraiment bien fichu même s'il y a parfois quelques abus. Il y a des bestioles qui sont particulièrement têtues et qui n'hésitent pas venir et revenir sans cesse, même blessées, jusqu'à ce que mort s'en suive. Cela donne des situations assez pénibles qui feront enrager plus d'un joueur.

Je ne vais pas vous dévoiler la liste, mais seulement citer le machairodonte qui lors de vos premières confrontations vous mettra certainement de mauvaise humeur...

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyVotre pire ennemi...

Le climat joue aussi son rôle, même si cela se limite à la pluie (ce n'est pas agréable d'avoir les poils mouillés), à la fraîcheur ou à la chaleur. Vous pouvez vous en protéger. Mais encore une fois, c'est à vous de voir comment. Il y a plein d'éléments dans la nature qui apporteront des bonus, et des malus. Il faudra de toute façon tout expérimenter, tout goûter, tout voir, tout essayer... car c'est le seul moyen pour évoluer.

La faim, la soif, la fatigue et le sommeil sont des éléments importants qu'il faudra savoir gérer, d'autant plus quand l'interface est minimaliste. Vous devrez faire appel à vos sens, et les améliorer si nécessaire, afin de trouver des sources d'eau et de nourriture. Le jeu n'ayant pas de carte, vous devrez souvent utiliser vos sens pour vous repérer. Encore une fois, c'est une fonctionnalité très bien pensée.

Test d'Ancestors : The Humankind Odyssey  Test d'Ancestors : The Humankind Odyssey  Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyActiver vos sens afin de vous repérer dans l'espace et dénicher des éléments essentiels à votre survie.

Ainsi, Ancestors : The Humankind Odyssey est vraiment d'une grande richesse tout en proposant une expérience plutôt réaliste. Les possibilités sont nombreuses même si elles sont limitées au cas des Hominidés, technologiquement bien inférieurs au genre Homo. Vous ne vivrez pas d'aventure de la même manière, même si la carte reste inchangée. Chaque biome propose des choses différentes.

Sachez toutefois que le game over interviendra lorsqu'il n'y a plus de membres dans le clan. Le jeu n'est pas d'une grande difficulté pour autant. Dès que l'on a trouvé la solution à un problème, ça en devient même très simple. Mis à part ce foutu machairodonte, la nature ne vous mettra pas trop de bâtons dans les roues, sauf si vous ne faites pas attention ou que vous ne vous êtes pas préparés. Un empoisonnement peut-être très rapidement guéri, tout comme une blessure.

D'ailleurs, à ce propos, il aurait peut-être été intéressant de rendre des membres du corps estropiés, à la suite de grave blessure, de manière permanente. Il aurait été aussi préférable de limiter l'exploration des terres inconnus par les anciens. En se débrouillant bien, il est possible de parcourir de très très longue distance avec un seul vieux hominidé. Toute sorte de fonctionnalités de ce genre est bon à prendre pour augmenter la difficulté, quitte à les mettre dans un mode hardcore à part. La seule difficulté proposée par le jeu, outre le fait de commencer seul, consiste à enlever totalement l'interface.

Test d'Ancestors : The Humankind OdysseyBon appétit !

Hakuna matata

Tout va bien dans le meilleur des mondes, comme le chantent Timon et Pumbaa. Ou presque. Techniquement, Ancestors : The Humankind Odyssey fait un quasi sans-faute. Le jeu est d'une fluidité exemplaire. Les bugs, très rares, sont habituels au genre des open-world, comme des petits soucis de collision ou de clipping, mais rien de vraiment gênant. Par ailleurs, quelques textes descriptifs d'aptitudes étaient encore en anglais sur notre version de test. Un patch est proposé le jour de la sortie.

Par contre visuellement, le jeu est loin des standards actuels. Certes, on peut être émerveillé par le level design, mais les textures et les effets de lumières offrent un rendu très moyen, terne et assez flou.

Après, à choisir, je préfère un jeu fluide et pas forcément très beau, qu'un jeu magnifique à la Metro Exodus mais pas du tout optimisé. Le pire étant le jeu moche et mal optimisé comme Fallout 76, mais c'est une autre histoire... Heureusement, ce n'est pas le cas avec Ancestors : The Humankind Odyssey qui est un jeu très agréable à jouer. Mais, il est à craindre que les Jean-Dylan qui ne jurent que par les graphismes crient scandale à tort et à travers, alors que le jeu a pourtant tant à offrir.

Il sera désormais intéressant de savoir si Panache Digital Games va poursuivre le développement de ce jeu et nous permettre de poursuivre l'aventure avec le genre Homo et au-delà. Il est vrai qu'avec les Hominidés du Néogène, les possibilités d'un point de vue technologiques sont limités. Il sera passionnant avec ce gameplay de voir l'évolution de l'Homo habilis, l'Homo erectus jusqu'au moins l'Homo sapiens.

8.5
Ancestors : The Humankind Odyssey

L'Archéologie expérimentale en jeu vidéo
Ancestors : The Humankind Odyssey est assurément une grande réussite pour le studio québécois et permet à Patrice Désilets de ne plus être seulement le gars qui a créé Assassin's Creed (ce qui est déjà bien en soi). Jouissant d'une grande liberté, on prend plaisir à évoluer dans ce vaste monde malgré les nombreux dangers qui y résident.
Intérêt historique :Ancestors : The Humankind Odyssey a tout pour intégrer les cours d'Histoire et de Sciences de la Vie et de la Terre. On sent la participation d'archéologues et de spécialistes de la période à la création du jeu tant les détails sont nombreux. Il aurait été intéressant d'y intégrer une encyclopédie à part qui aurait pu décrire chacune de nos découvertes.
  • +Enfin un jeu sur le Néogène et les Hominidés respectueux
  • +Level Design incroyable
  • +Des biomes variés
  • +Gameplay exigeant et gratifiant
  • +Les possibilités d'évolution immense
  • -Graphisme terne et flou
  • -Rejouabilité présentant peu d'intérêt
  • -Des situations face à un prédateur aux dents longues assez pénibles.
5
Graphismes

Clairement, le studio n'avait pas les moyens de faire plus beau et s'est surtout concentré pour rendre une copie aussi complète que fluide. De toute façon, ça n'est pas l'intérêt principal du titre.

8.5
Technique

Par définition, un jeu fluide a de grandes chances d'être un bon jeu avec lequel il est agréable de jouer. C'est le cas de celui-ci, et les quelques micro-bugs par-ci par-là, ou l'unique crash que j'ai pu avoir, n'entâchent en rien l'expérience.

8.5
Jouabilité

La prise en main est assez délicate au début. Le jeu fonctionne beaucoup sur des actions contextuelles. Mais après, on comprend pourquoi on est aussi maladroit...

7
Durée de vie

Il m'a fallu une trentaine d'heures pour en arriver à bout, mais chacun vivra une aventure différente, plus ou moins rapidement. Le problème étant surtout la rejouabilité sur une carte identique d'une partie à une autre.

9
Ambiance

Que cela soit la musique typée africaine ou les bruits d'animaux que l'on entend dans les différents biomes, l'ambiance est une des grandes réussites du titre.

/
Scénario

Le jeu ne propose pas d'histoire. Il vous permet par contre de créer vos propres aventures. Vous êtes libre de faire ce que vous voulez, quand vous voulez, où vous voulez.


  • Aymdef El Présidente, Rédacteur en chef, Testeur, Chroniqueur, Historien Email | Twitter
  • "L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." George S. Patton