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Test de War in the Pacific - Admiral's Edition

Par Zglub

  • PC Windows

War in the Pacific - Admiral's Edition jaquette PC

Titre original : War in the Pacific - Admiral's Edition
Groupe : War in the Pacific
Genre : Stratégie
Sous-genre : Wargame opérationnel au tour par tour
Éditeur : Matrix Games
Développeur : Henderson Field Designs
Sortie : 27 juillet 2009
Support : Windows 98 | 2000 | XP | Vista | Seven
Langues : Anglais

Poursuivant ma série de tests sur les jeux simulant la seconde guerre mondiale, je me suis attaqué à un autre monster game de Gary Grigsby : War in the Pacific - Admiral's edition. Comme vous l'aurez compris, nous quittons le front de l'Est pour le cadre enchanteur du Pacifique. Enfin, cadre enchanteur à l'heure actuelle, car à la fin de l'année 1941, cette partie du monde n'avait de Pacifique que le nom.

Le jeu permet de revivre l'intégralité de la guerre du Pacifique, du 7 décembre 1941 (attaque japonaise sur Pearl Harbour) jusqu'au début de l'année 1946 (certes, cela ne colle pas à la réalité historique). La surface de jeu s'étend des Indes jusqu'à l'Australie, et comprend également la côte ouest du Canada et des Etats-Unis. Un hexagone équivaut à 40 milles nautiques (soit 74,08 km pour être précis). Les forces en présence sont les Japonais d'une part, et les alliés de l'autre, soit les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, la France, les Pays-Bas (l'Indonésie était une colonie hollandaise), les Chinois, les Russes, et les Anglais... Rien que ça...

Un concept original : le WEGO

Test de War in the Pacific - Admiral's EditionEn effet, il s'agit bien d'un jeu au tour par tour. Chaque tour peut, au choix du joueur, représenter 1, 2, 3 ou 4 jours. Chaque tour est composé d'un certain nombre de phases (navales, aériennes, terrestres,...).

L'originalité du jeu tient au fait qu'au début de chaque tour, le joueur donne les ordres aux unités, l'ordinateur fait de même, et ensuite, la résolution des différentes phases du tour se fait simultanément. Ce système inclut donc une grande part d'incertitude lors des mouvements : est-ce que l'ennemi sera bien là où je pense qu'il doit être ? Un peu comme les amiraux à l'époque. Les grandes batailles aéronavales de cette campagne n'ont été que le résultat de suppositions ou de coup de chance suite à une mission de reconnaissance.

À chaque tour, il faudra donc analyser les rapports de contacts et de reconnaissance, ainsi que les rapports de signaux radio, et estimer le déplacement de la flotte adverse pour tenter de l'intercepter et de la détruire.

Lorsqu'un combat survient, une petite animation (désactivable via le menu), apparaît sur le côté droit de l'écran (combat aérien, bombardement précédé des tirs de DCA, attaque à l'aide de grenades sous-marines,...).

Une campagne sur terre, sur mer et dans les airs

Test de War in the Pacific - Admiral's EditionToutes les composantes de la campagne sont en effet simulées. Outre les affrontement en mer (combats navals purs ou bien affrontement entre les avions embarqués sur les portes-avions), l'aviation basée au sol est prise en compte, que ce soit pour la reconnaissance, l'escorte, la patrouille aérienne ou les bombardements, en mer ou sur terre). La « piétaille » est aussi de la partie, et il sera donc possible de faire débarquer ses troupes sur les petites îles, pour les reconquérir selon la technique du « saut de puce » (d'île en île), comme dans la réalité. Vu la taille de ces îles, les troupes au sol seront peu nombreuses et les affrontements meurtriers.

Chaque appareil (navire, avion,..) dispose d'une fiche détaillée reprenant une multitude d'indications, notamment le nom de commandant. Pour l'aviation, une liste indiquant les pilotes de chaque escadrile (ainsi que leur nombre de victoires, notamment) est incluse. En cherchant un peu, je suis sur qu'on peut y trouver Gregory « Pappy » Boyington...(Pour ceux qui ignorent qui est ce personnage, je leur conseille de visionner d'urgence la série Les têtes brulées...)

Tuto ! Tuto ! Tuto !

Test de War in the Pacific - Admiral's EditionNon, il ne s'agit pas du signal de lancement de l'attaque sur Pearl Harbour, mais bien d'un appel du pied à l'intention de Gary Grigsby. Ses jeux sont en effet d'une richesse exemplaire et d'une profondeur rarement atteinte à cette échelle de jeu. Mais leur complexité est de nature à décourager l'amateur qui n'a pas envie de parcourir le volumineux manuel (environ 330 pages) simplement pour donner l'ordre à une de ses flottes d'effectuer une patrouille anti-sous-marin au large de Guadalcanal...Chaque unité peut effectuer un bon nombre de missions. Mais attribuer une zone de reconnaissance aérienne, par exemple, n'est pas des plus évidents, d'autant que le manuel n'est pas des plus clairs à ce sujet...

Autre petit défaut du jeu, l'absence de scénarios variés. Sur la quinzaine de campagnes proposées, une dizaine est, en fait, la grande campagne, avec une ou l'autre option (chinois qui interviennent ou non, idem pour les russes, début de la campagne le 8 décembre 1941 au lieu du 7...). Ah oui, j'ai oublié de préciser que pour les campagnes débutant le 7 décembre 1941, le joueur allié ne peut agir pendant le premier tour, pour simuler l'effet de surprise... Sinon, il est également possible de rejouer la bataille de la mer de Corail, Midway et Guadalcanal.

Notre Verdict 8.0 / 10

War in the Pacific est un très bon jeu, complet et complexe, réservant son lot de surprises, apportant un concept rarement (si pas jamais) utilisé dans le wargame sur carte au tour par tour. Malheureusement, l'absence de tutoriel et le manuel un peu obscur semble le réserver à une poignée de joueurs ultra-motivés. Dommage !

Intérêt historique selon Zglub :
    Les Plus :
  • Résolution en simultané des ordres
  • L'impression de jouer à cache-cache avec l'ennemi
  • Tous les aspects du conflit sont abordés
  • Le cadre exotique
    Les Moins :
  • Absence de tutoriel
  • Ordres pas faciles à donner
  • Manuel qui manque de précision sur certains points
  • Zglub Le Wargamer belge, Testeur de wargame

  • "La guerre! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires." G. Clémenceau