Trois uchronies à lire pour les fans d'histoire alternative

Roi d'Albanie
Thématique
Uchronie
25 avril
2017

Il est une question que se pose inlassablement l’amateur d’Histoire : « que ce serait-il passé si… ? ».

Que ce serait-il passé si la flotte franco-espagnole avait triomphé des britanniques à Trafalgar ? Que ce serait-il passé si les tuniques rouges étaient parvenues à rétablir l’autorité du roi Georges dans les Treize Colonies ? Que ce serait-il passé si un caporal autrichien incorporé dans l’armée allemande n’avait pas survécu aux gaz et aux tranchées de la Grande Guerre ? Ce ne sont là que quelques exemples parmi la multitude de questions que l’on peut se poser.

Notre Histoire, celle de l’humanité, est ce qu’elle est. Grande, complexe, riche et subtile à la fois, elle ne serait se résoudre à des considérations simplistes et à une logique duale. L’exercice qui consiste à en modifier un évènement, pour tenter de la réécrire et d’en réinventer la suite est toutefois aussi exaltant qu’il est périlleux. Exaltant et périlleux, car il constitue un saut dans l’inconnu et la supposition. C’est donc un art délicat qu’est celui de l’uchronie, plus familièrement appelée « histoire alternative ».

Qu’on se le dise clairement : réinventer l’Histoire est à la portée du premier quidam. Le faire d’une façon correcte, et surtout plausible, est en revanche bien moins aisé et réclame de prendre en compte des tonnes de variables souvent oubliées par les « uchronistes en herbe ». Leur erreur est de penser que la modification d’un élément donné n’aura pas d’incidences sur la suite de l’Histoire, entrainant un enchainement logique et un déroulement du fil temporel se faisant « toutes choses égales par ailleurs. »

Prenons un exemple : une uchronie qui fait « fantasmer » beaucoup d’amateurs d’Histoire, ou de nostalgiques (mais là c’est une autre histoire…), serait de savoir ce qui se serait passé si Hitler avait pu bénéficier du temps nécessaire au développement total de ses « Wunderwaffen », ses armes miracles.

Un uchroniste averti en arrivera à la conclusion que ces armes miracles nécessitaient énormément de ressources rares et précieuses dont le Reich manquait cruellement à l’époque. Si les Allemands ont perdu la course à la recherche dans certains domaines clés, comme celui de l’atome, c’est bien parce que leurs capacités de productions étaient déjà fortement mobilisées pour combattre les Alliés au sol, sur mers et dans les airs.

Par conséquent, le fait d’accélérer le développement des armes miracles se fera forcement au détriment d’autres facteurs de productions et les ressources consacrées à ces projets manqueront à d’autres usines créant des chars, des avions, des canons... Moins de canons antiaériens et moins d’avions, c’est une Allemagne exposée plus tôt et plus fortement aux bombardiers des Alliés, et dont l’industrie se voit ainsi être menacée pendant qu’aux Etats-Unis, les chercheurs planchent en toute tranquillité sur le projet Manhattan.

Et il ne s’agit là que d’une seule des nombreuses variables à prendre en compte afin de rester dans le domaine du plausible et du réaliste. Le fait de modifier un élément de l’Histoire entraine une réaction en chaine qui modifie grandement le cours des choses selon la logique dite de « l’effet papillon ».

Cette nuance n’est hélas que rarement saisie par l’uchroniste en herbe. Et c’est dommage, car c’est bel et bien là que réside toute la beauté d’une uchronie réussie. Elle parvient à peindre un tableau réaliste de ce qu’aurait pu être l’Histoire et se distingue par-là d’un vulgaire fantasme totalement fantaisiste sans queue ni tête.

Aussi, face à un scenario tel que celui des Wunderwaffen, l’uchroniste en herbe se contentera de présenter une Allemagne qui, grâce à son armement de pointe, parvient à remporter la Seconde Guerre mondiale. Il le fera sans expliquer comment elle parvient à surmonter sa pénurie de matières premières ou à retenir les armées Alliées. Cette issue bâclée nous est alors présentée au mépris et à la totale ignorance de nombreux autres facteurs qui rendent un tel cas de figure strictement impossible.

Or, la bonne uchronie est celle qui sait rester plausible, et où l’auteur parvient à simuler et imaginer la totalité des nombreuses implications qu’opère son changement sur le cours de l’Histoire. Le fait de modifier un évènement A par un évènement B n’entraine pas uniquement l’apparition d’une situation D différente de la situation historique C. Modifier le cours de l’Histoire en changeant un seul évènement s’accompagne d’un nombre énorme de bouleversements qu’il faut être capable de prendre en compte, en plus du contexte de l’époque que l’on retravaille.

À la question : « Comment aurait évolué le monde dans l’entre-guerre si Hitler n’avait pas existé ? », l’uchroniste en herbe se contentera d’apporter une réponse basique, par exemple : « Il n’y a pas de Seconde Guerre Mondiale avec l’Allemagne ». De son côté, l’uchroniste confirmé se pose de nombreuses questions avant d’apporter la réponse et le sens vers lequel il veut que tende son uchronie. Il prend en compte les variables : « Si Hitler n’existe pas, la République de Weimar parvient-elle à survivre ? », « Quelqu’un d’autre peut-il avoir le charisme suffisant pour mobiliser les masses allemandes ? », « L’Anschluss aurait-elle quand même eu lieu ? »... Grâce a un énorme travail de recherches et à la mise en lien d’un évènement avec toutes les variables qu’il implique, l’uchroniste de talent peut rencontrer le succès dans cet exercice délicat qu’est la réécriture de l’Histoire.

Maintenant que nous avons pu faire la différence entre une bonne et une mauvaise uchronie, passons en revue trois livres qui excellent tous dans cet art pour des raisons différentes.

« D. », par Robert Harris (2014)

D., par Robert Harris (2014)

Pour ouvrir le bal, parlons d’une uchronie qui n’en est pas tout à fait une. En effet, dans son roman « D. », l’écrivain Robert Harris choisi de s’intéresser à un fait plutôt occulté de notre histoire française, et dont l’évocation par l’Education Nationale est en général limitée en raison de son caractère peu glorieux : l’Affaire Dreyfus.

Ici, l’auteur ne choisit pas de changer un élément de l’Histoire pour en observer les conséquences. Au lieu de réécrire l’Histoire, Harris va se contenter de chercher à l’écrire et à la faire vivre dans une œuvre de fiction racontée de la plume de Marie-Georges Picquart, alors jeune officier de l’armée française.

Grace à un important travail de recherches et d’archives, Robert Harris parvient à simuler un récit écrit plausible qui nous est raconté par celui qui finira par devenir Ministre de la Guerre sous Clemenceau, avant de tragiquement mourir d’un accident peu avant le déclenchement du premier conflit mondial.

Le tour de force principal réside sans doute dans le fait que malgré l’issue connue de cette Affaire, l’auteur parvient à nous maintenir en haleine tout au long d’un récit qui s’apparente à une sorte d’investigation. Via un style d’écriture personnel et en maintenant le suspens, l’ouvrage est en effet des plus savoureux à dévorer.

Alors jeune colonel nommé à la ‘’section statistiques’’ (branche des services secrets de l’armée française), Picquart s’aperçoit de nombreuses irrégularités dans le dossier Dreyfus et parvient progressivement à trouver le véritable traitre, tout en rassemblant les preuves innocentant Dreyfus, alors maintenu en captivité dans des conditions inhumaines sur l’ile du Diable. C’est en effet lui qui est parvenu à confondre les écritures du bordereau et du ‘’petit bleu’’ qui avait servi à condamner Dreyfus.

Dans un Paris de la Belle Epoque où règne un certain antisémitisme, y compris dans les rangs de l’armée et du pouvoir politique, Picquart va donc devoir faire face à sa hiérarchie et à l’institution, bien décidée à étouffer l’affaire.

Revenir sur la culpabilité de Dreyfus, après toute la mise en scène et les efforts déployés pour convaincre les Français de sa culpabilité, c’est en effet une chose inacceptable pour le gouvernement. Il en va de sa crédibilité.

Par ailleurs, après la terrible humiliation de 1870 et la sévère défaite reçue lors de la guerre Franco-Prussienne, l’armée se cherche des coupables. Un traitre doit payer pour expliquer cette déconvenue.

Alsacien, juif, et parlant allemand, Dreyfus est un coupable idéal tout désigné qui convient bien mieux à l’armée que le véritable traitre : Ferdinand Esterhazy. Ce dernier a vendu aux Allemands divers plans de bataille français, ainsi que les positions de certaines unités et les caractéristiques techniques certaines innovations de l’artillerie.

Enfin, le General Boisdeffre espère bien récupérer l’Alsace-Moselle lors de la prochaine guerre face à l’Allemagne. Son grand projet d’alliance avec la Russie pourrait être remis en cause si un tel scandale venait éclabousser de nouveau l’armée française.

À travers « D. », le lecteur vit donc la lente découverte de la vérité par Picquart et son tiraillement, entre appartenance et obéissance a l’armée, son institution, et ses valeurs qui le poussent finalement à faire le choix de partir en croisade pour innocenter Dreyfus.

Mis en disgrâce par ses supérieurs, puis menacé à plusieurs reprises, Picquart mène un long combat romancé à la perfection par Harris, qui va parfois très loin dans le soin et dans le détail accordé à son écriture.

Les rencontres de Picquart avec Zola et Clémenceau constituent ainsi des moments forts du roman qui sait rester très juste, notamment lors du passage qu’il consacre au fameux pamphlet de Zola « J’Accuse ! » paru dans le journal de Clemenceau « L’Aurore ».

Il en ressort un excellent roman d’investigation, le polar étant un genre prisé par les uchronistes, qui parvient à couvrir de façon précise et sérieuse l’Affaire Dreyfus, tout en réussissant dans une perspective plus large à parfaitement représenter la société française de l’époque, les différents corps la constituant, et leurs états d’esprits respectifs.

Bien qu’inventés, les dialogues entre les protagonistes de l’époque restent on ne peut plus plausibles, et si la fin de l’histoire est dans le cas de ce livre déjà connue, le savoir-faire de Harris saura maintenir jusqu’au bout le suspens.

Alors, quand un écrivain britannique s’intéresse à l’Histoire de France et en fait un roman de qualité, pourquoi bouder son plaisir ?

« Dominion », par Christopher John Sansom (2012)

Dominion, par Christopher John Sansom (2012)

On poursuit avec une seconde uchronie, qui rentre cette fois-ci pleinement dans le domaine de l’histoire alternative. Dans son roman « Dominion », Sansom se propose d’étudier les conséquences qu’auraient eues sur le Royaume-Uni, sur la conduite de la Seconde Guerre mondiale, et plus globalement sur le monde, la nomination de Lord Halifax au poste de Premier Ministre en lieu et place de Winston Churchill, pour succéder à Neville Chamberlain en 1940.

Apres l’évacuation de Dunkerque, la chute de la France et les débuts de la Bataille d’Angleterre, Halifax, démoralisé et ne croyant pas au succès, préfère se montrer conciliant et signe la paix avec l’Allemagne nazie.

L’intrigue du roman commence en 1952, alors que l’Europe est sous domination allemande depuis plus de dix ans. Les pays conquis ont un rôle de partenaire de second rang vis-à-vis du Reich. C’est notamment le cas de la France et du Royaume-Uni qui, même s’il est parvenu à maintenir son empire colonial, n’est guère plus qu’un Etat fantoche dépendant de Berlin.

Oswald Mosley et ses chemises noires fascistes font régner une dictature de fer sur le pays. La société britannique, si libérale, se retrouve soudainement muselée par le fascisme.

David Fitzgerald, le protagoniste principal du livre, est fonctionnaire au « Dominion’s Office », en charge des relations avec les dépendances britanniques. Vétéran de la campagne de Narvik, en Norvège, il tente tant bien que mal de vivre malgré le pouvoir en place, et ce sans faire de vagues.

Le gouvernement fait pour sa part régner la terreur en s’appuyant sur les milices de la « Branche Spéciale », constituées exclusivement par des membres idéologiquement fanatisés de la British Union of Fascists.

L’Allemagne s’est pendant ce temps lancé dans une guerre longue et couteuse contre l’URSS où elle s’enlise. Réclamant un tribut toujours plus lourd aux pays occupés, elle rencontre une hostilité croissante de la part des populations britanniques et françaises qui organisent la Résistance.

Sur l’ile britannique, c’est un Winston Churchill âgé mais déterminé qui fédère les différents mouvements et mène la lutte clandestine contre l’occupant. Les États-Unis, jusqu’alors isolationnistes, pourraient toutefois se laisser tenter de soutenir l’URSS et de combattre les nazis avec l’arrivée prochaine d’un président décidé à ne pas laisser le champ libre à Hitler.

Le sort de David bascule lorsqu’en échange de contreparties commerciales, le gouvernement de collaboration britannique accepte de déporter toute sa population juive en Allemagne. Secrètement de confession juive, David se retrouve placé bien malgré lui au cœur d’un réseau de résistants transférant de l’information depuis les administrations. Lorsqu’il apprend que l’un de ses anciens ami d’université détient un lourd secret que les Allemands convoitent, le héros s’embarque alors dans la mission de sa vie.

Voilà pour le contexte et le scenario. Je m’arrêterais ici et n’en dirais pas davantage car contrairement au cas de « D. », la fin est ici inconnue. Sachez cependant que sans atteindre le brio de Robert Harris, Sansom parvient à dépeindre un portrait plus que convaincant de ce Royaume-Uni basculant dans la collaboration.

Si le style d’écriture (surtout la version traduite française) laisse parfois quelque peu à désirer, l’intrigue et l’univers uchronique sont en revanche particulièrement soignés pour leur part.

En effet, on adhère sans soucis à ce Royaume-Uni tiraillé entre son profond amour de la démocratie avec ses traditions libérales, mais qui perd peu à peu ses repères pour sombrer dans une dictature totalitaire menée par les admirateurs de la force du régime nazi, tel Mosley. Progressif, le renversement des opinions est subtilement dosé et amené par Sansom. Contrairement à ce qu’annonce l’un des personnages du livre, même ici, au cœur du monde démocratique, le fascisme a su s’implanter et il a rapidement séduit de nombreuses élites.

Outre les Juifs, ce sont bientôt les homosexuels, les communistes, les Ecossais et les Irlandais qui sont la cible des collaborateurs et de leurs miliciens. Dans le nord du pays, les grèves ouvrières des dockers de Liverpool sont réprimées dans le sang.

Face à ce tableau, la population ne sait comment réagir. Les pacifistes font le dos rond en attendant des jours meilleurs tandis que la Résistance britannique met le feu aux poudres et fait couler le sang. Elle regroupe un large ensemble hétérogène de personnes qui ont toutes rejoint le combat pour des raisons personnelles et différentes. S’y côtoient notamment des communistes et des nationalistes nostalgiques de la grandeur de l’Empire que tout opposerait en temps normal, mais qui sont réunis pour l’occasion par la haine des nazis.

Hormis cela, Sansom décrit avec perspicacité une société anglaise qui, privée de ses repères fondamentaux et historiques, ne cesse de dériver et de se cliver. Les pacifistes ont par exemple du mal à cautionner les agissements des Résistants.

Le contexte mondial est également soigné et réussi, car plausible. On pourra toutefois déplorer quelques légères maladresses au niveau de l’intrigue principale, centrée sur la course à l’arme atomique et une fin un peu bâclée. Pour autant, le degré de précision historique et l’importance des recherches effectuées par l’auteur font que cet ouvrage reste une référence en matière d’uchronie, et que je recommande chaudement sa lecture.

« Fatherland », par Robert Harris (1992)

Fatherland, par Robert Harris (1992)

Plus ancien des trois livres présentés, Fatherland constitue sans doute le père de toutes les uchronies modernes. Ecrit en 1992 par Robert Harris, il présente un cas d’école en matière de scénario uchronique : « Et si les nazis l’avaient emporté ? »

Seulement, à l’inverse de Sansom, Harris évite de multiplier les détails sur le pourquoi du comment. En effet, cette uchronie commence avec un monde dominé par les nazis. C’est un parti pris qu’il faut accepter. En ce faisant, l’auteur se dégage d’un terrain glissant visant à expliquer comment Hitler a triomphé. Pour autant, Harris ne se repose pas sur cet artifice pour faire preuve de fainéantise intellectuelle.

Sa vision du Reich millénaire est saisissante de détails, mais également immersive au possible. À la lecture des lignes décrivant la Potsdamer Platz et la Alexander Platz, le lecteur se retrouvera transporté dans le Germania colossal imaginé par Hitler et Speer.

Au final, si Harris néglige quelque peu l’explication venant justifier la victoire des nazis, il met en revanche un effort immense à décrire et expliquer comment vit ce monde nazi et comment le régime hitlérien exerce son pouvoir sur une Europe soumise et occupée.

L’histoire du roman se déroule selon le point de vue de l’inspecteur Xavier March, de la Kriminalpolizei de Berlin (ou Kripo, la police criminelle allemande). Ce vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, ancien sous-marinier, vit en 1964 dans le grand Reich allemand qui, après l’élection aux Etats-Unis du conciliant Joseph Kennedy, semble bien parti pour durer 1000 ans.

Alors que le nouveau président américain est attendu à Berlin pour manifester son amitié à l’Allemagne, plusieurs dignitaires nazis sont retrouvés assassinés. L’inspecteur va donc mener l’enquête qui va très vite lui faire découvrir l’horreur des camps de concentration, alors cachés aux yeux du monde du fait de la victoire allemande.

Fatherland parvient ainsi, une fois encore de par le travail de recherche impressionnant de son auteur, à s’appuyer sur des documents historiques et des lettres d’époque pour les insérer dans un contexte totalement repensé à partir de 1942, date à laquelle l’Axe prend un avantage décisif dans le second conflit mondial selon cette histoire alternative.

Sa représentation spatiale et géographique du grand Reich, mais également les rapports précis et ordonnés qu’il dépeint de la société allemande sous le nazisme en font une véritable référence de l’uchronie. Ceci est d’autant plus vrai que Fatherland nous offre le point de vue d’un protagoniste allemand, chose assez rare dans les uchronies traitant de la Seconde Guerre mondiale. Autant dire qu’il est aisé de deviner d’où provient la qualité d’un ouvrage comme « D. ».

Conclusion

Il existe de nombreuses uchronies en dehors des trois que je viens de présenter. « Le Maitre du Haut Château », pour ne citer que celle-ci, est également une référence, mais ayant été suffisamment mise en lumière de par la notoriété même du livre, et en plus grâce à la série télévisée s’en inspirant, j’ai fait le choix de ne pas en parler pour me concentrer sur des textes un peu moins connus.

Pour les amateurs d’uchronies traitant essentiellement d’histoire militaire, vous pouvez en retrouver de très bonnes (en anglais) sur le forum « Alternate History ». Et si jamais vous connaissez certaines uchronies fameuses en tous points, n’hésitez pas à nous les faire partager en commentaires !

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  • « Une Europe fédérée est indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre. » par Jean Monnet en 1952