Critique de la série No Pasáran

Par Kreuzberg

  • Tome 1
  • Tome 2
  • Tome 3

No pasarán, le jeu

Titre original : No pasarán, le jeu
Auteur : Christian Lehmann
Éditeur : L'Ecole des loisirs
Collection : Médium
Genre : Roman
Sortie : 18 septembre 1996
Langues : Français
Nombre de pages : 233 pages

Andreas, le retour

Titre original : Andreas, le retour
Auteur : Christian Lehmann
Éditeur : L'Ecole des loisirs
Collection : Médium
Genre : Roman
Sortie : 25 février 2005
Langues : Français
Nombre de pages : 218 pages

No pasarán, endgame

Titre original : No pasarán, endgame
Auteur : Christian Lehmann
Éditeur : L'Ecole des loisirs
Collection : Médium
Genre : Roman
Sortie : 16 novembre 2012
Langues : Français
Nombre de pages : 516 pages
Période historique :
Conflits, guerres et batailles :

No pasarán. Ils ne passeront pas. Autrefois cri de guerre des républicains espagnols et des Brigades Internationales lors de la Guerre d'Espagne de 1936, l'expression est reprise pour la série écrite par Christian Lehmann.

Et qui n'a pas étudié ou au moins lu dans sa scolarité la série No pasarán ? Les professeurs le donnent souvent à leurs élèves, ou au moins le conseillent.

Le lecteur voit évoluer trois jeunes adolescents totalement fous de jeux vidéos, des geeks, qui aiment surtout les FPS et les jeux de stratégie. Mais alors que les trois jeunes gens sont en voyage scolaire à Londres et qu'ils s'échappent de la surveillance de leurs professeurs, un vieux commerçant distingue sur le blouson de cuir d'Andreas, un des jeunes, un symbole extrémiste. Le vieillard donne aux jeunes une disquette et leur ordonne de jouer. Et voilà les trois adolescents plongés, durant trois tomes, dans l'enfer de la boue et du sang du chemin des Dames en 1917, dans les terribles combats de la Guerre d'Espagne et dans l'atrocité des déportations durant la seconde guerre mondiale. Le virtuel des jeux vidéo et le passé bien réel se rejoignent. Ils n'en ressortiront pas indemnes. Ils ne verront plus les jeux de la même manière.

L'intérêt historique n'y est pas important, du fait que premièrement c’est un roman, deuxièmement les héros entrent dans l’Histoire via les jeux vidéos et troisièmement on constate parfois l’existence de l’euphémisme ce qui fait que l’horreur de la guerre est parfois atténué pour des raisons inconnues (politiquement correct ?).

Si les trois tomes sont très bien rédigés et même mieux rédigés au fur et à mesure que les pages se tournent, et si le rythme de lecture est agréable, et si les sujets abordés sont passionnants, cette œuvre fait tout de même débat.

En effet, la lecture de « No pasarán, le jeu » entraîne une réflexion du lecteur sur la place des jeux vidéo et des actualités dans notre vie. L'auteur par exemple, fait référence à la Guerre de Bosnie lorsque les jeunes gens se retrouvent sur les champs de batailles dans des situations horribles ; l'Homme reproduirait-il donc les mêmes erreurs que par le passé ? Et surtout, face à l'afflux de jeux vidéo proposant de faire la guerre ou de mener des hommes sans tenir compte du sacrifice humain, faut-il laisser les adolescents jouer sans explications ou sans leur demander de prendre du recul ? Le sempiternel débat de l'hypothétique bouleversement psychologique du joueur est ressorti au grand jour une nouvelle fois. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Notre Verdict 8.0 / 10

Une excellente série qui a su évoluer et s’améliorer au fil de l’écriture et qui reste une référence contemporaine dans votre bibliothèque et dans les établissements scolaires. Mais fallait-il une nouvelle fois s’en prendre à la communauté des joueurs de jeux vidéo ?

Intérêt historique selon Kreuzberg :
  • Kreuzberg Ex-Chef de la section littérature , Ex-Testeur, Ex-Chroniqueur, Ex-Historien

  • Ancien membre d'HistoriaGames : Mort d'une congestion cérébrale en voulant être César, il ne fut que Pompée tel Félix Faure