Guerre des Gaules (58-57 av. J.-C.)

Maréchal de l'Empire
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Période historique Conquêtes romaines
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Les irréductibles Germains

Les peuplades de GauleD'après César, les Helvètes étaient un prétexte pour envahir la Gaule. Orgétorix était à cette époque le leader des Helvètes. Il ordonna la migration de son peuple vers la Saintonge (Sud-Ouest de la France) pour différentes raisons. Pour atteindre leur objectif, les Helvètes devaient traverser la Gaule et par conséquent le territoire des Eduens, qui à cette époque, étaient des alliés de Rome. Malheureusement pour les Helvètes, Orgétorix mourut, mais cela ne changea pas les plans de ce peuple qui décida toujours de migrer.

Les Helvètes, pour atteindre le pays de la Saintonge, décidèrent de passer par le nord de la Transalpine. Pour Jules César, il s'agissait d'un des prétextes pour envahir la Gaule. Mais pour les Helvètes, c'était le meilleur itinéraire, celui de passer par la Transalpine plutôt que par le territoire des Séquanes qui était étroit. De plus, les migrants durent passer par Geneva (Genève). Apprenant la nouvelle, le proconsul César partit pour Geneva et y arriva début avril. Aussitôt arrivé, il ordonna la destruction du pont, ne facilitant pas la traversée de la rivière pour le peuple migrant. Après avoir levé de nouvelles troupes Jules César ordonna la construction d'un grand mur du Lac Léman jusqu'au Jura empêchant ainsi tout étranger de passer.

Les Helvètes se résignèrent à passer par le territoire des Séquanes, mais pillèrent tous les villages se trouvant en territoire Eduens. Jules César apprit que ces derniers, sur leur passage, avaient ravagé les terres des Eduens.

Les Eduens étant des alliés de Rome, appelèrent à l'aide. César vint les aider avec plusieurs légions romaines pour défaire les migrants. D'après diverses sources, alors que les romains poursuivaient les Helvètes, le premier affrontement se déroula sur la Saône. Alors que les Helvètes n'avaient pas encore traversé la rivière, le proconsul leur tomba dessus par surprise et en tua un grand nombre. Après ces affrontements, deux semaines de poursuite s'engagèrent entre les deux armées, l'armée romaine évolua en direction de Bibracte (la capitale des Eduens) pour y trouver des vivres. Cependant le peuple helvète qui continuait son chemin décida d'affronter les légions du proconsul.

C'est alors que les deux armées s'affrontèrent à Bibracte. La victoire fut romaine. Les pertes des Helvètes étaient apparemment très importantes car nombreux furent les soldats de Rome à massacrer les soldats de l'armée ennemie lors de leur repli. Après cette victorieuse bataille pour César, le peuple helvète fut renvoyé chez lui.

Après tous ces événements Jules César était bien implanté en Gaule et pouvait agir quasiment comme bon lui semblait. Par la suite une assemblée générale de la Gaule fut établie pour avoir la permission de tous les chefs gaulois d'agir contre l'invasion d'Arioviste, chef d'une coalition germanique des Suèves. Les Germains, quelques décennies auparavant, avaient traversé le Rhin et défait les Eduens et les Séquanes. Par la suite ces derniers envoyèrent des messagers à Rome pour implorer l'aide du Sénat. Le Sénat réussit à stopper provisoirement les conquêtes du chef germanique mais pour peu de temps car ce dernier se hâta de reprendre ses activités. Ne souhaitant pas que les troupes germaniques d'Arioviste, traversent de nouveau le Rhin, César y envoya des messages où clairement il lui imposa des conditions pour qu'il ne retourne pas en Gaule. Si le Germain devait refuser ces conditions, le Sénat Romain autoriserait le proconsul à défendre « le peuple ami des Romains », les Eduens. Évidemment, Arioviste refusa ces conditions entraînant ainsi la guerre entre les Romains et les Germains.

Arioviste à la tête d'une armée ayant traversé le Rhin, fit route vers Vesontio (Besançon). Mais César déplaca ses légionnaires à coup de marches forcées et ce furent les Romains qui arrivèrent à la cité en premier. Dans le courant du mois d'août 58 avant J.-C., deux camps se mirent en place dans une grande plaine non loin de Vesontio, de nombreuses escarmouches eurent lieu entre les deux camps, Arioviste tenta de parlementer avec César mais les négociations n'aboutirent jamais. Vint la bataille d'Ochsenfeld opposant les Romains et les Germains. Après de longs, violents et furieux combats au corps à corps, la victoire pencha en faveur des Romains. Les Germains étaient battus, Arioviste fuit en abandonnant ses femmes et ses filles aux Romains. César mit ses légions en quartier d'hiver et prit les territoires conquis aux Germains.

Combat de Romains et de Gaulois, huile sur toile d'Evariste-Vital Luminais. Musée des Beaux-Arts de Carcassonne.
Combat de Romains et de Gaulois, huile sur toile d'Evariste-Vital Luminais.
Musée des Beaux-Arts de Carcassonne.

Je suis belge, une fois !

Durant l'hiver 57 av. J.-C., de nouvelles tensions naquirent avec les Gaulois qui s'allièrent avec les Belges pour différentes raisons, dont une qui fut l'armée romaine. Celle-ci se trouvait sur leurs terres pendant les quartiers d'hiver. Le proconsul apprit que les tribus belges avaient levé de petites armées dans le but de n’en former qu'une, aidée par quelques troupes germaniques. Un nombre considérable de tribus s'étaient soulevé car César compta environ 306 000 hommes dans les rangs adverses avec à leur tête Galba (d'après les Commentaires). César était à la tête de 8 légions (environ 30 à 40 000 hommes) et, après quelques semaines de marche forcée, installa un camp fortifié sur la frontière des Rèmes.

Durant l'été 57 av. J.-C., les Belges s'étaient mis en marche depuis bien longtemps. Ils arrivèrent non loin du camp romain et établirent un immense camp proche de celui des Romains. Juste une petite rivière séparait les deux camps fortifiés. Jules César souhaitait un combat. Il avança alors ces légions en avant de son camp et créa des défenses en aval de la colline où il se situait. La bataille de l'Aisne débuta dans la nuit. César rejoignit son bras droit situé dans un autre petit fort, derrière le fort principal. C'est alors qu'ils surprirent des troupes Belges traversant la rivière de l'Axona. Des combats féroces s'engagèrent entre les deux factions et les Belges qui tentaient de traverser la rivière se replièrent. Les Belges décidèrent de retourner sur leurs terres, mais le lendemain de cette bataille où il n'y eut clairement que des affrontements mineurs et diverses escarmouches, quelques légions romaines rattrapèrent et massacrèrent les troupes belges qui se repliaient en direction de leurs territoires.

Après avoir obtenu la capitulation de nombreux chefs des tribus ennemies (les Bellovaques par exemple), César apprit que des troupes belges s’étaient de nouveau levées en masse contre lui. Les deux armées se stationnèrent l'une en face de l'autre, séparée par la Sabis (une rivière près de Namur). César ordonna la construction d'un camp fortifié pendant que quelques unités romaines s'occupaient de la cavalerie ennemie. Mais soudain, une armée entière sortit des bois et culbuta les troupes romaines engagées dans le combat. Dans la charge, les Belges traversèrent la Sabis et chargèrent les troupes romaines qui construisaient le fort. Surpris par cette intervention ennemie, les officiers romains tentèrent comme ils le pouvaient de contrer l'attaque belge. Après avoir contenu les premières charges, les légions restées en arrière vinrent au secours des romains. Le bras droit de César, Titus Labianus s'occupa de s'emparer du fort ennemi, puis envoya une légion porter assistance à César. Le peuple des Nerviens fut quasiment annihilé (en partie à cause de la Xème Légion venue aider Jules César).

Les Atuatuques qui étaient en marche non loin de là pour venir en aide à l'armée belge, apprirent la nouvelle et aussitôt rebroussèrent chemin de peur de se heurter à l'armée romaine. Ils se retranchèrent et César marcha sur cette tribu qui s'était mise à l'abri. De nombreux soldats belges tentèrent une charge qui fut vite matée par les légionnaires victorieux à Sabis.

À la fin de cette campagne militaire menée par César, les tribus belges avaient perdu un grand nombre de leurs territoires qui appartenaient désormais aux Romains. César ordonna à ses légions de se retirer et lui-même rentra en Italie.

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