The Man in the High Castle : Analyse de la série

Mère des phoques
Llalnohar
11 février
2016
Info sur la série
Titre originalThe Man in the High Castle
Saison1
Durée 10x60 min
RéalisateurDaniel Perceval
Scénario
  • Philip K. Dick (d'après son œuvre)
  • Frank Spotnitz
Directeur ArtistiqueLinda A. King
Sortie15 Janvier 2015
Partager

The Man in the High Castle, Le Maître du Haut Château est un roman du début des années 60 et une série sortie en 2015. S'il est aujourd'hui un classique de la littérature (et plus particulièrement de science-fiction) c'est qu'il explore un pan de la littérature jusque-là laissé pour compte : l'uchronie.

Avant d'entrer dans le détail de cette chronique, sachez que c'est une analyse à 4 mains. En effet, Gallinulus Pinguis s'occupe de la partie littérature alors que Llalnohar s'occupe de son adaptation par Amazon en série TV.

Biographie de l'auteur

Synopsis de la Série

En 1947, l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon, après avoir fait usage de la bombe A, ont remporté la Seconde Guerre mondiale et se sont partagé l'occupation des États-Unis (et du monde) : l'Est est largement contrôlée par l'Allemagne (« Greater Nazi Reich ») alors que l'Ouest est gouverné par le Japon (« Japanese Pacific States »). La partie centrale du continent, appelée « The Rocky Mountain States », est une zone neutre.

En 1962, alors que le Führer Adolf Hitler est malade, les tensions politiques entre l'Allemagne et le Japon sont à leur paroxysme. Dans cette ambiance de guerre froide, un groupe de résistants tente de sécuriser les images d'un film secret, The Grasshopper Lies Heavy (La sauterelle pèse lourd en français), créé par le fameux « Maître du Haut Château ». Mais les polices japonaises et allemandes sont sur leurs traces.

Philip K. Dick (1928-1982) est un romancier américain, né à Chicago à la fin des années 30, qui reçoit de nombreux prix dont le prix Hugo pour Le Maître du Haut Château et le prix John Campbell Memorial pour Coulez mes larmes, dit le policier. Auteur connu et reconnu pour son apport à la science-fiction qui apparait pour lui comme une issue à emprunter pour extérioriser les angoisses provoquées par son imagination. Sa jeunesse marque son œuvre car il perd sa sœur jumelle, Jane, à l'âge d'un mois et une semaine. Ce traumatisme le poursuit durant sa vie d'adulte puisqu'il divorce trois fois sans obtenir la garde de ses enfants, ce qui le plonge dans la drogue et le pousse à faire une tentative de suicide. Ses excès l'amène dans la pauvreté alors que plusieurs de ses écrits deviennent des films cultes tel son roman « Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques » adapté au cinéma sous le nom de Blade Runner dont la suite a été annoncée (avec l'inépuisable Harisson Ford et le jeune Ryan Gossling) ainsi que sa nouvelle « Souvenirs à vendre » qui le fut également sous le nom Total Recall. Pour plus d'information, notamment sur les adaptations de ses œuvres.

Description de l'œuvre littéraire par Gallinulus Pinguis

The Man in the High CastleÀ travers Le Maître du Haut Château, Dick replonge les lecteurs dans un univers imprégné de ses thèmes de prédilection : Les progrès technologiques tels que ceux permettant de se rendre dans l'espace, le malaise psychologique voire la folie ainsi que la relation patron-subordonné. Les lecteurs sont plongés dans une véritable introspection des personnages et dans les premiers chapitres, chaque fois que l'événement tant redouté ou attendu par ces derniers est sur le point de se produire, l'intrigue bascule vers un autre personnage avant que la situation ne se reproduise. Une façon efficace de garder les lecteurs en haleine bien qu'ils pourraient être déroutés par l'abondance des détails donnés ayant rarement d'impact sur le cours des déroulements.

En 1947, les forces de l'Axe l'emportent face aux Alliés. L'ouest du monde appartient aux Japonais tandis que l'est est réservé aux Allemands. Ces derniers ne s'en contentent pas puisqu'ils envoient des vaisseaux sur Mars où les nouveaux arrivants se plaignent que les martiens ne possèdent pas de certificat permettant de prouver qu'ils appartiennent à la race aryenne, aux yeux des nazis l'existence juif apparaît alors comme un problème non résolu. Hitler s'est retiré depuis longtemps et son successeur Bormann meurt au cours du roman, plusieurs hommes sont en concurrence dont le Dr Goebbels et le général Heydrich.

Du côté Japonais, la vie est plus stable et leurs ambitions moins grandes. L'intrigue se déroule sur la côte Pacifique des États-Unis. Une puissance qu'ils ont détruites en réduisant à néant l'intégralité de sa flotte lors de l'attaque Pearl Harbor. L'influence japonaise est palpable dans l'Amérique du nord post-seconde guerre mondiale. Certains hommes blancs vont jusqu'à pratiquer des UV pour foncer leur peau et les femmes blanches voient l'homme nippon comme le meilleur parti. Les japonais ont apportés avec eux le Yi-King, l'oracle, ancien livre chinois révélateur de conseil et de prophéties, et les populations blanches d'Amérique s'y rattachent également beaucoup.

C'est le cas de M. Childan, propriétaire traitant beaucoup avec les Japonais qui détiennent le pouvoir économique et politique. Ce sont les craintes et soucis de M.Childan vis à vis de la commande non arrivée de M. Tagomi, homme de pouvoir chez le Nippon Times, qui ouvrent le roman. Faisant de nerveux allers-retours dans sa boutique exposant des objets typiques de la culture américaine, comme des montres à l'effigie de Mickey Mouse. Il vend sans le savoir des imitations d'armes de la guerre de sécession. Plus particulièrement des imitations de Colt 44. Le temps qu'il passe en compagnie des japonais se fait ressentir car en apprenant pour les faux, il déclarera à lui-même : « Je me tuerai [si cela se savait], se dit-il. J'ai perdu la face ». Une pensée très présente dans l'esprit du Japon médiéval où les samouraï pratiquent le seppuku et les femmes le jidai, des formes de suicide en réponse au déshonneur subit.

L'une de ses imitations se trouve justement en possession de M. Tagomi, ce dernier reconnaîtra que cet objet lui a sauvé la vie. En effet, alors qu'il s'entretient avec un juif infiltré aux États-Unis, deux hommes surgissent brusquement avec des intentions assassines, qu'ils ne pourront accomplir car M. Tagomi les tuera. Ce avant de sombrer dans un état second provoqué par la culpabilité qui en découle, l'homme d'affaires retournera chez M. Childan qui lui vendra un bijoux de couleur noir et argenté censé apporter de l'espoir à son possesseur. Il s'avère qu'un autre de ses clients, M. Kasoura, lui avait déclaré qu'il pourrait se faire beaucoup d'argent avec ces bijoux remplis de wu. M. Childan avait bien présenté le bijou à M. Kasoura mais c'est l'avis et le regard de Mme Kasoura qui l'intéressait. Le wu est un concept se rapprochant des pouvoirs protecteurs que sont censés conférer les amulettes, très appréciées en Amérique du sud, expliqua son client, qui est convaincu que le créateur a involontairement placé son wu dans ses créations.

Leurs créateurs n'est autre qu'un juif nommé M. Frank Frink qui avant de prendre ce chemin d'orfèvre fabriquait des faux dans une usine. Des faux de toute nature, ce n'est autre que lui qui avertira -anonymement- M. Childan de l'état de ses Colt 44. M. Frank Frink vit clandestinement et sous un faux nom aux États-Unis, il sera brièvement arrêté puis relâché, le consul d'Allemagne riant à l'idée qu'un juif puisse se promener en liberté. Plus tard, les bijoux de Frink seront exposés dans la boutique de M. Childan. Mais avant cela, il ne manquera pas d'en envoyer à son ex-femme Julianna dont il est toujours amoureux bien qu'il n'a plus de nouvelles depuis un an. «Quoi que ce soit, je pourrai le réaliser pour elle» avouera M. Frink.

Julianna vit sur la côté des États-Unis non occupé par les Japonais en tant que professeur de judo. Suite à sa rencontre avec un homme du SS, ce dont elle ne se doute pas, Julianna dévore un livre nommé La sauterelle pèse lourd, titre se référant à l'ecclésiaste 12:7 de la bible interdit sur le territoire Japonais. Ce livre narre l'histoire comme le monde l'a connu : Avec la défaite de l'Allemagne. L'auteur qui n'est autre qu'Abendsen alias le Maître du Haut-Château - surnommé ainsi car la rumeur veut qu'il vive dans une véritable forteresse surélevé - insiste sur le rôle prépondérant de Franklin D. Roosevelt qui dans le roman a été assassiné en 1933, ce qui plonge les États-Unis dans une sévère crise économique.

Julianna sera la seule à rencontrer l'auteur. L'homme du SS l'avait en fait approché dans ce but, sachant qu'Abendsen a un faible pour les femmes brunes et sensuelles telles que Julianna. L'auteur ne sera effectivement pas indifférent à ses charmes mais lui sera surtout reconnaissant car en égorgeant le sbire du SS avec une lame de rasoir, elle sauvera la vie d'Abendsen. Comme les femmes en ont l'habitude dans les romans de Philip K. Dick, Julianna incarne un rôle responsable d'actions dangereuses ou jugées immorales : meurtre, trahison, adultère, complot... Philip K. Dick s'est marié trois fois et avait demandé le divorce pour le même prétexte : Il était persuadé que ses épouses voulaient l'assassiner.

Bien que les personnages principaux ne vont pas tous se rencontrer, leurs destins sont liés par une subtilité ou une autre, une simple rencontre ou un achat. Ce ne sont non pas des événements importants comme l'arrestation de M. Frink ou les meurtres qui les rapprochent mais les actes les plus banals, ce qui vint illustrer cette pensée de M. Frink : « On ne peut pas faire un pet sans modifier l'équilibre de l'univers. Cela fait de la vie une drôle de plaisanterie. » Si Le maître du haut château se veut sombre et stressant, il ne manque toutefois pas d'humour.

Description de l'adaptation d'Amazon par Llalnohar

Avant de vous parler plus en détail de l'adaptation du roman par Amazon, commençons par un scandale. En effet, le site internet leader du marché de vente de produit culturel en ligne c'est mis à la VOD afin d'agrandir son empire (et concurrencer d'autres servies tels : Netflix, Canal+,...). Et pour que sa première « création originale » marche auprès du public américain, une campagne publicitaire grandeur nature fut lancée par la chaine : www.huffingtonpost.fr.

Publicité dans le métro new-yorkais

Tout un wagon de métro ainsi qu'une station entière ont été aménagé aux couleurs de la série. Ceci n'a pas plu à la totalité des New-yorkais (notamment à la diaspora juive) qui a fait interdire cette publicité (pour plus d'information n'hésitez pas à lire l'article du Huffingtonpost.

Affiche de The Man in the High Castle  Affiche de The Man in the High Castle  Affiche de The Man in the High Castle

Passons maintenant à la série en elle-même. Pour rédiger ma chronique, je vais m'appuyer sur le texte de Gallinulus Pinguis pour faire la comparaison entre l'œuvre originale et son adaptation audio-visuelle.

Commençons par l'histoire ! Dans l'œuvre de Philip K. Dick, les nazis et l'Empire du Japon ont gagné la Seconde Guerre mondiale, ils se partagent le monde (et notamment les États-Unis d'Amérique) et ce grâce au programme nucléaire mené par Werner Heisenberg qui a réussi avant celui des Alliés (je vous laisse voir les séries : Manhattan ou The Heavy Water War à ce sujet). Dans la série, ce fait reste le même et c'est bien normal puisque toute l'œuvre est basée sur cette uchronie. Les États-Unis sont donc divisés en deux, à l'Ouest les « Japanese Pacifc States » dont la capitale est San Francisco, à l'Est le « Greater Nazi Reich » dont la capitale est New-York. Au centre, dans les Rocheuses, une zone neutre dans laquelle les opposants politiques et les communautés pourchassées se réfugient (mais cette zone est parcourue par des agents SS et du Kempeitai ainsi que des chasseurs de primes).

Répartition des États-Unis d'après l'uchronie de Phlip K. Dick
Répartition des États-Unis d'après l'uchronie de Phlip K. Dick

Répartition du monde d'après l'uchronie de Phlip K. Dick
Répartition du monde d'après l'uchronie de Phlip K. Dick

Pour autant dans cette première saison, pas de conquête de Mars en vue, d'ailleurs technologiquement, il semble que le monde soit resté dans les années 50/60 (la série se déroule durant l'année 1962), automobile, télécommunication, manufacture, mode,... tout nous rappelle les USA et l'Europe de l'Ouest du sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Tout comme dans le livre, les deux empires qui se partagent le monde sont dans une situation de « Guerre Froide ». Si Hitler n'est pas encore mort dans la série il est vieux et les prétendants à sa succession : Goering, Goebbles, Himmler,... commencent à s'affirmer. Leurs souhaits, relancer la machine militaire en finissant la conquête du monde. L'Empire du Japon qui a conscience de son infériorité militaire (numérique et technologique) s'inquiète de la situation.

Tout comme dans le livre, il est question du Maître du Haut Château, homme à l'origine d'un livre (pour le livre), de films (pour la série) présentant un passé alternatif (alliés qui gagnent la Seconde Guerre mondiale) et qui est recherché par la Gestapo à l'Est et le Kempeitai à l'Ouest. Mais tout comme dans le roman, au terme de cette première saison (et ce n'est pas un spoil), nous n'en savons pas plus sur son identité que le nom qu'il porte (j'ai bien quelques idées mais...).

Qu'en est-il des personnages ? Tout comme dans l'œuvre littéraire, nous retrouvons les personnages principaux ou secondaires que sont Juliana Crain, Frank Frink, Joe Blake, Ed ou encore M. Childan. Pour autant, les implications, les relations et les enjeux sont totalement différents.

Juliana Crain est une citoyenne des États Japonais du Pacifique, elle pratique les arts martiaux et vit avec son petit ami Frank Frink, artiste qui ne peut s'exprimer librement à cause de la censure exercée par les Japonais et qui travaille dans une usine de contrefaçon de revolver avec leur meilleur ami Ed. Juliana à une mère et un beau-père (son père est mort durant le conflit qui opposa le Japon aux USA) et une sœur qui appartient à la résistance. Cette dernière se retrouve piégée par la police secrète. Dans un derniers recours, elle confie à sa sœur ainée un film qui doit être remis à la résistance en zone neutre dans la ville de Canon City.

Nous sommes donc loin de la vie que mène Juliana dans le roman, même si le cadre de base est le même : un ex-petit ami, une connexion au Maître du Haut Château,...

De l'autre côté des États-Unis, Joe Black, jeune américain d'une vingtaine d'années, orphelin de père (mort dans le conflit qui opposa les USA aux Nazis) et de mère (pas d'information) est engagé dans une usine de grille-pain. Mais cette dernière n'est qu'une façade pour la résistance locale. Ces derniers confient au jeune Joe Black un film qu'il doit donner à la résistance dans la Zone Neutre (à Canon City).

Là encore série et livre prennent des voies différentes mêmes si ces dernières sont parallèles.

En plus de ces deux protagonistes (cœur de la série), la situation de conflit latent entre les deux empires qui se partagent le nouveau continent est interprétée par le ministre du commerce nippon (et l'histoire qui gravite autour de lui) : Nobusuke Tagomi. Ce dernier est en contact avec un haut dignitaire du parti nazi afin d'empêcher une nouvelle guerre d'éclater et mettre la totalité du monde sous la botte nazie. Ce personnage est une pierre angulaire de la série car c'est de lui que vient le twist final et après réflexion, c'est autour de lui que tourne directement ou indirectement l'intrigue de cette première saison. De plus le personnage est fort intéressant et son interprète/interprétation très émouvant.

Nous sommes donc (très) loin des personnages qu'a écrits Philip K. Dick. D'autant plus que les scénaristes ont créé d'autres personnages pour la série et ce avec l'accord des héritiers de M. Dick.

Un mot sur le casting, Juliana Crain est interprété par Alexa Davalos (une américaine), Ruppert Evans (un anglais) interprète Frank Frink, Joe Blake est interprété par Luke Kleintank (américain) et M. Tagomi est interprété par Cary-Hiroyuki Tagawa (nippo-américain). Si le casting n'a pas de super star, il ne s'agit pas pour autant d'inconnus. Les interprétations sont justes, les premiers et les seconds rôles sont cohérents et intéressants, même si aucune interprétation ne sort du lot. Petit point négatif, il est dommage que les Japonais et les Allemands qui occupent les Etats-Unis parlent anglais alors qu'ils devraient parler dans leurs langues natales (au moins quand ils sont entre eux). Pour autant ce casting est un réel point positif pour la série tant les prestations sont bonnes (et ce à tour de rôle en fonction des épisodes).

Quelques lignes sur l'environnement. Les décors sont réalistes à souhait. Amazon à fait un travail important sur le background. Tournage en décor naturel, adaptation de quartiers entiers à l'occupation (japonaise ou allemande). Des costumes d'époques très réalistes, une ambiance très sombre et en même temps une musique colorée.

Une scène m'a particulièrement marqué dans le 1er épisode. Alors que Joe Black se rend en zone neutre, il traverse la campagne américaine, il se retrouve sur le bord de la route pour réparer une roue crevée lorsqu'il se met à neiger. Un shérif-SS passe et aide le jeune résistant, ce dernier lui demande pourquoi il se met à neiger en pleine journée et sans raison apparente ? Et le shérif lui répond d'un air totalement détaché et normal que c'est le jour où l'on brûle les fous, les homosexuels et les juifs,... Le cadre est posé, vous êtes dans l'Amérique Nazie et voilà à quoi elle ressemble (une autre scène fait référence à cet état plus tard dans la série).

Rythme, lequel choisir ? C'est peut-être mon plus gros problème avec la série, son rythme. Je dois avouer que je suis assez fan des séries qui ont un rythme très soutenu. Pour autant depuis quelques années je découvre des séries plus lente (très lente parfois) et pourtant ces dernières sont géniales : Les Revenants, Deutchland 83,... Mais The Man in the High Castle est une série qui possède une ambiguïté de rythme. Parfois très calme, parfois hyper rapide, il semble que la série oscille entre différentes vitesses, certes le scénario s'y prête très bien, intrigue d'espionnage, découverte des rôles et des enjeux, scènes d'actions, de fusillades, de course poursuite, de diplomatie, …. Mais je dois avouer que malgré un scénario très bien écrit, l'envie de poursuivre d'un épisode à l'autre n'est pas aussi prenante que pour d'autres séries (tout du moins au début).

La question de l'adaptation

Lorsque l'on vous propose une série, un film, il n'est pas rare que ce dernier soit une adaptation d'un roman. Les plus grandes sagas d'héroïque fantaisie telle Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux sont des adaptations de romans populaires, tous les films de super héros sont des adaptations de comics, et sans oublier les adaptations de romans pour adolescent(e)s qui pullulent sur nos écrans avec plus ou moins de réussite : The Giver, Labyrinthe, Hunger Games,...

Mais à chaque fois qu'une adaptation sort, le sempiternel débat arrive sur la place publique : l'adaptation est-elle fidèle à l'œuvre originale ? Je dois avouer qu'étant jeune, je me suis plaint des films Harry Potter comme beaucoup et me suis enjoué des Seigneurs des Anneaux (même si la famille de Tolkien crient au scandale et refuse la vente des droits des autres livres de leur aïeux). Pour autant, quel droit avons-nous de critiquer une adaptation ? N'est-elle pas une œuvre en elle-même ? Ne doit-on y voir qu'une œuvre incomplète ?

Pendant très longtemps que je me suis moi-même interrogé sur cette question. Et je suis tombé sur une vidéo qui explique un point de vue intéressant sur la question.

Je ne vais pas vous l'expliquer, je vous laisse la visionner (15 minutes) et en plus on a de la chance à la fin de la vidéo (10ème minute) il parle de Total Recall, adaptation d'un livre de Philip K. Dick ! Et si vous n'êtes pas d'accord, n'hésitez pas à commenter.

Dans le même esprit, je vous conseille de regarder les vidéos de la Youtubeuse Ginger que j'ai découvert récemment et qui nous parle des adaptations.

Conclusion

The Man in the High Castle est une série plutôt novatrice. Issu d'un des romans les plus connus de la Science-Fiction des années 50, cette série a le mérite d'être originale, avec un scénario et des acteurs de (très) bon niveau, des décors ultra léchés ; mais qui de par son rythme en dent de scie ne permet pas une immersion totale. J'attends avec intérêt la saison 2 (peut-être un voyage vers Mars ?) mais peut-être encore plus de pouvoir lire l'œuvre originale.

Je vous conseils donc fortement cette série uchronique, qui vous plongeras dans un univers propre à K. Dick et à Spotnitz.

Alors bonne lecture et bon visionnage !

  • Gallinulus Pinguis Sainte-Mère des bébés phoques, Rédactrice, Testeuse, Chroniqueuse
  • "Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai" Nathaniel Hawthorne
  • Llalnohar Le Prof, Ancien membre d'HistoriaGames
  • "Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre." Winston Churchill