Midway, ou le naufrage du cinéma de guerre hollywoodien

Roi de Dreamland
8 novembre
2019
Info sur le film
Titre originalMidway
RéalisateurRoland Emmerich
ScénaristeWes Tooke
Durée 139 min
GenreGuerre
SortieNovembre 2019
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Il y a de cela quelques mois, l’apparition d’un trailer sur les internets mondiaux attirait mon attention et suscitait ma curiosité. Il faut dire que lorsque Roland Emmerich, le papa de « 2012 » et d’ « Independance Day », annonce qu’il va sortir un film sur la bataille de Midway, cela ne peut me laisser de marbre.

D’un côté, les premières images donnent envie d’en savoir plus sur ce blockbuster à venir. De l’autre, je me rappelle que le cinéma d’Emmerich est avant tout un cinéma de grand spectacle, avec tous les défauts que cela comporte, notamment au niveau des notions de réalisme ou d’authenticité. Si cela ne pose pas trop de problème lorsque le film traite d’un contexte purement fictif avec des aliens, la chose devient en revanche bien plus délicate lorsque la thématique gravite autour d’une bataille de la Seconde Guerre mondiale dont on nous promet une représentation fidèle...

C’est donc entre espoir et appréhension que je me rends au cinéma pour découvrir les 2 heures et 19 minutes de ce « Midway ». Le verdict qui va suivre est, hélas, des plus accablants.

Midway

Un film grossièrement politique et politisé...

Avant d’aller plus loin dans cette critique, il convient de noter un détail qui a son importance et qui va venir renforcer de nombreux défauts du film tout au long des lignes qui vont suivre. Midway dispose d’un budget d’à peine 60 millions de dollars. Pour un blockbuster sortant en 2019 qui s’appuie énormément sur des images de synthèse, c’est on ne peut plus ridicule. À titre de comparaison, le « Pearl Harbor » de Michael Bay, sorti en 2001, affichait un budget de près de 130 millions de dollars, auxquels il faudrait appliquer le taux d’inflation pour en connaitre la valeur actuelle. Et si vous voulez vraiment saisir le ridicule de ce budget, dites-vous que « Astérix aux Jeux Olympique » a coûté 78 millions d’euros à produire...

Si Roland Emmerich n’est pas totalement et directement responsable de cet état de fait, toujours est-il que Midway souffre de son financement ridicule qui l’empêche avant même le début de son tournage d’avoir la moindre chance de satisfaire ses ambitions. N’ayant pas obtenu le soutien des grosses boites de productions, le réalisateur a dû faire avec les moyens du bord, quitte à accepter des fonds chinois en provenance de la Shanghai Ruyi Entertainment pour boucler son long métrage. C’est là un vrai problème.

Midway

La conséquence directe de l’entrée de ces fonds dans le budget du film se fait ressentir d’une façon grossière et dépourvue de toute subtilité. Sur ce plan, Midway n’a rien à envier aux films de guerre russe tels le « Stalingrad » de 2013 ou encore les plus récents « 28 Heroes » ou « Tanks for Stalin ». On savait les films de guerre américains patriotes et idéologiquement orientés, nous délivrant une vision de l’américanisme triomphant, mais j’ai rarement vu quelque chose d’aussi grossier et d’aussi peu subtil que ce Midway.

Inutile de vous tanner d’une leçon de géopolitique de quatre heures pour vous expliquer l’état des relations entre Chine et Japon, avec le lourd passif historique que cela implique. Vous l’aurez deviné, le film est ouvertement antijaponais, bien qu’il donne l’illusion de s’en défendre avec hypocrisie par moments.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de passer sous silence et encore moins de nier les nombreux crimes de guerre commis par l’armée impériale durant l’occupation de la Chine, mais le film se sent constamment obligé de le rappeler via une posture accablante et accusatrice qui n’a absolument rien à voir avec son objet principal, à savoir la bataille de Midway. C’est un peu comme si dans un film sur la bataille de Normandie, un tiers de l’intrigue et des images renvoyaient à la Rafle du Vel d’Hiv...

Il semblerait donc que les producteurs américains, désireux de se donner le bon rôle et de glorifier leur victoire ont trouvé un terrain d’entente et un intérêt commun avec les producteurs chinois pour donner le mauvais rôle aux Japonais. Ainsi, le film se veut très politisé et en parallèle de l’intrigue principale qui présente le déroulé des évènements pour arriver jusqu’à la bataille de Midway, vous aurez droit à une intrigue secondaire qui vient se greffer de façon forcée et totalement artificielle au scénario. Cette intrigue vous présente le raid Doolitle sur Tokyo et les conditions dans lesquelles les pilotes atterrissent en Chine où ils sont accueillis et protégés par les résistants chinois, victimes de l’occupation brutale par l’armée japonaise. Disons-le clairement, ces scènes sont lourdes, inutiles et pataudes. Elles n’ont absolument rien à voir avec la bataille de Midway. Leur seul but est d’accabler les Japonais en victimisant les Chinois. Nous nageons ici de façon on ne peut plus évidente en pleine propagande.

Midway

... qui partait pourtant pas si mal

Alors que vous terminez la lecture de ce premier point, vous allez me dire que tout ce que j’y ai écrit vous semble on ne peut plus évident. Que l’équation « Roland Emmerich + Hollywood + Seconde Guerre mondiale + Petit budget » accoucherait à coup sûr d’un désastre.

Si tel est en effet le cas, force est néanmoins de constater que le film commence contre toute attente d’une manière assez intéressante dans sa construction. Nous allons ici lister les quelques points positifs, hélas bien trop peu nombreux, de Midway.

Le film s’ouvre sur une scène qui nous propose de revenir aux origines et à la source des ambitions impérialistes japonaises lors d’un dîner à l’ambassade britannique à Tokyo donné en l’honneur de l’amiral Yamamoto. Par une discussion aux dialogues soignés entre l’amiral et un officier américain, le décor et le contexte historique sont, il faut le reconnaitre, très bien introduits.

Nous sommes en 1937 et le Japon a lancé sa guerre en Chine après avoir annexé la Mandchourie. L’état d’esprit nippon est triomphant et l’armée se sent invincible. Alors que certains militaires modérés dont faisait partie Yamamoto tentent de freiner la soif de guerre des nationalistes les plus ardents, l’amiral souligne à juste titre que le Japon est mis au banc de la société internationale en raison de ses agissements et que cela ne fait que renforcer les nationalistes. Il précise également que 80% du pétrole du pays provient des États-Unis, et que soumettre l’archipel à un embargo aurait des conséquences désastreuses qui ne feraient qu’augmenter les risques de guerre totale.

Ce que demande Yamamoto au commandant Edwin T. Layton, officier du renseignement travaillant sous couverture à l’ambassade comme attaché naval, c’est de ne pas tourner le dos au Japon pour laisser une chance aux modérés de reprendre le pouvoir. L’information remontera à Washington mais elle ne sera hélas pas prise en considération. La suite, vous la connaissez : l’embargo américain sera l’une des conséquences qui mènera à l’attaque de Pearl Harbor.

Au-delà de très bien introduire le contexte historique, le film nous offre ainsi un traitement intéressant du personnage de l’amiral Yamamoto, tout en pragmatisme et en retenue. Il en va de même pour son homologue côté US, Chester Nimitz, joué par un Woody Harrelson qui endosse parfaitement ce rôle.

Un autre bon point à mettre au crédit de Midway, c’est la façon avec laquelle il vient présenter le rôle déterminant et l’importance du renseignement militaire en temps de guerre. Le personnage de Layton est une autre, maigre, réussite à mettre au crédit du film, tout comme celui de Joseph Rochefort, le cryptanalyste qui perça le code japonais et permis aux forces américaines d’avoir un coup d’avance dans la mise en place de leur piège pour mener la bataille de Midway.

Globalement, le casting est cohérent et les acteurs sont bons dans leurs rôles respectifs, ce qui est plutôt paradoxal vu la qualité du film... car vous vous en doutez bien, ces quelques bonnes notes vont vite être ternies dans un océan de médiocrité.

Midway

Le grand n'importe quoi historique

À grand coup de promotion et de campagne marketing, Midway s’enorgueillissait de proposer en cette « Veteran’s Week » 2019 un récit authentique et respectueux de ce que fut la bataille de Midway. Une fois de plus, c’est malheureusement raté, et le film ne saurait davantage se situer aux antipodes de la si belle promesse qu’il osait nous faire.

Les dix premières minutes et l’espoir qu’elles suscitaient sont alors immédiatement balayées par une présentation de l’attaque de Pearl Harbor aussi ridicule que spectaculaire. C’est bien simple, on a l’impression de revoir des passages du film de Michael Bay, vieux de 18 ans, mais en moins bien, en moins beau, et en moins impressionnant. Tourné d’une façon lamentable, la scène enchaine les plans grandiloquents et les rase-motte irréalistes des Zéro japonais. Une véritable aberration historique qui n’apporte rien de positif au spectateur.

Au contraire, Midway en devient même dangereux, car en prétendant s’appuyer sur l’histoire de personnages réels et en les agitant sous le nez du spectateur comme un gage de véracité historique ayant valeur d’argument imparable, il risque hypocritement d’induire en erreur ceux qui n’auraient que peu de connaissance sur le sujet en leur délivrant une vision absolument délirante de la guerre du Pacifique...

Mais Midway ne s’arrête pas là et il sait se montrer mauvais jusque dans ses sous-titres où l’équipe en charge de la traduction française réussit l’exploit de faire absolument n’importe quoi tout en échappant à la vigilance de la relecture...

Ainsi donc, on peut lire à de multiples reprises une traduction de « Sir » par « Lieutenant », et ce indépendamment du fait que le personnage soit effectivement lieutenant, capitaine ou commandant... Autre erreur inacceptable, la traduction du célèbre discours du président Roosevelt concernant le « jour d’infamie » du 7 décembre 1941, ici renommé en 11 décembre 1941 pour l’occasion. C’est tout simplement lamentable. Si cette erreur n’incombe pas à Roland Emmerich, elle vient néanmoins parfaitement illustrer le ratage quasi-total qu’est ce film.

Nous arrivons ensuite au cœur du film, à savoir ladite bataille de Midway. Comme indiqué précédemment, les scènes présentant les délibérations et les recherches des services de renseignements américains sont probablement les plus réussies, ce qui constitue un véritable comble pour un film de Roland Emmerich, spécialiste de l’action explosive... Ainsi, dès lors que l’on bascule sur une scène de combat, on ne peut que constater l’échec absolu, probablement lié au manque de budget.

Les affrontements sont mal tournés et, à défaut d’être historiquement réussis, ne constituent même pas de belles scènes d’actions épiques. Dans le domaine où il est censé être le plus à l’aise, Midway arrive une fois encore à lamentablement se crasher. Il n’y a rien à en retenir. Ce n’est même pas un bon film d’action Aucune scène ne représente le fameux « effet waow » qui le rendra inoubliable et parviendra à le faire rentrer dans l’histoire du cinéma. Même Michael Bay y parvenait en 2001 dans son Pearl Harbor avec le fameux plan de la bombe larguée sur l’USS Arizona.

La représentation qui nous est ici offerte de la bataille de Midway est grotesque, pour ne pas dire abjecte. En lieu et place d’un affrontement aéronaval massif prenant part durant la guerre du Pacifique, on assiste à une espèce d’escarmouche minable au cours de laquelle la Navy envoie ses escadrilles une par une se faire massacrer au hasard et parvient, à l’usure et avec de la chance, à couler les portes avions japonais. Rien ne saurait davantage s’éloigner de la réalité historique de ce que fut véritablement la bataille de Midway.

Résumé de façon synthétique : c’est du grand n’importe quoi. Roland Emmerich nous propose un grand spectacle dans tout ce qu’il peut avoir de pire et de négatif. Des explosions dans tous les sens à en faire convulser un épileptique, des effets spéciaux ratés et minables (on en revient au manque de budget...) « sublimés » par des sons d’ambiances avec des basses lourdes et qui saturent viennent parachever ce triste cirque. Ce qui fonctionne avec des aliens dans le cadre d’un scénario totalement fictif ne fonctionne pas avec l’Histoire et son besoin de respect et d’authenticité.

Le film tente bien de nous faire croire qu’il s’inscrit dans une démarche authentique par la présence forcée de scénettes clins d’œil telles celles dédiées à la réalisation du documentaire sur la bataille par John Ford. Néanmoins, elles n’apportent strictement rien et sont juste là pour montrer que Roland Emmerich et les scénaristes ont fait semblant de vaguement ouvrir un livre d’Histoire avant de lancer le tournage de leur navet.

Les contresens historiques sont par ailleurs légions et l’on passe de stupidité en stupidité sans avoir le temps de s’arrêter pour respirer dans cette interminable torture qui traine en longueur. La stupidité, c’est d’abord celle du comportement de certains personnages face à des situations données, mais c’est aussi celle du montage du film, chaotique, brouillon, confus et raté. Nous pouvons ici brièvement mentionner la maniabilité et l’inertie des porte-avions qui semblent tourner aussi bien et aussi vite que des Peugeot 206 pour éviter les bombes, ou encore le fait qu’un simple mécanicien se retrouve mitrailleur de queue dans une mission de combat en plein milieu du film sans la moindre explication...

Ce ne sont là que quelques exemples parmi les dizaines de bêtises que vous pourrez admirer. Mon conseil : abandonnez tout espoir de réflexion logique et cohérente, car Midway n’en a cure.

Midway

L'insuportable victimisation américaine

Si le film est politisé et par moment très ouvertement antijaponais, il comporte un autre biais tout autant insupportable : celui de la victimisation américaine.

Le principe est assez simple : tout au long des 2 heures et 19 minutes de Midway, les Américains partent constamment perdants et se mettent volontairement en situation d’infériorité face aux Japonais, quitte à exagérer leur prétendue faiblesse. On a clairement vu que l’aéronavale US est composée par deux navires et cinq avions et qu’elle va faire face à des hordes de navires et de Zéro de la flotte impériale... Une telle représentation est grotesque, car même dans les moments les plus difficiles de la guerre du Pacifique, la flotte américaine resta un adversaire de taille pour les Japonais.

Ainsi, cette victimisation constante permet aux États-Unis de se donner l’impression d’être le petit poucet, l’outsider qui va remporter héroïquement et contre toute attente une bataille décisive. Cela n’a pour seul but que d’accentuer leur mérite, et c’est plutôt un procédé minable, vous en conviendrez.

À plusieurs reprises, les personnages parlent du déséquilibre des forces en présence, du fait qu’il s’agit « d’une poignée d’avions américains » contre toute la flotte japonaise. Ils mentionnent également le risque en cas de défaite : celui de voir les japonais débarquer sur la Côte Ouest entrainant au passage la destruction de San Francisco, Los Angeles ou encore Seattle.

Rien ne saurait être plus faux. Si Pearl Harbor constitue un choc psychologique profond pour les Etats-Unis, les pertes subies y sont relativement modérées. Hormis les quelques 2500 marins et aviateurs tués, le pays s’en remettra très rapidement et remplacera les avions et les navires détruits en quelques mois. Ainsi, le début de la guerre du Pacifique voit les Japonais gagner du terrain, mais à aucun moment ils ne sont en situation de débarquer sur la Côte Ouest, tout comme à aucun moment les États-Unis ne vont frôler la défaite ou l’invasion. Une défaite américaine à Midway aurait probablement changé la donne, mais elle n’aurait pas entrainé l’automaticité d’une victoire nippone ou d’un débarquement sur la Côte Ouest.

La panique qui a saisi Washington a très vite été balayée et dès 1942, Nimitz réfléchi à comment reprendre l’initiative, d’autant plus que les porte-avions américains n’étaient pas à Pearl Harbor lors de l’attaque et qu’ils sont donc toujours opérationnels. S’il est vrai que la mentalité américaine était relativement pessimiste avant la bataille de Midway, elle n’était en aucun cas aussi alarmiste et désespérée que ce que cherche à nous faire croire le film.

La chose en devient même comique lorsque le long métrage de Emmerich se contredit lui-même, l’amiral Yamamoto précisant dans l’une des premières scènes du film que le Japon ne serait pas à même de gagner une guerre longue contre les États-Unis.

Soyons clairs : Midway est une bataille décisive et constitue bel et bien un point de rupture venant modifier durablement l’équilibre des forces sur ce théâtre d’opération. Les Japonais y subissent leur premier vrai coup d’arrêt et y perdent la fine fleur de leur aéronavale, leurs principaux porte-avions et leurs meilleurs pilotes.

En ce sens, Midway marque le début du recul nippon dans la zone et les pertes subies ne sauront jamais être remplacées. À l’inverse, les Américains reprennent l’initiative et gagneront en confiance. Leurs pilotes sortiront chevronnés de cette bataille et ils porteront le coup de grâce à l’aviation nippone deux ans plus tard lors de la bataille de la Mer des Philippines, autrement appelée « Tir au pigeon des Mariannes ».

Malgré tout, force est de constater que le long métrage de Emmerich est sciemment malhonnête, nous offrant une mauvaise représentation de l’équilibre des forces en présence lors de la bataille doublée à une exagération des conséquences qui surviendraient en cas de victoire japonaise. Ainsi donc, Midway, ce n’est pas David contre Goliath.

Si la Navy aligne un porte-avion de moins que son homologue impériale et qu’elle n’a pas de cuirassés à sa disposition, elle compte malgré tout sur de nombreux autres bâtiments et sur près de 400 avions. L’équilibre des forces est donc presque à l’équilibre et les Américains peuvent même prétendre avoir l’avantage grâce à une planification solide garantie par l’efficacité du renseignement leur permettant d’anticiper le plan de bataille des Japonais. On est donc bien loin de la vision d’une poignée d’avions mal préparée face à l’inébranlable ogre japonais... mais présenter Midway comme une bataille que les Américains avaient de fortes chances de remporter eut été sans doute beaucoup moins vendeur et beaucoup moins sexy...

En conclusion, il y a aussi peu de choses à sauver de ce film qu’il n’y avait de porte-avions japonais à sauver après la bataille de Midway. Le long métrage d’Emmerich est dans l’ensemble raté, malhonnête et oubliable, tant sur le plan historique que sur le plan cinématographique. À l’inverse de « Dunkerque » de Christopher Nolan qui, à défaut de représenter la véracité même de l’opération Dynamo, savait être un véritable chef d’œuvre cinématographique et artistique, Midway se plante sur toute la ligne.

Les leçons à en tirer sont au nombre de deux : primo, si vous voulez voir quelque chose de marrant et de pas très historique sur la guerre du Pacifique, refaites vous l’intégrale des Têtes Brulées, vous passerez sans doute un bien meilleur moment. Et secundo, par pitié, Roland Emmerich, tenez vous en aux aliens et laissez l’Histoire tranquille à l’avenir... Par avance, merci.

  • Zog Chroniqueur, Historien, Testeur, Youtubeur
  • « Une Europe fédérée est indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre. » par Jean Monnet en 1952