Appaloosa

El Presidente
Thématique
Western
15 juillet
2014
Info sur le film
Titre originalAppaloosa
Durée111 min
GenreWestern
RéalisateurEd Harris
Sortie1er octobre 2008
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Parmi les oeuvres cinématiques peu connues, mais qui mériteraient néanmoins qu'on y jette un coup d'oeil, figure Appaloosa, un Western moderne sorti en 2008 qui a reçu des critiques favorables mais qui fut un petit échec au cinéma.

Au moment de sa sortie, le genre western n'était plus à la mode depuis belle lurette, il avait malgré tout fait son retour en grandes pompes l'année précédente avec le très bon 3h10 pour Yuma servi par un excellent casting.

Synopsis

Au Nouveau-Mexique, en pleine conquête de l'Ouest, la petite ville minière d'Appaloosa vit sous la domination du tout-puissant Randall Bragg et de ses hommes, qui n'ont pas hésité à éliminer le shérif.

Pour mettre fin au règne de la terreur, la communauté fait appel au marshal Virgil Cole et à son adjoint, Everett Hitch, réputés pour avoir ramené la paix et la justice dans des villes où plus aucune loi n'avait cours. Pourtant, cette fois, Cole et Hitch vont se heurter à un adversaire d'une autre dimension. Leurs méthodes implacables risquent de ne pas suffire. L'apparition d'Allison French, une séduisante veuve, va aussi mettre leur duo à l'épreuve.

Appaloosa va rapidement devenir le théâtre d'une de ces histoires où la vie, la vérité, la trahison et la mort se côtoient avant de se combattre. Voici une saga comme seule la légende de l'Ouest sait les écrire...

Un duo de choc

Celui d'Appaloosa n'est pas en reste puisque que l'on retrouve les excellents Ed Harris, Viggo Mortensen et Jeremy Irons aux côtés de la géniale Renée Zellweger dans un rôle à contre-emploi, celui d'une veuve cherchant un homme à tout prix pour ne pas rester seule.

Nous pouvons déjà faire un premier constat en voyant jouer ensemble Ed Harris et Viggo Mortensen que l'on retrouve avec plaisir après A History of Violence. Nous les sentons très complices dans leur relation, celle d'un marshal et son adjoint, amis de longue date dont l'un a des problèmes pour trouver ses mots et l'autre est toujours là pour le reprendre. On aimerait pouvoir les retrouver plus souvent dans d'autres films tellement c'est un plaisir de les voir jouer ensemble. Grâce à cette complicité, certaines scènes contiennent des situations assez comiques et cocasses apportant un peu de gaité dans cet univers de brutes. Un véritable hymne à l'amitié. C'est plutôt rare dans un genre où l'on retrouve la plupart du temps des héros solitaires.

Il est à signaler que c'est Ed Harris qui a réalisé le film et en a écrit, avec Robert Knott, le scénario adapté du roman éponyme de l’auteur Robert B. Parker. L'histoire est simple, un peu trop gentillette, et on mise davantage sur les personnages et leurs interprétations.

Une histoire classique

Ed Harris nous transporte ainsi au Nouveau-Mexique en 1882 dans une petite ville appellée Appaloosa, en proie à la menace constante d'un richissime fermier, Randall Bragg (Jeremy Irons), et ses hommes. Le marshal Virgil Cole (Ed Harris) et son adjoint, Everett Hitch (Viggo Mortensen) sont appelés par les nobliaux de la ville afin de régler la situation.

En effet, leur réputation n'est plus à faire, ils ont déjà bourlingué dans certaines villes dévastées par les hors-la-loi. Leur méthode est simple : "Respectez la loi ou nous vous abattons". Là où ils passent, le mal trépasse à coup de Single Action Army, Colt 1872, Winchester 1866 "Yellow Boy" ou par le fameux Steve Karnes 1878 Shotgun que porte toujours sur lui Everett Hitch, avec son double canon de 8 mm, nommé "The 8 Gauge" dans le film.

Ils obtiennent les pleins pouvoirs et tout se passe pour le mieux dans la petite ville jusqu'au jour où débarque de nulle part Allison French (Renée Zellweger), une veuve à la recherche d'un homme pour la protéger de ce monde violent. Elle sera prête à tout pour y arriver, quitte à réduire à néant la belle amitié entre Cole et Hitch. Mais cela, ce sera à vous de voir si c'est le cas...

Un bon western... comme on en faisait dans les années 50

Appaloosa ne restera pas dans les annales des Westerns, nous sommes très loin d'un Sergio Leone ou d'un Clint Eastwood mais largement devant des "Open Range", "Seraphim Falls" ou "Shanghaï kid". C'est un bon Western qui se laisse regarder, possèdant tous les codes du genre.

On retrouve ainsi avec plaisirs les paysages grandioses de l'ouest américain, des Indiens, des Cow-boys, des filles de petite vertu, des saloon, des alcools forts, des chevaux, des locomotives à vapeur, des gringos,... Tout est bien reconstitué, voire un peu trop car hélas, ça sent un peu trop le neuf. Il manque par contre des tumbleweed, cette herbe qui tourne, ou des fayots, forts appréciés par Trinita et Bambino.

Les codes du genre sont respectés, tout comme les personnages qui ont tous la gueule de l'emploi. Ressembler à un mannequin dans un Western, cela fait tache, et heureusement ça n'est pas le cas dans Appaloosa. Mention spéciale à la barbichette de Viggo.

Nous pouvons seulement regretter que les gros duels du film soient réglés trop rapidement, cela manque de tension et de suspens comme dans la cultissime scène du Bon, la Brute et le Truand (Requiescat in pace monsieur Eli Wallach). Les thèmes musicaux ne sont hélas pas marquants, ils parraissent banals voire absents. Nous sommes une fois de plus très loin des classiques d'un Ennio Morricone. Ne vous attendez pas non plus à voir des morceaux de bravoure ou de scène inoubliable, cela n'est pas l'objectif du film. à la place vous aurez quelques langueurs, Certains apprécieront, d'autres non.

Verdict

Appaloosa se révèle être une très bonne surprise. Un western solide, classique et précis qui ne restera cependant pas dans les annales des westerns mais qui mérite le coup d'oeil grâce à un excellent casting. Le duo d'élite composé par Ed Harris et Viggo Mortensen, aka Heinz Thorvald et Aragorn, vaut à lui seul que l'on s'intéresse à ce film.

  • Aymdef El Présidente, Rédacteur en chef, Testeur, Chroniqueur, Historien Email | Twitter
  • "L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien." George S. Patton